Base aérienne 120 Cazaux

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Base Aérienne 120
« Commandant Marzac »
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Date d'ouverture 1934
Coordonnées 44° 32′ 07″ nord, 1° 07′ 53″ ouest
Altitude 26 m (84 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Base Aérienne 120 « Commandant Marzac »
Base Aérienne 120
« Commandant Marzac »
Pistes
Direction Longueur Surface
060 2 400 m (7 874 ft) Béton
240 2 400 m (7 874 ft) idem
Informations aéronautiques
Code OACI LFBC
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air

La Base Aérienne 120 « Commandant Marzac » est une base aérienne de l'Armée de l'air située près du village de Cazaux, sur le territoire de la commune de La Teste-de-Buch dans le département de la Gironde.

Créée en septembre 1915, elle est, avec celles situées à Avord et à Istres, l'une des plus anciennes base aériennes du territoire national encore en activité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette Histoire est variée, depuis les débuts opérationnels de l'instruction au tir, en 1915, à nos jours.

De la création en 1915 à la Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1913, le capitaine Ferdinand Marzac est chargé de trouver un site propice aux exercices de tir aérien à partir des aéronefs.

Le 4 janvier 1914, la municipalité de La Teste offre un vaste terrain. Les travaux d'aménagement débutent en avril 1914. Ils sont interrompus en août 1914, au début des hostilités.

L'usage des aéronefs est à l'époque encore cantonnée à l'observation aérienne des mouvements des troupes opérant au sol. Le début de la Première Guerre mondiale ralentit le projet.*

Les premières rencontres en vol - souvent fortuites - par des appareils d'observation appartenant à des camps ennemis donnent lieu aux premiers échanges de tir (pistolet, mousqueton) visant à "chasser" et à éliminer l'intrus. Rapidement, des appareils isolés ou en formation sont affectés à "la Chasse".

Les besoins de formation aérienne au pilotage et surtout au tir depuis les avions deviennent éminents. En août 1915, le capitaine pilote Ferdinand Marzac reçoit de nouveau l'ordre de créer l'école des mitrailleurs aériens. Sous son commandement, la base aérienne ouvre le 1er septembre 1915. Elle porte alors le nom d'Ecole de tir aérien de Cazaux. Les activités d'instruction débutent en octobre 1915.

La base sert alors au perfectionnement des premiers pilotes militaires dans l'art du combat aérien.

Le 2 septembre 1916, une Unité chargée de l'entraînement à la Défense contre avion (DCA) s'installe sur le site, suivie en 1917, par une autre Unité chargée de l'instruction de la chasse contre les sous-marins.

La vocation de l'entraînement au tir sera maintenue à Cazaux, conjointement avec la base aérienne 126 Solenzara en Corse.

Durant la Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

En 1949, elle devient le centre d'essais des missiles du Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge Durant l'été 1952, un tir de roquettes déclencha un vaste incendie qui mobilisa tous les pompiers de la région y compris ceux de Bordeaux. L'entretien des cibles devint alors une priorité. Les essais à cette époque concernaient l'armement classique: roquettes, canons, bombes et cibles remorquées. Puis arrivèrent les premiers cinéthéodolites vers 1954-1955, avec la première campagne de tirs de la section engins spéciaux.

Installations et équipements[modifier | modifier le code]

A-4 Skyhawk du n° 150 Squadron de l'armée de l'air singapourienne sur la base.

La base est principalement utilisée pour la formation et l'intégration des pilotes de chasse français et étrangers, l'entraînement au tir et les essais de munition. Elle est dotée d'une piste au standard OTAN de 2 400 m de longueur et des installations correspondantes.

L'école de chasse franco-belge volant sur Alphajet est basée à Cazaux. Elle est chargée de former les futurs pilotes de chasse des trois nations (française,Belges et singapouriens)

La base forme également les futurs pompiers de l'air grâce à une aire à feu modernisée en 2005.

Depuis 1998, la base accueille le No 150 Squadron de l'armée de l'air singapourienne (en), équipé de A-4 Skyhawk et depuis le 15 novembre de 2012 de Aermacchi M-346[1] afin de former les pilotes singapouriens avant de les affecter en unité opérationnelle sur F-16 Fighting Falcon ou F-15 Eagle. Fin mars 2010, 120 pilotes singapouriens avaient été brevetés à Cazaux[2].

Environ 2 600 militaires et civils travaillent sur la base[3].

Unités en 2015[modifier | modifier le code]

8e escadre de chasse[modifier | modifier le code]

Depuis le , la base abrite la 8e escadre de chasse.
Celle-ci est composée des unités suivantes :

Autres unités[modifier | modifier le code]

  • L'Escadron d'hélicoptères 1/67 "Pyrénées" "EH" sur Puma et EC 725 Caracal. Basé à Cazaux depuis 1972.
  • Le Centre d'Expertise de l'Armement Embarqué (C.E.A.E. 00.331) qui depuis le 1er septembre 2009 remplace le Centre d'Expérimentation et d'Instruction au Tir Aérien (C.E.I.T.A.), qui forme chaque année 200 à 250 stagiaires français et étrangers[3].
  • le Groupe Instruction Sécurité des Vols (G.I.S.V.) de la Gendarmerie nationale depuis le 1er septembre 2010.
  • Un site de DGA Essai en Vol (Anciennement C.E.V. de Cazaux).
  • Centre de Formation des Techniciens de la Sécurité de l'Armée de l'Air (C.F.T.S.A.A.) 00/308
  • N° 150 Squadron de l'armée de l'air singapourienne.

Commandants[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]