Libreville

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Libreville
Blason de Libreville
Héraldique
Libreville vue du ciel
Libreville vue du ciel
Administration
Pays Drapeau du Gabon Gabon
Province Estuaire
Maire
Mandat
Rose Christiane Ossouka Raponda[1]
2014
Démographie
Gentilé Librevillois(e)
Population 797 003 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 0° 23′ 24″ N 9° 27′ 15″ E / 0.39, 9.4541670° 23′ 24″ Nord 9° 27′ 15″ Est / 0.39, 9.454167  
Localisation

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Libreville

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Libreville

Libreville, capitale politique et administrative du Gabon, première ville du pays en nombre d’habitants, est le chef-lieu de la province de l'Estuaire. Sa population est estimée à 797 003 habitants en 2012[2], c'est la ville la plus peuplée du Gabon. Le nombre de Librevillois dépasse peut-être cette statistique du fait d'une immigration non maîtrisée. La population totale du Gabon est estimée à 1 534 300 habitants en 2010[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Libreville

Libreville est située sur l'estuaire du Gabon, sur la côte nord-ouest du pays. Par ailleurs, c'est la forme de caban marin que représente la capitale gabonaise et sa proche région, qui donna l'idée aux explorateurs portugais qui la découvrirent en 1472, de la nommer Gabão. Par extension, c'est plus tard que le pays tout entier prendra l'appellation Gabon. L'embouchure du delta du fleuve Komo qui se jette dans le golfe de Guinée, baigne sa périphérie sud, tandis qu'au nord, la forêt et la mangrove règnent sur un vaste espace quasi inhabité qui s'étend jusqu'au parc national d'Akanda.

Relief[modifier | modifier le code]

Libreville est édifiée sur relief accidenté, parsemé de multiples collines et de vallons traversés par des cours d'eau plus ou moins importants qui se jettent dans l'estuaire du Gabon (estuaire du Komo). Parmi les cours d'eau les plus connus, on peut citer l'Arambo, la Nomba, Batavéa. À l'origine, Libreville est établie sur une bordure côtière qui s'enfonce à plus de 10 km vers les terres. Même si la mangrove ne recouvre qu'à peine 2 % de la superficie de Libreville, au sud (dans la région du pont Nomba), la capitale gabonaise est régulièrement la proie de grandes inondations des terres habitées, surtout lors de la saison des pluies. Libreville est également entourée d'une immense étendue de forêt dont le prolongement est parfois visible dans certaines aires de la capitale comme à Sibang, Ondôk ou encore Mindoubé, tout comme le nord de la capitale dont la forêt classée (la Mondah) s'étend au-delà de la périphérie nord, sur la route du Cap Estérias, jusque dans le domaine des palétuviers. La côte atlantique qui s'étend du nord au sud de la capitale est jalonnée de plages de sable.

Histoire[modifier | modifier le code]

« Congo français : Five o'clock à Libreville »

Libreville fut fondée en 1849 par des esclaves vilis libérés du navire négrier brésilien nommé l'Elizia, arraisonné au large des côtes du royaume Mpongwè alors que la traite négrière, formellement interdite depuis 1848, se poursuivait dans le Golfe de Guinée. Établi au Fort d'Aumale, point de relâche pour les navires de guerre de la marine française chargés de la surveillance des côtes afin de lutter contre la traite des esclaves, le capitaine de corvette Édouard Bouët-Willaumez, chargé de réprimer le commerce des esclaves, va très vite, au nom de la France, établir des contacts avec les différents villages-royaumes de la côte et conclure des « traités » de commerce et de protection avec les rois locaux, dont le plus puissant fut le roi Denis Rapontchombo. Dès lors, Libreville servira de point de départ à la colonisation française du Gabon vers la fin du XIXe siècle, tout d'abord avec la seconde vague marquée par l'installation au fort d'Aumale (dont les vestiges ont servi à l'édification de la cathédrale sainte-Marie) de missionnaires catholiques spiritains de la Congrégation du Saint-Esprit du père Jean-Rémi Bessieux. Au début du XXe siècle, Libreville devint la capitale du Congo français, avant de perdre ce statut au profit de Brazzaville en 1904.

Théâtre d'affrontements meurtriers en 1941, Libreville, et le Gabon sous administration coloniale, choisissent de rallier le camp de la France libre en novembre 1940, contre celui des colons vichystes. C'est de Libreville que partiront de nombreux combattants de la Liberté incorporés dans la Force L qui deviendra plus tard, la 2e division blindée du Maréchal Leclerc, et rejoindra le Tchad où il est nommé par le général de Gaulle, commandant militaire du Tchad. La colonne traversera l'Afrique du Nord pour libérer la France sous occupation en 1944.

En 1956, Léon Mba est élu maire de Libreville (le premier maire de Libreville). Il deviendra quelques années plus tard le premier président de la République gabonaise jusqu'à sa mort en novembre 1967. L'indépendance du Gabon est proclamée le 17 août 1960 dans la future capitale. Un mausolée est érigé en sa mémoire à Libreville, boulevard Léon Mba.

Demeurée une simple bourgade jusqu'à la proclamation de l'indépendance, Libreville connait ensuite un essor important, en particulier avec les grands travaux de la fin des années 1970 lorsque le gouvernement lance une série de grands travaux : construction et mise en service du chemin de fer Transgabonais (1978), le stade Omnisports Président Bongo est édifié pour accueillir les Premiers jeux de l'Afrique centrale qui eurent lieu du 30 juin au 10 juillet 1976, ces jeux réunirent près de 2 000 athlètes de dix pays dans les huit disciplines sportives suivantes : athlétisme, basket-ball, boxe, cyclisme, football, handball, judo et volleyball. Et la construction des premiers bâtiments de l'université à Libreville (1970).

En 1977, Libreville abrite le 34e sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA). La ville est également marquée dès les années sombres de la dictature, par une série de meurtres, d'assassinats d'opposants politiques et de disparitions mystérieuses jamais élucidées dont celle de Germain Mba en 1971. Elle est le théâtre d'émeutes en 1990 (intervention militaire française, « l'Opération Requin »), en 1994 après la défaite à la première élection présidentielle post-monopartiste du principal opposant Paul Mba Abessole, arrivé en deuxième position, et 1998. En 2003, André Dieudonné Berre est élu maire de Libreville, succédant à Paul Mba Abessole, opposant historique (1996-2003) rallié au président Bongo.

Démographie[modifier | modifier le code]

Immeuble Rénovation (premier plan)

La capitale gabonaise regroupe environ la moitié des habitants du pays. Sa croissance démographique est rapide et son développement assez anarchique, les infrastructures urbaines ne suivant pas le rythme des constructions nouvelles. Libreville est une cité cosmopolite où se côtoient toutes les ethnies du Gabon, des immigrés d'Afrique centrale et de l'Ouest (Nigérians et Béninois notamment), des Européens, des Libanais, des Marocains et, de plus en plus, une population asiatique d'origine chinoise. Les habitants les plus défavorisés habitent dans des bidonvilles connus sous le nom de matitis[4] ou encore Mapanes (akébé et kinguélé, par exemple).

Langues[modifier | modifier le code]

Français[modifier | modifier le code]

En 2014, 71,9 % des habitants de Libreville de 15 ans et plus savent lire et écrire le français tandis que 76,8 % savent le parler et le comprendre[5].

Religion[modifier | modifier le code]

Église Saint-Michel de Nkembo
Article détaillé : Archidiocèse de Libreville.

Libreville est le siège d'un archevêché catholique. Mais la population musulmane est aussi présente suite (pour certains) à la conversion à l'Islam de l'ancien président Omar Bongo Ondimba qui a influencé une partie de la population.

Économie[modifier | modifier le code]

Libreville est également un important centre du commerce du bois (okoumé principalement) dans la sous-région d'Afrique centrale. Une importante zone industrielle et portuaire se trouve à la périphérie sud de Libreville, dans la commune d'Owendo. Elle abrite d'importantes infrastructures minières, portuaires et industrielles. Le port minéralier exporte la production de manganèse du Haut-Ogoué qui y parvient par le chemin de fer Transgabonais. En plus des services centraux de l'État, la capitale gabonaise regroupe de nombreuses activités tertiaires. À Mont-Bouët se trouve le plus grand marché du pays avec ses centaines de commerçants au détail. Il existe cependant deux grands hypermarchés, l'un dénommé Mbolo (« bonjour » en langues gabonaises) et le Géant CKDO.

Éducation[modifier | modifier le code]

Libreville abrite deux des trois principales universités du pays, dont la plus ancienne, l'université Omar Bongo (UOB) qui regroupe des milliers d'étudiants et l'Université des Sciences de la santé. On compte également parmi les établissements d'enseignement supérieur, l’École nationale des eaux et forêts (ENEF) dont les bâtiments se situent au Cap Estérias, à la périphérie de la capitale, l'Institut Supérieur de Technologie (IST) ou l'École nationale d'administration (ENA). Libreville abrite également l'Institut Africain de l'Informatique (IAI), projet sous-régional de formation des cadres en informatique dont les ambitions projettent à long terme de former des ingénieurs en informatique des pays signataires.

Santé[modifier | modifier le code]

Les deux hôpitaux généraux[6], plusieurs cliniques ainsi que l'hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba[7], au service de la population, permettent un accès décent à des soins médicaux. Le complexe hospitalier Jeanne Ébori a été détruit fin octobre 2013 aux fins de reconstruction d'un établissement hospitalier plus moderne[8].

Principaux quartiers de Libreville[modifier | modifier le code]