Pod Damoclès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Damoclès (homonymie).
image illustrant l’aéronautique
Cet article est une ébauche concernant l’aéronautique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Pod Damoclès sur un Rafale lors du Salon du Bourget.

Damoclès est une nacelle (ou pod) de désignation de cible et d’imagerie infrarouge français utilisée sur les avions militaires. Elle est fabriquée par Thales depuis les années 2000.

Présentation[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la troisième génération de ce type d'appareils développé en France. Cette nacelle est multi-fonction[1] :

Il possède un mode air-air qui permet la détection d’avions ravitailleurs se situant à 15-20 milles nautiques (27-38 km) par temps clair.

Damocles a été développé pour remplacer la nacelle PDLCT. C'est une version améliorée de son prédécesseur, dont la caméra infrarouge comporte désormais deux niveaux de zoom afin de faciliter la recherche de cible puis le verrouillage de celle-ci. Il est également moins fragile et plus facile d'entretien.

Le pod a une masse de 265 kg, une longueur de 250 cm et un diamètre de 37 cm.

Remplacement par TALIOS[modifier | modifier le code]

En février 2013, la direction générale de l’Armement française a notifié a Thales un contrat de levée de risque pour le successeur du pod Damoclès afin de l'équiper d’une voie jour en plus des capteurs infrarouges, avec pour objectif de « renforcer l’attractivité de l’offre française ». En effet certains pays ayant acheté des Mirage ont préféré l’équiper de nacelles américaines, ou israéliennes[2],[3]. Dans le cadre de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019, le développement de ce pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL-NG) appelé depuis TALIOS ((TArgeting Long-range Identification Optronic System) a été notifié le 30 décembre 2013 pour une qualification attendue mi-2018 en phase avec le futur standard F3-R du Rafale[4]. 45 exemplaires sont prévus dont 20 commandés en date d'octobre 2016[5].

Implantations sur avions[modifier | modifier le code]

La nacelle est d'abord montée sur les Mirage 2000-9 utilisés par les Émirats arabes unis sous le nom de Shehab, qui ont payé 30 % de son développement.

Puis la nacelle est montée sur les Mirage 2000, les Super-Étendard modernisés et enfin les Rafale dans l'Armée de l'air française et la Force maritime de l'aéronautique navale où elle rentre en service en 2010[6].

D'autres versions export ont été développées pour les Soukhoï Su-30MKM (version achetée par la Malaisie), sur les Tornado IDS et Eurofighter Typhoon pour l’Arabie Saoudite[7] et sur Mirage F1 modernisés pour le Maroc.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Produits comparables[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Thales technologies onboard the Rafale », sur www.thalesgroup.com,‎
  2. Guillaume Steuer, « Objectif 2018 pour le PDL NG de Thales », sur www.air-cosmos.com,‎
  3. « Contrat de levée de risques pour le PDL-NG », sur www.defense.gouv.fr/dga/,‎
  4. « PDL NG succèdera bien au pod Damocles », sur www.defense.optronique.net,‎
  5. « La nacelle optronique multifonctions Talios a donné satisfaction après un premier essai avec un Rafale », sur http://www.opex360.com/,‎ (consulté le 9 novembre 2016).
  6. « Premier déploiement opérationnel pour le pod Damoclès sur Rafale Marine »,‎ (consulté le 9 octobre 2016).
  7. Guillaume Steuer, « Le Damocles de Thales décolle sur Eurofighter », sur www.air-cosmos.com,‎
  8. Laurent Lagneau, « Le nombre de pods de désignation laser en service dans l’armée de l’Air est « délirant » », sur http://www.opex360.com,‎ (consulté le 9 novembre 2016).