Missile de croisière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Missile de croisière SCALP-EG (Storm Shadow)
Drapeau de la France France
Missile de croisière Taurus
Drapeau de l'Allemagne Allemagne/Drapeau de la Suède Suède
Missile de croisière ALCM
Drapeau des États-Unis États-Unis
Missile de croisière AGM-129 ACM
Drapeau des États-Unis États-Unis

Un missile de croisière est un missile à longue portée (plusieurs centaines à quelques milliers de kilomètres), tiré vers une cible terrestre ou navale désignée à l'avance qu'il atteint en volant à grande vitesse et à très basse altitude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, le premier missile de croisière est le V1, que les Allemands lancèrent en masse en direction de l'Angleterre et de l'Europe de l'Ouest libérée à partir du 13 juin 1944.

Les États-Unis développèrent des « drones d'assaut », dont le premier utilisé au combat à une quarantaine d'unités fut l'Interstate TDR-1 (en), dérivé du Grumman TBF Avenger[1],[2],[3]. Sa première mission de combat eut lieu le contre des navires marchands japonais à l'ancre lors de la campagne de Bougainville. Il fut retiré du service au bout de deux mois[4],[5].

Après la Seconde Guerre mondiale, les deux principaux acteurs de la Guerre froide (URSS et États-Unis) développèrent leurs propres programmes de missiles de croisière, certains capables d'emporter une charge nucléaire. Le premier système américain, le missile Matador, fut déployé à partir de 1954.

En octobre 2015, les nations les ayant officiellement utilisés au combat sont les États-Unis, à partir du , le Royaume-Uni à partir de 1999, la France à partir du [6] et la Russie le [7].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les missiles de croisière peuvent être lancés depuis une infrastructure fixe au sol, d'un véhicule terrestre, d'un navire de guerre, d'un sous-marin ou d'un bombardier.

Leur propulsion est assurée par un turboréacteur, un statoréacteur ou un moteur-fusée. Leur vitesse est généralement entre 800 km/h et 1 000 km/h. L'URSS a développé plusieurs missiles supersoniques. Leur portée peut dépasser 3 000 km pour les plus gros.

Une fois le missile tiré, il est généralement totalement autonome, il rejoint sa cible grâce à un système de guidage inertiel, topographique ou satellite.

Les missiles de croisières destinés à l'exportation sont soumis au régime de contrôle de la technologie des missiles limitant leur portée à 300 km.

Liste des missiles de croisière[modifier | modifier le code]

Drapeau de la République populaire de Chine Chine[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

Drapeau de l’Union européenne Union européenne[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Inde Inde[modifier | modifier le code]

  • BrahMos (développé en association avec la Russie)
  • BrahMos-II (développé en association avec la Russie)

Drapeau du Pakistan Pakistan[modifier | modifier le code]

Drapeau de la République de Chine Taïwan[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Turquie Turquie[modifier | modifier le code]

  • SOM (Stand-off Mühimmat Seyir Füzesi)

Drapeau de l'URSS Union soviétique/Drapeau de la Russie Russie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Interstate TDR Attack Drone », sur http://www.pacificwrecks.com/,‎ (consulté le 15 mars 2016)
  2. (en) « TDR-1 Edna III », sur National Museum of Naval Aviation,‎ (consulté le 31 mars 2016).
  3. (en) « TDR-1 First Operational US Navy Drone......Successful in Combat in 1944! » [PDF], sur Newport News Shipbuilding Apprentice School Organizations (consulté le 15 mars 2016)
  4. David J. Blair et Nick Helms, « La nuée, le nuage et l’importance d’arriver le premier », Air and Space Power Journal,‎ , p. 37 (lire en ligne [PDF])
  5. (en) « Lagoon Airfield (Nissan Airfield, Green Island Airfield) », sur http://www.pacificwrecks.com,‎ (consulté le 15 mars 2016)
  6. Jean-Dominique Merchet, « La guerre en Libye coutera entre 300 et 350 millions d'euros », sur http://www.marianne.net/blogsecretdefense/, Marianne,‎
  7. « Démonstration navale russe depuis la Caspienne », sur Le fauteuil de Colbert,‎ (consulté le 9 octobre 2015)

Sur les autres projets Wikimedia :