Dassault Mirage 2000

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Dassault Mirage 2000
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Un Mirage 2000B de l'escadron de chasse 2/5 Île-de-France de l'Armée de l'air en 2010, équipé de missiles air-air Super 530[Note 1].
Un Mirage 2000B de l'escadron de chasse 2/5 Île-de-France de l'Armée de l'air en 2010, équipé de missiles air-air Super 530[Note 1].

Constructeur Drapeau : France Dassault aviation
Rôle Avion de chasse
Statut En service
Premier vol (2000 C)
Mise en service 1984 (2000 C), 1997 (2000-5)
Nombre construits 601
Équipage
1 pilote (+ 1 navigateur officier système d'armes sur biplace)
Motorisation
Moteur Snecma M53-P2
Nombre 1
Type Turboréacteur avec postcombustion
Poussée unitaire 65 kN (98 kN avec postcombustion)
Dimensions
Mirage 2000C 3-view.gif
Envergure 9,13 m
Longueur 14,60 m
Hauteur 5,20 m
Surface alaire 41 m2
Masses
À vide 7 800 kg
Carburant Interne : 3 200 kg
Externe : 6 200 kg
Avec armement 13 800 kg
Maximale 16 500 kg
Mirage 2 000-5 : 17 500 kg
Performances
Vitesse maximale 2 340 km/h (Mach 2,2 à 50 000 pieds
Mach 1,2 à basse altitude
)
Plafond 18 000 m
Vitesse ascensionnelle 18 000 m/min
Rayon d'action (avec réservoirs externes) 1 600 km
Charge alaire 337 kg/m2
Rapport poussée/poids (à vide) 1.288
Facteur de charge +9 G / -3,2 G
Armement
Interne 2 canons GIAT DEFA de 30 mm (sauf versions N, D et B)
Externe 6 300 kg de charges (7 000 kg pour le 2000-9), incluant des missiles air-air R550 Magic II (toutes versions), Super 530D (2000 C), MICA (IR ou EM) (2000-5F) ; des bombes freinées ou guidées par laser et des missiles air-sol Apache ou de croisière SCALP-EG (2000 D) et le missile nucléaire ASMPA (2000 N)
Avionique
Commandes de vol électriques, centrale de navigation à inertie, radar RDY (2000-5/-5Mk2) et RDI (2000C/EG) avec capacité "Look Down/Shoot Down", pilote automatique et contre-mesures électroniques intégrées

Le Mirage 2000 est un avion de chasse conçu par la société française Dassault Aviation à la fin des années 1970. Bien que la formule à aile delta fasse penser au Mirage III des années 1960 et que le Mirage 2000 soit de taille comparable, il s'agit en fait d'un avion entièrement nouveau, avec une surface alaire plus importante, naturellement instable pour améliorer sa manœuvrabilité et équipé de commandes de vol électriques. Mis en service en 1984, le Mirage 2000 est principalement utilisé par l'Armée de l'air française qui en a reçu 315 exemplaires, tandis que 286 autres ont été exportés vers huit pays différents.

Conception[modifier | modifier le code]

En 1972, l'Armée de l'air française lance le programme ACF (Avion de Combat Futur) pour lequel elle demande un avion bi-réacteur doté de Snecma M53 et avec une aile fixe, destiné à des missions de supériorité aérienne. Tout en préparant une réponse à cet appel d'offres, le constructeur Dassault Aviation lance dès l'année suivante, sur fonds privés, l'étude d'un avion monoréacteur à aile delta baptisé « Delta 2000 ». Le , le programme ACF est arrêté, pour des questions de coûts, et le gouvernement décide d'adopter à la place le projet du Delta 2000.

Cockpit du Mirage 2000.

Quatre prototypes d'un avion de chasse monoplace (Mirage 2000C) sont commandés officiellement en 1976. Ils doivent être propulsés par un réacteur M53-2 de poussée de 7,5 tonnes, en attendant le M53-5 plus puissant (poussée de 9 tonnes) destiné aux avions de série. Le premier prototype fait son vol inaugural le . Le premier avion de série s'envole à son tour le , équipé du réacteur M53-5, et les livraisons à l'Armée de l'air française commencent l'année suivante. Les 37 premiers avions de série sont livrés avec un radar RDM (Radar Doppler Multifonction), car la mise au point du radar RDI (Radar Doppler à Impulsions) s'avère difficile. Il faudra finalement attendre 1987 pour que soient livrés les premiers exemplaires enfin équipés du radar RDI, et qui reçoivent également un réacteur M53-P2 encore plus puissant (9 700 kgp).

L'appareil hérite des souris mobiles [1], déjà présentes sur le Mirage III. Elle permettent de modifier le profil des entrées d'air du réacteur.

Le prototype de la version biplace d'entraînement (Mirage 2000B), entièrement financé par des fonds propres de Dassault Aviation, fait son premier vol le . Dès 1979, l'Armée de l'air française avait commandé une version biplace destinée à l'assaut nucléaire, et capable pour cela d'emporter le missile ASMP-A alors en développement. Désignée Mirage 2000N, elle dispose d'une structure renforcée pour voler à basse altitude et grande vitesse, ainsi que d'un système de navigation et d'attaque basé sur le radar Antilope V, doté d'un mode suivi de terrain qui permet la détection du terrain dans le plan vertical à 12 km et le vol en mode automatique ou manuel à 200 pieds (60 m) d'altitude et 600 nœuds (1 110 km/h). Les canons ont été supprimés, et les souris sont désormais fixes, limitant la vitesse à Mach 1,5. Le siège arrière est occupé par un Navigateur Officier Systèmes d'Armes (NOSA, équivalent du Warfare Systems Officer des pays anglophones). Le premier prototype du 2000N fait son vol inaugural le et la version est mise en service en 1988. Les 31 premiers exemplaires ne peuvent emporter que le missile ASMP, mais les avions suivants (standard 2000N-K2) sont capables de missions conventionnelles, avec un large éventail de bombes classiques, guidées par laser, anti-pistes, ou bien de missiles anti-radars, anti-navires, etc.

L'expérience opérationnelle fait apparaître le besoin d'une plus grande capacité en carburant et d'une plus grande capacité en mode air-air. À la suite d'un nouvel appel d'offres de la DGA, 37 Mirage 2000 C sont transformés en Mirage 2000-5. Cette nouvelle version intègre de nouvelles technologies et des fonctionnalités souvent dérivées de celles du Rafale, principalement le radar RDY multifonction capable de détecter 24 cibles simultanément et de suivre 8 cibles dont 4 en mode prioritaire, avec une capacité de détection en mode air-air portée à 130 km contre 120 km pour le RDI (110 km pour le RDM), l'ajout de quatre points d'emport MICA qui permettent de tirer jusqu'à six missiles en mode « tire et oublie », sans avoir recours à la liaison de données. Le Mirage 2000-5 est optimisé pour les opérations d'interception à haute altitude et à des vitesses supersoniques (Mach 2,2 à 15 000 mètres), avec son moteur SNECMA M53-P2, sa masse maximum au décollage est portée de 16,5 t à 17,5 t. Le Mirage 2000-5 possède un système interne et intégré de contre-mesures électroniques, comprenant un détecteur de menaces avec des lance-leurres électromagnétiques ou infrarouges.

Ce rétrofit a aussi permis de récupérer les 37 radars RDI remplacés par le RDY et de remettre à niveau les 37 Mirage 2000C qui avaient été livrés avec le radar RDM.

Deux versions légèrement différentes, appelées Mirage 2000-5 Mk.2 et Mirage 2000-9 et dotées de capacités multirôle (possibilité de configuration mixte air-air/air-surface), ont été dérivées du Mirage 2000-5 et commandées par la Grèce et les Émirats arabes unis (EAU) respectivement.

Engagements[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Les engagements des Mirage 2000 pour la France sont les suivants :

Drapeau de la Grèce Grèce[modifier | modifier le code]

  • Le , un Mirage 2000 grec abat un F-16 turc au-dessus de la mer Égée[5]. À la suite d'une violation de l'espace aérien grec, les Mirage 2000 envoyés pour intercepter les intrus sont engagés en combat tournoyant par des F-16 turcs. L'un des Mirages tire alors un missile Magic II, atteignant un F-16D (biplace) qui s'écrase en mer. Un des pilotes du F-16 est mort, l'autre a pu s'éjecter et a été secouru par un hélicoptère grec. De toute la carrière du F-16 (soit environ 200 000 sorties de combat), il s'agit de la seule perte occasionnée par un combat aérien, les cinq autres avions perdus ayant été touchés par des défenses sol-air.

Drapeau de l'Inde Inde[modifier | modifier le code]

  • Conflit de Kargil (1999) : D'abord utilisés pour des missions de supériorité aérienne, les Mirage 2000 indiens sont ensuite modifiés localement afin de pouvoir effectuer des missions d'attaque au sol (qu'ils sont les seuls à pouvoir mener à ces altitudes)[6]. Au total, ces avions effectuent plus de 500 missions et larguent plus de 55 tonnes de bombes pendant ce conflit.

Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis[modifier | modifier le code]

Drapeau du Qatar Qatar[modifier | modifier le code]

Pays utilisateurs[modifier | modifier le code]

La production de Mirage 2000 a été arrêtée en 2007 : 7 prototypes, 4 appareils de présérie et 601 de série — soit 612 machines au total — sont sortis des usines Dassault Aviation. Les derniers ont été livrés à la Grèce le .

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Un KC-135 Stratotanker de l'US Air Force ravitaille en vol un Mirage 2000D de l'Armée de l'air française au-dessus de l'Afghanistan, le .
Un Mirage 2000-5 appartenant à l'escadron 1/2 Cigognes de l'Armée de l'air française.

314 exemplaires (124 en ligne le ) :

  • 124 Mirage 2000 C (nos 1 à 124) perçus entre et [8], parmi lesquels 37 portés au standard 2000-5F (nos 38 à 49, 51 à 59, 61 à 63, 65 à 74 et 76 à 78) entre et (15 en ligne le [9]) ;
  • 30 Mirage 2000 B (nos 501 à 530) entre et (7 en ligne le )[9] ;
  • 75 Mirage 2000 N (nos 301 à 375) entre et (29 en ligne le )[9] ;
  • 86 Mirage 2000 D (nos 601 à 686) entre et (73 en ligne le [10],[9]).

Drapeau du Brésil Brésil[modifier | modifier le code]

12 exemplaires :

  • 10 Mirage 2000 C (nos 13, 15, 21, 22, 25, 29, 32, 34, 35 et 36) et 2 Mirage 2000 B (nos 502 et 513) achetés d'occasion à la France, qui ont été livrés en 3 lots de 4 exemplaires en 2006, 2007 et 2008. Désignés localement F-2000, ces avions sont au standard RDI-S4 et motorisés en M53-5. Ils ont été retirés du service fin 2013[11].

Drapeau de l'Égypte Égypte[modifier | modifier le code]

20 exemplaires :

  • 16 Mirage 2000 EM (nos 101 à 116) ;
  • 4 Mirage 2000 BM (nos 201 à 204).

Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis[modifier | modifier le code]

68 exemplaires :

  • 22 Mirage 2000 EAD (nos 731 à 752) ;
  • 8 Mirage 2000 RAD (nos 711 à 718) ;
  • 6 Mirage 2000 DAD (nos 701 à 706) ;
  • 30 Mirage 2000 EAD/RAD/DAD sur les 36 précédents ont été portés au standard « -9 », tous les monoplaces devenant RAD ;
  • 20 Mirage 2000-9 RAD monoplaces (nos 719 à 730 et 753 à 760) ;
  • 12 Mirage 2000-9 DAD biplaces (nos 707 à 710 et 761 à 768) ;

En 2009, 62 Mirage 2000-9 ont été livrés. Il avait été envisagé qu'ils puissent être repris par la France et revendus sur le marché international de l'occasion, en échange de l'achat de 60 Rafale sur la période 2012-2014[12].

Drapeau de la Grèce Grèce[modifier | modifier le code]

Un Mirage 2000 EG grec au décollage.

55 exemplaires :

  • 36 Mirage 2000 EG (nos 210 à 245) : 10 d'entre eux ont été portés au standard « -5 Mk.2 » ;
  • 4 Mirage 2000 BG (nos 201 à 204) ;
  • 10 Mirage 2000-5 EG monoplaces (nos 546 à 555) ;
  • 5 Mirage 2000-5 BG biplaces (nos 505 à 509).

Drapeau de l'Inde Inde[modifier | modifier le code]

Un Mirage 2000 indien et un F-15 de l'US Air Force sur la base aérienne de Gwalior, durant l'exercice Cope India 04, en 2004.
Mirage 2000-5 taïwanais.

59 exemplaires :

  • 46 Mirage 2000 H (nos KF101 à KF146) ;
  • 13 Mirage 2000 TH (nos KT201 à KT213).

Un contrat de modernisation des 49 Mirage 2000 H/TH indiens restants a été signé en juillet 2011 pour les porter au standard I/TI. Il consiste en une mise à jour complète de l'électronique embarquée (intégration de cinq systèmes de visualisation, nouvelle liaison de données, radar RDY-3, système de navigation TOTEM, suite de guerre électronique ICMS Mk4, nouveau système IFF) et des systèmes d'armes (capacité de tir MICA notamment), destinée à prolonger la vie opérationnelle des appareils d'une vingtaine d'années. Deux appareils sont modifiés en France, au Centre d’Essais en Vol de Dassault Aviation, à Istres. Le premier appareil modernisé en France a effectué son premier vol le 5 octobre 2013 et a été réceptionné par les forces aériennes indiennes le 25 mars 2015[13],[14]. Les autres appareils sont pris en charge localement par Hindustan Aeronautics Ltd (HAL). Ce contrat est divisé en plusieurs lots, dont environ 1,4 milliard d'euros pour rénover les cellules (1 milliard d'euros pour Thales et 400 millions pour Dassault Aviation), 900 millions d'euros pour 500 missiles MICA (MBDA) et des kits de lancement (Thales et l'Indien HAL)[15].

Drapeau du Pérou Pérou[modifier | modifier le code]

12 exemplaires :

  • 10 Mirage 2000 P (nos 050 à 054 et 060 à 064) ;
  • 2 Mirage 2000 DP (nos 193 et 195).

Drapeau du Qatar Qatar[modifier | modifier le code]

12 exemplaires :

  • 9 Mirage 2000-5 EDA (nos QA90 à QA98) ;
  • 3 Mirage 2000-5 DDA (nos QA85 à QA87).

Drapeau de la République de Chine Taïwan[modifier | modifier le code]

60 exemplaires :

  • 48 Mirage 2000-5 EI (nos 2001 à 2048) ;
  • 12 Mirage 2000-5 DI (nos 2051 à 2062).

Versions[modifier | modifier le code]

Mirage 2000 B/C/D/N/5 Armée de l'air.

À l'origine développé pour être un avion d'interception et de supériorité aérienne, le Mirage 2000 a été ensuite commercialisé en différentes versions :

Mirage 2000B[modifier | modifier le code]

Version biplace d'entraînement. Appareils stationnés sur la base aérienne d'Orange-Caritat. Sept RDI S5 en service au [9]:

  • Mirage 2000B S3, nos 501 à 514 : 14 biplaces équipés de radars RDM, de moteurs M53-5 et armés de missiles air-air R550 Magic II, de missiles air-air Super 530F ;
  • Mirage 2000B S4, nos 515 à 520 : 6 biplaces équipés de radars RDI J1-1 et de moteurs M53-5 ;
  • Mirage 2000B S4-2, nos 521 à 522 : 2 biplaces équipés de radars RDI J2-4 et de moteurs M53-5 (no 521) et M53-P2 (no 522) ;
  • Mirage 2000B S5, nos 523 à 530 : 8 biplaces équipés de radars RDI J3-13 et de moteurs M53-P2.

Mirage 2000C[modifier | modifier le code]

Version utilisée pour la défense aérienne. Appareils RDI S5 encore en service pouvant, depuis 2016, embarquer 4 bombes. Ils sont stationnés sur la base aérienne d'Orange-Caritat :

  • Mirage 2000C (RDM) : version intérimaire équipée du radar RDM (le radar RDI prévu n'était pas encore disponible) et du moteur M53-5 ;
    • Mirage 2000C S1, nos 1 à 15 : équipés de radar RDM et armés de missiles air-air R550 Magic II et de 2 canons DEFA de 30 mm ;
    • Mirage 2000C S2, nos 16 à 19 : équipés de radars RDM à capacité « look down » (détection vers le bas) améliorée ;
    • Mirage 2000C S3, nos 20 à 37 : capables de tirer également des missiles air-air Super 530F ;
  • Mirage 2000C (RDI) : version « définitive » équipée du radar RDI et du moteur M53-P2 ;
    • Mirage 2000C S4 : nos 38 à 48, équipés de radars RDI J1-1 et capables de tirer des missiles air-air Super 530D ;
    • Mirage 2000C S4-1 : nos 49 à 63, radars RDI J1-2 ;
    • Mirage 2000C S4-2 : nos 64 à 74, radars RDI J2-4 ;
    • Mirage 2000C S4-2A : passage au standard des Mirage 2000C S4, S4-1 et S4-2 avec un radar RDI J2-5 ;
    • Mirage 2000C S5 : nos 75 à 124, radars RDI J3-13 ;
    • Mirage 2000C S5-2C : Mirage 2000C S-5 mis à jour avec de nouveaux équipements ECCM (en) (contre contre-mesures électroniques).

Mirage 2000-5[modifier | modifier le code]

Version d'abord uniquement destinée à l'exportation, l'Armée de l'air prend ensuite la décision de porter un certain nombre de ses Mirage 2000C à la norme 2000-5, et rentre ainsi dans le « club des Fox 3 » (Voir article sur Missile air-air : Fonctionnement du mode « Fox 3 » : exemple avec le Mirage 2000-5 équipé du radar RDY). Il dispose d'une avionique profondément rénovée, avec notamment un radar RDY (Radar Doppler Y), d'un viseur tête haute Thomson-CFS VEH-320, de commandes Hotas (en anglais : hands on throttle and stick : « mains sur manette et manche ») et de contre-mesures intégrées ICMS Mk.II. Les Super 530D sont remplacés par 4 MICA EM (missile d'interception et de combat aérien), plus petits et plus modernes, adaptés à l'utilisation en défense aérienne (actuellement la version la plus moderne du Mirage 2000).

  • Mirage 2000-5F : version du Mirage 2000-5 destinée à la France ; ces appareils sont stationnés sur la base aérienne de Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur :
    • Mirage 2000-5F SF1 : 37 Mirage 2000C S4-2A et S-5 mis au standard « -5 » (Les RDI J2-5 ainsi libérés remplacent les RDM) ;
    • Mirage 2000-5F SF1-C : Mirage 2000-5F SF1 équipés de nouvelles fonctionnalités RDY ;
    • Mirage 2000-5F SF1-IR : Mirage 2000-5F SF1C avec la double capacité MICA-EM et MICA-IR ;
    • Mirage 2000-5F Vi : Intégration de la Liaison 16, permettant la transmission de données sécurisées sur le théâtre de guerre entre appareils de l'OTAN ; modules interchangeables entre les avions.
  • Mirage 2000-5 Mk2 : version polyvalente, dont le RDY dispose de deux nouveaux modes anti-navires permettant le tir de missiles AM39 Exocet, et d'un nouveau système de contre-mesures ICMS Mk.III. Cette version est basée sur un nouveau cœur système : l'EMTI développé par Thales et de nouvelles visualisations.

Mirage 2000-9[modifier | modifier le code]

Version totalement polyvalente avec radar RDY-2 (15 % de portée supplémentaire comparé au RDY), EMTI (Ensemble Modulaire de Traitement de l'Information), pod de désignation laser, vendue aux Émirats arabes unis. Cette version est capable de missions air-air avec des capacités proches des 2000-5, air-sol avec des missiles Black Shaheen (version du SCALP-EG spécifique aux E.A.U.) et air-surface avec missiles Exocet, le tout avec ravitaillement en vol.

Mirage 2000N[modifier | modifier le code]

Mirage 2000D
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Mirage 2000D de l'escadron de chasse 2/3 Champagne de Nancy-Ochey emportant 2 bombes guidées laser GBU-12 au-dessus de l'Afrique, le 29 janvier 2013, durant l'opération Serval.
Mirage 2000D de l'escadron de chasse 2/3 Champagne de Nancy-Ochey emportant 2 bombes guidées laser GBU-12 au-dessus de l'Afrique, le 29 janvier 2013, durant l'opération Serval.

Rôle Chasseur-bombardier
Premier vol
Mise en service 1993
Équipage
1 pilote + 1 navigateur officier système d'armes
Motorisation
Moteur SNECMA M53 P2
Nombre 1
Poussée unitaire 9,7 t
Dimensions
Envergure 9,13 m
Longueur 14,36 m
Hauteur 5,30 m
Masses
À vide 7 8 t kg
Maximale 16 500 kg
Performances
Vitesse maximale 1 836 km/h (Mach 1,5)
Plafond 15 000 m

Version spécialisée dans la frappe nucléaire en service depuis 1988, emportant le missile Air-sol moyenne portée amélioré (ASMPA). La défense primordiale de l'appareil est assurée par le brouilleur électronique Caméléon, des leurres électromagnétiques et infrarouges Spirale, ainsi que d'un détecteur d'alerte radar Serval. Appareils stationnés à l'origine sur la base aérienne Luxeuil-Saint-Sauveur, jusqu'en 2010, et sur la base aérienne d'Istres-Le Tubé :

  • Mirage 2000N K1  : version initiale, armée uniquement du missile ASMP (31 avions, par la suite portés au standard K2) ;
  • Mirage 2000N K2  : version capable également d'assaut conventionnel tout temps (44 avions) ;
  • Mirage 2000N K2+ : version intermédiaire modifiée en vue de l'utilisation du missile ASMP retiré du service en 2011 ;
  • Mirage 2000N K3  : version armée du missile ASMPA, la seule en service à ce jour. (30 avions ont été portés à ce standard dont 23 en service en 2015).

Mirage 2000D[modifier | modifier le code]

Mirage 2000D de la 30e escadre de chasse

Version biplace air-sol d'assaut conventionnel tout temps spécifique à la France. Cette version est dérivée du Mirage 2000N et destinée à l'assaut conventionnel. Elle est demandée à la fin des années 1980, à la suite des retards du programme du Dassault Rafale, et initialement désignée Mirage 2000N' (à lire : Mirage 2000N prime). Les appareils sont stationnés sur la base aérienne de Nancy-Ochey (Escadron de chasse 1/3 Navarre, Escadron de chasse 2/3 Champagne et Escadron de chasse 3/3 Ardennes, Escadron de transformation Mirage 2000D 2/7 Argonne, tous rattachés à la 3e escadre de chasse). 78 exemplaires en service au , 71 au [16]. :

  • Mirage 2000D VI : dernière version du Mirage 2000D en cours de développement (2009) chez Dassault Aviation pour intégrer la liaison 16, comme pour le M2000-5F.

Ce chasseur-bombardier est doté de capacités de pénétration tout temps et d'une grande précision de navigation, qui en font le fer de lance des avions d'attaque au sol. Il est capable de mettre en œuvre toute la panoplie des armements air-sol en service dans l'Armée de l'air, de la bombe classique au missile de croisière en passant par tout l'éventail des armements à guidage laser, grâce à sa nacelle de désignation (PDLCTS). Depuis 1999, il participe à la plupart des engagements français sur les théâtres d'opérations, dont les opérations de sécurisation de l'Afghanistan au profit des forces déployées sur le terrain. Il est capable d'emporter et d'utiliser par tous les temps tous les types d'armements conventionnels en service dans l'Armée de l'air française : Mk 82, GBU-12, GBU-16, GBU-22, GBU-49 et GBU-24A/B, ainsi que les nouveaux missiles SCALP-EG et Apache. L'armée de l'air a récemment demandé à ce que l'on conçoive des roquettes à guidage laser pour ce chasseur. La nouvelle configuration de l'armement de ce chasseur pourrait être deux missiles Mica, 6 GBU-12 ou AASM, ainsi qu'une vingtaine de roquettes.

Depuis , il est équipé de la Liaison 16. Tout comme le Mirage 2000N, il est équipé d'un radar Antilope V auquel s'ajoute un système d'autoprotection perfectionné. Le prototype du 2000D fait son premier vol le et la version est mise en service en 1993. À la suite du retrait des Mirage F1 de l'Armée de l'air, le Mirage 2000D a été choisi pour embarquer la nacelle de reconnaissance tactique ASTAC (Analyseur de Signaux TACtiques) développée par Thalès[17]. Le Mirage 2000D no 646, immatriculé 118-MQ et appartenant à l'Escadron de chasse et d'expérimentation 5/330 Côte d'Argent, est utilisé pour des essais en vol sur la base aérienne 120 de Cazaux.

Fin 2015, le comité ministériel d'investissement (CMI) du ministère de la Défense décide de procéder à la rénovation de mi-vie d'une partie de la flotte des Mirage 2000D. La direction générale de l'armement (DGA) notifie à Dassault Aviation et au missilier MBDA le marché pour rénover 55[18] appareils sur les 71 que compte l'armée de l'air. Cette rénovation va équiper le Mirage 2000D d'un pod canon dont l’absence jusqu'ici était le défaut principal de cet avion, et qui est pourtant très utile lors de conflit asymétrique. (cela obligeait fréquemment les Mirage 2000 D de voler en patrouille mixte avec des Mirages F1 ou 2000C qui eux étaient dotés d'un tel canon.) Pour l'auto-protection, les Mirages 2000D rénovés seront équipés de missiles air-air Mica qui succèdent aux missiles Magic 2. Le système d'arme sera modernisé pour mettre en place une architecture ouverte acceptant de nouveau système d'arme. Cette rénovation des Mirages 2000D doit leur permettre de voler en service jusqu'en 2030[19].

Mirage 2000E[modifier | modifier le code]

Appareils réservés à l'exportation, avec possibilités de modifications de l'avionique suivant les clients, mais toujours autour du radar RDM.

Autres caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les autres caractéristiques sont les suivantes :

  • capacité en carburant de la version monoplace : 3 160 kg en interne, 4 150 kg avec le réservoir ventral de 1 300 L, 6 320 kg avec les réservoirs sous voilure de 2 000 L et 7 310 kg avec les trois réservoirs. Soustraire 60 kg à chacune des configurations pour la version biplace ;
  • temps sur zone à 150 NM de la base à 25 000 ft : h 40 min ;
  • rayon d'action à Mach 0,8 et à une altitude de 15 000 ft avec trois réservoirs supplémentaires largués avant le combat : 830 nautiques avec 6 missiles air-air MICA ;
  • possibilité de ravitaillement en vol à l'aide d'une perche démontable ;
  • depuis fin 1999, plusieurs Mirage 2000 français ont vu leur radar équipé du mode Non-Cooperative Target Recognition[20] ;
  • disponibilité démontrée au combat pendant l'opération Chammal en 2015 : plus de 90 %[21].

Conception et positionnement par rapport à d'autres appareils[modifier | modifier le code]

Les concurrents principaux du Mirage 2000 sur les marchés export ont été, entre autres, les F16C et F-18C américains et les MiG-29 et Su-27 russes.

Comparatif technique avec les autres avions de chasse[modifier | modifier le code]

Accidents[modifier | modifier le code]

Armée de l'air française[modifier | modifier le code]

Les accidents suivants ont été enregistrés dans l’Armée de l'air française :

  • le , le Mirage 2000C no 2, second prototype, s'écrase ; le pilote d'essais de Dassault Jean Marie Saget s'éjecte[22].
  • le , le Mirage 2000C no 7 de l'Escadron de chasse 1/2 Cigognes s'écrase[22] ;
  • le , le Mirage 2000C no 26 de l'Escadron de chasse 3/2 s'écrase[22], BA Luxeuil ;
  • le , le Mirage 2000N no ? de l'Escadron de chasse 1/4 Dauphiné, s'écrase[22] ;
  • le , le Mirage 2000B no ? de l'Escadron de chasse 2/?, s'écrase[22] ;
  • le , le Mirage 2000C no 23 de l'Escadron de chasse 1/2 Cigognes, s'écrase[22] ;
  • le , deux Mirage 2000C no 50/5-NK et no 60/5-NK de l'Escadron de chasse 15, s'écrasent (collision en vol?) dans la mer Méditerranée au large de la base aérienne 126 Solenzara en Corse ; le commandant D. Pujol et le commandant Hartel parviennent à s'éjecter[22] ;
  • le , le Mirage 2000C no 10/2-LB de l'Escadron de chasse 3/2 s'écrase à Dijon ; le pilote est tué[22] ;
  • le , le Mirage 2000C no 24/2-FM de l'Escadron de chasse 2/2 Côte-d'Or s'écrase ; le pilote parvient à s'éjecter[22] ;
  • le , le Mirage 2000N no 321/4-BJ de l'Escadron de chasse 2/2 Côte-d'Or entre collision avec des mouettes qui ont été ingérées par les entrées d'air ce qui causa une panne moteur à 500 ft (environ 150 m d'altitude); à Fontiès-d'Aude proche de Carcassonne ; le pilote et le passager parviennent à s'éjecter ; le pilote est sérieusement blessé[22] ;
  • le , le Mirage 2000C no 31/2-LP de l'Escadron de chasse 2/2 Côte-d'Or s'écrase ; le commandant J. M. Dall'Aglio parvient à s'éjecter[22] ;
  • le , le Mirage 2000N no 328 de l'Escadron de chasse 3/4 Limousin entre en collision avec un hélicoptère de la Marine au-dessus du département du Puy-de-Dôme ; le bilan est de dix morts : les huit occupants de l'hélicoptère, qui s'est écrasé sur la commune de Cros, et les deux occupants du Mirage, qui a continué à voler quelques instants pour aller s'écraser près du lac de Montcineyre[23] ;
  • le , le Mirage 2000N K2 no 352 de l'EC 02.003 Champagne, basé à Nancy, en patrouille avec 3 autres 2000, percute le mont Chapeloune à 2 km à l'ouest du Puy Mary dans le Cantal ; les deux membres d'équipage, le commandant Olivier Festas, pilote et chef de l'EC 02.003 (leader de la patrouille de France en 1990), et le lieutenant Nicolas Rachwalski, meurent dans le crash ;
  • le , le Mirage 2000N no 324, se présente en courte finale à Istres, les deux membres d’équipage s'éjectent à la suite d'une collision aviaire, moteur défaillant ; l'avion poursuit sa trajectoire et s'écrase dans l'enceinte de la base. Après cinq ans de tergiversations et quinze mois de chantier à l'AIA Clermont–Ferrand, échange de la voilure, des trains et réparation de la partie inférieure du fuselage, l'avion est remis en vol le  ;
  • le , le Mirage 2000D (no 608 3-XB) de la Base de Nancy Ochey subit une défaillance de calculateur de réacteur. Les pilotes réussissent leur éjection ;
  • le , deux Mirage 2000D de la base de Nancy Ochey se heurtent en vol de nuit en circuit de piste ; l'un des avions (no 633 3-JT), la dérive arrachée par le choc, s'écrase dans la forêt de Maron ; les deux pilotes réussissant à s'éjecter ; l'autre avion (no 646 3-IC) parvient à se poser ;
  • le , le Mirage 2000B no 511/5-OR de la Base aérienne 115 Orange-Caritat s'écrase en bout de piste lors d'un entraînement en vue d'une démonstration de voltige aérienne ; les deux membres d'équipage se sont éjectés à temps[24] ;
  • le , le Mirage 2000D no 656/33-LH de l'Escadron de chasse 4/33 Vexin s'écrase à Djibouti ; l'avion a percuté le sol lors d'un entraînement au bombardement nocturne, entraînant la mort des deux membres d'équipage[25] ;
  • le , le Mirage 2000D no 622 de l'Escadron de chasse 3/3 Ardennes est accidenté à Ndjamena (Tchad) lors d'un vol d'entraînement. Un oiseau a été happé par le réacteur lors du décollage, entraînant une sévère perte de puissance moteur ; le pilote a cependant réussi à faire demi-tour, il largue ses bidons, et pose l'avion. Celui-ci fini sa course par une sortie de piste à faible vitesse. Le principal dégât est l'arrachage de la ferrure du vérin de contrefiche avant sous les pieds du pilote. l'avion sera réparé par l'AIA Clermont -Ferrand[26] ;
  • le , l'équipage du Mirage 2000D no 621/3-JG de l'Escadron de chasse 2/3 Champagne est contraint à l'éjection lors d'un vol d'entraînement nocturne à basse altitude car l'avion est devenu incontrôlable ; le Mirage s'écrase dans une zone inhabitée de la commune de Mas-Saint-Chély[27] ;
  • le , la perche du Mirage 2000N no 318/4-BP de l'Escadron de chasse 2/4 La Fayette se brise lors d'un entraînement au ravitaillement en vol, et les débris endommagent le réacteur, qui prend feu ; le pilote déroute l'avion au-dessus de la Méditerranée, l'équipage s'éjecte et l'avion s'abîme en mer. Les deux pilotes sont légèrement blessés[28] ;
  • le , le Mirage 2000N no 362/4-CU de la Base aérienne 125 Istres-Le tubé percute en vol un ULM au-dessus de l'Auvergne. Les deux occupants de l'ULM sont tués[29] ;
  • le , l'équipage du Mirage 2000D no 663/3-XS de l'Escadron de chasse 3/3 Ardennes s'éjecte au-dessus de la Base aérienne 132 Colmar-Meyenheim, à la suite d'un problème réacteur lors d'un entraînement au combat à haute altitude ; le pilote est blessé, le navigateur indemne[30],[31] ;
  • le , les deux Mirage 2000-5F no 53/2-FA et no 72/2-EE de la Base aérienne 102 Dijon-Longvic se heurtent en vol près de Nancy ; un des pilotes est contraint de s'éjecter à la suite de la collision, et son appareil s'écrase au sol ; l'autre pilote a pu regagner la base de Saint-Dizier et se poser[32],[33] ;
  • le , le Mirage 2000D no 684/3-IW s'abîme en mer au large de la Corse, à cause d'une collision avec un oiseau, semble-t-il ; les deux membres d'équipage peuvent s'éjecter et sont sains et saufs ; l'avion, habituellement basé à Nancy-Ochey, était déployé temporairement sur la Base aérienne 126 Solenzara[34] ;
  • le , le pilote du Mirage 2000-5F no 69/2-FE de la Base aérienne 102 Dijon-Longvic est contraint de s'éjecter à la suite d'un problème technique sur son avion, qui s'est écrasé sur un local technique de la SNCF sans faire de victime[35] ;
  • le , le Mirage 2000C no 116/12-KH de la Base aérienne 103 Cambrai-Épinoy s'abîme en mer au large de Bonifacio ; son pilote est décédé. Temporairement déployé sur la Base aérienne 126 Solenzara, l'avion effectuait une mission d'entraînement[36],[37] ;
  • le , un Mirage 2000N no 337 de la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur heurte en vol un avion de tourisme léger lors d'un vol d'entraînement à la navigation à vue ; l'avion de tourisme s'écrase au sol et son pilote est tué ; bien qu'endommagé, le Mirage 2000 réussit à regagner un terrain pour se poser[38] ;
  • le , lors d'une mission d'entraînement, l'équipage du Mirage 2000N no 315/4-BF de l'Escadron de chasse 2/4 La Fayette, basé sur la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur, a été contraint à l'éjection à la suite de l'arrêt de son réacteur ; cet arrêt a été causé par l'ingestion d'un panier de ravitaillement en vol ; après que les pilotes ont écarté l'avion de zones habitées, il s'abîme en mer au large de l'Estuaire de la Gironde[39],[40] ;
  • le , le Mirage 2000N no 363/4-BK de l'Escadron de chasse 2/4 La Fayette, basé sur la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur, s'écrase sur la commune de Laurenan (Côtes-d'Armor) lors d'une mission d'entraînement ; le pilote et le navigateur s'éjectent et sont sains et saufs[41] ;
  • le , le Mirage 2000-5F no 76 de l'escadron de chasse 05/330 Côte d'Argent basé sur la base aérienne 118 Mont-de-Marsan s'écrase sur une zone inhabitée de la commune de Pouydesseaux (Landes) ; le pilote, qui est légèrement blessé, s'est éjecté après avoir dirigé l'appareil vers une zone inhabitée à environ sept kilomètres de la BA 118[42] ;
Mirage 2000D no 612 accidenté le en Afghanistan, récupéré par un M88 de l'USMC lors d'une opération franco-américano-italienne.

Force aérienne grecque[modifier | modifier le code]

Les accidents suivants ont été enregistrés au sein de la Elleniki Polemikí Aeroporía :

De 1990 à 2007, la Grèce a perdu une quinzaine de ses Mirage 2000 lors de différents accidents ; on signalera en particulier la collision de deux avions lors d'un combat simulé le 1er septembre 2004 (un Mirage perdu, l'autre endommagé mais ayant pu se poser)[54].

  • le , un Mirage 2000 de la 331 MPK s'écrase durant la phase d'approche en raison d'une panne moteur ; BA Tanagra ; le lieutenant-colonel A.Tzanavaras[22] ;
  • le , un Mirage 2000 EG no 215 s'écrase[22] ;
  • le , un Mirage 2000 EG no 246 de la 114 PM[22] s'écrase après le décollage ; BA Tanagra ; le lieutenant Nikos Martidis s'éjecte ;
  • le , un Mirage 2000 EG de la 331 MPK s'écrase ; le pilote G. Kormentzas s'éjecte[22] ;
  • le , un Mirage 2000 EG no 238 de la 332 MPK et un F-16 Falcon entre en collision en vol durant un exercice au large de l'île de Skyros ; le pilote D. Bratsios s'éjecte ; le pilote du F-16 est tué[22] ;
  • le , un Mirage 2000 no 225 s'écrase en mer en raison d'une panne mécanique au large de l'île d'Andros ; l'officer pilote Lakides s'éjecte ; secouru sur son canot de sauvetage[22] ;
  • le , un Mirage 2000EG no 244 de la 332 MPK s'écrase ; au large de l'île de Skyros ; pilote disparu[22] ;
  • le , un Mirage 2000EG no 210 (C/n 69) de la 332 MPK[22] s'écrase en mer durant une approche à très base altitude ; au large de l'île de Skyros ; le pilote est tué durant l'éjection ; le Mirage a été récupéré ;
  • le , un Mirage 2000EG no 223 (C/n 244) de la 331 MPK s'écrase en raison de la panne des systèmes hydraulique et électrique ; proche d'Oropos ; le pilote s'éjecte mais est tué[22] ;
  • le , un Mirage 2000EG no 228 de la 332 MPK s'écrase[22].

Indian Air Force[modifier | modifier le code]

Un Mirage 2000 biplace de l'Armée de l'air indienne.

Les accidents suivants ont été enregistrés au sein de l’Indian Air Force :

  • le , un Mirage 2000 s'écrase ; le Squadron leader Gill s'éjecte ; Gwalior[22] ;
  • le , un Mirage 2000H no KF-102 indien s'écrase lors d'une démonstration de voltige, pendant le défilé annuel de l'Indian Air Force ; le pilote, Wing commander Ramesh "Joe" Bakshi et deux personnes au sol sont tués[55],[22] ;
  • le , un Mirage 2000 s'écrase à proximité Maharajpur AFS à Gwalior ; le Flight lieutenant S.Kumar s'éjecte[22] ;
  • le , un Mirage 2000 s'écrase ; le Squadron leader H.S.Gill s'éjecte[22] ;
  • le , un Mirage 2000 s'écrase à entre Bhopal and Gwalior ; le pilote s'éjecte ;
  • le , le Mirage 2000TH Vajra s'écrase juste après le décollage, vraisemblablement en raison d'un problème technique ; il était engagé dans un exercice commun avec des appareils de la Singaporean Air force ; les pilotes s'éjectent ;
  • le , un Mirage 2000 indien s' écrase lors d'un vol d'entraînement de nuit ; le pilote meurt dans l'accident, qui est alors le quatrième impliquant un Mirage 2000 à survenir dans ce pays[56] ;
  • le , un Mirage 2000 biplace indien s'écrase peu après le décollage, à la suite d'un problème moteur ; les deux pilotes s'éjectent et sont sains et saufs[57] ;
  • le , onze jours après le précédent, nouveau crash d'un Mirage 2000 biplace indien ; les deux pilotes s'éjectent[58] ; à la suite de ce nouvel accident, les Mirage 2000 indiens sont temporairement interdits de vol pour vérifications, et ne reprennent leurs vols qu'à la fin du mois d'avril 2012[59].

Autres pays[modifier | modifier le code]

Les accidents suivants ont été enregistrés dans d’autres armées de l'air :

  • en , Taïwan a temporairement interdit de vol ses Mirage 2000, à la suite d'un troisième accident sur ce type d'appareil ; en l'occurrence, il s'agissait d'un biplace qui s'est abîmé en mer, tuant ses deux membres d'équipage ; les deux accidents précédents avaient eu lieu en octobre et , causant la mort d'au moins un autre pilote[60] ;

Marquages et unités françaises[modifier | modifier le code]


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Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le Mirage 2000 est mis en scène dans les jeux vidéo et autres simulateurs suivants :

Il est aussi l'un des éléments principaux du film français « Les chevaliers du ciel », réalisé par Gérard Pirès et sorti en 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Retiré du service fin , il s'agit du dernier des Mirage 2000 produits de 1980 à 1985 à avoir été dotés du turboréacteur M53-5 de 9 000 kgp de poussée avec postcombustion. Il ne reste plus, à cette date, que des Mirage 2000 équipés avec le M53-P de 9 700 kgp.

Références[modifier | modifier le code]

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  14. « Livraison des deux premiers Mirage 2000 I/TI à l’Inde », sur Aerobuzz,‎
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Développement lié

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Jean-Paul Philippe, Les Mirage 2000, Jean-Pierre Taillandier, (ISBN 978-2-8763-6085-3)
  • Alain Crosnier et Jean-Michel Guhl, Armée de l'air : La chasse à réaction de 1948 à nos jours : du « Vampire » au « Mirage 2000 », Paris, Lavauzelle, (ISBN 978-2-7025-0165-8)
  • Olivier Klene, SIRPA Air et Dassault Aviation, Mirage 2000, Panazol, Lavauzelle, (ISBN 978-2-7025-0338-6)
  • Pierre Argouse et Dassault Aviation, Mirage 2000, Paris, Jean-Pierre Taillandier, (ISBN 978-2-8656-2092-0)
  • Charles Christienne et Service historique de l'Armée de l'air, Du ballon de Fleurus au Mirage 2000 : Les responsables de l'arme aérienne, SIRPA, (ISBN 978-2-9045-2102-7)
  • (en) Paul Eden (éditeur), Encyclopedia of modern military aircraft, Londres, Amber Books Ltd., , 512 p. (ISBN 978-1-904-68784-9)
  • (en) Bill Gunston et Mike Spick, Modern Combat Aircraft, Italie, Salamander books, coll. « The Great Weapons Encyclopedia », , p. 44, 45
  • Roberto Iermanno, « Mirage 2000 Pilot report », Aerei Magazine, Parma, Delta Éditions, no 2,‎
  • (en) Mike Spick, The great book of modern warplanes : featuring full technical descriptions and battle action from Baghdad to Belgrade, Osceola, Wis, MBI Pub. Co, (ISBN 0-760-30893-4)
  • (en) « Hellenic Defence Report 2009-2010 », édition annuelle du magazine « Hellenic Defence & Security »

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