Dassault Mirage F1

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Dassault Mirage F1
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Un Mirage F1BQ exposé aux 100 ans de l'aéronautique à Mérignac.
Un Mirage F1BQ exposé aux 100 ans de l'aéronautique à Mérignac.

Constructeur Drapeau : France Dassault Aviation
Rôle Avion multirôle
Statut • Retiré du service en France
• Toujours en service au Gabon, en Iran, en Lybie et au Maroc
Premier vol
Mise en service 1973
Date de retrait (en France)
Nombre construits Plus de 720
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Snecma Atar 9 K 50
Nombre 1
Type Turboréacteur avec postcombustion
Poussée unitaire à sec : 68,30 kN
avec PC : 70,61 kN
Dimensions
DASSAULT-BREGUET MIRAGE F1.png
Envergure 8,40 m
Longueur 15,00 m
Hauteur 4,5 m
Surface alaire 25 m2
Masses
À vide 7 400 kg
Carburant 4 100 L  soit 3 095,5 kg
Avec armement 11 130 kg
Maximale 16 200 kg
Performances
Vitesse maximale 2 335 km/h (Mach 2,2)
Plafond 20 000 m
Vitesse ascensionnelle 12 780 m/min
Rayon d'action 900 km
Endurance h 15 min avec un réservoir ventral et deux Super 530
Charge alaire 450 kg/m2
Rapport poussée/poids 0,64
Armement
Interne 2 canons DEFA de 30 mm, approvisionnés à raison de 150 coups chacun
Externe 7 points d'emport pour un total de 6 300 kg de charges diverses (missiles air-air, bombes, roquettesetc.)
Avionique
Radar Cyrano IV, détecteur d'alerte radar
Mirage F1E équatorien armé de missiles Magic II.

Le Dassault Mirage F1 est un avion militaire conçu et construit en France par Dassault. Il se distingue des autres avions de la famille des Mirage par l'utilisation d'une aile en flèche au lieu d'une aile delta. Décliné en version de reconnaissance et version d'attaque, le Mirage F1 a été construit à plus de 700 exemplaires, utilisés par onze pays différents. Les Mirage F1 français ont réalisé leur dernier vol à l'occasion du défilé militaire du 14 juillet 2014 mais, à cette date, l'avion reste en service dans d'autres pays.

Conception[modifier | modifier le code]

Maquette transparente d'un Mirage F1 (Musée du Bourget).

En 1963, l'Armée de l'air française émet une demande pour un avion multirôle, capable aussi bien de missions d'interception à vitesse supersonique que de pénétration à basse altitude par tous les temps. Elle demande également un rayon d'action supérieur à celui du Mirage III et exige que l'avion puisse utiliser des pistes courtes ou des terrains rudimentaires, avec une vitesse d'approche inférieure à 140 nœuds (260 km/h). Ces spécifications sont très proches du projet MRCA qui va donner naissance au Panavia Tornado, mais auquel la France décide finalement de ne pas participer.

De son côté, Dassault commence aussitôt à travailler sur un projet désigné Mirage III F, appareil équipé d'un réacteur américain Pratt et Whitney TF-106 et d'une aile en flèche dotée de dispositifs hypersustentateurs réduisant la vitesse de décrochage. En effet, l'aile delta utilisée jusqu'ici sur les Mirage III impose des vitesses trop élevées lors de l'atterrissage. En 1965, trois prototypes d'une version biplace désignée Mirage III F2 sont commandés.

Le premier prototype, propulsé par un Pratt & Whitney TF30, fait son vol inaugural le . À la fin de l'année, il a démontré sa capacité à atteindre Mach 2 et à atterrir en moins de cinq cents mètres. En parallèle, Dassault a fait réaliser une version monoplace plus petite et équipée du même réacteur que le Mirage IV : l'Atar 9 K. Désigné Mirage F1 01, l'avion fait son premier vol le . Début , lors de son quatrième vol, il atteint Mach 2.

Malgré les bonnes performances du Mirage III F2 et du Mirage G à géométrie variable qui en est dérivé (premier vol effectué le ), le budget de l'Armée de l'air ne permet pas de financer ces projets. Finalement, seul le programme du Mirage F1 est retenu, avec la commande de trois avions de présérie :

  • Le Mirage F1 02 équipé d'un réacteur Atar 9 K 31 (premier vol le ) ;
  • Le Mirage F1 03 équipé du réacteur définitif Atar 9 K 50 (premier vol le ) ;
  • Le Mirage F1 04 équipé du système d'arme définitif (premier vol le ).

Le premier avion de série décolle le et est livré un an plus tard.

En 1973, Dassault construit deux exemplaires d'une version E pour « Europe ». Ce Mirage F-1E participa au Marché OTAN de 1973. Il était équipé d'un réacteur Snecma M53.

Mise en service et évolutions[modifier | modifier le code]

Le Mirage F1 C entre en service dans l'Armée de l'air fin 1973 au sein du prestigieux Escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen stationné sur la base aérienne 112 Reims-Champagne, où les premiers F1C se posent le 20 décembre. Il faudra au total huit ans pour que se termine la transformation des escadrons composant la 30e Escadre de chasse (basée à Reims), la 5e Escadre de chasse (basée à Orange) et la 12e Escadre de chasse (basée à Cambrai), sans oublier l'Escadron de chasse 1/10 Valois transféré à Reims en 1985 pour intégrer la 30e Escadre de chasse.

Rapidement, de nouveaux volets sont installés pour améliorer la manœuvrabilité de l'appareil en combat aérien. Un détecteur d'alerte radar de type BF matérialisé par deux capteurs, est ajouté au sommet de la dérive à partir du F1C n°79. Enfin, à partir du 84e exemplaire, une perche de ravitaillement en vol est montée en série. Cette perche est fixe mais peut être démontée au sol. Les exemplaires qui en sont pourvus sont désignés Mirage F1 C-200.

Initialement, le seul armement disponible est le missile air-air à moyenne portée Matra R530. À la fin des années 1970, arrivent les Matra R550 Magic – missiles à courte portée alors installés sur des rails montés en bout d'aile – et le Matra Super 530 F, version nettement améliorée du Matra R530. Celui-ci, combiné au radar Cyrano IV, permet d'aller chercher une cible hostile volant à Mach 3 à 60 000 pieds avec un dénivelé de plus 10 000 pieds par rapport à l'intercepteur.

Plusieurs versions font peu à peu leur apparition :

  • Le Mirage F1 A, appareil monoplace d'attaque diurne destiné à l'export, équipé d'un radar Aida II, d'une perche de ravitaillement en vol rétractable et d'un système de navigation et d'attaque par temps clair comprenant en particulier un télémètre radar. L'avion emporte plus de carburant interne que le Mirage F1 C ;
  • Le Mirage F1 B, appareil biplace d'entraînement allongé de trente centimètres pour permettre l'installation d'un second siège, avec capacité en carburant réduite et canons de trente millimètres supprimés ;
  • Le Mirage F1 CR, appareil monoplace de reconnaissance tactique destiné à remplacer les Mirage III R et RD. Le canon droit est remplacé par un capteur infrarouge. L'avion dispose d'un emplacement sous le nez pour une caméra panoramique (Oméra 40) ou verticale (Oméra 33), d'un nouveau système de navigation et d'attaque, d'un radar modifié Cyrano IVMR, ainsi que toute une série de pods externes de reconnaissance (caméras, radars, etc.). Le prototype fait son premier vol le et l'avion entre en service en . Les derniers Mirage F1 CR de l'escadron 2/33 Savoie sont retirés du service le 13 juin 2014[1], ce qui marque le retrait définitif du Mirage F1 de l'armée de l'air française ;
  • Le Mirage F1 CT, appareil monoplace d'assaut tactique destiné à remplacer les Mirage III E et Mirage 5 F. Il s'agit en fait de Mirage F1 C-200 rendus disponibles par l'arrivée du Mirage 2000 et auxquels on a ajouté un télémètre laser, un nouveau détecteur d'alerte radar et un nouveau siège éjectable. Le système électrique est entièrement remplacé et l'électronique de bord modernisée, tandis que la suppression du canon gauche permet par la suite l'installation de deux petites caméras. En tout, cinquante-cinq Mirage F1 C-200 seront convertis en F1 CT, les premiers entrant en service en 1992. Les quatre derniers sont retirés du service entre le 20 septembre et octobre 2012[2]. Le dernier vol d'un Mirage F1 CT dans l'armée de l'air ayant lieu le par le no 226[3].

Les Mirage F1 sont exportés en Afrique du Sud dès 1974 puis en Grèce (1975), en Espagne (1976), etc. Au total, onze pays se portent acquéreurs de cet avion et il était encore en service dans la grande majorité d'entre eux en 2006. Différents programmes de modernisation ont eu lieu de façon indépendante dans certains de ces pays. Certains Mirage F1 vendus à l'export sont capables de tirer le missile américain AIM-9 Sidewinder, équivalent au R550 Magic II français.

À la fin des années 1990, l'Espagne a lancé un programme de modernisation de ses Mirage F1 (amélioration des performances du radar et mise à niveau de l'avionique), dont la réalisation a été confiée à Thomson-CSF[4]. Cette opération doit également permettre de remettre tous les avions au même standard, ce pays disposant en effet de 2 versions différentes (F1 CE pour l'interception pure et F1 EE aux capacités air-sol améliorées) et ayant racheté quelques F1 C à la France.

En 2006, le Maroc a signé un contrat avec ASTRAC pour la modernisation de 27 Mirage F1[5] : mise à niveau de l'avionique et du poste de pilotage, nouveau radar, nouveaux équipements d'autoprotection, capacité d'emport de missiles MICA et de l'armement air-sol modulaire. Cette modernisation doit se terminer en 2011.

La Libye a signé fin 2006 un contrat de remise en état de vol de douze de ses avions[6]. Selon le quotidien français Marianne ce contrat confirmé fin 2007 lors de la visite du colonel Kadhafi à Paris, "de simple remise en état de vol (et non de modernisation) des Mirage F1 libyens a été conclu. Un contrat attribué à Dassault et d'autres entreprises portant sur un montant d'un peu plus de 100 millions d'euros. Il s'agissait de permettre à douze F1 de reprendre l'air, sur les 32 qui avaient été livrés par la France dans les années 1970, mais dont la plupart avaient disparu. Trois ans plus tard, seuls quatre avions ont été remis en état de vol sur les douze prévus. Au début de la guerre civile libyenne, deux d'entre eux stationnent à Tripoli et les deux autres, à Malte[7].

Engagements[modifier | modifier le code]

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Les appareils sud-africains furent quant à eux utilisés de 1978 à 1982, durant le conflit frontalier contre l'Angola[8]. Deux MiG-21 angolais furent abattus par un F1 CZ. Un F1 CZ a été touché par un missile sol-air[9] angolais puis réparé en utilisant des éléments d'un avion hors-service.

Équateur[modifier | modifier le code]

En , des Mirage F1 équatoriens ont abattu deux Su-22 péruviens, lors d'un conflit frontalier entre ces deux pays[10].

France[modifier | modifier le code]

L'Armée de l'air française a engagé ses Mirage F1 sur plusieurs théâtres d'opérations, du Tchad (le 19 février 1986, un Mirage F1 de l'armée de l'air aurait abattu un Tu-22 Libyen à 110 km de N'Djamena[11],[12]) dans les années 1980 à l'actuelle guerre d’Afghanistan et l'intervention militaire en Libye de 2011, en passant par la guerre du Golfe Persique (1990-1991) où ces avions furent cependant en retrait dans un premier temps car l'Irak disposait des mêmes appareils et l'on risquait donc des confusions malheureuses. Début , des Mirages F1 basés à Ndjamena ont effectué des missions d'appui feu en République centrafricaine en soutien des troupes françaises lors de la reconquête de la ville de Birao[13].

Le , deux Mirage F-1 français engagé dans l'intervention militaire en Libye à court de carburant ont atterri d'urgence à Malte pour se réapprovisionner. Ils étaient repartis au bout de deux heures après s'être réapprovisionnés. Le , deux Mirage F-1 (dont un ayant atterri le 20 avril) ont effectué un atterrissage d'urgence à Malte en raison d'une panne du système hydraulique de l'un d'entre eux[14].

En janvier 2013, deux Mirage F1CR ont été employés au Mali lors de l'Opération Serval pour des missions de reconnaissance et de bombardement dans le cadre de la Résolution 2085 du conseil de sécurité des Nations Unies.

Irak[modifier | modifier le code]

Le Mirage F1 fut engagé par l'Irak au cours de la guerre Iran-Irak, période au cours de laquelle il remporta plusieurs victoires aériennes, notamment contre des F-4, F-5 et F-14 de l'armée de l'air iranienne. Plusieurs Mirage F1 irakiens furent également abattus par des F-14 iraniens[15],[16]. Un F-100F Super Sabre turc a été abattu le 17 septembre 1983 par un missile Matra R530 à la suite d'une violation de frontière[17]. Les avions irakiens effectuèrent également des attaques anti-navires avec des Exocet, touchant plusieurs pétroliers et, le , un bâtiment américain (l'USS Stark, officiellement, une erreur de tir). Plusieurs Mirage F1 irakiens furent abattus durant la Guerre du Golfe Persique (1990-1991), d'autres se sont réfugiés en Iran et figurent maintenant dans l'arsenal de l'armée de l'air iranienne.

Libye[modifier | modifier le code]

Le , deux pilotes de chasse libyens ont atterri à Malte pour faire défection pendant la révolte libyenne de 2011[18].

Maroc[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, le Maroc a utilisé ses Mirage F1 dans des missions d'appui contre les forces du Front Polisario, durant la guerre du Sahara occidental.

Variantes[modifier | modifier le code]

Mirage F1CR et F1CT utilisés par l'armée de l'air

Les principales versions du Mirage F1 sont les suivantes :

  • Mirage F1 A : appareil d'attaque de jour ;
  • Mirage F1 B : biplace d'entraînement ;
  • Mirage F1 C : monoplace d'interception ;
  • Mirage F1 C-200 : Mirage F1 C disposant d'une perche de ravitaillement en vol fixe ;
  • Mirage F1 CR : version modifiée pour la reconnaissance tactique ;
  • Mirage F1 CT : version modifiée pour l'attaque au sol (55 F1 C-200 convertis pour l'Armée de l'air au début des années 1990) ;
  • Mirage F1 D : version d'export du Mirage F1 B ;
  • Mirage F1 E : Mirage F1 C disposant de capacités air-sol améliorées destiné à l'export ;
  • Mirage F1 R : version d'export du Mirage F1 CR.

Dans la pratique, la désignation des versions d'export – dont l'équipement varie d'un pays à l'autre – est assez confuse, car certains avions appelés Mirage F1 A sont en fait des Mirage F1 E ou inversement. De plus, la désignation comporte une ou deux lettres supplémentaires par pays, qui peuvent être placées soit avant soit après la lettre désignant la version. Ainsi, par exemple, l'Équateur a reçu des Mirage F1 JA qui sont en fait des Mirage F1 E modifiés et non des Mirage F1 A, et les Mirage F1 CK du Koweït sont plus proches du Mirage F1 E que du Mirage F1 C.

Pays utilisateurs[modifier | modifier le code]

  •      Utilisateurs actuels
  •      Anciens utilisateurs
  • Drapeau du Gabon Gabon : 8 avions ex-Afrique du Sud reçus en 2006 ;
  • Drapeau de l'Iran Iran : 24 avions irakiens saisis en 1991 ;
  • Drapeau de la Libye Libye : 38 avions, dont 3 opérationnels[7],[19],[20],[21] ;
  • Drapeau du Maroc Maroc : 50 avions CH/EH/EH-200 (dont 27 modernisés au standard ASTRAC).

Anciens utilisateurs[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la France France : 246 avions remplacés par les Mirage 2000. Les derniers Mirage F1 français sont retirés du service actif le 13 juin 2014 et effectuent leur dernier vol à l'occasion de la cérémonie du 14 juillet 2014[1] ;
  • Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud : 48 avions (32 F1AZ et 16 F1CZ), réformés en 1992 avec 2 appareils conservés jusqu'en 1996 ;
  • Drapeau de l'Équateur Équateur : 18 avions (16 F1JA et 2 F1JE). 3 de ces appareils ont été perdus lors d'accidents. En février 2011, les aéronefs restants sont retirés du service ;
  • Drapeau de l'Espagne Espagne : 91 avions (désignation locale C.14); 73 d'origine, 5 achetés à la France et 13 achetés au Qatar. L'Espagne est en négociation avec l'Argentine pour la vente de 20 Mirage F-1M pour un montant de 221 millions de dollars[22]. Ces appareils basés à la base aérienne de Los Llanos à Albacete ont été retirés du service fin juin 2013[23] ;
  • Drapeau de la Grèce Grèce : 40 Mirage F1CG, remplacés par les Mirage 2000 en 2003 ;
  • Drapeau de l'Irak Irak : 121 avions sur 129 commandés, livrés à partir de janvier 1981. 8 bloqués à la suite de l'embargo de 1990. Détruits ou réformés à la suite des deux guerres du Golfe Persique ;
  • Drapeau de la Jordanie Jordanie : 36 avions (17 F1CJ, 17 F1EJ et 2 F1BJ) ont été reçus. En 2010, il a été signalé que l'Argentine pourrait louer douze F1CJ de et un F1BJ mais il n'en fut rien ;
  • Drapeau du Koweït Koweït : 33 avions (27 F1CK et 6 F1BK), réformés après la Guerre du Golfe Persique (1990-1991) ;
  • Drapeau du Qatar Qatar : 15 avions (13 F1EDA et 2 F1DDA), 13 revendus à l'Espagne et remplacés par les Mirage 2000 à la fin des années 1990.


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Accidents[modifier | modifier le code]

  • Année 1976, deux Mirages de la 5e escadre s'abordent au lieu dit « la fontaine du berger » dans le massif central, dérive contre aile, un pilote s'éjecte et l'autre se pose sans problème sur la base d'Orange ;
  • Été 1978, un jeune sergent pilote perd le contrôle à l'atterrissage du Mirage F1 no 209 du 1/5, il s'éjecte hors condition siège et se tue, l'avion s'écrase juste en dehors de la base d'Orange ;
  • Été 1979, un Mirage F1 du 2/5 en campagne de tir à Solenzara percute la mer, pas de tentative d'éjection « malaise pilote invoqué » ;
  • Année 81/82, deux Mirages du 2/5 s'abordent lors d'une mission de rassemblement de nuit en basse altitude au-dessus de la mer, le pilote abordé s'éjecte mais le deuxième avion explose, pas d'éjection ;
  • Année 1981/1982, au cours de manœuvres avec la sixième flotte américaine « exercice DASIX », un Mirage F1 du 1/5 no 215 percute la mer dans des conditions de visibilité difficile, pas d'éjection ;
  • Année 1981/1982, le commandant de la 5e escadre s'éjecte à la suite d'une panne réacteur sur un F1 du 2/5 ;
  • Année 1985, un F1 biplace s'écrase au cours d'un entrainement voltige alpha sur la base d'Orange, pas d'éjection ;
  • Année 1986, un F1 du 1/5 no 263 s'écrase au cours d'une mission dans le massif central , pas d'éjection ;
  • Le un F1 d'une patrouille de 3 Mirages de la base de cambrai Epinoy s'écrase dans L'Aisne. Le jeune pilote lieutenant de 24 ans parvient à s'éjecter mais perd la vie sur le coup, ayant choisi une zone non habitée pour s'abîmer ;
  • Le , trois Mirages F1 français de la 30e escadre de chasse (affectée à la base aérienne 112 Reims-Champagne) s'écrasent dans le massif du Pilat. Volant en formation à basse altitude, par mauvais temps, les avions ont percuté une montagne à quelques kilomètres au nord de Pélussin. Les trois pilotes sont morts[24] ;
  • Le , un Mirage F1 s'est écrasé dans une forêt à seulement deux kilomètres au sud de la centrale nucléaire Isar (Allemagne). Le pilote est mort sur le coup, et l'incident a provoqué un débat sur la sécurité des centrales nucléaires en cas de chute d'avion[25] ;
  • Le , un Mirage F1-CR de la base aérienne 124 Strasbourg-Entzheim engagé dans l'opération Daguet s'écrase accidentellement dans la province d'Al-Hassa en Arabie saoudite ;
  • Le , un Mirage F1-CT de la base aérienne 132 Colmar-Meyenheim s'écrase dans les Vosges, sur le chalet du ski-club de Ranspach, au Markstein[26]. Le pilote est décédé ;
  • Le , le pilote d'un Mirage F1-CT français de l'Escadron de chasse 1/30 Alsace (basé sur la base aérienne 132 Colmar-Meyenheim) a été contraint de s'éjecter après un problème de réacteur. L'avion s'est écrasé dans un champ de la commune de Condal (Saône-et-Loire), sans faire de dégât ni de victime. Le pilote est sain et sauf[27] ;
  • Le , les deux pilotes de la patrouille acrobatique française Voltige Victor (rattachés à l'Escadron de chasse 3/33 Lorraine) se percutent en plein vol à environ 300 mètres d'altitude, lors d'un entraînement au-dessus de la base aérienne 112 Reims-Champagne. Un appareil s'écrase en bout de piste, l'autre dans un champ voisin, les deux pilotes (les lieutenants Guillaume « Patin » Coeffin et Michel « Mitch » Vernat) sont tués sans s'être éjectés[28] ;
  • Le (?), un Mirage F1-CT de la base aérienne 132 Colmar-Meyenheim, au retour d'une mission de police du ciel sur Mont-de-Marsan, s'écrase à proximité de la piste, le pilote s'éjecte et est sain et sauf[29] ;
  • Le , le pilote d'un Mirage F1-CT français a été contraint de s'éjecter dans la région d'Abéché (Tchad), à la suite d'une collision avec un oiseau. L'avion s'est écrasé au sol, le pilote est sain et sauf[30],[31] ;
  • Le , le pilote d'un Mirage F1CT français a été contraint de s'éjecter au-dessus de l'Algérie lors d'un vol de convoyage entre Ndjamena et la France. L'avion s'est écrasé au sol, le pilote est sain et sauf[31],[32] ;
  • Le , le pilote d'un Mirage F1CT français a été contraint de s'éjecter dans la région de Faya-Largeau (Tchad) lors d'une mission de reconnaissance. L'avion s'est écrasé au sol, le pilote est sain et sauf[33] ;
  • Le , deux pilotes français de l'Escadron de chasse 1/30 Alsace se sont éjectés de leur Mirage F1 B, devenu incontrôlable presque immédiatement après son atterrissage sur la base aérienne 132 Colmar-Meyenheim. L'avion est sorti de la piste et a défoncé un grillage avant de s'immobiliser un peu plus loin[34] ;
  • Le , deux Mirage F1 espagnols de l'Ala 14 se sont percutés lors d'un entraînement dans les environs d'Albacete (Espagne). Les trois pilotes (2 capitaines et 1 lieutenant) ont perdu la vie dans cette collision[35],[36] ;
  • Le , un Mirage F1CT de l'escadron de chasse 2/33 Savoie, stationné sur la base aérienne 112 de Reims est visiblement victime d'un problème technique et s'écrase près d'Orléans. Le pilote est sain et sauf. Après avoir tenté, sans succès, de se poser sur la base aérienne d'Orléans Bricy, il est parvenu à s'éjecter et à faire s'écraser son appareil dans une zone non habitée[31],[37] ;
  • Le , un avion Mirage F1 des Forces royales marocaines s'est écrasé, à 6 km au sud de la Base aérienne de Sidi Slimane, indique un communiqué du Service Presse de l'Inspection Générale des FAR. De retour d'une mission d'entrainement, l'appareil qui s'apprêtait à l'atterrissage a eu une collision avec un essaim d'oiseaux de grande taille qui a causé l'extinction de son moteur. S'étant éjecté, le pilote est sain et sauf, le crash a eu lieu dans une zone inhabitée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le Mirage F1 passe le relais à Mont-de-Marsan »
  2. Jean-Marc Tanguy, « L'adieu au Mirage F1CT », sur Le Mamouth,‎ (consulté le 26 septembre 2012)
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  7. a et b Jean-Dominique Merchet, « La Libye n'a plus que deux Mirage F1 en état de vol », Marianne Blog,‎ (consulté le 9 avril 2016)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Aéronefs comparables

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Lert, Dassault Mirage F-1, t. 1 : F1C et F1B, City, Paris Histoire & Collections, coll. « Les matériels de l’armée de l’Air »,‎ , 66 p. (ISBN 978-2-3525-0023-0).
  • Frédéric Lert, Dassault Mirage F-1, t. 2 : Mirage F1CT et F1CR, City, Paris Histoire & Collections, coll. « Les matériels de l’armée de l’Air »,‎ , 64 p. (ISBN 978-2-3525-0027-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Le Mirage F1 est mis en scène dans les jeux vidéo et autres simulateurs suivants :