Mandres-les-Roses

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Mandres-les-Roses
La Ferme de Monsieur, inscrite aux monuments historiques
La Ferme de Monsieur, inscrite aux monuments historiques
Blason de Mandres-les-Roses
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement arrondissement de Créteil
Canton Canton de Villecresnes
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Briard
Maire
Mandat
Jean-Claude Perrault
2014-2020
Code postal 94520
Code commune 94047
Démographie
Gentilé Mandrions
Population
municipale
4 415 hab. (2011)
Densité 1 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 08″ N 2° 32′ 40″ E / 48.7022222222, 2.5444444444448° 42′ 08″ Nord 2° 32′ 40″ Est / 48.7022222222, 2.54444444444  
Altitude Min. 39 m – Max. 97 m
Superficie 3,3 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-mandres-les-roses.fr

Mandres-les-Roses est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation de Mandres-les-Roses dans le Val-de-Marne

Mandres-les-Roses est distante de Paris d'environ 25 km, au sud-est de la capitale. Géographiquement, elle appartient au plateau de Brie, vaste plateau bordé par la Marne et la Seine, la côte d'Île-de-France entre Reims et Nogent-sur-Seine, et le rebord oriental du bassin de Paris. est une commune dont le territoire est encore au deux tiers rural. L'altitude moyenne au centre du village est de 90 m et varie entre environ 39 m au niveau de l'Yerres et jusqu'à 97 m en limite avec Santeny. Elle constitue une zone de transition entre la banlieue parisienne urbanisée (Yerres, Brunoy dans l'Essonne ; Boissy-Saint-Léger dans le Val-de-Marne) et les plaines agricoles de Seine-et-Marne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En ouest Brunoy, au nord-ouest Villecresnes (Cerçay) au nord Villecresnes, au nord-est Santeny, en est Servon, au sud-est Périgny, au sud Boussy-Saint-Antoine, au sud-ouest Épinay-sous-Sénart. Les communes de Brunoy, Épinay-sous-Sénart et Boussy-Saint-Antoine sont situées dans le département de l'Essonne, Servon est située dans le département de Seine-et-Marne. Les autres communes sont situées dans le département du Val-de-Marne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Mandres apparaît dans un cartulaire de l'abbaye Saint-Martin-des-Champs de Paris en 1117[1]. La donation de l'archidiacre de Brie (chapitre cathédral de Notre-dame de Paris) à l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs se situe près du Bois d'Auteuil en limite de Villecresnes. Il semble que le village n'était pas encore constitué, mais se présentait sous forme de deux hameaux de colonisation agricole. Selon Pierre Nicol[2] des ermites installés près de l'église actuelle (cour 1, des Thibault) auraient mis en valeur le coteau de l'Yerres et la plaine des Vinots. Robert de Dreux (fils du roi Louis VI) seigneur de Brie-Comte-Robert, fit édifier la ferme des Tours Grises-les-Roses vers 1145, La conquête des terroirs humides vers Santeny, Servon et Périgny a attiré une population nouvelle installée dans des cours dont les travées regroupaient les maisons des colons et étaient bordées de jardins cultivés.

Le village fut dévasté par la chevauchée anglo-bourguignonne de 1419, et pratiquement dépeuplé. La reprise économique vers 1450-1460 a redonné vie au village de Mandres-en-Brie. Il est constitué en paroisse vers 1475 en réunissant le Bout-d'en-Bas (possession de la famille Budé) qui était desservi par le curé de Boussy-Saint-Antoine, et le Bout-d'en-Haut (ferme des Tours Grises) qui était desservi par le curé de Villecresnes. Cette création provoqua plusieurs incidents. D'autre pat Dreux Budé avait vendu sa seigneurie aux Chartreux, tandis que la Ferme des Tours Grises passait dans les mains d'une famille de négociants italiens les Cenesme.

Mandres eut à souffrir des troubles des guerres de religion et de la Fronde. Ravagée et partiellement incendiée en 1652 par les troupes de Charles de Lorraine, quand les troupes royales de Turenne et les Frondeurs du grand Condé « jouaient à cache-cache » entre Villeneuve-Saint-Georges et Meaux, Mandres put rapidement se relever. Les vignerons et la ferme des Tours Grises assuraient l'essentiel de l'activité. De nouveaux commerçants ouvrirent leurs étals dans la grande rue de Monsieur Saint Thibault (actuelle rue du Maréchal Leclerc) auprès du boucher installé là depuis la fin du XVe siècle. Une première activité horticole s'y implanta au XVIIIe siècle.

Le 16 octobre 1774, Monsieur[Qui ?], comte de Provence, frère du roi Louis XVI, futur Louis XVIII, acquit la ferme des Tours Grises. Il l'intégra dans le vaste domaine qu'il avait constitué autour du château de Brunoy et du château de Grosbois (Boissy-Saint-Léger et Villecresnes) pour les plaisirs de la chasse notamment en forêt de Sénart. Monsieur ne mit jamais les pieds à Mandres mais son nom fut retenu pour nommer l'ensemble des bâtiments quand la municipalité s'y installa. L'activité chasseresse de cet aristocrate était vivement contestée par les mandrions. Le premier article du cahier de doléances rédigé en 1789 à l'occasion des États généraux, demande qu cese cette activité et que les pigeons soient enfermés pendant la saison des récoltes.

La ferme et les terres qui y étaient exploitées furent déclarées « bien national » en 1791.

Dans les années 1860, des descendants de vignerons (les vignes n'occupaient plus qu'1/5 des superficies couvertes avant 1789) adoptent la culture de la rose en plein champ. Les fleurs coupées sont alors vendues sur le Carreau des Halles de Paris. Un train spécial acheminait marchandises et vendeuses en fin d'après-midi sur la ligne dite de la Bastille. Cette ligne avait été prolongée jusqu'à Brie-Comte-Robert en 1875. Cette culture gagnera en extension jusqu'après la Première guerre mondiale. Dans les années 1930 sont implantées les premières serres vitrées et chauffées qui permettent de produire des fleurs sur une saison plus longue. L'activité des rosiériste sera durement touchée par le renchérissement du fuel en 1974, la concurrence tant interne que hollandaise.

La commune a complété son nom par la plus belle des fleurs[non neutre]. Un décret du 10 octobre 1958 lui confère le nom qui consacre sa réputation. Mandres-les-Roses.

En 1962, la ferme des Tours Grises est achetée par la SCIC, filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations. Un projet d'urbanisation est conçu pour densifier la plaine de Mandres. Les bâtiments de la ferme sont abandonnés et se dégradent (ainsi fut détruite la ferme d'Épinay-sous-Sénart et furent perdus les plafonds peints par Le Vau au château Lambert de Sucy-en-Brie). En 1975, l'association des Amis de Mandres lance une campagne d'information pour sauver cette ferme briarde typique. Dans un premier temps, les toitures sont réparées. La ferme est définitivement sauvée grâce à l'énergique intervention de Lucien Lanier, ancien préfet du Val-de-Marne, ancien préfet de la région Île-de-France et directeur du cabinet du Président de la République : elle inscrite sur la liste des opérations financées dans le cadre de l'année du Patrimoine en 1980. Sur les terres de culture sont créées deux lotissements à vocation horticole et maraîchère : Rosebrie et Roseval.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Bâtiment de la mairie

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 415 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
501 597 572 593 625 586 609 558 621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
653 705 793 785 793 767 762 762 838
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
878 808 818 855 960 1 121 1 117 1 093 1 276
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 403 1 496 1 896 2 386 3 703 4 117 4 281 4 285 4 413
2011 - - - - - - - -
4 415 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Transports[modifier | modifier le code]

Mandres-les-Roses est desservie par la ligne de bus 23 de la SETRA depuis Créteil et Boissy-Saint-Léger, et les lignes S, C1, C2 et M de la STRAV depuis Brunoy.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Mandres-les-Roses sont rattachés à l'académie de Créteil. La commune possède trois établissements scolaires : l'école maternelle de la Ferme de Monsieur, l'école élémentaire Charles de Gaulle, et le collège Simone Veil.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune est connue pour sa production de roses. Un train qui ne circule plus aujourd'hui les emmenait jusqu'à Paris où elles étaient vendues. Raymond Radiguet évoque ce « train des roses » dans Le diable au corps.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ferme des Tours Grises dite de Monsieur
  • Église Saint-Thibault
  • Mûrier du parc des Charmilles planté en 1606 par monsieur de Meurdracq, père de madame de la Guette
  • Pavillon de l'ancien manoir du Paradis, (Les Charmilles)
  • Mascaron sculpté (rue Paul Doumer près Les Charmilles)

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Madame de La Guette, née Catherine de Meurdracq, est née à Mandres-les-Roses en 1613
  • Hippolyte Cazeaux (Affaire Solar où il fut défendu par l'avocat Tronson du Coudray, plus connu comme défenseur de Marie-Antoinette)
  • François Coppée, écrivain, académicien (Académie française)
  • Robert Marichal ancien élève de l'École des Chartes, académicien (Académie des Inscriptions et des Belles Lettres)
  • Joël Lautier, champion d'échecs

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Mandres-les-Roses se blasonnent ainsi :

D'argent aux trois roses de gueules, au chef d'azur chargé d'un monde cerclé et croisé d'or entouré de sept étoiles du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. DEPOIN J. Recueil des chartes de Saint-Martin-des-Champs (Ligué 1912-1921). La charte est citée dans le Glossarium mediae et infimae latinitatis de Charles Du Cange, sous l'article mandra.
  2. Pierre Nicol, À l'ombre des Thibault : Histoire de Mandres et de ses habitants, Les Amis de Mandres,‎ 1991.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011