Hélicoptère interarmées léger

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Hélicoptère Interarmées Léger (HIL) Airbus Helicopters H160M Guépard
Image illustrative de l’article Hélicoptère interarmées léger
Airbus Helicopters H160M Guépard sur le stand du Ministère des Armées au Salon du Bourget 2019

Rôle Hélicoptère militaire polyvalent
Constructeur Airbus Helicopters
Équipage
2 pilotes + 5 combattants équipés
Motorisation
Nombre 2
Type Safran Arrano
Masses
À vide 6000 kg
Performances
Vitesse maximale 272 km/h
Distance franchissable 850 km
Armement
Interne missile Anti-navire léger (ANL) Sea Venom
Externe mitrailleuse axiale et de sabord
fusil de tireur d'élite
Avionique
Thales

L'Hélicoptère Interarmées Léger (HIL) H160M Guépard est un programme d'hélicoptère militaire lancé en 2017 par le Ministère des Armées français.

Historique[modifier | modifier le code]

Le programme HIL est basé sur le H160M, version militaire de l'hélicoptère civil Airbus Helicopters H160. Il vise à doter les trois armées[1] (terre, air, mer)[2] d'une flotte homogène d'hélicoptères, en remplacement de cinq modèles différents actuellement en service, depuis très longtemps (années 1970) pour les plus anciens[1] :

Ces aéronefs ont été conçus à l'époque pour répondre à des besoins assez différents. L'objectif du programme HIL est de rationaliser les coûts : un achat groupé, la maintenance et la formation mutualisées[3].

Conception[modifier | modifier le code]

De nombreux éléments liés à la militarisation de l'appareil ont été pris en compte dés la phase de conception. Ainsi, la solidité du train d'atterrissage a été étudiée en vue d'un appontage sur un navire ou sur un terrain accidenté. Les problèmes de corrosion ont également été pris en compte en vue de l'emploi naval de l'appareil[3].

Hélicoptère de nouvelle génération, le H160 civil fait l'objet de 68 nouvelles technologies brevetées, notamment les pales courbées de son rotor principal qui permettent de diminuer par deux le bruit en vol[4]. Le H160 a également été pensé pour permettre une maintenance facile, via l'utilisation d'outils digitaux pour réaliser des maintenances prédictives, selon un porte-parole du Ministère des Armées. Cette innovation améliorera la disponibilité des appareils[5].

Production[modifier | modifier le code]

Comme le H160, l'Hélicoptère interarmées léger sera construit selon la nouvelle organisation industrielle d'Airbus Helicopters. Grâce à une spécialisation des sites de production, l'assemblage d'un H160 prendra seulement 18 semaines contre 50 semaines pour son prédécesseur, le Dauphin. Le fuselage sera réalisé en Allemagne, la poutre de queue en Espagne, les pales du rotor à Paris, les éléments dynamiques du rotor et l'avionique à Marignane. Tous ces éléments seront acheminés à Marignane pour être assemblés sur une toute nouvelle ligne d'assemblage, équipée de tablettes et de robots[5].

Commandes[modifier | modifier le code]

Lors d'une visite à l'usine Airbus Helicopters de Marignane, le 3 mars 2017, le ministre de la défense français Jean-Yves Le Drian a annoncé la commande de 160 à 190 hélicoptères afin d'en faire la base du futur hélicoptère léger interarmées[4].

Sa successeur au poste de ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé lors de sa visite à Marignane, le 27 mai 2019, l'avancement de deux ans des premières livraisons. Celles-ci auront donc lieu en 2026 plutôt qu’en 2028 comme initialement prévu par la loi de programmation militaire (LPM). Le nombre d’unités commandées (169) est également plus important que ce que prévoyait la LPM[2] de 15 de machines de plus[6].

Le HIL remplacera en priorité les Gazelle, qui auront 50 ans d'âge en 2025. Les quatre autres modèles auront pour leur part entre 30 et 35 ans en 2025. Le remplacement au plus tôt de ces flottes apportera aux armées françaises des capacités opérationnelles améliorées. Il permettra aussi de faire des économies sur la maintenance, le gain attendu étant d'une centaine de millions d'euros, d'après les estimations du ministère des Armées[7].

Engagements[modifier | modifier le code]

Modulaire et polyvalent, le HIL assurera ses missions aux côtés d'hélicoptères plus spécialisés de dernière génération comme le Tigre, le Caïman Marine ou le Caracal[1]. Comme ces derniers, il portera un surnom d'animal carnivore. Florence Parly a annoncé en mai 2019 que ce surnom serait le Guépard[8].

Le Guépard sera une des machines les plus polyvalentes de sa génération. Selon son constructeur, il sera également rapide et particulièrement discret, avec des équipements très modernes : Forward looking infrared (FLIR), contre-mesures électroniques, double treuil mécanique. Son armement se composera de mitrailleuses gundoors stabilisées, mais aussi en option une mitrailleuse en nacelle latérale, ou encore un missile Anti-navire léger (ANL) Sea Venom franco-britannique[8].

Une maquette, incapable de voler, du H160M Guépard a été présentée au public pour la première fois sur le stand du Ministère des Armées au Salon du Bourget, du 17 au 23 juin 2019[9].

Opérateurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h « Hélicoptère interarmées léger (HIL) », sur Ministère des Armées, (consulté le 28 mai 2019).
  2. a b c et d Haude-Marie THOMAS, « Florence Parly avance l’arrivée de l’hélicoptère interarmées léger », sur le marin, (consulté le 28 mai 2019).
  3. a b c d et e Emmanuel Huberdeau, « Le H160 choisi comme base du futur HIL », sur Air & Cosmos, (consulté le 27 mai 2019).
  4. a et b « Le Drian annonce une commande de près de 200 hélicoptères à Airbus », sur Le Monde, (consulté le 28 mai 2019).
  5. a et b Pierre Monnier, « Pourquoi le H160 d'Airbus Helicopters a séduit l'armée française », sur L'USINE NOUVELLE, (consulté le 28 mai 2019).
  6. « La France accélère l’arrivée du futur hélicoptère interarmées léger « Guépard » », sur AAF, (consulté le 28 mai 2019).
  7. a b c et d Michel Cabirol, « Armement : le futur hélicoptère léger des armées va décoller deux ans plus tôt », sur La Tribune, (consulté le 28 mai 2019).
  8. a b et c Arnaud, « L’Airbus Helicopters H160M se nommera Guépard dans les forces françaises », sur avionslegendaires.net, (consulté le 28 mai 2019).
  9. FRÉDÉRIC LERT, « Le H160M « Guépard » est arrivé au Bourget (dans un camion) », sur Aerobuzz.fr, (consulté le 22 juin 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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