Airbus Helicopters H225M Caracal

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H225M Caracal
Image illustrative de l’article Airbus Helicopters H225M Caracal
H225M Caracal de l'Armée de l'air française.

Rôle Hélicoptère militaire de transport armé
Constructeur Airbus Helicopters
Premier vol
Mise en service
Date de retrait Toujours en service
Coût unitaire > 20 millions de dollars (estimation 2013)[1]
Nombre construit 104 (mars 2021)[2]
Équipage
2 (1 commandant de bord + 1 pilote ) + 1 mécanicien équipage
+ 28 passagers ou 10 civières et 4 soignants
Motorisation
Moteur Turbomeca Makila 2A1[3]
Nombre 2
Type Turbomoteurs
Puissance unitaire 1 776 kW, soit 2 413 ch
Nombre de pales • Rotor principal : 5
• Rotor anticouple : 4
Dimensions
Image illustrative de l’article Airbus Helicopters H225M Caracal
Diamètre du rotor 16,20 m
Longueur 19,50 m
Hauteur 4,60 m
Masses
À vide 5 330 kg
Charge utile 5 670 kg
Carburant • Interne : 1 538 kg[4]
• Additionnel : de 243 à 1 875 k
Maximale 11 200 kg
Performances
Vitesse de croisière 285 km/h
Vitesse maximale 325 km/h
Plafond 6 095 m
Plafond avec effet de sol 3 657 m
Plafond sans effet de sol 2 994 m
Vitesse ascensionnelle 360 m/min
Distance franchissable 857 km
Distance de convoyage 1 325 km
Armement
Interne 2 mitrailleuses MAG-58 de 7,62 mm
Externe 2 paniers LAU-3/A de 19 roquettes 2,75 pouces
2 missiles antinavires Exocet AM-39[5]
(selon versions)
Avionique
• Détecteur d'alerte radar Sherloc SF
• Détecteur de départ missile Damiens B
• Détecteur d'alerte laser Marconi
• Lance-leurres Elips

L'Airbus Helicopters H225M Caracal est un hélicoptère de transport militaire fabriqué par Airbus Helicopters (anciennement Eurocopter) et dernière évolution de la famille des SA.330 Puma / AS332 Super Puma / AS532 Cougar. Il porte le nom de Caracal (ex-EC725) dans l'Armée de l'air française et l'aviation légère de l'Armée de terre (ALAT). La version civile est baptisée H225 Super Puma.

Historique[modifier | modifier le code]

Un Caracal au décollage du Mistral.

La dernière évolution de la famille des bimoteurs de la classe des 11 tonnes fut développée, à la fin des années 1990, à la demande des militaires, dans un premier temps, pour répondre au besoin de disposer d'une machine moderne pour mener à bien les missions recherche et sauvetage au combat (RESCo) de l'Armée de l'air. Le premier vol s'effectua en . Les événements du précipitèrent les choses et le Caracal EC725 se destina rapidement à un emploi nettement plus large auprès de toutes les Forces spéciales françaises où l'appareil prit alors le sigle complémentaire de HUS (hélicoptère unités spéciales).

Sur la base du Cougar MK2, tout avait donc été repensé pour proposer un hélicoptère quasiment nouveau pouvant œuvrer en milieu hostile, aussi bien au niveau climatique que lors des engagements au combat. Outre la motorisation, les éléments dynamiques, l'avionique et l'optronique revues, l'emport en soute fut également augmenté, avec la possibilité d'embarquer 29 passagers, la cabine blindée, des systèmes d'auto-protection furent aussi installés ainsi que, pour l’Armée française, deux mitrailleuses FN MAG en 7,62 mm positionnées en sabord de chaque côté de l'appareil. Depuis, des armes plus puissantes peuvent-être embarquées ; des mitrailleuses M3M, dérivées de la Browning M2 de 12,7 mm, en 2017, puis le canon SH-20 de 20 mm de Nexter, en 2018[6].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Caracal peut emporter jusqu’à 28 commandos ou 10 civières pour l’évacuation sanitaire, sa vitesse maximale est de 325 km/h avec 285 km/h en vitesse de croisière.

Il se distingue par un rotor principal de type sphériflex à cinq pales. Sa cellule peut être en version courte ou allongée. Il peut être motorisé de deux manières : le Makila 2A ou 2A1.

L'appellation civile de cet appareil est l'AS332 L1 et AS332 L2. L'AS332 L2 évolution du L1 se distinguant par un rotor principal de type sphériflex et un rotor arrière sphériflex à 4 pales, une motorisation plus puissante (Makila 2A de 2 140 ch) et une avionique plus moderne, écrans, navigation pilote automatique... L'AS332 L2 est très employé dans le domaine offshore pour les liaisons avec les plates-formes pétrolières. Il est conçu spécialement pour les missions de sauvetage au combat et de transport de troupes sur longue distance.

Sa version RESCO (recherche et sauvetage au combat) est opérationnelle depuis .

Cet appareil très sophistiqué est le premier hélicoptère français équipé d'un système de blindage et d'autoprotection comprenant la détection radar des missiles. L'EC725 est également équipé d'une tourelle FLIR qui lui donne une capacité d'intervention nocturne et tout temps[7].

Sa perche de ravitaillement en vol lui permet de voler 10 heures comme l'Armée de l'air française l'a démontré en conditions opérationnelles.

Il peut emporter jusqu’à 28 commandos ou 10 civières pour l’évacuation sanitaire, sa vitesse maximale est de 325 km/h avec 285 km/h en vitesse de croisière et il emporte les équipements suivants[8] :

  • Avionique numérique de dernière génération gérée par un calculateur central CMA 9000.
  • Pilote automatique 4 axes qui lui confère une excellente agilité.
  • Equipements de radio-communications Thales
  • Centrale inertielle
  • Caméra infrarouge FLIR Safran Electronics & Defense destinée entre autres à l’observation tout temps de jour comme de nuit, à la surveillance ou encore à l’aide au pilotage.
  • Système d’auto-protection complet avec un détecteur d’alerte radar, un détecteur d'arrivée missiles, un système de leurrage et de guerre électronique.

Les conditions d'engagement rustiques au Sahel amènent à changer fréquemment les moteurs Makila 2A1 dont l'Armée française est le seul utilisateur en 2014. Leur période d'emploi étant seulement de 60 à 100 h, au lieu des 3 000 h indiquées par le motoriste, et le coût de chaque opération d'entretien étant de 300 000 à 600 000 euros hors taxes [9]. Leur consommation moyenne est de 800 litres de kérosène par heure de vol[10].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Carte des utilisateurs d'EC725.
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Drapeau du Brésil Brésil

Le gouvernement brésilien a annoncé en 2008 que l'usine Helibras (en) de Itajubá dans l'État du Minas Gerais, va produire au moins 50 exemplaires du plus moderne des Super Cougar (EC725). Le premier exemplaire, fabriqué en France (ainsi que les dix suivants) est entré en service actif en 2011. Le douzième, livré en , est le premier fabriqué au Brésil.

Un Caracal de la Marine brésilienne.
Un Caracal de la Marine brésilienne.
Drapeau de la France France

18 sont disponibles[13],[14] en 2018, Le 19e accidenté en 2014[15] sera remplacé par un appareil neuf commandé en 2019. En 2016, on annonce que d'ici, 2021, les 19 appareils seront reversés à l'Armée de l’air[16]. En mai 2020, on prévoit la livraison de 9 Caracal pour l'Armée de l’Air entre 2023-2024[17].

Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis
Drapeau de la Hongrie Hongrie
Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan

20 commandés dont 2 en version VIP pour le gouvernement[23].

Drapeau du Koweït Koweït

Le Koweït a signé en une commande de 30 hélicoptères Caracal à Airbus pour un montant supérieur à un milliard d'euros[24]. Le contrat prévoit la formation des équipages, des mécaniciens, et la maintenance en conditions opérationnelles pendant au moins deux ans et la construction de tous les appareils dans l'usine de Marignane. Le premier exemplaire aurait dû être livré fin 2018 et le dernier courant 2020[25], mais, après l’interruption du convoyage des deux premiers appareils en novembre 2019 en raison de problèmes de turbines, le contrat fut suspendu[26] avant de reprendre en avril 2021[27].

Drapeau de la Malaisie Malaisie
Drapeau du Mexique Mexique
Drapeau de la Thaïlande Thaïlande
  • Force aérienne royale thaïlandaise : 4 appareils commandés en 2012 pour succéder à des Bell UH-1H[30] et réceptionnées en aout 2015[31]. Deux autres exemplaires commandés en 2014[32] ont été livrés en 2016[31]. 2 autres doivent l'être fin 2018, 4 commandés le doivent l'être d'ici 2021 portant la flotte a 12[33].
Drapeau de Singapour Singapour

Négociations en cours[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Inde Inde

Airbus Helicopters rejoint Mahindra Defence pour créer une coentreprise dans le cadre de plusieurs programmes d'hélicoptères pour les forces armées indiennes, dont un programme appelé RSH (Reconnaissance and Surveillance Helicopter) portant sur 200 appareils[35],[36].

Échec des négociations[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Pologne Pologne

Airbus Helicopters était en lice pour équiper l'Armée polonaise en hélicoptères de transport[37](50 EC725 Caracal prévus[38]) et en appareils d'attaque (32 prévus, Airbus Helicopter propose le EC665 Tigre[39]) pour un montant avoisinant 3 milliards d’euros. Les négociations compliquées à la suite du changement de gouvernement à l'automne 2015 portaient notamment sur les contreparties industrielles d'Airbus Helicopters en Pologne[40],[41]. Le , la Pologne annonce annuler les négociations avec Airbus[42],[41].

Engagements[modifier | modifier le code]

Un Caracal de l'Armée de terre brésilienne.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Douglas W. Nelms, « Helicopter Intellect », Rotor & Wing, (consulté le )
  2. a et b https://www.aerobuzz.fr/breves-helicoptere/airbus-helicopters-livre-le-premier-h225m-a-singapour/
  3. (en) H225M Technical Data, Airbus Helicopters, , 5 p. (lire en ligne [PDF]), p. 3
  4. (en) Cougar EC.725 - Technical Data, Aérospatiale, , 41 p. (lire en ligne [PDF]), p. 5
  5. https://www.defenseworld.net/news/17478/Airbus_Rolls_Out_First_Of_Five_MBDA_Exocet_armed_H225M_Helicopter_For_Brazilian_Navy#.YN9XPEw69hE
  6. Thomas Schumacher, « Le Canon SH-20 de Nexter qualifié sur Caracal », sur http://www.paxaquitania.fr, (consulté le ).
  7. Air & Cosmos, 11 juin 2010, p. 25.
  8. « La DGA commande un Caracal pour l’Armée de l’air », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  9. Michel Cabirol, « "Airbus Helicopters : quand le Caracal mord la poussière au Mali" », sur La Tribune (consulté le )
  10. Ava Djamshidi, « Biocarburant : les militaires se mettent au vert », sur Le Parisien, (consulté le ).
  11. (en) « The EC725 Caracal is graining ground in the flooded medium-lift helicopter market », (consulté le )
  12. https://air-cosmos.com/article/brsil-premier-tir-dun-missile-exocet-depuis-un-airbus-h225m-25079
  13. « Chiffres clés 2018 », sur ministère de la Défense, (consulté le ).
  14. Les unités disponibles correspondent au total des aéronefs auquel sont retranchés les appareils hors service ou mis à disposition. Un aéronef est considéré comme « disponible technique » lorsqu'il est en mesure d'effectuer dans un délai inférieur à 6 heures une des missions correspondant à son emploi.
  15. « Assemblée nationale Question écrite N° 47341 de M. François Cornut-Gentille », sur François Cornut-Gentille (consulté le )
  16. « L'Armée de l’air récupère les Caracal< », Air et cosmos, no 2491,‎ , p. 3.
  17. Jean-Marc Tanguy, « Armée de l'Air : SOS hélicoptères de manœuvre », sur Air et Cosmos, (consulté le ).
  18. Jean-Marc Tanguy, « La DGSE a reçu ses trois Caracal », Le Mamouth, (consulté le ).
  19. « L'EC725 Caracal sur le site meretmarine.com. »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  20. « Les Émirats Arabes Unis signent un contrat historique autour des Rafale et H225M ! », sur avionslegendaires.net, (consulté le )
  21. « La Hongrie commande 16 hélicoptères multirôles H225M », sur Airbus, (consulté le ).
  22. « Joli coup en Indonésie pour Airbus Helicopters avec la vente de huit Caracal », sur La Tribune (consulté le )
  23. « EADS: le Kazakhstan en passe d'acquérir 20 EC725 », (consulté le )
  24. a b et c « Le Koweït s'engage pour 30 Caracal » (consulté le )
  25. « La France vend 30 hélicoptères Caracal au Koweït pour plus d'un milliard d'euros » (consulté le )
  26. Le Koweït suspend la livraison des hélicoptères Caracal commandés auprès de la France ; date=14 février 2020 ; site=www.opex360.com.
  27. (en) Airbus to Deliver 3 H225M Caracal Tactical Transport Helicopters to Kuwait National Guard ; date=23 avril 2021 ; site=militaryleak.com.
  28. « The Royal Malaysian Air Force’s first EC725 helicopter is unveiled at the LIMA 2011 exhibition in a live video broadcast from Eurocopter’s French headquarters », sur AirbusHelicopters.com,
  29. « The Mexican Ministry of Defense Orders 6 EC725 Helicopters from Eurocopter. »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  30. « EADS: plusieurs commandes pour Eurocopter en Inde. », sur fr.finance.yahoo.com (consulté le )
  31. a et b Emmanuel Huberdeau, « Livraison à la Thaïlande de quatre EC725 », sur Air & Cosmos, .
  32. (en) « The Royal Thai Navy and Air Force acquire five EC645 T2 and two EC725 rotorcraft from Airbus Helicopters », sur Airbus Helicopters, (consulté le )
  33. Emmanuel Huberdeau, « Airbus H225M : La Thaïlande complète sa flotte », sur Air et cosmos, (consulté le ).
  34. « Singapour redonne le sourire à Airbus en s'offrant des Caracal », sur La Tribune, (consulté le ).
  35. (en) « Mahindra, Airbus sign pact to form joint venture for military helicopters », sur The Economic Times (consulté le ).
  36. « Make in India : création d'une coentreprise Airbus Helicopters-Mahindra », sur Air & Cosmos (consulté le ).
  37. Patrick Edery, « Hélicoptères d'Airbus : pourquoi les Polonais ont acheté français », sur lesechos.fr, (consulté le )
  38. « Airbus Helicopters joue une partie très, très serrée en Pologne », sur La Tribune, (consulté le ).
  39. (en) « Airbus Helicopters' combat-proven attack helicopter showcased on August 27th in Poland », sur le site d'Airbus Helicopters (consulté le ).
  40. « Les négociations sur la vente de 50 hélicoptères Caracal à la Pologne ont repris », sur le site Zone Militaire, (consulté le ).
  41. a et b Patrick Edery, « Pologne: les vraies raisons de la chute d'Airbus Helicopters », sur La Tribune (consulté le )
  42. Alain Salles, « Entre Paris et Varsovie, les hélicoptères de la discorde », sur Le Monde, (consulté le ).
  43. (fr) Somalie : le raid pour libérer Denis Allex a été conduit depuis le Mistral, Le Point, 13 janvier 2013.
  44. Ministère de la Défense, « Barkhane : décès d'un militaire français »,
  45. Jean-Marc Tanguy, « Un adjudant du 4e RHFS est mort au Burkina (actualisé-2) », (consulté le )
  46. Laurent Lagneau, « Un sous-officier français a trouvé la mort dans l’accident d’un hélicoptère Caracal au Burkina Faso »,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]