Uniformes de l'Armée française

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Les uniformes de l'Armée française se distinguent selon l'appartenance du militaire : Gendarmerie nationale, Armée de terre, Marine nationale , Armée de l'air. Il faut également distinguer au sein de chacune de ces armées les uniformes de cérémonie, les uniformes de service courant et les uniformes de combat, portés dans des circonstances différentes.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Premier Empire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armée napoléonienne.
Échantillon de la cavalerie de l'armée napoléonienne lors d'une reconstitution de la bataille de Waterloo : hussards, chasseurs à cheval, chevau-légers lanciers, grenadiers, dragons.

Restauration[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

IIIe République[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Uniforme 1870-1914.
Uniforme 1915.

Les soldats français commencent la Première Guerre mondiale avec les mêmes uniformes que lors de la guerre franco-prussienne. Si ces uniformes étaient adaptés à la guerre de mouvement, pour des batailles rangées ponctuelles, ils se révèlent rapidement problématiques et même meurtriers pour les poilus. En effet le pantalon garance de 1867[1] est bien trop visible, ce qui fait des soldats français des cibles faciles. En plus de cela, la capote bleue de 1877[1] est inadaptée à la vie dans les tranchées, elle ne protège pas du froid l'hiver et se révèle beaucoup trop chaude pour l'été. L'uniforme est complété par un képi bleu et rouge modèle 1884[2] qui sert de cible aux tireurs ennemis et ne protège pas des éclats d'obus. De nombreux soldats mourront à cause de cet uniforme inadapté dans les premiers mois du conflit. Cela pousse l'État major à changer les uniformes des hommes de troupe en 1915. Le brêlage est composé de bretelles de suspension et d'un ceinturon sur lequel sont fixés les cartouchières. Le soldat porte une paire de brodequins modèle 1912 (dits « godillots ») recouverts par des jambières en cuir, un havresac, un bidon d'eau de 1 litre et une musette modèle 1892[3].

Le nouvel uniforme bleu horizon est plus adapté que l'ancien uniforme garance. Le pantalon marron puis bleu horizon est beaucoup plus discret que l'ancien. De même la capote Poiret (elle fait son apparition en décembre 1914 à la suite d'une commande du ministère de la Guerre) beaucoup plus élégante et confortable que l'ancien uniforme[4]. Au départ bord à bord dans le but d'économiser du tissus, la capote repasse en croisé à la suite des conséquences sur la santé des soldats. Elle est peu adaptée aux hivers froids et humides des tranchées, si bien que le service de santé de l'armée fait face à une recrudescence de cas de tuberculose[5]. Sous la capote, le soldat porte une vareuse et une chemise. ce manteau tombe à mi-jambes, si bien que le soldat doit relever ses pans et les boutonner sur la poche arrière pour ne pas entraver la marche[6]. Le casque Adrian dessiné spécialement par les chirurgiens militaires à partir des observations qu'ils ont pu faire depuis le début du conflit permet de protéger les soldats des éclats d'obus et de mortier. Il est équipé d'un havresac « as de carreau[7] » modèle 1893[8]. Des brodequins améliorés issus du modèle de 1912 et associés aux bandes molletières sont également adoptés. Il est équipé d'une boîte métallique renfermant la masque à gaz modèle M2 et a pour arme le fusil Lebel modèle 1886 ou le fusil Berthier qui peuvent être équipés de la baïonnette Rosalie[9].


À ces uniformes classiques viennent s'ajouter les uniformes spéciaux de certaines unités tel que la Légion Etrangère dont l'uniforme est kaki ou encore les Spahis.

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après Guerre[modifier | modifier le code]

Uniforme de parade des élèves de l'École militaire interarmes.

Les uniformes classiques[modifier | modifier le code]

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, l'Armée de terre adopte un uniforme de cérémonie beige clair associé avec un képi, parfois un gilet de couleurs différentes selon les armes, des épaulettes et, selon les régiments, une fourragère ainsi que d'autres objets traditionnels selon les occasions[10].

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

L'uniforme de l'armée de l'air est composé d'une veste bleue nuit à une rangée de boutons dorés, un pantalon bleu nuit et une casquette blanche. La tenue peut être complétée par une paire de gant noir ou blanc pour les cérémonies.

Marine nationale[modifier | modifier le code]

Les marins de la Marine nationale revêtent un uniforme bleu ou blanc (en zone chaude ou dans l'arrondissement maritime de la Méditerranée). Selon le grade, les marins portent un veston et un pantalon bleu (officiers et officiers mariniers) ou une vareuse (matelots et quartiers maîtres) avec un pantalon à pont. Les marins pompiers portent tous un veston, quel que soit le grade. Comme coiffure, les matelots et quartiers maitres masculins portent un bonnet (bachi) avec un pompon rouge, et une casquette pour les autres grades. Les marins pompiers masculins portent tous une casquette avec un macaron rouge pour les matelots et quartiers maitres. Le personnel féminin, quel que soit son grade porte un tricorne. La tenue peut être complétée par une paire de gant noir ou blanc pour les cérémonies excepté pour les matelots et quartiers maitres.

Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Les uniformes spéciaux[modifier | modifier le code]

Les légionnaires — les militaires de la Légion étrangère — portent un képi blanc, une cravate verte[11] ainsi que des épaulettes vertes et rouges. Les sapeurs de la Légion portent un uniforme similaire avec comme éléments de tradition un tablier en cuir et des gants.

Les chasseurs alpins portent un large béret, appelé « tarte », avec des vêtements bleu foncé ou blanc neige.

Les spahis ont conservé leur longue cape blanche provenant des origines nord-africaines de leurs régiments.

L’infanterie ainsi que la cavalerie de la Garde républicaine conservent leur uniforme de parade du XIXe siècle, tout comme les élèves de Saint-Cyr et de l'École polytechnique.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://idata.over-blog.com/1/43/94/15//1GM-unif-1.jpg
  2. Le képi se compose d'un calot et d'un turban en drap de laine rouge, d'un bandeau bleu foncé, de coutures recouvertes d'un passepoil en ganse perlée en laine, d'une jugulaire en cuir noir à coulisse formée de deux bandes de veau noirci, d'une visière arrondie. L'aération est assurée par 2 petites ventouses latérales sphériques métalliques percées de 7 petits trous. Source : Les Français à Verdun. L'uniforme français bleu-horizon
  3. Les Français à Verdun. L'évolution de l'uniforme français durant la première guerre mondiale
  4. De couleur bleu-horizon, elle n'a qu'une seule rangée de six boutons en cuivre (matériau réservé en priorité à l'armement) et des poches à la poitrine. Son col à revers demi-chevalière porte les insignes avec le numéro de régiment. La cravate bleu-marine se porte sous le col de la vareuse afin d'éviter les frottements et de le préserver de la sueur.
  5. Jean-Pierre Verney, La Grande guerre, La Boétie, , p. 67.
  6. Jacques Terasse, Avant l'oubli: l'histoire vécue du 355e régiment d'infanterie. Grand Guerre 1914-18, Impr. Don-Bosco, , p. 16.
  7. Ce nom de l'argot des soldats fait référence à la couleur orangée du poil de veau dont le havresac était à l'origine couvert. Il est surnommé aussi Azor, nom commun du chien fidèle qui toujours suit son maître, les soldats assimilant — à tort — la peau de l'havresac à de la peau de chien. Cf. Odile Roynette, Les mots des soldats, Belin, , p. 22-23.
  8. Ce sac à dos, avec un cadre en bois rigide, porte une lourde charge, d'où son nom de barda, emprunt à l'arabe où il désigne la charge d'un homme ou d'un mulet. Il est enveloppé d'une toile cirée que tout fantassin français doit porter contient l'habillement de rechange et les vivres de réserve (pour deux jours) ; les charges externes sont arrimées dessus ou sur le côté par des courroies : couverture, toile de tente (avec ses piquets et les 3 sardines), une paire de chaussures, un fagot de bois et un des ustensiles de cuisine (gamelle sur le sommet du sac, inclinée vers l'arrière pour permettre le tir couché ; marmite, moulin à café, bidon, sac ou seau) ou outils (pelle-bêche, pelle-pioche, hache, hachette, cisaille et pince coupes barbelés, périscope de poche à fixer au bout du fusil, serpe, scie, lanterne pliable) que les hommes d'une même escouade se répartissent. Monté de tout l'équipement, son poids peut atteindre 20 à 25 kg. Source : Les Français à Verdun. L'équipement
  9. Christophe Prochasson, 1914-1918 : retours d'expériences, Éditions Tallandier, , p. 335
  10. http://www.formation.terre.defense.gouv.fr/PJ/Documents/VotreEspace/Savoirvivre/references/instruction_10300_juil06_tenues.pdf
  11. Alors que cette cravate est de couleur bleu-noir dans les autres armes de l'Armée de terre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]