Socata TB-30

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Socata TB-30 Epsilon
Image illustrative de l’article Socata TB-30
Un TB-30 Epsilon de l'Armée de l'air française

Constructeur aéronautique Socata
Type Avion léger d'entraînement et de voltige
Premier vol
Mise en service
Date de retrait (armée de l'air française)
Nombre construit 174 (1971-1989)[1]
Motorisation
Moteur 1 Lycoming 6 cyl. de 300 ch
Dimensions
Envergure 7,92 m
Longueur 7,59 m
Hauteur 2,63 m
Surface alaire 9,00 m2
Nombre de places 2
Masses
Masse à vide 870 kg
Masse maximum 1 250 kg
Performances
Vitesse maximale (VNE) 520 km/h
Plafond 7 000 m
Vitesse ascensionnelle 9,17 m/s
Distance franchissable 1 300 km

Le Socata TB-30 Epsilon est un avion d'entraînement militaire monomoteur à hélices conçu et produit par la société française Socata.

Description et conception[modifier | modifier le code]

Poste pilote du Socata TB-30 Epsilon

Conçu en collaboration avec l'Armée de l'air française, le TB-30 Epsilon est destiné à l'apprentissage des futurs pilotes, permettant une première étape de formation plus rationnelle et économique que le passage direct sur jet. Le cockpit, biplace en tandem, présente une grande similitude avec celui d'un avion de combat.

Le moteur à pistons est équipé d'une magnéto simple à double rotors.

L'hélice est équipée d'un système de changement de pas simplifié ; en effet, le déplacement vers petit pas est effectué par une pression d'huile, la coupure de cette pression d'huile entraîne le déplacement des pales vers grand pas. Ce déplacement vers grand pas est obtenu grâce à des contrepoids judicieusement placés sur les pieds de pales. La force centrifuge entraîne la rotation des pales.

Le premier prototype du TB-30 a effectué son premier vol le , mais l'avion a été ensuite profondément remanié et n'est entré en service dans l'Armée de l'air que le . Il est devenu avec l'Alpha Jet le principal avion d'entraînement de l'Armée de l'air française, mais a aussi connu une carrière à l'exportation : le Portugal l'a construit sous licence.

Opérateurs[modifier | modifier le code]

Socata TB-30 Epsilon de la Força Aérea Portuguesa
Drapeau du Portugal Portugal
  • Force aérienne portugaise - 14 en service (2019) sur 18 reçus à partir de 1988[1], assemblés localement sous licence par la société OGMA[2]. Deux accidents ont couté la vie à l'équipage en 1991 et 1993[3].
Drapeau du Sénégal Sénégal
  • Armée de l'air sénégalaise - 4 en service (2018) sur 6 reçus d'occasion (dont au moins deux offerts) à partir de [1]. Deux autres ont été livrés en . Ils sont en service à l’Ecole de l’armée de l’air de Thiès.
Drapeau du Togo Togo
  • Force aérienne togolaise - 2 en service (2018) sur 3 TB-30A Epsilon (version armée, utilisée uniquement par le Togo) livrés en 1986 et un autre livré plus tard en remplacement d'un appareil accidenté. Un appareil s'écrase fin [4].

Ancien utilisateur[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France
  • Armée de l'air française - 150 TB-30B Epsilon reçus à partir de 1983. Basés sur la Base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard, ils étaient opérés par l'École de pilotage de l'Armée de l'air (EPAA). L'appareil entra en service le et l'entraînement des pilotes commença en septembre de la même année[1]. Au moins 11 appareils ont été perdus dans des accidents entre 1986 et 2007[3]. La patrouille acrobatique Cartouche Doré (1989-2016) était dotée de trois TB-30. 32 appareils étaient en service en 2018 (34 en 2012). Remplacé par l'avion suisse Pilatus PC-21 en 2019, il a été officiellement retiré du service opérationnel lors d'une cérémonie qui a eu lieu le sur la Base aérienne 709 de Cognac-Chateaubernard.

L'école de pilotage de l'armée de l'air sur la base aérienne 709 à Cognac a connu le 14 juin 2006 son quatrième atterrissage forcé en six ans dû à une fuite d'huile du moteur dont la fiabilité est désormais en question. Il s'agissait en fait d'un problème au système CHRISTEN, permettant la lubrification du moteur quelle que soit la position de l'avion. Une pièce avait été "oubliée" chez l'industriel. Ce problème est désormais écarté, puisqu'à chaque arrivée d'un avion dans l'unité, une procédure impose la vérification des points vitaux des moteurs[réf. nécessaire].

Le parc d'Epsilon TB-30 était complété par des Grob G 120A depuis . Depuis cette même année, la maintenance de ces avions de l'armée de l'air était assurée par les sociétés EADS et sa filiale ECATS à la suite de l'externalisation des outils de formation des pilotes.

Civils[modifier | modifier le code]

La société française Apache Aviation a acheté, et fait modifier, six TB-30B pour proposer la formation UPRT (Upset Prevention and Recovery Training), obligatoire pour les compagnies aériennes à partir de 2019[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Socata TB-30 Epsilon sur aviationsmilitaires.net, consulté le 20 août 2018
  2. Socata TB.30 Epsilon, 1 janvier 2009, avionslegendaires.net, consulté le 20 août 2018
  3. a et b Socata TB 30 Epsilon, ASN Aviation Safety Database, aviation-safety.net.
  4. « Togo : Ce qu’il faut savoir du crash d’avion survenu mardi », Lome Infos | Actualité du Togo, Information de Lome, Lome Nachrichten,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Des TB-30 Epsilon civils chez Apache Aviation, Bastien Otelli, 20 mai 2018, aerobuzz.fr, consulté le 20 août 2018

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Directory:World's Air Forces". Flight International, 11–17 November 2008, p. 52–76.
  • Hoyle, Craig. "Directory: World Air Forces". Flight International, Vol. 178, No. 5257, 14–20 December 2010, p. 26–53.
  • Donald, David. The Encyclopedia of World Aircraft. Etobicoke, Ontario: Prospero Books, 1997, p. 19–20. (ISBN 1-85605-375-X).
  • Jackson, Paul. "Epsilon ...The Tractable Trainer from Tarbes". Air International, Volume 32, No. 1, January 1987, p. 7–15. ISSN 0306-5634.
  • Lambert, Mark. Jane's All The World's Aircraft 1993–94. Coulsdon, UK: Jane's Data Division, 1993. (ISBN 0-7106-1066-1).
  • Taylor, John W.R. Jane's All The World's Aircraft 1988-89. Coulsdon, UK: Jane's Defence Data, 1988. (ISBN 978-0710608673).
  • Xavier Méal, « Une nouvelle vie pour l'"Epsilon" », Le Fana de l'Aviation, no 594,‎ , p. 39-41.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]