Base aérienne 272 Saint-Cyr-l'École

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La base aérienne 272 Saint-Cyr-L'Ecole « Colonel Charles Renard » était un site opérationnel de l'armée de l'air française, situé sur le territoire de la commune de Saint-Cyr-l'École, près de la ville de Versailles.

Elle était en service de 1905 à 1988, avant de voir son activité transférée vers la base aérienne 110 de Creil.

Situation[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La base aérienne aura principalement servi comme entrepôt, expliquant sa numérotation commençant par un "2".

Avant la première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La vocation aéronautique de Saint-Cyr-l'École date du début du XXe siècle.

Le comte de La Vaulx fait construire en 1907 « aux portes de Saint-Cyr » un hangar pour abriter un dirigeable dit aéronat. La même année, Santos-Dumont poursuit les essais de son monoplan surnommé la Demoiselle, reliant Saint-Cyr à Buc à la vitesse de 90 km/h. La construction de l'aérostat à coque rigide de Joseph Spiess s'effectuera avec l'aide de l’État et de la société Zodiac dans ces mêmes hangars[1].

Trois ans plus tard, le dirigeable, La Liberté, fait une série d'ascensions ayant pour base un hangar démontable sur le terrain qu'occupera ultérieurement la base aérienne 272.

En 1911, l'institut aérotechnique (IAT) est créé par Henry Deutsch de la Meurthe pour effectuer « toutes recherches et essais concernant la technique des appareils en équilibre ou en mouvement dans l'air ». En novembre 1911, le terrain d'aviation militaire est créé, pour l'Ecole d'aviation militaire de Versailles, en complément de celui de Satory[2].


Des recherches, entreprises à partir de 1909 par Gustave Eiffel, aboutissent en 1911 au dépôt d'un brevet qui concerne un dispositif (diffuseur placé en sortie de veine d'expériences) ayant pour but d'augmenter le rendement énergétique des installations destinées à créer des courants d'air artificiels (souffleries).

L'aérodrome militaire de Saint-Cyr

En septembre 1912, le capitaine Albert Étévé est promu chef du centre aéronautique de Saint-Cyr-l'École : l'aviation et l'aérostation sont regroupées sous ses ordres. Le terrain en bordure de la « route aux cochons » (l'actuelle rue du Docteur-Vaillant) est retenu, ainsi que la caserne Charles-Renard, destinée à recevoir les pilotes.

En 1913, le premier groupe d'aérostation se trouve à Saint-Cyr-l'École. De nombreux essais de dirigeables sont effectués, des « saucisses » sont montées dans les ateliers de la base où beaucoup d'ouvrières de la commune sont employées à l'entoilage. La même année, le premier dirigeable à carcasse rigide, le Spiess, est construit par la société Zodiac.

Article connexe : Dirigeable militaire.

Durant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La base dispose au cours de la Première Guerre mondiale d'une école de perfectionnement, d'un atelier de réparation aéronautique et d'une base de dirigeables. En août 1914, au début de la Première Guerre mondiale, le camp de Mourmelon est replié à Saint-Cyr-l'École et pendant la guerre, le champ d'aviation devient un énorme atelier et un centre de réparation des appareils endommagés qui arrivent par trains entiers. Quatre mille personnes, civils et militaires y travaillent en 1917.

Durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En juillet 1944, durant la Seconde Guerre mondiale, les bombardements massifs des alliés détruisent les installations militaires et la ville[3]. À partir de 1946, la base est amputée de son aérodrome, lequel est cédé au ministère des Travaux publics et des Transports et devient géré par Aéroports de Paris.

Entre les deux guerres[modifier | modifier le code]

Au départ du 3e bataillon d'aérostiers en 1928, la base devient base entrepôt. Une zone technique se constitue à partir de 1932 et se développe jusqu'en 1936.

Durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La base est évacuée en mai 1940. Elle est bombardée par les Allemands en juin 1940. Suite à la capitulation de la France, l'Armée Allemande occupe la base et en fait une base dépôt. La base est bombardée par les Alliés en 1943 et en 1944.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1944 devient l'aérodrome de Saint-Cyr-l'École, école de pilotage civil. vol à voile et à moteur.

Commandant de la base[modifier | modifier le code]

L'ancienne base aérienne, de nos jours[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

Unités activées sur la base aérienne[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Berceau du premier dirigeable à carcasse rigide » (consulté le 2 décembre 2017)
  2. http://www.anciens-aerodromes.com/?p=25393
  3. « Un site lourdement bombardé en 1944 », sur leparisien.fr, article du (consulté le 18 décembre 2017) : « Saint-Cyr-l'Ecole, une cible privilégiée pour les bombardiers alliés […] de juillet 1944 […] deux types de cibles attiraient particulièrement l'attention de l'aviation alliée : l'aérodrome, mais aussi […] ».