Guerre du Golfe

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Guerre du Golfe
Description de cette image, également commentée ci-après
De haut en bas et de gauche à droite : des F-15E, F-16 et F-15C de l'USAF volant au-dessus des puits de pétrole koweïtiens en feu ; véhicule de combat du génie M728 M728 ; troupes britanniques du régiment de Staffordshire pendant l'opération 'Granby' ; « autoroute de la mort » ; vue par caméra d'un Lockheed AC-130.
Informations générales
Date (6 mois et 26 jours).
Lieu Irak, Koweït, Arabie saoudite, Israël et golfe Persique.
Casus belli Invasion du Koweït par l'Irak.
Issue Victoire de la Coalition
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Koweït Koweït
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Égypte Égypte
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis
Drapeau d'Oman Oman
Drapeau de la Syrie Syrie
Drapeau de la France France
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau du Pakistan Pakistan
Drapeau de Bahreïn Bahreïn
Drapeau du Bangladesh Bangladesh
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau de l'Argentine Argentine
Drapeau du Niger Niger
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau du Sénégal Sénégal
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de la Grèce Grèce
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone
Drapeau du Honduras Honduras
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Drapeau de l'Irak Irak
Drapeau du Koweït République du Koweït
Commandants
Drapeau des États-Unis George H. W. Bush
Drapeau des États-Unis Dick Cheney
Drapeau des États-Unis Colin Powell
Drapeau des États-Unis Norman Schwarzkopf
Drapeau des États-Unis John J. Yeosock
Drapeau des États-Unis Walter E. Boomer
Drapeau des États-Unis Charles Horner
Drapeau des États-Unis Stanley Arthur
Drapeau des États-Unis J. William Kime

Drapeau du Koweït Sheikh Jaber Al Ahmad
Drapeau du Koweït Sheikh Saad Al Abdullah

Drapeau de l'Arabie saoudite King Fahd
Drapeau de l'Arabie saoudite Saleh Al-Muhaya
Drapeau de l'Arabie saoudite Khalid bin Sultan
Drapeau du Royaume-Uni Margaret Thatcher
Drapeau du Royaume-Uni John Major
Drapeau du Royaume-Uni Peter de la Billière
Drapeau du Canada Brian Mulroney
Drapeau du Bangladesh Hussain Muhammad Ershad
Drapeau de la France François Mitterrand
Drapeau de la France Michel Roquejeoffre
Drapeau de l'Irak Saddam Hussein
Drapeau de l'Irak Ali Hassan al-Majid
Drapeau de l'Irak Izzat Ibrahim al-Douri
Drapeau de l'Irak Salah Aboud Mahmoud
Drapeau de l'Irak Hussein Kamel al-Majid
Drapeau de l'Irak Abed Hmoud
Forces en présence
956 600 hommes650 000 hommes
Pertes
Coalition :
292 morts[3]
776 blessés[3]
31 chars d'assaut détruits
75 avions détruits

Koweït :
4 200 morts
12 000 prisonniers
200 chars capturés ou détruits
850 blindés détruits ou capturés
57 avions détruits
8 avions capturés
17 navires coulés
6 navires capturés
~ 25 000 à 100 000 morts[1],[2],[4],[3]
~ 75 000 à 300 000 blessés[1],[3]
86 743 prisonniers[1]
3 300 à 4 000 chars détruits[4],[5]
~ 2 000 blindés détruits[4],[5]
~ 2 200 pièces d'artillerie détruites[4],[5]
103 avions détruits[5]
139 avions capturés[5]
19 navires coulés
19 navires endommagés.
Civils :
Drapeau de l'Irak ~ 5 000 à 45 000 morts[1],[2]
Drapeau du Koweït 1 082 morts, 625 disparus
Drapeau de la Jordanie 14 morts
Drapeau d’Israël 2 morts

Batailles

Invasion irakienne du Koweït :
Intervention des forces de la Coalition :
Incidents après le cessez-le-feu :

La guerre du Golfe est un conflit qui oppose, du 2 août 1990 au 28 février 1991, l'Irak à une coalition de 35 États, dirigée par les États-Unis à la suite de l'invasion et l'annexion du Koweït par l'Irak. La guerre est divisée en deux phases : l'opération Bouclier du Désert (en anglais Desert Shield), du 2 août 1990 au 17 janvier 1991, au cours de laquelle les troupes se renforcent et défendent l'Arabie saoudite, et l'Opération Tempête du Désert (en anglais Desert Storm), du 17 janvier au 28 février, phase de combat, qui commence avec un bombardement aérien et naval, suivi d'un assaut terrestre et qui se termine avec une victoire des forces de la coalition qui parviennent à repousser l'armée irakienne hors du Koweït et à avancer en Irak. La coalition cesse sa progression et déclare un cessez-le-feu 98 heures après le début de la campagne terrestre. Au cours de la guerre, les combats sont limités à l'Irak, le Koweït et des zones le long de la frontière avec l'Arabie saoudite ; l'Irak lance des missiles Scud contre des cibles militaires de la coalition en Arabie saoudite et contre Israël.

La guerre du Golfe est aussi connue sous d'autres noms, comme la première guerre du golfe Persique, la Première Guerre du Golfe, la guerre du Koweït, la Première Guerre d'Irak, ou tout simplement « guerre d'Irak » jusqu'à ce que le terme fasse à la place référence à la guerre de 2003, également connue aux États-Unis comme « opération liberté de l'Irak ». L'occupation du Koweït par l'armée irakienne, qui commence le 2 août 1990, est condamnée par la communauté internationale et conduit à des sanctions économiques immédiates contre l'Irak par les membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Le président américain George Bush déploie les forces des États-Unis en Arabie saoudite et exhorte d'autres pays à envoyer leurs propres armées sur le terrain. De nombreuses nations rejoignent la coalition, ce qui en fait la plus grande alliance militaire depuis la Seconde Guerre mondiale. La grande majorité des forces militaires de la coalition viennent alors des États-Unis, avec l'Arabie saoudite, le Royaume-Uni et l'Égypte comme principaux contributeurs, dans l'ordre. Le Koweït et l'Arabie saoudite paient environ 32 milliards de dollars sur les 60 milliards que coûte le conflit.

Ce conflit est aussi marqué par la mise en place d'émissions d'information en direct du front de bataille, principalement par le réseau américain CNN. La guerre gagne également le surnom de « guerre de jeu vidéo » après la diffusion quotidienne d'images provenant de caméras installées à bord des bombardiers américains au cours de l'opération Tempête du Désert.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

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Donald Rumsfeld, en tant qu'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, rencontre Saddam Hussein les 19 et 20 décembre 1983.

Tout au long de la guerre froide, l'Irak est allié à l'Union soviétique, et il y avait des désaccords entre le pays et les États-Unis. Les États-Unis sont préoccupés par la position de l'Irak vis-à-vis du conflit israélo-palestinien. Les États-Unis désapprouvent également le soutien qu'apporte l'Irak à de nombreux activistes arabes comme Abou Nidal, ce qui conduit les États-Unis à placer l'Irak sur la liste des États soutenant le terrorisme, le 29 décembre 1979. Les États-Unis restent officiellement neutres après l'invasion de l'Iran par l'Irak en 1980, qui devient la guerre Iran-Irak, bien qu'ils fournissent des ressources, un soutien politique et quelques avions « non militaires » à l'Irak.

En mars 1982, l'Iran lance une fructueuse contre-offensive (opération Victoire Indéniable) et les États-Unis intensifient le soutien qu'ils apportent à l'Irak afin d'empêcher l'Iran de contraindre l'Irak à la capitulation. Dans une tentative américaine d'établir des relations diplomatiques complètes avec l'Irak, le pays est retiré de la liste des États soutenant le terrorisme. Apparemment, cela était dû à l'amélioration du système d'écoutes du régime, bien que l'ancien assistant du secrétaire adjoint américain à la défense déclare par la suite : « Personne n'avait de doutes sur le fait que [les Irakiens] continuaient à être impliqués dans le terrorisme... La vraie raison était de les aider à gagner la guerre contre l'Iran. ». Avec des succès militaires de l'Irak et le refus de l'offre de paix par l'Iran au mois de juillet, les ventes d'armes atteignent un pic en 1982. Lorsque le président irakien Saddam Hussein expulse Abou Nidal vers la Syrie après que les États-Unis en ont fait la demande en novembre 1983, l'administration Reagan envoie Donald Rumsfeld rencontrer Saddam Hussein en tant qu'envoyé spécial et crée des liens. En août 1988, au moment où le cessez-le-feu avec l'Iran est signé, l'Irak se retrouve criblé de dettes et les tensions montent au sein de la société. La majeure partie de cette dette est détenue par l'Arabie saoudite et le Koweït. L'Irak fait pression sur ces deux nations pour effacer les dettes, mais elles refusent.

Le différend entre l'Irak et le Koweït implique également le fait que l'Irak revendique le Koweït comme territoire irakien. Le Koweït a fait partie de la province ottomane de Basra. Dès lors, ce dernier est revendiqué par l'Irak comme étant un territoire irakien légitime. La dynastie souveraine du Koweït, la famille al-Sabah, a conclu un accord de protectorat en 1899, qui assigne la responsabilité de ses affaires étrangères au Royaume-Uni. Le Royaume-Uni fixe la frontière entre les deux pays en 1922, rendant l'Irak pratiquement sans accès à la mer. Le Koweït rejette par la suite les tentatives irakiennes d'obtenir des dispositions complémentaires dans la région.

L'Irak accuse aussi le Koweït de dépasser les quotas de production de pétrole fixés par l'OPEP. Afin que l'organisation maintienne son prix à 18 dollars le baril, une certaine discipline est nécessaire. Les Émirats arabes unis et le Koweït sont régulièrement en surproduction. Pour ce dernier, il s'agit en partie de réparer les pertes causées par les attaques iraniennes lors de la guerre Iran-Irak et de payer pour les pertes d'un scandale économique. Il en résulte une chute des prix, jusqu'à 10 dollars le baril, correspondant à une perte de sept milliards de dollars par an pour l'Irak. Ce manque à gagner est équivalent à son déficit de la balance de paiements en 1989. Les revenus qui en résultent ne suffisent plus à subvenir aux besoins du gouvernement, et encore moins à réparer les infrastructures endommagées. La Jordanie et l'Irak souhaitent alors plus de discipline et obtiennent une petite victoire. Le gouvernement irakien décrit cela comme de la guerre économique, et considère que le Koweït a aggravé la situation avec des forages directionnels réalisés à travers la frontière, dans le gisement de Rumaila. À la même époque, Saddam Hussein cherche à tisser des liens étroits avec les États arabes qui ont soutenu l'Irak lors de la guerre. Il obtient le soutien des États-Unis, et pense que l'existence de liens avec des États du Golfe pro-occidentaux pourrait aider à amener et maintenir l'Irak dans la sphère d'influence des États-Unis.

L'énorme diminution des exportations de pétrole de ces deux pays de l'OPEP — Iran et Irak — représente autant de bénéfices pour l'Arabie saoudite et le Koweït, auprès desquels l'Irak est respectivement endetté à hauteur de 45 milliards de dollars américains et de 15 milliards de dollars. Saddam Hussein exige des deux pays arabes non seulement l'annulation de ces dettes, mais aussi un don d'une valeur égale, et menace de représailles armées en cas de désaccord. La reconversion de l'économie de guerre en économie de marché s’opère lentement en Irak. Le Koweït dont Bagdad se voulait déjà souverain en 1958 et qui avait réchappé aux menaces du Général Kassem qui revendiquait « le territoire koweïtien comme partie intégrante de l'Irak » juste après la pleine indépendance déclarée le 19 juin 1961 grâce aux appuis britannique et arabe[6],[7], suscite l'ire de Saddam Hussein. Une diminution du cours du baril de pétrole brut d'un seul dollar fait perdre 1 milliard de dollars par an[8] à l'Irak. Or le Koweït, qui restreint l'accès irakien au golfe Persique et a fortiori à la mer, produit de plus en plus de pétrole et ne respecte même pas ses quotas. L'ultime casus belli arrive lorsque le Koweït est accusé de forer du côté irakien de la frontière entre les deux pays.

Le 25 juillet 1990, Saddam Hussein rencontre l'ambassadrice américaine à Bagdad, April Glaspie. Celle-ci, bien au fait de ce qui se prépare (« nous constatons que vous avez amassé des troupes nombreuses à la frontière »), lui laisse entendre[réf. nécessaire] que « les États-Unis n'ont pas d'opinion sur les conflits opposant deux pays arabes »[9]. Le 30 juillet, une réunion de médiation est organisée à Djeddah ; elle échoue[10].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Entraînement des forces britanniques, 6 janvier 1991.
4 F-111 lors de la campagne aérienne de 1991.
Avions de la coalition durant l'opération Bouclier du Désert. De bas en haut:Un Alpha Jet et un Mirage F-1 du Qatar, un autre Mirage F-1 mais français, un F-16 américain et un CF-188 Hornet canadien.
Forces égyptiennes, syriennes, omanaises, koweïtiennes et françaises lors d'une revue le 8 mars 1991 après la victoire.
Image de la défaite des forces irakiennes le long de l'« autoroute de la mort ».

On peut distinguer quatre phases :

Effectifs des belligérants[modifier | modifier le code]

Effectifs et équipements de l'armée irakienne au Koweït et dans la région :

Effectifs de la coalition : 938 545 hommes

  • Drapeau des États-Unis États-Unis : 535 000 hommes, 80 navires, 6 porte-avions, 2 navires-hôpitaux, des sous-marins, 1 350 avions, 1 500 hélicoptères, 1 000 chars d'assaut, 2 000 blindés, 1 800 pièces d'artillerie
  • Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite : 118 000 hommes, 21 navires, 145 avions, 550 chars d'assaut, 1 840 blindés, 500 pièces d'artillerie
  • Drapeau de la Turquie Turquie : 95 000 hommes, 92 avions dont 42 envoyés en renfort par l'OTAN (surveillance de la frontière, n'a pas participé au combat)
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : 36 000 hommes (terre : 29 000, air : 4 000, mer : 3 000), aidés de 78 avions, 80 hélicoptères, 23 navires, 180 chars d'assaut, 300 blindés légers et 76 pièces d'artillerie (SAS dans la guerre du Golfe)
  • Drapeau de l'Égypte Égypte : 35 600 hommes (Corps expéditionnaire égyptien durant la deuxième guerre du Golfe), 300 chars d'assaut, 100 blindés légers, plusieurs pièces d'artillerie
  • Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis : 40 000 hommes, confortés de 15 navires, 80 avions et 200 blindés
  • Drapeau d'Oman Oman : 25 500 hommes, auxquels s'ajoutent 4 navires, 63 avions et 50 chars)
  • Drapeau de la Syrie Syrie : 20 800 hommes, 300 blindés
  • Drapeau de la France France : 19 000 hommes (terre : 12 000, air : 1 160, mer : 2 400, réserves à Djibouti : 3 400), 15 navires, 60 avions, 120 hélicoptères, 40 chars d'assaut, 100 chars légers, 600 blindés, 18 pièces d'artillerie (opération Daguet)
  • Drapeau du Koweït Koweït : 22 000 hommes, 30 avions (15 Mirage F1 CK1 et CK2 + 15 A4 SKYHAWK) et 34 hélicoptères
  • Drapeau du Maroc Maroc : 17 000 hommes, quelques chars
  • Drapeau du Pakistan Pakistan : 10 000 hommes
  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : 5 navires, 18 avions, équipements radars déployés en Turquie dans le cadre de l'OTAN, divers équipements militaires envoyés en Israël pour sa protection (des blindés de détection de gaz toxiques, 10 hélicoptères, 2 sous-marins, des missiles, etc.) (n'a pas participé directement au conflit contre l'Irak)
  • Drapeau de Bahreïn Bahreïn : 7 400 hommes
  • Drapeau du Bangladesh Bangladesh : 6 000 hommes
  • Drapeau du Canada Canada : 2 700 hommes (opération Friction : 3 navires, 37 avions, un hôpital de campagne[12])
  • Drapeau de l'Italie Italie : 1 950 hommes, 5 navires, 22 avions
  • Drapeau du Nigeria Nigeria : 500 hommes
  • Drapeau du Niger Niger : 800 hommes
  • Drapeau de l'Argentine Argentine : 900 hommes, 2 navires
  • Drapeau de l'Australie Australie : 600 hommes, 3 navires, 2 unités médicales
  • Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande : 2 avions de transport, 1 unité médicale de 40 personnes
  • Drapeau de l'Espagne Espagne : 500 hommes, 7 navires
  • Drapeau du Sénégal Sénégal : 495 hommes (dont 92 tués dans un crash d'un C-130 de l'armée saoudienne)
  • Drapeau de la Belgique Belgique : 400 hommes, 5 navires, 12 avions et des munitions pour les alliés (N'a pas participé aux opérations contre l'Irak, 12 F-16 en défense en Turquie.)
  • Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud : 1 avion de transport, 1 unité médicale
  • Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas : 400 hommes, 3 navires, des équipements radars
  • Drapeau de la Grèce Grèce : 200 hommes, 1 navire
  • Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone : 200 hommes
  • Drapeau du Honduras Honduras : 150 hommes
  • Drapeau de la Hongrie Hongrie : 1 unité médicale de 37 personnes
  • Drapeau du Danemark Danemark : 1 navire, 1 unité médicale, des missiles déployés en Turquie dans le cadre de l'OTAN
  • Drapeau de la Norvège Norvège : 1 navire
  • Drapeau du Portugal Portugal : 1 navire
  • Drapeau de la Pologne Pologne : 1 hôpital de campagne de 130 personnes, 2 navires-hôpitaux
  • Drapeau de la Roumanie Roumanie : 1 hôpital de campagne de 360 hommes, 1 unité de décontamination chimique de 160 hommes
  • Drapeau de la Suède Suède : 1 hôpital de campagne avec 525 personnes
  • Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie : 1 unité de lutte antichimique forte de 300 hommes, protégée par 37 soldats
  • Drapeau de Singapour Singapour : 35 médecins militaires

Une des particularités de la guerre est le nombre important de pays (34) y ayant participé, qui plus est, tous à l'encontre du camp irakien. Les besoins en pétrole satisfaisant un nombre croissant de pays, le paroxysme de l'anti-impérialisme, des mouvements pour la paix et la démocratie expliquent une telle intervention. Cela faisait plus de 23 ans et la guerre des Six Jours qu'aucune annexion ne s'était produite. La guerre civile libanaise touche à sa fin et l'URSS s'est retirée d'Afghanistan. De plus l'Union soviétique, et par ricochet, les États-Unis, membres du Conseil permanent de l'ONU, cessent d'user de leur veto. L'Union soviétique est en effet dans la période de perestroïka et de glasnost, ce qui éloigne chez les Américains la peur qu'un régime communiste profite de la guerre pour se mettre en place. De même, ils redoutent peu l'arrivée d'un régime islamiste hostile aux Occidentaux, de par la faible influence de l'Iran et les bonnes relations en façade entre la république islamique du Pakistan et les États-Unis. La volonté pour les anciens États satellites de l'URSS de démontrer leur aptitude à intervenir sans Moscou est également un facteur d'intervention.

Pertes[modifier | modifier le code]

Pertes irakiennes[modifier | modifier le code]

Les chiffres des pertes irakiennes varient très largement selon les sources[1]. En 1998, Libération indique qu'il est « impossible d'avancer des statistiques sérieuses sur les pertes irakiennes. Propagande et désinformation font varier les estimations de 4 000 à 400 000 morts »[5].

Aucun bilan global n'est également donné par le gouvernement irakien[1],[5]. Le premier ministre irakien Saadoun Hammadi déclare seulement le que « les 26 premiers jours de l'offensive ont fait 20 000 morts et 60 000 blessés »[1].

En 1992, les universitaires américains Robert W. Tucker (en) et David C. Hendrickson donnent les bilans suivants, donnés par différentes sources[1] :

  • 100 000 morts dans les bombardements précédant l'offensive terrestre selon une source non officielle du Pentagone[1] ;
  • 100 000 soldats tués (avec une marge d'erreur possible de 50 %) et 300 000 blessés selon une source de la Defense Intelligence Agency (DIA)[1] ;
  • Entre 25 000 et 150 000 morts d'après d'« autres observateurs »[1] ;
  • Moins de 5 000 civils tués dans les bombardements[1].

En 2002, l'universitaire américain Stephen Alan Bourque chiffre les pertes irakiennes entre 25 000 et 50 000 tués, 80 000 prisonniers, 3 300 chars, 2 100 véhicules blindés de transport de troupes et 2 200 pièces d'artillerie[4]

En 2016, The Daily Beast donne un bilan de 25 000 à 65 000 soldats irakiens tués et 75 000 blessés[3].

En 2001, le capitaine français Ludovic Monnerat donne un bilan bien plus faible pour les pertes irakiennes : 3 000 à 5 000 morts, 8 000 à 15 000 blessés, 86 000 prisonniers dont 2 500 blessés[13].

Le nombre de soldats irakiens faits prisonniers est officiellement de 86 743 selon la coalition[1].

En juin 1991, l'avocat Dominique Tricaud, membre de la Commission d'enquête « Vérité sur la guerre du Golfe », déclare estimer les pertes irakiennes à entre 35 000 et 45 000 morts pour les civils et à entre 85 000 et 110 000 morts pour les militaires[2],[14].

Concernant les pertes matérielles irakiennes, la DIA donne le bilan suivant en juin 1992[1] :

  • 4 000 chars détruits sur 4 230 déployés[1] ;
  • 2 140 pièces d'artillerie détruites sur 3 110[1] ;
  • 1 856 blindés légers transporteurs de troupes détruits sur 2 870[1] ;
  • 7 hélicoptères détruits sur 160[1] ;
  • 103 avions détruits sur 809 (139 avions trouvent également refuge en Iran, mais ils sont saisis par le gouvernement iranien qui refusera de les rendre)[1] ;
  • Les 60 vaisseaux irakiens et les 28 navires pris au Koweït sont tous coulés[1].

Un autre bilan donne 139 avions (plus 114 réfugiés en Iran), 8 hélicoptères, 74 bateaux, 2 089 chars, 856 véhicules de transport, 2 140 pièces d'artillerie. Un total de 40 victoires aériennes alliées a eu lieu, 27 par des missiles AIM-7M, 10 par des missiles AIM-9M/P, 2 hélicoptères détruits au canon par des A-10, un autre détruit en vol par une bombe à guidage laser tirée depuis un F-15E Strike Eagle[15].

Le général français Maurice Schmitt, Chef d'État-Major des armées, estime que moins de 5 000 civils irakiens ont été tués par les bombardements de la coalition[1]. Le colonel américain Kenneth Rizel estime à 3 000 le nombre de morts chez les civils[16].

Pertes militaires de la coalition occidentale[modifier | modifier le code]

Au total, dans toute l'opération Tempête du Désert, les pertes de la coalition sont de 240 morts et 776 blessés, qu'il convient d'additionner avec les 138 soldats tués et 2 978 blessés hors combat, dans divers accidents, depuis Bouclier du Désert ; 41 militaires alliés étaient par ailleurs prisonniers des Irakiens. 81 aéronefs (dont 48 américains, 7 britanniques et 3 saoudiens) sont détruits[17].

  • États-Unis : 148 morts, 458 blessés, 60 avions (34 abattus, 26 accidentés), 15 hélicoptères, 18 chars M1 Abrams, 20 VCI M2/M3 Bradley (dont 17 détruits par des tirs fratricides), une pièce d'artillerie, deux navires (USS Tripoli et USS Princeton (en)) sont mis hors de combat par des mines.
  • Royaume-Uni : 6 morts, 6 blessés, 7 avions.
  • Arabie saoudite : 18 morts, 20 blessés, 2 avions.
  • Contingents arabes : 13 morts, 43 blessés.
  • France : 3 morts, 27 blessés, 2 avions, 2 hélicoptères Gazelle (pertes des aéronefs accidentelles).
  • Italie : 1 avion.
  • Sénégal : 92 morts dans un crash d'un Lockheed C-130 Hercules de l'armée saoudienne le 21 mars 1991[18], 8 blessés.

Pertes civiles dans les autres pays[modifier | modifier le code]

  • Koweït : 1 082 morts durant le conflit, 625 disparus, 400 tués par engins explosifs en 1991 (durée estimée pour un déminage total : 20 ans), milliers de blessés.
  • Jordanie : 14 morts, 26 blessés (chauffeurs de poids-lourds pris dans les bombardements alliés sur la route Amman-Bagdad).
  • Israël : 2 morts et 304 blessés par tir de Scud irakien sur le pays qui est resté neutre.
  • Arabie saoudite : 2 morts, 76 blessés.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Destructions des infrastructures[modifier | modifier le code]

Pour le colonel Kenneth Rizel (2001[16]), l'application de la théorie des cinq cercles du colonel John A. Warden III durant la guerre, en ciblant les infrastructures matérielles et en préconisant l'usage de bombardements stratégiques couplés à des bombes guidées, aurait connu un succès indéniable, bien qu'elle fût moralement problématique. Ainsi, selon lui, cette campagne aérienne aurait permis d'éviter nombre de « dégâts collatéraux », ne faisant que 3 000 morts chez les civils de façon directe malgré le largage de 88 000 tonnes de bombes en 43 jours[16] (davantage que ce qui fut largué en 1943 par les Alliés). En revanche, la destruction des usines hydroélectriques et autres installations électriques, qui a permis d'anéantir les capacités de command and control (en) de l'armée irakienne, a provoqué l'explosion d'épidémies de gastro-entérites, de choléra et de typhoïde, en empêchant le fonctionnement des centres de traitement d'eau potable et d'eau usagée. 100 000 civils ont pu ainsi être touchés indirectement, tandis que le taux de mortalité infantile aurait doublé[16]. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'enregistre aucun cas de choléra en 1990, plus de 1 200 en 1991 et plus de 1 300 en 1994[19]. La typhoïde était passée d'environ 1 600 cas en 1990 à plus de 24 000 en 1994[19].

Le rapport d'une mission de l'ONU, dirigée par le sous-secrétaire Martti Ahtisaari, envoyée en mars 1991 pour évaluer les besoins humanitaires de l'Irak, décrit l'état du pays comme « quasi-apocalyptique »[20].

Un autre rapport de l'ONU, de 1999[21], souligne les effets à plus long terme de cette campagne de bombardements qui a anéanti la plupart des infrastructures nécessaires à la survie de la société (eau, électricité, hôpitaux, etc.). Selon ce rapport, le taux de mortalité à l'accouchement est passé de 50 pour 100 000 en 1989 à 117 en 1997, tandis que le taux de mortalité infantile (compris pour inclure les enfants de moins de 5 ans), est passé pendant la même période de 30 pour 1 000 à plus de 97 pour 1 000[21]; entre 1990 et 1994, il avait été multiplié par 6[19]. Avant la guerre, en 1990, l'Irak produisait environ 8 900 millions de watts; en 1999, ce chiffre avait été réduit à 3 500[19]. Cette réduction drastique est due à la fois aux bombardements aériens et aux sanctions économiques appliquées ensuite par l'ONU (résolution du Conseil de sécurité des Nations unies no 661 ; la résolution 687 d'avril 1991 permettait l'envoi de denrées alimentaires et de fournitures médicales, mais pas des matériaux nécessaires à la reconstruction du réseau électrique et d'eau potable)[19]. La difficulté essentielle tient à la distinction entre les morts indirectes causées par les bombardements et celles causées par les sanctions, qui ont empêché la reconstruction du pays[19].

Autres préjudices humains[modifier | modifier le code]

La guerre du Golfe a généré une nouvelle entité pathologique : le syndrome de la guerre du Golfe.

Par ailleurs, l'utilisation d'uranium appauvri par la Coalition génère des polémiques sur les conséquences sanitaires pour les militaires des deux camps et la population locale.

Après la guerre, la plupart des 300 000 Palestiniens vivant au Koweït, soupçonnés de soutien à l'Irak, sont expulsés[22].

Coût du conflit[modifier | modifier le code]

Les pertes économiques, les dépenses militaires et les conséquences écologiques de ce conflit relativement court mais de haute intensité sont énormes.

Coût financier[modifier | modifier le code]

Le Quid 2000 indique :

  • Irak : 500 milliards de dollars de destructions pour faits de guerre depuis 1980 en incluant la guerre Iran-Irak (300 milliards de destructions militaires et 200 de destructions civiles), plus 200 de réparations dues à l'Iran et au Koweït. La dette concernant les fournisseurs étrangers dépassant les 50 milliards a été effacée en grande partie après la chute du régime de Saddam Hussein en 2003.
  • Koweït : 20 milliards de dollars de destructions.
  • États-Unis : 61,1 milliards de dollars de dépenses militaires, dont 43,1 furent remboursés par des pays alliés (Arabie saoudite : 16,8 ; Koweït : 11,1 ; Japon : 9,4 ; Allemagne : 6,6 ; Émirats : 4 ; Corée du Sud : 0,17 ; autres États : 0,02).
  • Arabie saoudite : 60 milliards de dépenses militaires et d'aides économiques.
  • France : 1,2 milliard de $ de dépenses militaires, plus pertes des exportations en Irak estimé à 3 milliards.
  • Royaume-Uni : 1,23 milliard de $ de dépenses militaires, 1,7 milliard de pertes économiques.
  • Turquie : 7 milliards de $ pertes économiques, 2,4 milliards d'aide de la part de l'Arabie saoudite, du Koweït, de l'Allemagne et de la CEE.
  • Jordanie : 3 à 4 milliards de pertes économiques.
  • L'ensemble des nations arabes a estimé au total les pertes financières à 800 milliards de $.

1,88 milliard de gallons d'essence ont été consommés sous la juridiction du U.S. Central Command durant les opérations Desert Shield et Desert Storm entre le 10 août 1990 et le 31 mai 1991. Soit 44,8 millions de barils en 295 jours[23].

Bilan écologique[modifier | modifier le code]

Avions de la coalition survolant des puits de pétrole incendiés par les troupes irakiennes lors de leur retraite après l'opération Tempête du Désert. Red Adair participa à leur extinction après le conflit.

En plus des destructions dues à tout conflit militaire et de l'impact sanitaire de l'uranium appauvri, il y eut un désastre écologique régional dû à l'incendie de 732 puits de pétroles koweïtiens par les forces irakiennes qui voulaient ainsi obscurcir le ciel dans l'idée de gêner l'activité aérienne de la Coalition et de nuire à l'économie mondiale, environ 20 millions de tonnes de pétrole furent déversées dans le sol.

Sur le quart sud du Koweït, une fumée noire s'éleva à 600 mètres du sol. La visibilité fut réduite de 25 à 4 km dans la région et il y eut une chute de la température jusqu'à −10 °C. Les conditions météorologiques furent modifiées jusqu'à 500 km à la ronde. Des traces de fumée furent retrouvées sur l'Himalaya. Le dernier puits fut éteint le 6 novembre 1991.

Lors de la marée noire due à l'ouverture volontaire du terminal de Mina al Ahmadi par l'Irak le , 800 000 tonnes de pétrole brut se répandirent dans le golfe Persique et polluèrent les côtes koweïtiennes, saoudiennes et iraniennes. Un bombardement mené par des F-111 de l'USAF pour limiter l'écoulement du brut et incendier le pétrole ainsi que les mesures prises telles que des barrages flottants ont limité les dégâts.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u Guelton 1996, p. 206-207.
  2. a b et c John Pomfret, Violence Increasing in N. Iraq, The Washington Post, 4 juin 1991.
  3. a b c d et e James A. Warren, The Gulf War Victory That Never Was, The Daily Beast, 21 février 2016.
  4. a b c d et e Bourque 2002, p. 455.
  5. a b c d e f et g Jean-Dominique Merchet, Jean-Pierre Perrin, Didier François et José Garçon, « En 1991, entre 4 000 et 400 000 morts irakiens, selon les estimations les plus extrêmes. Et 149 victimes alliées. Sept ans après, le vrai bilan de l'opération Desert Storm. », Libération, 21 février 1998.
  6. « 19 juin 1961 Proclamation d'indépendance du Koweït », sur http://www.acig.org/, Perspective Monde, (consulté le 31 décembre 2010).
  7. Tom Cooper, Stefan Kuhn, Ahmad Sadik, « Kuwait « Emergency », 1961 », sur http://www.acig.org/, Air Combat Information Group, (consulté le 31 décembre 2010).
  8. Cahier documentaire sur le Golfe. L'Irak produit environ 2,5 millions de barils par jour à l'époque, soit environ 1 milliard de barils par an.
  9. Noam Chomsky considère que Saddam Hussein « interpréta de travers l'approbation américaine à son projet de modification, par la force, de sa frontière avec le Koweït ; il y vit le feu vert pour s'en emparer » dans La loi du plus fort. Mise au pas des États voyous, Le Serpent à Plumes, 2002, p. 56.
  10. (en) [PDF] « Preparation Paper Security Council 28 November 1990 Decision on Kuwait », (consulté le 29 septembre 2009).
  11. Robert A. Pape, Bombing to Win: Air Power and Coercion in War, Cornell University Press, avril 1996 (ISBN 978-0801483110).
  12. (fr) Opération Friction, Jean Morin, Richard Gimblett, Dundurn Press Ltd., 1997 (ISBN 1-55002-259-8).
  13. (fr) Dix ans après la libération du Koweït, le face-à-face entre coalisés et irakiens dans le désert en 1991 rappelle les incertitudes de l'offensive terrestre, Ludovic Monnerat, 24 février 2001.
  14. ENDLESS TORMENT : The 1991 Uprising in Iraq And Its Aftermath, Human Rights Watch, juin 1992.
  15. « Il y dix ans, le missile affirmait sa suprématie pendant la guerre du Golfe », Science et Vie, no 215 HS,‎ , p. 118 (ISSN 0036-8369).
  16. a b c et d Rizer, Kenneth, "« Bombing Dual-Use Targets: Legal, Ethical, and Doctrinal Perspectives », Air & Space Power Journal, mai 2001.
  17. Rapport d'information déposé en application de l'article 145 du Règlement par la commission de la Défense nationale et des forces armées en conclusion des travaux d'une mission d'information (sur les conditions d'engagement des militaires français ayant pu les exposer, au cours de la guerre du Golfe et des opérations conduites ultérieurement dans les Balkans, à des risques sanitaires spécifiques, 15 mai 2001.
  18. « Dédommagement des 92 « Diambars » décédés pendant l'opération Tempête du Désert : après avoir reçu des miettes, les familles des soldats vont donner la preuve que l'État avait encaissé 91 milliards », Abdou Aziz Seck, 9 novembre 2009, Le Populaire.
  19. a b c d e et f Ruth Blakeley, Department of Politics, University of Bristol, 2001 (Revised in February 2003), Bomb Now, Die Later.
  20. Javier Pérez de Cuéllar. Report S/22366 to the United Nations Security Council, detailing the findings of the mission undertaken by Under-Secretary-General Martti Ahtisaari to assess the humanitarian needs arising in Iraq in the aftermath of the Gulf War.
  21. a et b United Nations Report. Annex II of S/1999/356. Report of the Second Panel Established Pursuant to the Note by the President of the Security Council of 30 January 1999 (S/1999/100) concerning the current humanitarian situation in Iraq..
  22. Quentin Müller, Sebastian Castelier, « Koweït, Immigrés. « Les faire payer pour l’air qu’ils respirent » », Orient 21,‎ (lire en ligne)
  23. J. P. Stucker, J. F. Schank, B. Dombey-Moore, Assessment of DoD Fuel Standardisation Policies, RAND Corporation, 1994.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Guelton, La guerre américaine du Golfe: guerre et puissance à l'aube du XXIe siècle, Presses universitaires de Lyon, .
  • Stephen Alan Bourque, Jayhawk!: The VII Corps in the Persian Gulf War, United States. Dept. of the Army, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]