Dassault Mirage 2000N/2000D

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Mirage 2000N
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Mirage 2000N au Radom Air Show, Pologne
Mirage 2000N au Radom Air Show, Pologne

Constructeur Drapeau : France Dassault Aviation
Rôle Bombardier stratégique
Premier vol

Le Mirage 2000N est une version du Mirage 2000 conçue pour la frappe nucléaire. Il a d'abord emporté le missile nucléaire ASMP puis emporte maintenant sa version améliorée ASMPA. Il fait partie du noyau de la force de dissuasion nucléaire française. Le Mirage 2000D est son homologue d'attaque conventionnelle.

Mirage 2000N[modifier | modifier le code]

Version spécialisée dans la frappe nucléaire en service depuis 1988, emportant le missile ASMP-A. La défense primordiale de l'appareil est assurée par le brouilleur électronique Caméléon, des leurres électromagnétiques et infrarouges Spirale, ainsi que d'un détecteur d'alerte radar Serval. Appareils stationnés à l'origine sur la base aérienne Luxeuil-Saint-Sauveur, jusqu'en 2010, et sur la base aérienne d'Istres-Le Tubé :

  • Mirage 2000N K1 : version initiale, armée uniquement du missile ASMP (31 avions, par la suite portés au standard K2) ;
  • Mirage 2000N K2 : version capable également d'assaut conventionnel tout temps (44 avions) ;
  • Mirage 2000N K2+ : version intermédiaire modifiée en vue de l'utilisation du missile ASMP retiré du service en 2011 ;
  • Mirage 2000N K3 : version armée du missile ASMP-A ; la seule en service à ce jour (30 avions ont été portés à ce standard dont 23 restent encore en service en 2015).

Mirage 2000D[modifier | modifier le code]

Mirage 2000D de la 30e escadre de chasse
Mirage 2000D
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Mirage 2000D de l'escadron de chasse 2/3 Champagne de Nancy-Ochey emportant 2 bombes guidées laser GBU-12 au-dessus de l'Afrique, le 29 janvier 2013, durant l'opération Serval.
Mirage 2000D de l'escadron de chasse 2/3 Champagne de Nancy-Ochey emportant 2 bombes guidées laser GBU-12 au-dessus de l'Afrique, le 29 janvier 2013, durant l'opération Serval.

Rôle Chasseur-bombardier
Premier vol
Mise en service 1993
Équipage
1 pilote + 1 navigateur officier système d'armes
Dimensions
Envergure 9,13 m
Longueur 14,36 m
Hauteur 5,30 m
Masses
Maximale 16 500 kg
Performances
Vitesse maximale 1 836 km/h (Mach 1,5)
Plafond 15 000 m

Version biplace air-sol d'assaut conventionnel tout temps spécifique à la France. Cette version est dérivée du Mirage 2000N et destinée à l'assaut conventionnel. Elle est demandée à la fin des années 1980, à la suite des retards du programme du Dassault Rafale, et initialement désignée Mirage 2000N' (à lire : Mirage 2000N prime). Les appareils sont stationnés sur la base aérienne de Nancy-Ochey (Escadron de chasse 1/3 NavarreEscadron de chasse 2/3 Champagne et Escadron de chasse 3/3 ArdennesEscadron de transformation Mirage 2000D 2/7 Argonne, tous rattachés à la 3e escadre de chasse). 78 exemplaires en service au , 71 au [1]. :

  • Mirage 2000D VI : dernière version du Mirage 2000D en cours de développement (2009) chez Dassault Aviation pour intégrer la liaison 16, comme pour le M2000-5F.

Ce chasseur-bombardier est doté de capacités de pénétration tout temps et d'une grande précision de navigation, qui en font le fer de lance des avions d'attaque au sol. Il est capable de mettre en œuvre toute la panoplie des armements air-sol en service dans l'Armée de l'air, de la bombe classique au missile de croisière en passant par tout l'éventail des armements à guidage laser, grâce à sa nacelle de désignation (PDLCTS). Depuis 1999, il participe à la plupart des engagements français sur les théâtres d'opérations, dont les opérations de sécurisation de l'Afghanistan au profit des forces déployées sur le terrain. Il est capable d'emporter et d'utiliser par tous les temps tous les types d'armements conventionnels en service dans l'Armée de l'air française : Mk 82GBU-12GBU-16GBU-22GBU-49 et GBU-24A/B, ainsi que les nouveaux missiles SCALP-EG et Apache. L'armée de l'air a récemment demandé que l'on conçoive des roquettes à guidage laser pour ce chasseur. La nouvelle configuration de l'armement de ce chasseur pourrait être deux missiles Mica, 6 GBU-12 ou AASM, ainsi qu'une vingtaine de roquettes.

Depuis , il est équipé de la Liaison 16. Tout comme le Mirage 2000N, il est équipé d'un radar Antilope V auquel s'ajoute un système d'autoprotection perfectionné. Le prototype du 2000D fait son premier vol le  et la version est mise en service en 1993. À la suite du retrait des Mirage F1 de l'Armée de l'air, le Mirage 2000D a été choisi pour embarquer la nacelle de reconnaissance tactique ASTAC (Analyseur de Signaux TACtiques) développée par Thalès[2]. Le Mirage 2000D no 646, immatriculé 118-MQ et appartenant à l'Escadron de chasse et d'expérimentation 5/330 Côte d'Argent, est utilisé pour des essais en vol sur la base aérienne 120 de Cazaux.

Fin 2015, on annonce le début de la modernisation à partir de 2016 de Mirage 2000D pour une livraison à partir de 2019; la cible est 45 appareils, voire 55 si la situation l'exige[1]. Le retrait de service est annoncé vers 2030[3],[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Helen Chately, « Les chantiers 2016 pour les matériels aéronautiques », sur Journal de l'Aviation (consulté le 18 octobre 2015).
  2. « L'intégration de la nacelle ASTAC sur les Mirage 2000D passe aux mains des experts du CEAM », sur Defens'Aero,‎ (consulté le 25 janvier 2015).
  3. Laurent Lagneau, « Les premiers Mirage 2000D « rénovés » seront livrés en 2019 », sur OPEX360,‎ (consulté le 1er octobre 2015).
  4. Michel Cabirol, « Le Mirage 2000D volera encore dans l'armée de l'air en 2030 », sur latribune.fr, La Tribune,‎ (consulté le 5 avril 2016).