Base aérienne 102 Dijon-Longvic

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Base aérienne 102 Dijon-Longvic
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 47° 15′ 59″ Nord 5° 05′ 42″ Est / 47.266359, 5.094995
Altitude 221 m (726 ft)

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

(Voir situation sur carte : Côte-d'Or)
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Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Pistes
Direction Longueur Surface
17/35 2 400 m (7 874 ft) béton
01/19 1 800 m (5 906 ft) béton
Informations aéronautiques
Code AITA DIJ
Code OACI LFSD
Type d'aéroport civil
Gestionnaire Syndicat mixte
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

La base aérienne 102 était une base de l'Armée de l'air française située au sud de Dijon, dans le département de la Côte-d'Or, sur le territoire des communes d'Ouges, de Longvic et de Neuilly-lès-Dijon.

Avec plus d'un siècle d'exploitation de l'aérodrome sur lequel elle était implantée, cette prestigieuse base aérienne figurait parmi les plus historiques des bases françaises. Toutefois, frappée par les mesures de restructuration de la Défense, elle a vu ses derniers avions – les Alphajet de l'escadron d'entraînement 2/2 « Côte-d'Or » – quitter sa plate-forme à l'été 2014, et fut dissoute le 30 juin 2016, après 102 ans d'existence.

Missions[modifier | modifier le code]

La base aérienne 102 "Capitaine Georges Guynemer - nom de baptême qu'elle porte depuis plus d'un demi-siècle - aura été, avant tout, un outil de combat. La sécurité de l'espace aérien français et de ses abords constituait le cœur de ses activités. Ses escadrons de chasse tenaient la permanence opérationnelle 24 heures sur 24 depuis le , Noël et Nouvel An compris, et ce jusqu'au transfert à Luxeuil de l'escadron 1/2 "Cigognes" en juillet 2011. Le personnel de la BA 102 participait régulièrement à la sécurisation des installations aéroportuaires parisiennes dans le cadre des missions intérieures. Il est également engagé en opérations extérieures (OPEX), que ce soit en Afrique ou en Asie centrale, en particulier par l'intermédiaire de l'implantation sur le site du commando parachutiste de l'air no 20.

Historique[modifier | modifier le code]

Le patrimoine historique de la base aérienne 102, base qui figure parmi les doyennes de l'Armée de l'air, est considérable.

Dans les années qui suivirent les somptueuses « fêtes de l'aviation » qui furent organisées à Dijon (du 22 au 25 septembre 1910), le ministère de la Guerre décida de doter Dijon d'un aérodrome militaire ; et, le 7 juillet 1913, neuf hectares situés entre les villages d'Ouges et de Longvic, en lisière de la route nationale 468, furent décrétés d'utilité publique. Cet aérodrome était opérationnel au printemps 1914 et il accueillit le centre du 1er groupe d'aviation, pour lequel furent construits hangars d'aviation et casernement. Quatre escadrilles y était stationnées lorsque la Première Guerre mondiale éclata : les BR 17, BL 18, HF 19 et MF 20. C'est sur cet aérodrome militaire que siégea pendant toute la durée de la guerre la 2e réserve d'aviation, unité dédiée à la centralisation des livraisons effectuées par les usines travaillant pour l'aéronautique et à l'acheminement jusqu'au parcs d'aviation des escadrilles du front des marchandises entreposées. Y fonctionna également, à partir de 1917, une école de pilotage dédiée au pilotage des avions de la firme Voisin. Le 13 mai 1916, y fut présenté aux troupes le drapeau de l'Aviation militaire par le plus illustre des as de guerre, le sous-lieutenant Georges Guynemer blessé deux mois plus tôt à Verdun, porte-drapeau, devant le front des troupes du 1er groupe.

Son emprise importante lui permit d'être, après-guerre, le lieu de déploiement de plusieurs unités de chasse et d'observation. En 1920, Dijon vit naître le 2e régiment d'aviation d'observation, doté de Breguet 14 (renommé un peu plus tard 32e RAO). Cette même année, en lisière de l'aérodrome, une zone fut réservée à l'aviation civile et le terrain devint « aérodrome mixte ». Pour l'aviation civile fut édifié non loin de la future base 102, à l'extrémité nord de la Côte et au sud-ouest de Dijon, le phare aéronautique de grande puissance du mont Afrique, idéalement situé sur la route aérienne Paris-Lyon-Marseille.

Elle devint une base allemande essentielle sous l'occupation. Bien que considérablement détruite par des années de guerre (d'abord par les bombardements de la Luftwaffe en mai et juin 1940 puis par les bombardements de l'aviation américaine en 1943-44), elle prit sa part dans la reconquête en accueillant simultanément deux groupes de bombardement américains dotés de B-26 Marauder.

Chargée de la défense aérienne de la France, elle accueillit en 1949 la 2e Escadre de chasse et ses escadrons, et devint la première base aérienne de l'Armée de l'air à être dotée d'avions à réaction : des De Havilland 100 Vampire. Les unités aériennes de la base furent, par la suite, dotée en priorité de plusieurs générations d'avions d'armes Dassault, qui furent, successivement, le MD 450 Ouragan en 1953, le Mystère IV A en 1956, le Mirage III en 1961 puis le Mirage III E en 1968. C'est à cette époque qu'elle servit de décor à l'une des plus célèbres séries télévisées françaises : Les Chevaliers du ciel.

Devenue « Académie de la chasse » par le biais de la spécialisation de l'un de ses escadrons, le 2/2 "Côte-d'Or", dans le pilotage des chasseurs Mirage à aile delta, elle entre dans l'ère moderne de l'aviation de combat en 1984, avec le déploiement à Dijon d'appareils qu'elle fut la première à mettre en œuvre : le Mirage 2000 C. En 1999, dotée de la version la plus aboutie du Mirage 2000 - le Mirage 2000-5F doté d'un radar RDY - la BA 102 est la première base d'Europe à disposer d'un intercepteur multi-cibles et d'un système d'armes d'une telle technologie.

À la suite de l'annonce de la fermeture de la base aérienne, la plate-forme aéronautique a été fermée à l'été 2014. Quant à la base aérienne, elle sera dissoute dans le courant de l'été 2016, cédant la place à un organe liquidateur 102 qui se chargera des ultimes opérations de liquidation du site.

Organisation[modifier | modifier le code]

Autrefois, la BA 102 accueillait l'escadron de transmission « ET 801 » qui formait les opérateurs télex de l'Armée de l'air pour la région Est.

La base aérienne 102, dans ses dernières années, était le lieu de stationnement des unités suivantes :

La réorganisation de la carte militaire annoncée en 2008 par le gouvernement devait entraîner la fermeture de la base[2]. Début août 2011 intervint la migration prévue de l'escadron de chasse 1/2 Cigognes, avec ses Mirage 2000-5F ainsi que les techniciens et mécaniciens chargés de leur maintenance. Ceux-ci sont partis à destination de la base aérienne de Luxeuil[3]. Ce départ sera concomitant avec l'arrivée des escadrons d'avions TBM du Commandement des Forces aériennes[3].

Depuis l'été 2012, la base accueillait l'état-major du Commandement des Forces aériennes, anciennement stationné à Metz[3] et qui, à l'été 2015, a été transféré sur la base aérienne 106 de Bordeaux..

Manifestations grand public[4][modifier | modifier le code]

  • 1961 - Journée portes ouvertes

Le 2 juillet 1961.

  • 1963 - Journée portes ouvertes

Le 23 juin 1963.

  • 1965 - Journée portes ouvertes

Le 27 juin 1965, journées « portes ouvertes », plus exactement « journée des bases » à la BA 102, avec exposition statique de T-33, de Fouga Magister, de Morane-Saulnier 760"Paris", de Mirage IIIR de Strasbourg, d'hélicoptères H-34 et des démonstrations en vol de Mirage IIIC (capitaine Fille-Lambie), de F-100 Super Sabre et de RF 84F, des lâchés de parachutistes depuis des avions Max Holste 1521 Broussard & Dakota.

  • 1968 - Journées portes ouvertes

Les 4 et 5 mai 1968, portes ouvertes à la BA 102 portes ouvertes particulières à la BA 102 les 4 et 5 mai, fort du succès du circuit de vitesse de Bourgogne de 1967, elles seront placées sous le signe de l'Aviation et de l'Automobile, on dénombrera près de 35 000 spectateurs. On notera la participation de quatre Lightning du 111e squadron de la RAF, et la présentation au sol d'un Mirage IIIR camouflé.

  • 1978 - Journée portes ouvertes

Le 11 juin 1978.

  • 1980 - Journée portes ouvertes

Le 8 juin 1980.

  • 1982 - meeting national de l'Air

Le jeudi 20 mai 1982, la base de Dijon accueille le meeting national de l'Air, le thème retenu sera : Dijon 1912-1982, 70 ans d'aviation. Malgré une météo très peu favorable, la manifestation attirera quelque 35 000 visiteurs. On notera la présence du D.520 du musée de l'Air, d'un Loockheed c130 hercules de la RAF ou d'un F15 de l'USAF...

  • 1989 - Journée portes ouvertes

Le 11 juin 1989.

  • 1992 - Meeting de l'Air

Le 28 juin 1992, un meeting au profit de la Fédération des œuvres sociales de l'Air est organisé sur la base, pour la première fois seront présents des appareils venant des pays de l'Est (aero l39 albatross, Mikoyan-Gourevitch MiG-29, tupolev tu134, antonov26 pour la plupart tchécoslovaques), parmi un plateau impressionnant de 110 avions de 9 nationalités différentes. On notera une participation record avec plus de 33 000 entrées payantes.

  • 1994 - Journée portes ouvertes

Le 10 juillet 1994. On notera la présence massive de près de 60 000 visiteurs[5]

  • 1997 - Meeting de l'Air

Le 29 juin 1997. On notera la présence de MiG-29 polonais.

  • 2000 - Mondiale des patrouilles

Les 15 et 16 juillet 2000.

  • 2004 - Meeting de l'Air

Le 27 juin 2004. Parmi un plateau particulièrement riche, on assistera à la première présentation dijonnaise des Albatros à réaction de la Breitling Jet Team, à un superbe vol en formation de Mirage 2000-5 conduit par un avion spécialement peint pour l'occasion au couleurs des « Cigognes ». Le public pu assister à la dernière évolution à Dijon d'un biréacteur Mirage IV.

  • 2008 - Meeting de l'Air

Le 29 juin 2008. Le meeting de l'Air Entrez dans la légende organisé sur la base de Dijon le 29 juin 2008 fera date en Bourgogne. Plus de 50 000 visiteurs répondront à l'invitation du colonel Erschens et de l'Armée de l'air. Ce succès et ce remarquable plébiscite observé et souligné par la presse régionale constitue une indéniable preuve d'attachement de la population à la base aérienne de Dijon, ainsi qu'un véritable hommage rendu à l'Armée de l'air et à ses personnels.

Commandants de la base[modifier | modifier le code]

  • 1963 à 1965 : colonel Georges Perceval ;
  • 1965 à 1967 : colonel Bernard de Royer ;
  • 1967 à 1969 : colonel Jean Grenet ;
  • 1969 à 1971 : colonel Philippe Archambeaud ;
  • 1971 à 1973 : colonel Hubert Couteaux ;
  • 1973 à 1975 : colonel Théodore Mahlberg ;
  • 1975 à 1977 : colonel Pascal de Chassey ;
  • 1977 à 1979 : colonel Jacques Bourillet ;
  • 1979 à 1981 : colonel Claude Roumilhac ;
  • 1981 à 1983 : colonel Claude Lartigau ;
  • 1983 à 1985 : colonel Paul Pélisson ;
  • 1985 à 1987 : colonel Jean-philippe Douin ;
  • 1987 à 1989 : colonel Alain Courthieu ;
  • 1989 à 1991 : colonel Michel Brugnon ;
  • 1991 à 1993 : colonel Gabriel de Nomazy ;
  • 1993 à 1995 : colonel jean-Patrick Gaviard ;
  • 1995 à 1997 : colonel Baudoin Albanel ;
  • 1997 à 2000 : colonel Laurent Labaye ;
  • 2000 à 2003 : colonel Jean-Marc Denuel ;
  • 2003 au 30août2005 : colonel Emmanuel de Romémont ;
  • 1er septembre 2005 à août 2008 : colonel Olivier Erschens ;
  • septembre 2008 au 27 août 2010 : colonel Bruno Paccagnini ;
  • 27 août 2010 au 10 juillet 2012 : colonel Jean-Marc Vigilant ;
  • 10 juillet 2012 au 31 août 2014 : colonel Jean-Christophe Boëri ;
  • 1er septembre 2014 à aujourd'hui : colonel Pierre Réal.

Personnalités attachées à la base[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.francebleu.fr/societe/ba-102-l-escadron-de-formation-des-commandos-de-l-air-s-en-va-2463093
  2. Pétition pour soutenir la BA 102 sur dijon.fr, consulté le 12 janvier 2009.
  3. a, b et c Mach 2,2 - Journal de la base aérienne 102 GUYNEMER, no 434, 1er semestre 2010
  4. http://www.ba102.fr/ BA102 histoire de la base aérienne
  5. le site http://www.ba102.fr/ et le journal le Bien Public du lundi 11 juillet 1994