Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac

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Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 44° 49′ 15″ nord, 0° 42′ 36″ ouest

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac
Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac
Informations aéronautiques
Code AITA BODVoir et modifier les données sur Wikidata
Code OACI LFBD
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air

La base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac (BA 106) de l'Armée de l'air française est située à quelques kilomètres à l'ouest de Bordeaux, à Beutre sur la commune de Mérignac, dans le département de la Gironde. Elle partage les pistes de l'aéroport civil de Bordeaux-Mérignac.

C'est le depuis l'aérodrome de Bordeaux-Mérignac que le Général de Gaulle quitta la France pour l'Angleterre en compagnie de son aide de camp le lieutenant Geoffroy de Courcel à bord d'un appareil de la Royal Air Force. L'aéronef était celui du général britannique Edward Spears, représentant personnel en France de Winston Churchill dont il était un ami personnel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines de la base aérienne de Bordeaux-Mérignac remontent au début des années 1920, quand un champ d'aviation civil et militaire y est établi. La base aérienne, qui deviendra 106 en 1949, est officiellement créée par décret le 1er janvier 1937[1]. L'installation a été un centre majeur pour la compagnie aérienne Air France, pour ses vols de Bordeaux vers diverses destinations en Europe et en Afrique du Nord.

Son utilisation par l'Armée de l'Air française a été celle d'un centre de formation, ainsi que d'une base de bombardiers.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe allemande prend le contrôle de la base et l'utilise pour la reconnaissance maritime.

Les avions allemands de cette base patrouillent dans l'océan Atlantique et sont engagés contre les avions de la RAF et de l'USAF.

Les bombardiers Focke-Wulf Fw 200 Condor se sont envolés de la base en direction de l'océan Atlantique à la recherche de navires alliés. Des chasseurs à long rayon d'action Junkers Ju 88 ont également été mis en œuvre à partir de cette base, pour la protection des sous-marins et l'escorte des Condors, ainsi que pour la lutte anti-sous-marine contre les Alliés. Les combats au-dessus du golfe de Gascogne n'étaient pas rares.

La 8th Air Force de l'United States Air Force et la Royal Air Force ont attaqué la base en 1943.

Après la guerre, Air France a repris ses activités commerciales sur Bordeaux et l'utilisation de la base fut restituée à l'Armée de l'Air française.

Une base américaine[modifier | modifier le code]

Insigne du 126th BW
B-26B du 180th BS(L) / 126th BW(L)

De 1951 à 1964, la base était en partie occupée par des unités américaines. Elle était alors connue sous le nom de Bordeaux-Mérignac Air Base.

Le 126th Bombardment Wing (Light) (126e Escadre de Bombardement Léger) des USAFE s'installe sur la base en novembre 1951. Le Wing était composé des 168th BS et 108th BS de la Garde Nationale de l'Illinois et du 180th BS de la Garde Nationale du Missouri. Il était équipé de 48 bombardiers bimoteurs Douglas B-26 Invader et 3 C-47 de transport et de liaison.

Le 126e quitte la base de Bordeaux en mai 1952. Plus aucune unité de combat de l'USAFE ne sera basée sur la base jusqu'au retrait de l'USAF en juin 1961.

A partir de 1961, la base accueille jusqu'à sa dissolution en 1978, la 92e escadre de bombardement.

La base aérienne 106, un des systèmes de combats de l’armée de l’Air[modifier | modifier le code]

Historique de la base aérienne 106 « Capitaine Michel Croci »[modifier | modifier le code]

01 janvier 1937 : Création officielle de la base aérienne par décret.

17 juin 1940 : Le général De Gaulle décolle de la base pour Londres.

1945 : Arrivée des Groupes Lourds avec les escadrons de bombardement « Guyenne » et « Tunisie ».

1949 : La base aérienne devient base aérienne 106.

1964 : La base aérienne 106 est la base mère de l’aviation de bombardement avec l’arrivée des Mirage IV.

1979 : Transfert de l’escadron de chasse 4/11 « Jura » équipé de Jaguar en provenance de la BA 136 de Toul.

1982 : Transfert du commandement de la 3e Région aérienne (devenue Région aérienne sud en 2000) en provenance de l’hôtel Duapaty de Bordeaux.

1995 : La base aérienne 106 reçoit son nom de tradition » Capitaine Michel Croci » en l’honneur de cet officier pilote de chasse décédé en service aérienne commandé au Tchad en 1984.

2005 : Retrait du service des Mirage IV

2008 : Création du commandement du soutien des forces aérienne (CSFA)

2012 : Transfert du pôle de conduite de la SIMMAD en provenance de la base aérienne 217 de Bretigny-sur-Orge

2014 : Fusion du CSFA de la base aérienne de Bordeaux et du CFA de la base aérienne 102 de Dijon pour créer le commandement des forces aériennes (CFA) de Mérignac.

2016 : Renaissance de l’escadrille de liaison aérienne 44 « Mistral » au sein de l’escadron de transport 43 « Médoc » et création de l’escadron de soutien des matériels d’environnement (ESME) au sein de l’escadron de soutien du ravitaillement technique aéronautique.

La base en 2018[modifier | modifier le code]

Une base opérationnelle[modifier | modifier le code]

TBM 700

Six unités opérationnelles implantées sur la BA 106 :

  • ET Médoc : Le Médoc, plus ancienne unité de la base aérienne 106, est implanté depuis sa création jusqu'à aujourd'hui. L’escadron de transport (ET) 43 «Médoc» a pour mission principale de réaliser des liaisons aériennes à bord d’avions de type TBM 700 au profit du personnel militaire et civil de la Défense (tout particulièrement le ministre de la Défense, les autorités militaires de Bordeaux et de Lyon ainsi que les équipages du sud de la France en mission opérationnelle). L’ET43 compte actuellement 13 pilotes et 20 mécaniciens. Ces derniers assurent la remise en œuvre de leurs cinq aéronefs, et effectuent certaines opérations de dépannage.
  • CMCC : Opérationnel « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 » le centre militaire de coordination et de contrôle (CMCC 85.930) est implanté au sein du centre régional de la navigation aérienne sud-ouest à l’extérieur de la base aérienne et près de l’aéroport. Le CMCC assure trois missions, le contrôle de la circulation aérienne militaire dans le quart Sud-Ouest, l’optimisation de l’utilisation de l’espace aérien dévolu aux différentes activités civiles et militaires et la posture permanente de sûreté.
  • GAAO : « La maîtrise de l’entrée en premier » La mission du groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO) consiste à déployer et à installer, même sous contraintes, les éléments d’une force projetée sur un théâtre d’opérations : installations de protection, de production d’eau potable et d’énergie, d’assainissement, mais aussi d’infrastructures aéronautiques, de postes de préparation et de conduite des opérations, d’environnement technique et de soutien de vie des combattants. La compétence unique de cette unité de plus de 300 hommes et femmes est d’être capable d’accomplir ses missions dans un contexte parfois hostile, en précurseur de l’arrivée de la force. Cette capacité est « l’entrée en premier » dont très peu d’unités peuvent se prévaloir.
  • GAIA : « Dissuasion nucléaire - Alerte H24 » Le groupement aérien des installations aéronautiques (GAIA 11.565) est responsable de la composante logistique indispensable à l’approvisionnement des matériels d’infrastructure au profit d’unités d’appui au déploiement comme le 25e régiment du génie de l’air (25e RGA) et le groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO) avec qui il travaille en parfaite symbiose.
  • GAA : Le groupement d’appui à l’activité (GAA) est chargé de garantir la disponibilité des capacités opérationnelles de la plateforme, d’assurer l’appui aux forces stationnées ou déployées sur la base aérienne ainsi que la coordination en planification et en conduite des activités opérationnelles qui s’y déroulent. Pour assurer ses missions, le GAA est composé d’unités, bureaux ou services subordonnés.
  • MFA : Sur base, la présence de la Musique des forces aériennes (MFA), composée de 63 militaires musiciens, a pour mission de faire rayonner l'armée de l'Air à l'échelle nationale en assurant plus de cent prestations par an, qu’elles soient militaires pour des cérémonies officielles ou au profit d’un public civil. Elle a fêté cette année, ses 40 ans de présence à Bordeaux.
  • Est présent également un détachement SENTINELLE permanent qui assure la mission de sécurisation de l’aéroport et de la gare de Bordeaux Saint-Jean
  • Un PELICANDROME où stationnent les Tracker et Canadair de la sécurité civile le temps de la période estivale pour protéger le massif forestier girondin

Une base modernisée sur laquelle stationnent deux états-majors au cœur de la préparation des forces aériennes[modifier | modifier le code]

Garde au drapeau de la base aérienne lors du défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Élysées, à Paris en 2008.
  • Le commandement des forces aériennes (CFA) est un commandement organique majeur de l'Armée de l'air française, chargé de la préparation et du soutien opérationnel des forces conventionnelles, spéciales et d’appui. Ce commandement est organisé autour d’un état-major, de six brigades métiers et d’un centre de permanence actif en permanence sur la base aérienne 106. Le CFA gère l'ensemble des ressources humaines et techniques permettant à l'armée française de disposer d'une force aérienne autonome en opération extérieure. Il regroupe ainsi 23 000 hommes et femmes répartis dans plus de 500 unités en France et à l’étranger. Il intervient en relation avec de nombreuses autres composantes militaires telles que l'État-major des armées (EMA), l'État-major de l'Armée de l'air (EMAA), le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), le commandement des Forces aériennes stratégiques (CFAS), la direction des ressources humaines (DRHAA), la direction de la maintenance aéronautique(DMAé), l'European Air Transport Command (EATC), bases aériennes, escadres, unités...
  • La Direction de la Maintenance Aéronautique, (DMAé) remplaçant la Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense (SIMMAD) depuis mai 2018[2], est chargée d’assurer la meilleure disponibilité des aéronefs et d’en maîtriser les coûts. Cette fonction s’exerce au profit de l’ensemble du parc aérien du ministère de la défense, aux équipements de soutien et aux armes et munitions. À ce premier volet s’ajoute une seconde mission d’expertise technique et logistique qui conduit la DMAé à proposer aux états-majors des actions d’optimisation qui concourent à améliorer la cohérence du maintien en condition opérationnelle. Ainsi conseillés, les états-majors définissent la politique générale de maintien en condition opérationnelle (MCO) de leurs matériels aéronautiques respectifs.

Une base portée par ses quelque 3.200 Aviateurs[modifier | modifier le code]

Ses effectifs se composant d’un peu plus de 20 % de femmes, d’environ 2 500 aviateurs, 100 terriens, 200 marins, 300 personnels civils de la Défense, 100 gendarmes et autres. En constante évolution, ils représentent près de 2.500 familles dans la région, jusqu’au sud du bassin d’Arcachon

Une base qui s’appuie sur ses réservistes[modifier | modifier le code]

Issus d’une carrière militaire ou des préparations militaires initiales et de perfectionnement à la Défense nationale via la Préparation militaire initiale du réserviste (PMIR), ils constituent un complément indispensable pleinement intégré aux unités d’active, y compris pour remplir les opérations intérieures (Vigipirate, Sentinelle) ou participer aux opérations extérieures.

Le Centre d’instruction et d’information des réserves de l’armée de l’air (CIIRAA) organise et coordonne les activités de formation et d’informations destinées aux réservistes de la base aérienne 106, du CFA, de la DMAé et du GSBDD.

Bénévole de la Défense : lien clef entre les armées et la Nation[modifier | modifier le code]

o  La réserve citoyenne à vocation à entretenir l’esprit de Défense et à renforcer le lien entre l’armée de l’Air et la société civile. C’est une réserve de rayonnement composée de volontaires civils, d’anciens militaires d’active ou de la réserve opérationnelle dûment agréés par l’autorité militaire en raison de leurs compétences, de leur expérience ou de leur intérêt pour les questions relevant de la défense nationale.

o  Les réservistes citoyens de la BA 106, soigneusement sélectionnés pour la richesse de leurs compétences et la qualité de leurs réseaux constituent, avec près de 80 membres, le plus grand réseau de France. Bénéficiant d’une animation et d’un programme de formation, ils ont pour vocation de créer des relais d’information afin d’ancrer la BA 106 au sein de la société civile. Cela consiste à agir principalement au sein de leur propre réseau : politique, sport, entreprise, éducation, services publics, collectivités territoriales. Ils permettent de développer les relations avec les autorités, élus locaux et plus largement la population afin de les sensibiliser aux problématiques de la Défense. Ils sont aussi chargés d’apporter un soutien sur divers domaines comme le recrutement, l’organisation de projets pédagogiques et citoyens, la participation à des évènements de grande envergure et bien évidemment de faire vivre le devoir de mémoire grâce à leur présence aux cérémonies commémoratives.

o  Le candidat à la réserve citoyenne doit se faire connaitre auprès du centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Bordeaux (50 rue des Trois-Conils à Bordeaux ou 05 57 53 60 23) et démontrer les compétences qu’il peut mettre au service de la base aérienne 106 et, plus largement, les activités qu’il est prêt à exécuter bénévolement au profit de l’armée de l’Air.

Une base partenaire en liaison avec le monde civil[modifier | modifier le code]

Mais aussi les rallyes citoyens pour collégiens et lycéens, les journées sport armées jeunesse, les journées européennes du patrimoine (JEP), ADS SHOW tous les 2 ans qui est un salon de l’aéronautique, et la tenue de nombreuses assemblées générales associatives. En 2016 elle a accueilli 79 stagiaires et une dizaine d'apprentis de BEP à Bac+3, et au premier semestre 2017 elle comptabilise déjà plus de 44 jeunes venus effectuer leur stage.

Ville marraine des unités[modifier | modifier le code]

  • Pauillac, ville marraine de l’escadron de transport 43 « Médoc » (ET 43 Médoc) depuis 1974, on trouve une stèle en bronze érigée aux bords du port en souvenir du rôle salvateur qu’a joué la ville pendant la guerre d’indépendance américaine en 1777. C’est dans le vaisseau la « Victoire » que le Marquis de Lafayette a rallié les Amériques
  • Saint-Estèphe est la ville marraine de la Musique des forces aériennes (MFA). Commune du Médoc, Saint-Estèphe est bâtie autour de son église paroissiale, patrimoine religieux à ne pas manquer. De style baroque et datant du XIe siècle, elle a été reconstruite en 1764 et est classée monument historique depuis 1995.
  • Saint-Aubin-de-Médoc, ville partenaire de l’escadron de soutien du ravitaillement technique aéronautique (ESRTa) Saint-Aubin-de-Médoc offre à ses quelque 6 700 habitants un cadre de vie « Village Nature » avec ses 2 700 hectares de forêt. Son église romane datant du XIIe siècle, contemporaine d’Aliénor d’Aquitaine, mérite également le détour. Une convention de partenariat a été signée le 9 décembre 2016 entre la commune girondine et l’Escadron de soutien du ravitaillement technique aéronautique (ESRTa).

Traditions[modifier | modifier le code]

Capitaine Michel Croci[modifier | modifier le code]

Originaire de la Manche (50) Michel Croci est né le 26 juillet 1944 à Montmartin-sur-Mer.

Jeune soldat appelé de la classe 64, il est incorporé à l’entrepôt de l’armée de l’Air no 603 à Limoges le 4 novembre 1963 avant de rejoindre, à l’issue de ses classes, l’annexe entrepôt de munitions 1.605 à Rocamadour. Promu au grade de caporal-chef avant de terminer son service militaire, il contracte un engagement de sept ans à compter du 1er mai 1965.

Son désir ardent d’embrasser une carrière de pilote de chasse l’amène alors à suivre le circuit des écoles du personnel navigant de l’armée de l’Air. Tout d’abord affecté à la base école 726 de Nîmes, il suit la phase initiale d’instruction militaire du personnel engagé avant de réussir aux tests d’aptitude conditionnant la poursuite de sa formation en tant qu’élève pilote au groupement école 315. Il rejoint alors la base aérienne 709 à Cognac le 3 novembre 1965.

Six mois plus tard, ayant terminé la phase de pilotage de base et étant retenu pour la spécialisation chasse, le sergent Croci arrive au groupement école 314 stationné sur la base aérienne 705 à tours afin d’y continuer son instruction, tout d’abord sur Lockheed T-33 T-Bird puis sur mystère IV.

Au printemps 1968, le jeune breveté sortant de l’école de chasse effectue son stage de transformation opérationnelle au sein de l’Escadron 1/8 Saintonge à Cazaux avant de choisir sa première affectation dans les forces : la 11e Escadre équipée de North American F-100 Super Sabre.

C’est en 1973 qu’il reprendra son entraînement opérationnel au sein de l’unité de combat à Toul-Rosières et deviendra le commandant de l’Escadrille d’entraînement au vol de la 11e Escadre, après avoir réussi son stage des officiers de réserve à Evreux.

C’est le 25 mai 1976 que le lieutenant Croci rejoint le détachement Air 188 de Djibouti, l’escadron 4/11 Jura, unité à laquelle il liera désormais sa carrière d’officier pilote de chasse.

Le 20 novembre, le capitaine Croci sur le F-100 D YC – 156 est victime d’une extinction réacteur au cours d’une passe de tir air-sol sur le champ de tir de la Doudah. Il s’éjecte avec succès et en est quitte pour un bain dans la mer rouge.

L’EC 4/11 étant dissous à Djibouti et recrée dès le lendemain à Mérignac, les pilotes de l’Escadron passent alors au Jaguar. C’est dans ce cadre qu’il devient commandant de l’Escadrille SPA 58 puis, à compter de septembre 1982, chef des opérations de l’Escadron, effectue de nombreux détachements en Afrique et participe notamment à l’opération Tacaud.

Le 25 janvier 1984, alors en détachement au Tchad, le capitaine Michel Croci s’envole à la tête d’une patrouille mixte Jaguar/Mirage F1 pour effectuer une mission de reconnaissance armée au-dessus d’éléments hostiles. Il trouve la mort lorsque son avion probablement touché par un projectile, explose. La mention « Mort pour la France » a été attribuée au capitaine Michel Croci par décision du ministre de la Défense.

Ses obsèques ont été célébrées sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac, sa base d’affectation, le 3 février 1984. Le 23 mai 1995, la base aérienne 106 reçoit le nom de tradition « Capitaine Michel Croci »

Son drapeau[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la base aérienne 106 est, à l’origine, celui de la 25e escadre de bombardement, créée le 1er janvier 1936 à Bizerte (Tunisie), à partir de trois glorieuses escadrilles de l’aviation maritime. Cette origine marine est symbolisée par des ancres figurées sur le drapeau en lieu et place du numéro de l’Escadre. Lors de la campagne de France en 1940, la 25e Escadre reste en Tunisie, seuls, quelques avions du GB II/25 participent à des missions offensives sur l’Italie.

Le groupe de bombardement II/25 étant dissous, le 1/25 est engagé en Syrie contre les britanniques, puis, après le débarquement des troupes alliées en Afrique du Nord, en Tunisie contre les troupes allemandes. En 1943, le GB 1/25 part pour l’Angleterre pour participer à la constitution les « Groupes Lourds » intégrés à la Royal Air Force. Il reçoit le nom de Tunisie. Ses équipages prennent part à l’offensive alliée, notamment au-dessus de la Ruhr. Près de 6 200 heures de vol, en majorité de nuit, sont alors accomplies, au prix de lourds sacrifices.

En 1945, à la fin du conflit, les « groupes lourds » rejoignent Mérignac, où ils constituent la 21e Escadre de bombardement qui obtient la garde du drapeau.

En 1951, la 21e Escadre étant dissoute, le GB 1/25 retrouve son autonomie et reçoit la garde du drapeau. Après un court répit, il part en opération en Indochine où il réalise près de 6 000 missions. A l’issue de la guerre d’Indochine, le GB 1/25 est dissous et le drapeau rejoint le Service historique de l’armée de l’Air.

En 1961, la 92e Escadre de bombardement créée à Cognac, s’implante à Mérignac avec le drapeau de la 25e qui lui a été attribué.

Après avoir été confiée pendant près de 20 années à la 92e Escadre de bombardement, la garde de ce drapeau revient de 1978 à 1992 au Centre d’instruction des forces aériennes stratégiques 00/328 (CIFAS 328), puis de l’Escadron de reconnaissance et d’instruction 01/238 (ERI 01/328)

Ce dernier étant dissous, la garde de ce drapeau est confiée à la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac.

Héraldique de l’insigne de la BA 106[modifier | modifier le code]

-          Définition héraldique : « écu ancien de Bordeaux posé sur un vol d’argent soutenu d’un avion du même ».

-         Symbolisme de l’insigne : Il reproduit fidèlement les armes de la ville de Bordeaux, lieu de stationnement de la base aérienne 106, encadrés d’un avion et d’ailes qui symbolisent l’armée de l’Air.

Il est donc directement inspiré pour sa partie principale de l’écusson de la ville de Bordeaux qui a pour définition héraldique : « Les lys seuls règnent sur la lune, les flots, le château et le lien ».

La symbolique qui s’y rattache est la suivant : les fleurs de lys représentent les armes de rois de France, le léopard rappelle les armes de la Province de Guyenne, le château reproduit les tours de l’ancien hôtel de ville dont il reste aujourd’hui la grosse cloche, le croissant figure la courbe décrite par la Garonne devant la ville, les eaux du fleuve baignent l’hôtel de ville.

Commandants[modifier | modifier le code]

  • Colonel Lionel Baverey (30 août 2017[3] - actuel)
  • Colonel Christophe Michel (6 juillet 2015[4] - 30 août 2017)
  • Colonel Oliver Célo (27 août 2013[5] - 6 juillet 2015)
  • Colonel Véronique Batut (2011[6] - 27 août 2013)
  • Colonel Guillemin (2009-2011)
  • Colonel Joubert (2007-2009)
  • Colonel Aubourg (2004-2007)
  • Colonel Chamagne (2001-2004)
  • Colonel Dall’Aglio (1999-2001)
  • Colonel Ferrando (1996-1999)
  • Colonel Jarry (1994-1996)
  • Colonel Bessombes (1992-1994)
  • Colonel Dischamps (1990-1992)
  • Colonel Sabathe (1988-1990)
  • Colonel Pouliquen (1986-1988)
  • Colonel Montigny (1984-1986)
  • Colonel Gellibert (1982-1984)
  • Colonel Verdier (1980-1982)
  • Colonel Dumas (1978-1980)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bordeaux-Mérignac Air Base, base arrière de l'USAFE , Air Fan 436 , mars 2015
  • McAuliffe, Jerome J : U.S. Air Force in France 1950-1967 Milspec Press (2005),