Base aérienne 118 Mont-de-Marsan

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Base aérienne 118 Mont-de-Marsan
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 54′ 42″ nord, 0° 30′ 33″ ouest
Superficie 670 ha
Altitude 62 m (203 ft)

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Base aérienne 118 Mont-de-Marsan
Base aérienne 118 Mont-de-Marsan

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Base aérienne 118 Mont-de-Marsan
Base aérienne 118 Mont-de-Marsan
Pistes
Direction Longueur Surface
09/27 3 600 m (11 811 ft) à renseigner
Informations aéronautiques
Code AITA XMJVoir et modifier les données sur Wikidata
Code OACI LFBM
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air

La base aérienne 118 « Colonel Rozanoff » de l'Armée de l'air française est située à Mont-de-Marsan, dans le département des Landes.

Historique[modifier | modifier le code]

L'activité aéronautique à Mont-de-Marsan débute en 1911 avec l'organisation du premier meeting aérien sur le terrain de l'hippodrome. Au cours de la Première Guerre mondiale, le site est transformé en terrain militaire. Des pilotes s'y entraîneront, comme le capitaine Guynemer.

Durant l'entre-deux-guerres, la création d'un aéroclub est initié par quelques jeunes Landais passionnés. Il est inauguré le 5 janvier 1928. Le développement de l'activité aérienne induit la construction d'un nouveau terrain d'aviation en 1934.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, Mont-de-Marsan reçoit une annexe de l'École de l'air de Salon-de-Provence.De juin 1940 à août 1944, le site sera occupé par la Luftwaffe, qui y construira une piste en béton, qui préfigure déjà la piste définitive.

Kostia Vladimir Rozanoff

En 1945, l'état major de l'Armée de l'air décide de réorganiser le Centre d'expériences aériennes militaires (CEAM) détruit à Orléans en 1940. Le Centre est reconstruit à Mont-de-Marsan sous le commandement du colonel Kostia Vladimir Rozanoff.

À partir de 1958, la BA 118 se voit chargée de la mission de défense aérienne avec l'implantation sur site du Centre d'opérations de zone et du Centre de détection et de contrôle (CDC) en 1969.

Un Mirage IV A de l'escadron de bombardement EB 1/91 "Gascogne" (immatriculation 31-BD) basé a la BA 118 Mont-de-Marsan en décembre 1986.

La mission stratégique de dissuasion nucléaire est confié à la base aérienne de Mont-de-Marsan en 1964 avec l'implantation des unités dédiées à la mise en œuvre des Mirage IV. La France accède dès lors au statut de puissance nucléaire.

En 1986, la mission de formation de la base débute avec le transfert du Centre d'instruction du contrôle et de la défense aérienne (CICDA). En 2011, la base aérienne 118 accueille 25 Mirages F1 de l'Escadron de reconnaissance 2/33 en provenance de Reims, dernier escadron à mettre en service le Mirage F1.

En 2012, le SAMP-T "Mamba" est mis en service, le Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen est transféré sur Rafale sur la BA 118 et la montée en puissance du GAIO débute.

L'Escadron de chasse 3/30 "Lorraine", également sur Rafale, arrive à Mont-de-Marsan début septembre 2016.

Généralités[modifier | modifier le code]

La base aérienne 118 est l'une des plus grandes bases de l'Armée de l'air française, avec une surface de presque 700 ha et un périmètre de 15km.

Plus de 600 bâtiments accueillent 66 unités et environ 3500 personnes, représentés en 55 spécialités et 50 métiers.

Autres particularités de la base, une piste longue de 3600m et une cinquantaine d'aéronefs stationnés.

La BA 118 est le premier employeur des Landes et l'une des premières organisation publiques de la région Nouvelle Aquitaine. Son implantation géographique du site est un atout stratégique pour le site, entre les métropoles aéronautiques de Bordeaux et Toulouse.

Unités[modifier | modifier le code]

30e Escadre[modifier | modifier le code]

Rafale F3 aux couleurs de l'escadron de chasse EC 2/30 "Normandie-Niemen" basé a la BA 118 Mont-de-Marsan en juin 2012.

Véritable outils de système de combat et dépositaire de l'expertise Rafale, la montée en puissance de la 30e escadre débute en 2015. Elle est composée notamment du Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen, de l'Escadron de chasse 3/30 "Lorraine" et de l'Escadron de Soutien Technique Aéronautique.

Centre d'expertises aériennes militaires (CEAM)[modifier | modifier le code]

Le Centre d'expériences aériennes militaires (CEAM) a pour mission l'étude, l'expérimentation et la définition des futures utilisations des nouveaux équipements testés. Il se compose d'« Équipes de marques », petites unités d'experts spécialisées dans un domaine et d'escadrons, unités plus importantes. Il est directement rattaché au Chef d'état-major de l'Armée de l'air.

Le 1er septembre 2015, le Centre d'expériences aériennes militaires devient officiellement le Centre d'expertise aérienne militaire. « Cette nouvelle appellation s’inscrit dans la volonté de l’armée de l’air de développer un centre de guerre aérienne (Air Warfare Center) et de concentrer ses experts autour des trois piliers constitutifs d’une capacité opérationnelle de première ligne : la doctrine, les équipements et l’expertise tactique du combattant[1] ».

Il est constitué de :

  • l'Escadron de chasse et d'expérimentation 1/30 Côte d'Argent chargé de la mise au point et de la documentation des nouveaux armements sur plusieurs types d'avions de chasse : (Mirage 2000, Rafale etc.)
  • l'Escadron de programmation et d'instruction en guerre électronique 07/330 (EPIGE) chargé de l'expérimentation et de la programmation des systèmes d'autoprotection des aéronefs (avions de combat, avions de transport, hélicoptères).
  • Centre d’expertise et d’instruction des liaisons de données tactiques (CEILDT) : créé le 1er septembre 2012 pour augmenter l’efficacité des forces dans l’emploi de la Liaison-16 par la mutualisation des connaissances et l’optimisation des moyens, il hérite, en plus des missions de l’équipe de marque LDT, de la mission d’équipe technique MIDS et propose quotidiennement aux différents acteurs une « stimulation » des plateformes (par l’envoi d’informations Liaison-16) ainsi que la formation du personnel des armées en matière de Liaison-16.

Autres[modifier | modifier le code]

Batterie de missile Crotale de l'escadron de défense sol-air « Tursan » en 2013.
  • Escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) ;
  • Escadron des services de la circulation aérienne (ESCA) ;
  • Groupement aérien de l'informatique opérationnelle (GAIO) ;
  • Escadron de défense sol-air (EDSA) ;
  • Centre d'instruction du contrôle et de la défense aérienne (CICDA) ;
  • Centre de détection et de contrôle (CDC) ;
  • Escadron de protection (EP) ;
  • Escadron de programmation et d'instruction de guerre électronique (EPIGE) ;
  • Escadron de sécurité incendie et de sauvetage (ESIS) ;
  • Escadrille de transit et d'accueil aérien secondaire (ETAAS) ;
  • La 2e Compagnie opérationnelle du Génie de l'air (COGA).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Paringaux, Des ailes et des Hommes, éditions du Zéphyr, collection : Prestige aéronautique, (2003) (ISBN 978-2952023207)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]