Base aérienne 721 Rochefort

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Base aérienne 721 Rochefort
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Date d'ouverture 19 juin 1978
Coordonnées 45° 53′ 22″ nord, 0° 58′ 57″ ouest
Superficie 230
Altitude 17 m (56 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
RCO
RCO
Pistes
Direction Longueur Surface
13/21 2 280 m (7 480 ft) bitume limineux
Informations aéronautiques
Code AITA RCO
Code OACI LFDN
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air

La base aérienne 721 Rochefort « adjudant Pierre Gemot » est une base aérienne de l'Armée de l'air française située sur les communes de Soubise, Saint-Agnant et Échillais dans le département de la Charente-Maritime.

Elle accueille l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air (EFSOAA).

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La base aérienne 721 est située à 8 km au sud de Rochefort. Elle est implantée sur un site de 230 hectares dont 140 hectares de verdure et d'espaces boisés. L'architecture du site est l'œuvre de Pierre-André Dufetel, grand prix de Rome en 1952. La base aérienne utilise une piste qui sert également à l'aéroport de Rochefort - Charente-Maritime .

Histoire de la base[modifier | modifier le code]

En 1931, l’École des mécaniciens de l’Armée de l’air investit le site du centre « aéronavale » au nord du fleuve côtier « Charente » et à l’ouest du centre-ville de Rochefort. Dès le début des années 1960, l’évolution des effectifs et des techniques donne à l’École un certain aspect vieillissant et désordonné.

Alors qu’en 1969, le ministère de la Défense annonce le départ de l’École à Évreux, les réactions sont unanimes dans le département et Albert Bignon, député du département de la Charente-Maritime, réussit in extremis à faire annuler la décision. L’École reste donc en Charente-Maritime mais une nouvelle localisation doit être trouvée rapidement.

Sans encore avoir choisi le site, l’Armée de l’air exige que soit construite une piste de 1 700 x 30 mètres sur le même site. En effet, le site de l’aéronavale comporte une seule piste en herbe utilisable de mai à octobre.

Après quelques études rapides, le choix du nouveau site se porte sur un espace situé sur les communes de Saint-Agnant, Échillais et Soubise.

En mars 1971, Jean Morin, le nouveau maire de Rochefort, s’emploie à créer la structure indispensable à la réalisation de la piste et le 29 juin 1973, le conseil municipal prend la décision de participer à la constitution du syndicat mixte pour la création et la gestion de l’aérodrome de Rochefort – Saint-Agnant. La ville doit participer à hauteur de 25 % à l’ensemble des dépenses induites par cette réalisation.

Le 23 octobre 1973, sur requête du préfet de Charente-Maritime, le conseil municipal demande que la piste soit d’une longueur de 2 200 mètres, acceptant toutefois que dans un premier temps elle n’ait une longueur de 1 800 mètres pour 45 mètres de largeur. Mais il faut attendre le 4 juillet 1975 pour que le conseil municipal approuve les statuts du syndicat mixte.

Ainsi, quatre ans ont été nécessaires entre la pose de la première pierre de la base aérienne 721 et celle de la piste par Pierre Messmer[pas clair], alors Premier Ministre.

La piste existante est mise en service le 10 octobre 1980, mais avec des caractéristiques encore différentes : 1 900 x 30 mètres.

Le 10 octobre 1980, Yvon Bourges, ministre de la Défense, inaugure l’École, l’une des plus importantes et des plus réussies des écoles militaires françaises.

Ce grand chantier a coûté 500 millions de francs de l’époque, soit environ 300 millions d’euros d’aujourd’hui.

En septembre 1998, l'École est rebaptisée École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air.

De 2001 à 2002, le centre école de l'aéronautique navale de Rochefort est intégré à l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air.

En 2003, l’extension de la piste est réalisée, portant ses dimensions à 2 280 mètres x 45 mètres.

Depuis sa création, la piste permet l’atterrissage et le décollage d’appareils militaires avec leur plate-forme aéroportuaire au nord ; les appareils civils peuvent aussi utiliser la piste mais ils doivent s'orienter vers l’aérogare installée au sud. Cette aérogare est gérée par le conseil général de la Charente-Maritime.

Unités actuellement présentes[modifier | modifier le code]

Effectif[modifier | modifier le code]

Les cadres permanents de la base sont près de 1 600, dont 500 instructeurs. Le nombre d'élèves et de stagiaires varie au cours de l'année : il peut atteindre 2 500, dont 500 viennent de la Marine nationale.

La base constitue la principale unité militaire de la région Poitou-Charentes et aussi l'un des tout premiers employeurs de la Charente-Maritime[N 1].

Commandant[modifier | modifier le code]

L'actuel commandant de la base est le général de brigade aérienne Didier Tisseyre, qui est également commandant de l'EFSOAA et des écoles des sous-officiers et des militaires du rang de l’Armée de l'air (ESOMAA), commandant de la base de Défense et délégué militaire départemental de la Charente-Maritime[réf. souhaitée].

Le parrain de la base[modifier | modifier le code]

La base aérienne porte le nom de l'« adjudant Pierre Gemot ».

Charentais et ancien élève de l'École de Rochefort, il a été mécanicien « avion » et mécanicien navigant.

Né à Vitrac en Dordogne, il s'engage à l'École des mécaniciens de Rochefort à l'âge de 17 ans. Il en sort breveté mécanicien à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Après plusieurs affectations dans la métropole mais aussi en Afrique du Nord et en Afrique-Occidentale française, il obtient le brevet de mécanicien navigant de la Royal Air Force en 1943 en Angleterre.

Puis, il participe à trente missions de bombardement au-dessus de l'Allemagne nazie et de la France occupée. Il est cité deux fois à l'ordre de l'armée aérienne pour son courage, son sang-froid et sa compétence.

En 1945, on lui remet la Médaille militaire comme sergent-chef. Ensuite, il participe à plusieurs missions souvent difficiles et obtient deux lettres de félicitations.

En 1952, il rejoint l'Indochine en guerre.

Le 20 octobre 1952, il est tué en service aérien alors qu'il est mécanicien navigant. En tout, il a à son actif 3 000 heures de vol et 56 missions de guerre.

La récapitulation de ses décorations est la suivante : chevalier de la Légion d'honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-1945 avec trois citations, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec une citation, médaille de l'Aéronautique.

Insigne de la base[modifier | modifier le code]

Cet insigne est le résultat d'un concours qui date de 1952 auquel les cadres et élèves de la base ont participé. Le graveur Courtois est le réalisateur de l'insigne.

On peut résumer sa signification en reprenant chaque élément qui la compose :

  • le « secteur denté ajouré » symbolise la mécanique ;
  • le « tireur puissamment agenouillé au sol avec un effort qui engendre le mouvement » personnifie le mécanicien ;
  • la « flèche doublée d'une aile stylisée que le vent de la vitesse affine » symbolise l'essor de l'avion ;
  • le Héraclès de Bourdelle sert de support.

Commandants[modifier | modifier le code]

  • general de brigade Allaux (2000)
  • General de brigade Libat (2005)
  • General de brigade Dudret (2009)
  • Colonel Jean-Claude Piccirillo ( - )
  • Général de brigade Didier Tisseyre ( - Actuel)

[1]

Meetings aériens[modifier | modifier le code]

La base aérienne a accueilli un meeting de l’Armée de l’air le 26 mai 2002 et le 21 mai 2006. Parmi les appareils présentés ont figuré plusieurs hélicoptères, des avions de chasse — Mirage 2000, Rafale, Alpha Jet — et des avions de surveillance Awacs. Des patrouilles internationales, comme la patrouille de France, les Red Arrows, la patrouille italienne, la patrouille marocaine et la patrouille royale jordanienne, ont effectué des présentations en vol. Plus d'une dizaine de milliers de spectateurs étaient présents.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les Dolmens de la Sauzaie, situés dans l'emprise de la base, ont été déplacés de leur emplacement d'origine lors de sa construction d'une piste. Ils sont classés monuments historiques depuis 1938.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À titre de comparaison, les administrations du département — notamment le conseil général de la Charente-Maritime ou la mairie de La Rochelle — et les centres hospitaliers — de La Rochelle et Saintes — emploient environ 2 000 personnes.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patricia Nomballais et Olivier Taprest, Base école de Rochefort : 80 ans de formation aéronautique, Nouvelles Éditions Bordessoulles, , 144 p. (ISBN 978-2-36466-008-3)