Force de dissuasion nucléaire française

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Force de frappe.
France
Arsenal nucléaire
Image illustrative de l'article Force de dissuasion nucléaire française
Programme
Date de lancement 1954
Premier essai nucléaire 13 février 1960
(Gerboise bleue)
Premier essai Bombe H 24 août 1968
(Canopus)
Dernier essai nucléaire 27 janvier 1996 (Xouthos)
Statistiques
Charge nucléaire la plus élevée Secret défense
Nombre maximal d'armes nucléaires ~ 540 (1992)[1]
Nombre total d'essais nucléaires 210 détonations[2]
Arsenal courant < 300 ogives sur
48 missiles M51
54 missiles ASMPA[3].
Portée maximale estimation 11 000 kilomètres (SNLE)

(classé secret défense)

Traités internationaux
Traités signés TNP et TICE

La force de dissuasion nucléaire française, aussi nommée « force de frappe », désigne les deux composantes qui peuvent être utilisées par l'Armée française pour l'emploi de ses armes nucléaires : les missiles air-sol moyenne portée améliorés équipant les Mirage 2000 et les Rafale de l'Armée de l'air et de l'Aéronautique navale, et les missiles mer-sol balistiques stratégiques embarqués à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la Marine nationale. Jusqu'au milieu des années 1990, la force de frappe disposait, en plus des bombardiers et des sous-marins, de dix-huit silos à missiles et de cinq régiments d'artillerie nucléaire.

La France serait la troisième puissance nucléaire mondiale après la Russie et les États-Unis mais devant la Chine.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle crée le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour effectuer des recherches sur l'énergie nucléaire. L'histoire de la force de dissuasion nucléaire française commence réellement en 1954, pendant la guerre froide, lorsqu'un arrêté créa le Comité des explosifs nucléaires, démarrant officiellement le programme nucléaire militaire français.

Objectifs[modifier | modifier le code]

La base de la doctrine française est la volonté de conférer à l’arme nucléaire un rôle fondamentalement politique. Il s’agit « d’empêcher la guerre » : l’arme nucléaire ne saurait être un moyen de coercition ou une « arme d’emploi », c’est-à-dire une arme utilisable au même titre que les autres. Mais il s’agit également de pouvoir affirmer, sur la scène internationale, que la France ne dépend d’aucune autre puissance pour ce qui est de sa survie.

Une directive présidentielle du demandait que les forces nucléaires soient capables « d’infliger à l’Union soviétique une réduction notable, c’est-à-dire environ 50 %, de sa fonction économique ». Dans cette directive Charles de Gaulle explique cet objectif : « Dans dix ans, nous aurons de quoi tuer 80 millions de Russes. Eh bien je crois qu'on n'attaque pas volontiers des gens qui ont de quoi tuer 80 millions de Russes, même si on a soi-même de quoi tuer 800 millions de Français, à supposer qu'il y eût 800 millions de Français. »[4]

Dans ses mémoires, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing mentionne un ordre de grandeur analogue, en précisant qu’il avait retenu « comme objectif pour notre frappe stratégique la destruction de 40 % des capacités économiques de l’Union soviétique situées en deçà de l’Oural et la désorganisation de l’appareil de direction du pays »[5].

Au début des années 1980, la capacité effective de destruction minimale était de l’ordre de 35 % de la population et de 45 % de la capacité de production industrielle de l'URSS[6].

Le , le président de la République Jacques Chirac, en déplacement sur la base de sous-marins nucléaires de l'Île-Longue, confirme (à la suite de son discours de juin 2001) que l'utilisation de l'arme nucléaire contre « les dirigeants d'États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous » et également « à ceux qui envisageraient d'utiliser des armes de destruction massive » pourrait être envisagée. Cependant, il insiste bien sur le fait que l'arme nucléaire n'est pas une arme conventionnelle et que la France, dans l'optique de limiter le plus possible l'impact sur les civils, se dote de missiles ayant plus de souplesse, de flexibilité et de précision, comme le missile M51 (mer-sol) et l'ASMP (air-sol).

Dans ce discours, le président Chirac a notamment précisé que les intérêts vitaux de l'État, défendus par la force de frappe, comprennent notamment — les intérêts vitaux ne sont jamais définis ouvertement — les pays alliés de la France, ouvrant ainsi la voie à une défense européenne.

Le 21 mars 2008, le président Nicolas Sarkozy se fait le défenseur de la stabilité des conceptions françaises en matière de dissuasion nucléaire, qui demeure « objective » en ce sens qu'elle se positionne « tous azimuts », excluant les frappes préventives, puisqu'elle est « strictement défensive » et a annoncé que l'arsenal français serait réduit à un peu moins de 300 têtes[7].

En 2015, selon l'ancien général Henri Bentégeat, la France a la possibilité, outre des frappes anti-cités ou contre les centres névralgiques (politiques, militaires et économiques) d'effectuer des frappes dans des endroits pratiquement sans risque pour la population, soit éventuellement d'utiliser l'impulsion électromagnétique[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est avec l'ordonnance 45-2563, du (presque trois mois après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki), signée par le général de Gaulle, qu'est créé le Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Cet établissement a pour mission d'effectuer des « recherches scientifiques et techniques en vue de l'utilisation de l'énergie atomique dans les divers domaines de la science, de l'industrie et de la défense nationale », mais pendant presque dix ans, faute de moyens et de volonté politique, la décision de faire la bombe est repoussée.

Après la défaite de Diên Biên Phu (début mai 1954) puis l'échec de la Communauté européenne de défense (refusé par l'Assemblée nationale le ), dont le traité interdisait à la France d'entreprendre un programme nucléaire militaire indépendant[9], le président du Conseil, Pierre Mendès France, signa le le décret instituant une Commission supérieure des applications militaires de l'énergie atomique. Le 4 novembre, un second arrêté créait au sein de celui-ci un Comité des explosifs nucléaires présidé par le général Jean Crépin avec comme secrétaire et rapporteur le professeur Yves Rocard, démarrant officiellement le programme nucléaire militaire français[10].

Le 11 avril 1958, Felix Gaillard annonce la décision de préparation des premières explosions atomiques françaises pour le premier trimestre de 1960. En 1959 est créée la Société d'étude et de réalisation d'engins balistiques (SEREB), le mandataire de l'État et maître d'œuvre des futurs systèmes d'armes de la Force nucléaire stratégique (FNS). La présidence en est confiée à Charles Cristofini[11]. Un an plus tard, la SEREB collabore avec les sociétés Nord-Aviation et Sud-Aviation et établit les programmes des « Études balistiques de base » (EBB), dits des « Pierres Précieuses ». Ils sont destinés à acquérir les technologies nécessaires à la réalisation de la FNS. C'est aussi en 1959 que le premier bombardier Mirage IV, construit par Dassault, est présenté en vol au général de Gaulle lors du salon du Bourget, à peine trois années après la signature du projet.

Le a lieu le premier essai français d'une bombe A à Reggane, dans le Sahara algérien. Il est suivi en 1961 par l'essai en vol de la fusée AGATE au Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux à Colomb-Béchar en Algérie française, première de la série des « Pierres Précieuses » qui mèneront aux missiles balistiques stratégiques.

Les bombardiers stratégiques (1964)[modifier | modifier le code]

Représentation de l'AN-11, la première bombe A opérationnelle française, emportée par les Mirage IV de 1964 à 1967.
Article détaillé : Forces aériennes stratégiques.

L'année 1964 marque le début de la permanence de la dissuasion nucléaire française. En effet, le 14 janvier, les Forces aériennes stratégiques sont créées. En février, le premier Mirage IV et le premier avion ravitailleur Boeing C-135 arrivent dans les forces. En octobre, la première prise d'alerte par un Mirage IV, armé de la bombe AN-11, et un avion ravitailleur C-135F a lieu sur base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Le trio arme nucléaire, avion vecteur (Mirage IV) et avion de projection (ravitailleur) est alors opérationnel.

Au printemps 1966, avec neufs escadrons de quatre Mirage IV chacun, dont 12 avions en permanence en vol, l'ensemble de la 1re composante de la force de dissuasion est réalisée[12]. La France, selon la volonté du président de Gaulle, se retire alors du Commandement intégré de l'OTAN. Ce faisant elle affirme son autonomie stratégique.

Le a lieu le premier essai d'une bombe H, sur l'atoll de Mururoa dans l'océan Pacifique. L’année suivante, le poste de commandement Jupiter, sous le palais de l'Élysée rénové, devient le centre névralgique de la force de frappe.

La triade nucléaire (1971)[modifier | modifier le code]

Le Redoutable, le 1er sous-marin nucléaire français. En service dans la Force océanique stratégique de 1971 à 1991.

Dés 1963, le gouvernement français décida la diversification des vecteurs de ses armes nucléaires pour réduire la vulnérabilité de la Force de frappe face à une attaque surprise et compenser les limites offensives des Mirages IV face à une défense aérienne toujours plus performante. Cette politique passait par la réalisation de deux nouveaux systèmes d'armes stratégiques, terrestre et naval, en complément des bombardiers :

La première unité opérationnelle de 9 missiles S2, sur la Base aérienne 200 Apt-Saint-Christol du plateau d'Albion, est mise en service le ; la seconde le [13].

Le est armé le premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE): Le Redoutable. Il est rejoint par trois autres bâtiments (Le Terrible, Le Foudroyant et L'Indomptable) dans les cinq années qui suivent. Dans la foulée la flotte de Mirages IV est réduite à 40 appareils.

Les armes tactiques et préstratégiques (1972)[modifier | modifier le code]

Mirage IIIE de l'escadron de chasse 1/4 Dauphiné, en service au sein des Forces aériennes tactiques de 1972 à 1988.
Article détaillé : Force aéronavale nucléaire.

Les forces françaises avaient eu l'occasion de s'exercer au maniement d'armes nucléaires tactiques au début des années 1960 avec des armes américaines sous double clefs (missiles Honest John[14] et Nike-Hercules[15] en Allemagne de l'Ouest principalement). Mais le retrait du Commandement intégré de l'OTAN en avait privé les militaires français. Aussi la diversification de l'arsenal nucléaire passait il aussi par l’acquisition de ces armes, dont le rôle dans la stratégie nationale, d'abord floue, ne sera définit que sous la présidence de François Mitterrand. Plutôt que tactiques elles seront alors nommées "pré-stratégiques" car elles auraient été utilisées comme ultime avertissement à l'ennemi, en cas d'invasion inarrêtable par des moyens conventionnels, avant les frappes stratégiques[16].

En octobre 1972, deux escadrons de Mirage IIIE de la 4e escadre de chasse de la Force aérienne tactique (FATac) se voient confier la mission nucléaire tactique avec l’arrivée de la bombe AN-52 sur la BA 116 de Luxeuil[17]. Le , deux escadrons de SEPECAT Jaguar de la 7e escadre de chasse sont déclarés officiellement nucléaires tactiques sur la BA 113 de Saint-Dizier. Le un cinquième escadron de quinze Jaguars rejoint la FATac sur la BA 125 d'Istres pour contrer les bases navales soviétiques établies en Afrique du Nord[18].

Le Pluton, missile préstratégique de l'Armée de terre, opérationnel de 1974 à 1993.

Le , l’Armée de terre, sans vecteurs nucléaires depuis le retrait des missiles américains Honest John en 1966, retrouve sa place dans l’édifice stratégique national lorsque son 3e régiment d'artillerie est équipé du missile Pluton. Le Pluton équipera par la suite quatre régiments d'artillerie nucléaire supplémentaires (les 4e, 15e, 32e et 74e régiments d'artillerie).

Le , le porte-avions Clemenceau reçoit, à la suite d'une IPER, la qualification nucléaire. Un local spécial pour l'embarquement de quatre ou cinq armes nucléaires AN-52 pouvant être utilisé par les Super-Étendard de la Marine nationale y fut aménagé[19]; entre 1980 et 1981, c'est le Foch qui est à son tour aménagé dans cette fonction pour une prise opérationnelle de service le 15 juin 1981[20],[21].

Bien que la France ne fasse plus parti du Commandement intégré de l'OTAN, elle passe une série d'accords secrets avec l’organisation militaire à la fin des années 1970 pour coordonner avec ses membres d’éventuelles frappes nucléaires tactiques. De même, à partir de cette époque, les États-Unis partagent des secrets nucléaires avec la France, tel le dispositif de sécurité et d'armement[22].

La troisième force nucléaire mondiale (1980)[modifier | modifier le code]

Un missile S3, en service de 1980 à 1996. Ici au musée du Bourget.

Durant les années 1980, les SNLE deviennent la pièce maîtresse de la dissuasion française. À partir de 1983, trois d'entre eux sont constamment déployés en mer prêt à faire feu. Des programmes de modernisation des vecteurs, aériens, navals et terrestre sont lancés. À la fin de cette décennie la Force de frappe atteint son maximum avec plus de 500 ogives nucléaires réparties sur :

Le Bulletin of the Atomic Scientists estime un pic de 540 ogives en 1992 et un total de 1 260 armes construites depuis 1964[1].

Les effectifs impliqués au sont alors de 26 490 personnes répartit ainsi[25] :

Forces nucléaires stratégiques : 17 372 personnels

  • Armée de terre : 1 894 personnels
  • Armée de l’air : 9 192 personnels
  • Marine nationale : 4 976 personnels
  • Gendarmerie : 732 personnels
  • Divers : 578 personnels

Armement nucléaires pré-stratégiques : 9 118 personnels

  • Armée de terre : 5 993 personnels
  • Armée de l’air : 2 861 personnels
  • Marine nationale : 189 personnels
  • Gendarmerie : 75 personnels

Réduction et modernisation de l'arsenal (depuis 1991)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tir froid et Simulation (programme nucléaire).

Un premier escadron d'avions Jaguar abandonne le rôle nucléaire tactique à partir du , les 2 derniers le .

Le , le Président de la République annonce le retrait anticipé des missiles Pluton dont les derniers seront retirés le . Son successeur, le missile Hadès, est déployé à partir de 1992 au sein du 15e régiment d'artillerie.

Des essais à la simulation[modifier | modifier le code]

Le , le président Mitterrand annonce la mise en place d'un moratoire sur les essais nucléaires. Le , nouvellement élu, le président Jacques Chirac déclare que huit essais nucléaires auront lieu de septembre 1995 à janvier 1996. Ces essais ont pour but de récolter assez de données scientifiques pour simuler les futurs essais. Une vague de contestation internationale a lieu. Le , dans un communiqué, la présidence annonce, après le sixième essai (qui a eu lieu le 27 janvier sur l'atoll de Fangataufa en Polynésie) sur les huit prévus à l'origine, que la France met fin aux essais nucléaires. Avec ce dernier tir, c'est 210 explosions qui ont été réalisées par la France depuis l'acquisition de l'arme atomique en 1960 d'une puissance cumulée d'environ 13 mégatonnes[26].

Après cette dernière campagne de tests, la France signe le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) le 24 septembre et démantèle ses installations de tests dans le Pacifique. Le Parlement ratifie le TICE le , engageant ainsi la France à ne plus jamais réaliser d'essais nucléaires. Les essais sont désormais réalisés par le programme « Simulation ».

Retrait de la composante terrestre[modifier | modifier le code]

Le 22 février 1996, le président Chirac annonce la fermeture et le démantèlement des silos du plateau d'Albion.

Le dernier missile Hadès est démantelé le 23 juin 1997 après seulement cinq années de service. Depuis cette date, la force de frappe ne dispose plus de composante terrestre.

Depuis fin 1997, les deux sites de production de matières fissiles de qualité militaire sont en cours de démantèlement (Marcoule pour le plutonium militaire, devra être achevé en 2050 et de l'usine militaire de Pierrelatte pour l'uranium hautement enrichi, fin du démantèlement en 2008).

Développements récents[modifier | modifier le code]

Entre 1997 et 2010, quatre SNLE de classe Le Triomphant remplacent les six de classe Le Redoutable ; le dernier sous-marin, Le Terrible, livré en 2010, est équipé du nouveau missile M51 qui remplace les M45.

Entre 2008 et 2011 le nouveau missile ASMPA, remplaçant de l’ASMP, à Tête nucléaire aéroportée (TNA), est livré[27].

Budget[modifier | modifier le code]

Depuis la chute de l'Union soviétique et le changement dans la doctrine de la dissuasion nucléaire qui en a découlé, le budget du maintien de la Force de frappe a été réduit :

Évolution des crédits de la dissuasion nucléaire de 1990 à 2015[28],[29],[30]
Année Crédits de paiement
(en milliards d'euros constants de 2015)
Part dans le budget de la Défense
(titres V[31] et VI[32])
1990 7,25 31,4 %
1995 4,2 21,9 %
2000 3,03 19,1 %
2005 3,58 20,7 %
2010 3,75 21 %
2015 3,55

Systèmes d'armes[modifier | modifier le code]

Tableau des systèmes d'armes nucléaires français historiques et en service[33]
Dates Vecteurs Effecteur Type Nombre Puissance Commentaires
Forces nucléaires stratégiques
Forces aériennes stratégiques (FAS)
1964-1967 Dassault Mirage IVA AN-11 Bombe 36 70 kt 40 produites. Déployés sur 9 escadrons en 1966.
1967-1988 AN-22 36 70 kt AN-11 allégée et avec un parachute retardateur.
1971-1983 S2 MR 31 SSBS 18 130 kt Déployés en silos sur le Plateau d'Albion.
1980-1996 S3 TN 61 18 1 200 kt
1986-1996 Dassault Mirage IVP ASMPb TN 80 Missile air-sol 18 300 kt Déployés sur deux escadrons (EB 1/91 et 2/91).
1988-2012 Dassault Mirage 2000Na TN 81 50 300 kt 80 ogives fabriquées[34].

Déployés sur trois escadrons (EC 1/4, 2/4 et 3/4).

2009[35]-2018 Dassault Mirage 2000N K3 ASMPAb TNA Missile air-sol 300 kt 47 ogives fabriquées.

Déployés sur un escadron (EC 2/4).

2009- Dassault Rafale B F3 Déployés sur un escadron (EC 1/4).
Force océanique stratégique (FOST)
1971-1979 Classe Le Redoutable M1 MR 41 MSBS 32 500 kt Déployés uniquement sur le Redoutable et le Terrible.
1974-1979 M2 16 Déployés uniquement sur le Foudroyant[36].
1976-1978 M20 TN 60 16 1 200 kt Aides à la pénétration ajoutées au missile M2.
1978-1993 TN 61 64 Version allégée de la TN 60.
1985-1997 M4A TN 70 96 150 kt x 6 1er missile mirvé. Déployés sur l'Inflexible.
1988-2005 M4B TN 71 288 150 kt x 6
1997-2017 Classe Le Triomphant M45[37] TN 75 288 110 kt x 6
2010- M51.1 MSBS 288 Déployés sur le Terrible puis le Vigilant et le Triomphant.
2017- M51.2 TNO 100 kt x 6 Déployés sur le Téméraire.
Force aéronavale nucléaire (FANu)
1978-1991 Dassault Super-Étendard AN-52 Bombe 10 6-25 kt Bombe dérivée de l'AN-51. 80 à 100 fabriquées.
1989-2012 Dassault Super-Étendard ASMP TN 81 Missile air-sol 10 300 kt 80 ogives fabriquées.
2010- Dassault Rafale M F3 ASMPA TNA Missile air-sol 300 kt Déployés sur trois flottilles (11F, 12F et 17F).
Forces nucléaires tactiques

Forces Aériennes Tactiques (FATac)

1972-1988 Dassault Mirage IIIE AN-52 Bombe 6-25 kt Déployés sur deux escadrons (EC 1/4 et 2/4).
1973-1991 SEPECAT Jaguar A Déployés sur trois escadrons (EC 1/7, 3/7 et 4/7).
Artillerie Nucléaire Tactique (ANT)
1974-1993 AMX-30 Pluton Pluton AN-51 SRBM 30 10-25 kt Puissance sélectionnable. 70 ogives fabriquées.

Équipe 5 régiments d'artillerie (3e, 4e ,15e, 32e, 74e).

1991-1996 Camion semi-remorque Hadès TN 90 30 80 kt Déployés sur 15 camions banalisés en stockage.

a : Les Mirage 2000N, introduits en 1988, ne furent intégrés aux Forces aériennes stratégiques (FAS) qu'à partir du , auparavant ils dépendaient des Forces Aériennes Tactiques (FATac).

b : Les missiles Air Sol Moyenne Portée (ASMP) et Air Sol Moyenne Portée Amélioré (ASMPA), bien que désignés « préstratégique », sont intégrés aux FAS depuis la dissolution des FATac.

Sites nucléaires militaires[modifier | modifier le code]

Wikitext.svg
La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations concernant la typographie, les liens internes, etc. (juillet 2017). Découvrez comment la « wikifier ».
Sites de fabrication et de test d'armes et de vecteurs nucléaires.
Dates Site Fonctions Commentaires
Recherche, conception, fabrication
1955-1997 Fort de Vaujours Recherche et conception spécialisé en détonique et engins.
1955-1999 Fort de Limeil Recherche spécialisé sur les bombes H.
1955- DAM Île-de-France
(CEA de Bruyères-le-Châtel)[38]
Recherche, conception et simulation d'essais. Abrite le Très Grand Centre de calcul (TGCC).
1957- CEA Valduc[39] Recherche, conception, fabrication des composants nucléaires des armes et expériences de criticité. Accueil une installation franco-britannique.
1959- CEA Gramat[40]
(Centre d’étude de Gramat)
Recherche et évaluation de la résistance des armes. Spécialisé en détonique et électromagnétisme[41].
1962[42]- CEA Le Ripault[43] Recherche, conception et fabrication des composants non nucléaires des armes.
1963- Centre de Cadarache Recherche et conception. Conception des réacteurs navals.
Fabrication de matière fissile
1946-1971 Usine du Bouchet Conversion de l'uranium. Démantelé depuis 1979.
1955-2009 Site nucléaire de Marcoule Fabrication de plutonium et tritium. Réacteurs en démantèlement.
1960-1996 Usine militaire de Pierrelatte Enrichissement de l'uranium. Démantelé depuis 2008.
Essais
1957-2014 Polygone d'expérimentation de Moronvilliers Essais sous-critiques. Accueillait la machine de radiographie flash Airix.
1957-1961 Centre d'expérimentation saharien militaire (CESM) Essais nucléaires aériens. 4 essais réalisés.
1961-1966 Centre d'expérimentations militaires des oasis (CEMO) Essais nucléaires souterrains. 13 essais réalisés.
1964-1996 Centre d’expérimentation du pacifique (CEP) Essais nucléaires aériens et souterrains. 193 essais réalisés, dont 46 aériens.
1965- Centre d’études scientifiques et techniques d'Aquitaine (CESTA)[44] Essais sous-critiques et simulés. Accueil le laser Mégajoule depuis 2014.

État des forces en 2012[modifier | modifier le code]

Comparaison des systèmes d'armes : à gauche, SNLE équipé du missile M4. À droite, SNLE-NG équipé du missile M45 et le futur missile M51

En 2012, selon un rapport d’information du Sénat, les forces françaises sont à l’état suivant[45].

La Force océanique stratégique comprend quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins équipés de missiles mer-sol balistiques stratégiques. Ils se relaient pour des missions de patrouilles de dix semaines environ. La puissance nucléaire totale par sous-marin est équivalente grossièrement à 1 000 fois la puissance de Little Boy largué sur Hiroshima[46].

Les Forces aériennes stratégiques utilisent les missiles air-sol ASMPA dotés de tête TNA sous des avions Mirage 2000N à la base aérienne 125 Istres-Le Tubé. Ce missile est également utilisé avec les avions Rafale à la base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson et ceux embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle.

Il n’existe plus de composante terrestre.

Le programme HERMES permet la transmission aux forces et systèmes d’armes, quelle que soit leur situation ou leur localisation, des éléments nécessaires à l’élaboration des missions, ainsi que des ordres exceptionnels. Le Président de la République peut mettre en œuvre à tout moment les forces nucléaires.

Le programme Simulation :

  • le calculateur TERA-100 en service depuis 2011,
  • la machine radiographique Airix, destinée à l’étude du fonctionnement non nucléaire des armes, est implantée sur le polygone d’expérimentation du CEA/DAM depuis 2000.
  • le Laser Mégajoule destiné à l’étude du domaine thermonucléaire a été mis en service en 2014[48].

Évolutions à venir[modifier | modifier le code]

En 2012, certaines évolutions sont prévues[45] :

  • adapter les trois premiers SNLE pour recevoir le missile M51.1 (ces travaux dureront jusqu’en 2018);
  • développer le missile M51.2 qui sera équipé de têtes TNO à la place des TN 75 (mise en service prévue en 2015).

D’autres décisions restent à prendre[49] :

  • La construction du premier SNLE de troisième génération devra commencer en 2020 (le Triomphant sera retiré du service en 2030);
  • Les missiles M51 et ASMPA devront être rénovés à mi-vie au début des années 2020. L'ASMPA-R devant l’être à partir de 2022.

En 2017, il est estimé qu'il faut lancer un programme air-sol nucléaire de 4e génération (ASN4G) pour remplacer l'ASMPA à la fin des années 2030[50];

Le chef de l'État François Hollande, lors de son discours du 19 février 2015 faisait le point sur le nombre de têtes nucléaires et le situait en dessous de 300.

Débat public et opposition[modifier | modifier le code]

Utilité militaire et politique[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de la guerre froide, la question de l’utilité de l’arme nucléaire est posée. Le 14 octobre 2010, Alain Juppé, Bernard Norlain, Alain Richard et Michel Rocard écrivent dans Le Monde que la dissuasion a permis de limiter les conflits pendant la guerre froide, mais les conflits actuels offrent beaucoup moins de prise aux mécanismes de la dissuasion[51].

En mai 2010, Alain Juppé réaffirme sa position en faveur de la dissuasion "Dans le Livre blanc, il est dit très clairement que notre dissuasion ne doit pas dépendre de la capacité des autres pays nucléaires et qu’il n’y a pas donc de proportionnalité dans les efforts de désarmement. La France a quand même réduit son arsenal à 300 têtes nucléaires, c’est-à-dire environ la moitié de la capacité maximum atteinte dans la période de la guerre froide. Par rapport aux 22 000 têtes des arsenaux américains et russes, il y a de la marge. C’est aussi pour cette raison que le moment n’est pas venu. Nous devons être relativement prudents sans être pour autant en arrière de la main. En matière de désarmement, la France n’a pas beaucoup de leçons à recevoir car elle a fait énormément de choses dans ce sens depuis une quinzaine d’années."[52]

Lors de la campagne électorale des élections présidentielles de 2012, à l'exception des candidats d'extrême-gauche et d'Eva Joly, tous les candidats de gauche, du centre, et de droite se déclareront favorables à la dissuasion nucléaire, et ce après la visite à bord du Le Triomphant du futur président de la république François Hollande et son discours d'engagement en faveur de la dissuasion reprenant sa tribune du 20 décembre 2011 : "D'ores et déjà je veux réaffirmer [...] la consolidation de notre dissuasion nucléaire [...] le contexte international n'autorise aucune faiblesse [...] Nous conserverons donc les deux composantes, aérienne et sous-marine, de notre dissuasion. L'engagement est repris à l'encre rouge sous le no 60 du programme de François Hollande.

Un sondage réalisé en 2013 lors de début du mandat du président Hollande, par l'institut LH2 indiquera que pour 68% des Français, soit un bond de 14% en un an, la possession de l'arme nucléaire est un point fort de notre défense[53].

Selon un rapport du Sénat il y a un consensus bien établi chez les dirigeants politiques français qui a pour objet le fait que la force nucléaire donne à la France un poids diplomatique à l’échelle mondiale[54].

Critique des essais nucléaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Essais nucléaires français.

Le Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) ne contient aucune disposition visant à limiter les droits d'un État doté de l'arme nucléaire (cinq États, dont la France, sont « dotés » au sens du traité) à procéder à un essai nucléaire. Cela dit, le préambule du TNP se réfère à l'interdiction totale des essais nucléaires, ce qui explique que la France n'a adhéré au TNP qu'en 1992.

Les organisations antinucléaires françaises et internationales ont toujours critiqué les essais nucléaires. Au premier rang figure Greenpeace qui, à partir de 1972, envoya des navires perturber les tirs d'essais à Moruroa. S'ensuivirent des tentatives identiques continues, systématiquement repoussées par la Marine nationale. Cette lutte conduisit à la tragique affaire du Rainbow Warrior en juillet 1985.

La reprise d'une série de six essais nucléaires souterrains en Polynésie française, décidée le 13 juin 1995 par le président Jacques Chirac, afin de valider les modèles de simulation numérique des essais, a provoqué une vague de contestation au niveau national et international. À l'issue de ces essais, achevés le 27 janvier 1996, la France a signé, en mars 1996, le traité de Rarotonga qui a créé une zone dénucléarisée dans le Pacifique Sud et a signé le 24 septembre 1996 le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, mettant ainsi un point final à la polémique. Le traité a été ratifié le 6 avril 1998.

En avril 2012, à l'inverse de la France, la plupart des États détenteurs (ou potentiellement détenteurs) de l'arme atomique n'ont pas signé ce traité (Corée du Nord, Inde, Pakistan, Israël[55]), ou l'ont signé mais pas ratifié (Chine, États-Unis, Iran), ce qui le rend inefficace.

Importance technologique[modifier | modifier le code]

Des sénateurs ont signalé l’importance des retombées technologiques issues de la recherche sur l’arme nucléaire, dans les domaines des calculateurs, de la micro-électronique, de l’optique, de la physique des particules…[56].

La fusée Ariane et les sous-marins nucléaires d'attaque utilisent les mêmes savoir-faire que les missiles balistiques et les SNLE.

Aspect juridique[modifier | modifier le code]

Les critiques s'appuient sur l'avis consultatif de la Cour internationale de justice en 1996 qui déclare que « la menace ou l'emploi d'armes nucléaires serait généralement contraire aux règles du droit international applicable dans les conflits armés ». Néanmoins, dans ce même avis, la Cour précise en conclusion que « au vu de l'état actuel du droit international, ainsi que des éléments de fait dont elle dispose, la Cour ne peut cependant conclure de façon définitive que la menace ou l'emploi d'armes nucléaires serait licite ou illicite dans une circonstance extrême de légitime défense dans laquelle la survie même d'un État serait en cause »[57].

Cet avis a donné lieu à divers commentaires de juristes, publiés le 28 février 1997 dans un numéro de la Revue internationale de la Croix-Rouge consacré aux armes nucléaires[58].

Dimension économique et sociale[modifier | modifier le code]

Enfin, les critiques portent sur la dimension économique et sociale de la force de dissuasion nucléaire, dont la modernisation s'élève à plus de 10 milliards d'euros (3 milliards pour le seul missile M51) dans le budget de défense[59]. Dans la Loi de Programmation Militaire votée par le Parlement pour les années 2014-2019, 23 milliards d'euros sont dédiés à la dissuasion parmi les 102 milliards de l'équipement de l'armée française, soit environ 20% du total[60]

En mars 2012, un sondage Ifop/Mouvement de la paix (en partenariat avec Témoignage chrétien et l'Humanité) fait apparaître que 81 % des Français désirent que la France « s'engage dans un processus de désarmement nucléaire mondial et total » et que 64 % ne sont pas favorables à la modernisation des armes nucléaires françaises[61].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Robert S. Norris, Hans M. Kristensen, « Global nuclear weapons inventories, 1945–2010 », sur http://bos.sagepub.com/, Bulletin of the Atomic Scientists, (consulté le 22 février 2011)
  2. « Les essais nucléaire français », sur Capcomespace (consulté le 2 septembre 2012)
  3. Zone militaire, « Le président Hollande dévoile les capacités nucléaires françaises », sur opex360.com, .
  4. Cité dans Général François Maurin, « La mise en place de la triade stratégique (Mirage IV, SSBS Albion, SNLE) et des chaînes de contrôle », Université de Franche-Comté – Institut Charles de Gaulle, p. 229
  5. Forces aériennes stratégiques, Serge Gadal, Economica, 2009
  6. P. Boureille, « 1960 : le projet de constitution d’une force de frappe océanique stratégique comme réponse à la menace soviétique », Revue historique des armées, mars 2004, p. 63-73
  7. Discours du président de la République française du 21 mars 2008 [lire en ligne]
  8. « Face aux nouvelles menaces, à quoi sert la dissuasion nucléaire ? », sur Le Point, (consulté le 14 juillet 2015)
  9. Michel Clapié, Manuel d'institutions européennes, 3e éd., Champs Université Flammarion, Paris, 2010, p. 121-128
  10. Pierre Mendès France et la recherche scientifique et technique - Jean-Louis Rizzo, La Revue pour l’histoire du CNRS, no 6 - mai 2002
  11. Valensi Edouard, La dissuasion nucléaire: L'aventure nucléaire française ; Les ergots du coq, L'Harmattan, (ISBN 978-2343004136, lire en ligne), p. 155-156
  12. Henri de Wailly, Cette France qu'ils aiment haïr, L'Harmattan, 2004. (ISBN 2-7475-7277-3), p. 31
  13. SSBS et MSBS , Les Fusées en Europe, université de Perpignan
  14. « Historique du système d'arme. », sur Pour les anciens des Honest-John et les esprits curieux. (consulté le 31 mars 2015).
  15. (en) French Army Air Defense Missiles Nike & Hawk - G. Dessornes, 2007[PDF]
  16. Perrot 1984, p. 232
  17. La 4e escadre de chasse, Site de la base aérienne116
  18. La 7e Escadre et ses Escadrons, Association des Personnels et Amis de la 7e Escadre de Chasse
  19. Guide d'accueil du porte-avions Clemenceau R98
  20. Georges Croulebois, Pont libre, Éditions des 7 vents, 1993, (ISBN 287716-052-1), p. 211
  21. Marc Théléri, Initiation à la force de frappe française (1945-2010), Stock, 1997, (ISBN 2234047005), p. 100
  22. Les États-Unis ont un programme secret de sécurisation de l'arsenal nucléaire pakistanais - Sylvain Cypel, Le Monde, 20 novembre 2007 (site d'Europe Solidaire Sans Frontières)
  23. [PDF] Allocution prononcée par le Premier ministre de la France, Pierre Mauroy, le 20 septembre 1983, lors de la séance d'ouverture de la 36e session de l'IHEDN
  24. Patrick Boureille, « L’outil naval français et la sortie de la guerre froide (1985-1994) », sur http://rha.revues.org, Revue historique des armées, (consulté le 26 octobre 2009)
  25. David Delporte, « Entre réalité et prospective : L'armée de terre française en janvier 1989 B / ETATS DES EFFECTIFS DE L’ARMÉE FRANÇAISE : », (consulté le 31 août 2017).
  26. Christian Bataille et [[Henri Revol|Henri Revol]], Rapport sur les incidences environnementales et sanitaires des essais nucléaires effectués par la France entre 1960 et 1996 et éléments de comparaison avec les essais des autres puissances nucléaires, Assemblée nationale, , 248 p., p. 13
  27. « Les derniers ASMPA ont été livrés fin 2011 », sur Mer & Marine, (consulté le 22 mars 2012)
  28. Rapport du Sénat sur le Projet de loi de finances pour 2005 : Défense - Nucléaire, espace et services communs
  29. Projet de loi de finances 2010 : Budget de la défense - 30 septembre 2009 [PDF] (voir archive)
  30. Nicolas Maldera, « Quelles évolutions pour la dissuasion nucléaire française ? », sur www.ifrap.org, (consulté le 23 juin 2017)
  31. Titre V : recherche et études ; développement, fabrication de matériels et munitions ; infrastructures
  32. Titre VI : subventions d'investissement
  33. « Bombes et têtes nucléaires françaises retirées du service, en service et futures »,
  34. (en) « Air-Sol Moyenne Portée (ASMP/ ASMP-A) », sur missilethreat.csis.org, (consulté le 22 juin 2017)
  35. « Dassault Mirage 2000N », sur aviationsmilitaires.net, (consulté le 16 août 2017)
  36. (en) Ivan Gogin, « LE REDOUTABLE nuclear ballistic missile submarines (1971 - 1980) », sur www.navypedia.org, (consulté le 23 juin 2017)
  37. (en) « M45 », sur missilethreat.csis.org, (consulté le 22 juin 2017)
  38. « DAM Ile-de-France - CEA », sur www-dam.cea.fr (consulté le 28 juin 2017)
  39. « Valduc - CEA », sur www-dam.cea.fr (consulté le 28 juin 2017)
  40. « Gramat - CEA », sur www-dam.cea.fr (consulté le 28 juin 2017)
  41. Le CEA Gramat, (lire en ligne)
  42. « Monts : le CEA du Ripault fermera ses portes en 2019 », la Nouvelle Republique.fr,‎ (lire en ligne)
  43. « Le Ripault - CEA », sur www-dam.cea.fr (consulté le 28 juin 2017)
  44. « Le Cesta - CEA », sur www-dam.cea.fr (consulté le 28 juin 2017)
  45. a et b Sénat 2012, p. 9 à 16
  46. Les dégâts du Triomphant minimisés ? - Le Figaro, 19 février 2009
  47. « Le SNLE Le Vigilant retrouve l’Ile Longue », sur Mer et Marine, (consulté le 17 février 2013)
  48. http://www-lmj.cea.fr/fr/lmj/index.htm
  49. Sénat 2012, p. 29 à 32
  50. Laurent Lagneau, « Pour le Sénat, des choix sont à faire sans tarder pour assurer l’avenir des Forces aériennes stratégiques », (consulté le 1er septembre 2017).
  51. Sénat 2012, p. 19 et 20
  52. « Alain Juppé : « Un mouvement contrôlé vers le désarmement nucléaire est souhaitable » », sur diploweb.com La revue géopolitique, (consulté le 13 mai 2015)
  53. Philippe WODKA-GALLIEN, ESSAI NUCLÉAIRE La force de frappe française au XXIe siècle : défis, ambitions et stratégie, LAVAUZELLE, , 215 p. (ISBN 978-2-7025-1606-5, [8%20p%2079 lire en ligne])
  54. Sénat 2012, p. 41 et 42
  55. « UNTC », sur treaties.un.org (consulté le 9 août 2016)
  56. Sénat 2012, p. 43 et 44
  57. (en) « Licéité de la menace ou de l'emploi d'armes nucléaires », Cour internationale de justice, (consulté le 12 novembre 2008), p. 44 (85 du PDF [PDF]
  58. Revue internationale de la Croix-Rouge no 823 du 28/02/1997 Armes nucléaires Lire en ligne
  59. Document de la campagne contre le missile M-51[PDF]
  60. Loi de Programmation Militaire: Dossier Thématique, Ministère de la Défense, Paris 2014, p. 15.
  61. Sondage IFOP de mars 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]