Airbus Helicopters H160

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Airbus Helicopters H160
Image illustrative de l’article Airbus Helicopters H160
H160

Rôle Transport léger, multirôle
Constructeur Drapeau : Europe Airbus Helicopters
Premier vol
Coût unitaire 15 millions USD
Équipage
2 pilotes avec 12 passagers
Motorisation
Moteur Turbomeca Arrano 1A
Nombre 2
Puissance unitaire 1 100-1 300 ch
Nombre de pales 5
Masses
Maximale 6 050[1] kg
Performances
Vitesse de croisière 296 km/h
Distance franchissable 834 km

L'Airbus Helicopters H160, initialement nommé X4, est un hélicoptère développé par le constructeur Airbus Helicopters[2]. Le H160 doit entrer en service en 2018 après avoir obtenu sa certification, soit trois ans après son premier vol d'essai, effectué le 13 juin 2015[3].

Développement[modifier | modifier le code]

Gamme[modifier | modifier le code]

La gamme d’hélicoptères moyens, de 5 à 6 tonnes, permet à la fois des missions dans le secteur pétrolier et gazier, dans le transport privé de passagers dits vols VIP, ou les missions de sauvetages dites Recherche et sauvetage et aux urgences médicales[4],[5].

Stratégie commerciale[modifier | modifier le code]

Airbus Helicopters, leader mondial des hélicoptères civils, se devait de trouver un successeur au Dauphin, qui commençait à dater bien que l'appareil ait été modernisé au fil du temps. Quelque 1 100 appareils ont été livrés depuis sa mise en service en 1975. Au total, la famille Dauphin a cumulé plus de six millions d'heures de vol avec plus de 240 exploitants dans 72 pays[6].

Fin 2011, l’ancien PDG Lutz Bertling présente l’appareil comme constituant une révolution technologique équivalente à celle apportée par l'avion Airbus A320[4].

Lors de son arrivée en 2013, le nouveau PDG Guillaume Faury fait le ménage dans les technologies intégrées à l’appareil, renonçant notamment aux commandes de vol électriques, au cockpit futuriste des premières ébauches, ou aux ailettes à l’avant de l’appareil[4]. Le projet est désigné X4[2].

Le mardi 3 mars 2015, lors du salon Heli-Expo d'Orlando, Airbus Helicopters a levé le voile sur le X4 qui devient officiellement le H160[2].

Le H160, grâce à son moteur Arrano, développé par le Français Turbomeca, et ses matériaux composites, doit permettre de faire des économies de carburants de 15 à 20 % par rapport à ses concurrents, indique Guillaume Faury, le PDG d’Airbus Helicopters. Équipé de pales « Blue Edge », l’appareil serait également jusqu’à 50 % moins bruyant que le Dauphin[7].

Mise au point et production[modifier | modifier le code]

La majeure partie de la conception et de la production est faite à Marignane[5].

Le fuselage du H160 est fabriqué, équipé et testé en Allemagne (Donauwörth), la poutre de queue en Espagne (Albacete), les pales en France (Bourget) et tous ces éléments rejoignent ensuite Marignane où ils sont « fixés » les uns aux autres. L'assemblage dure huit semaines[8].

Les tests au sol ont lieu dans un bâtiment initialement flambant neuf, grand bâtiment cylindrique de 3 000 m3 de béton et 2 000 tonnes d’acier en plein cœur du siège du groupe à Marignane[4].

Le grand frère toulousain, l’avionneur Airbus, a été appelé en renfort comme consultant de luxe pour assurer un développement plus efficace, après les quelques déboires rencontrés sur l'Eurocopter EC175, qui avait nécessité cinq ans d'efforts entre le premier vol et l'entrée en service[4].

L’ex-Eurocopter, qui s’appuie sur une équipe de 600 personnes dédiées au H160, s’est ainsi inspiré du programme A350 en multipliant les appareils d’essais : deux au sol, et quatre en vol, dont trois prototypes et un hélicoptère de pré-série[4].

En mars 2015, le prix estimé pour le début des ventes en 2016 est de 15 millions USD[2].

Premier vol[modifier | modifier le code]

Le premier vol du H160 a eu lieu le 13 juin 2015 à l'aéroport de Marseille Provence qui fut alors temporairement fermé. Ce vol d'une durée de cinquante minutes s'est effectué aux mains d'un pilote d'essai et a permis de tester de nombreux paramètres tels que le biplan mobile et le télémètre à ultrasons (qui remplace les tubes de Pitot) par exemple. L'hélicoptère s'est ensuite doucement posé sur le tarmac. Les tests se sont donc déroulés comme prévu[9].

Données techniques[modifier | modifier le code]

Détails du cockpit.
Détails des turbines et du rotor principal.
Détails du rotor de queue.
Motorisation

Les deux moteurs sont des Turbomeca Arrano 1A, aussi désigné TM800'. Ce moteur a été finalement préféré en février 2015 au moteur Pratt & Whitney Canada PW210 dont l'utilisation avait été également envisagée[10]. Le premier prototype est cependant équipé de moteurs PW210 et ce durant la première phase de développement.

Pales

Les pales, dites Blue Edge, sont extrêmement profilées, et ont des extrémités qui ressemblent un peu à des boomerangs. Le département de marketing déclare que ce système permet une réduction du bruit de 50 % par rapport aux appareils actuels, et une charge utile augmentée de 100 kilos[7],[2]. Elles sont fabriquées à La Courneuve[5].

Fenestron

Le rotor arrière est de type fenestron, c'est-à-dire caréné, selon une invention de l’ancienne société Sud-Aviation. Le rotor est incliné de 12 degrés environ, ce qui permettrait de meilleures performances en vol stationnaire[7].

Empennage

L’appareil dispose également d'un empennage arrière caractéristique appelé biplan, nommé biplane stabilizer en anglais. C'est un système breveté qui permettrait un pilotage plus facile à basse vitesse[7].

Fuselage

Le fuselage est constitué intégralement de matériaux composites[7],[2]. La cellule principale de l'appareil est dessinée et produite à Donauwörth, en Allemagne[5]. La poutre de queue est fabriquée par le groupe Daher Socata.

Le train d'atterrissage et les freins

Le train d'atterrissage est électrique, dans le but de réduire les circuits hydrauliques[7],[2]. Le système de freinage est également électrique et fourni par Messier-Bugatti-Dowty

Cockpit et avionique

Le cockpit et l'avionique sont d'une nouvelle génération[7].

Performances

Le rayon d'action annoncé est de 834 km avec une réserve de 20 minutes[11].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France
  • En mars 2017, le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que le gouvernement allait commander de « 160 à 190 hélicoptères afin d'en faire la base du futur hélicoptère léger interarmées »[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]