Les Deux Cavaliers

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Les Deux Cavaliers (Two Rode Together) est un film américain de John Ford sorti en 1961.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le shérif Guthrie McCabe est porté sur la bouteille et le cigare. Il vit dans le luxe, grâce à l’impôt qu’il perçoit sur toutes les transactions effectuées dans son comté. Jusqu’au jour où une troupe de cavaliers, parmi lesquels il reconnaît le lieutenant Jim Gary, débarque en ville. Devant un verre, Gary lui explique qu’il est chargé de le ramener au camp de la cavalerie. D’abord réticent, le fantasque McCabe accepte pourtant de partir. Dès son arrivée, il est enrôlé comme lieutenant afin de négocier avec les Comanches la restitution de prisonniers blancs. Mais la paye est insuffisante à ses yeux. Le camp de la cavalerie est entouré par les caravanes des membres des familles des disparus. Cynique, amer et vénal, McCabe réclame cinq cents dollars pour chaque tête qu’il réussira à sauver.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : Les Deux Cavaliers
  • Titre original : Two Rode Together
  • Réalisation : John Ford
  • Scénario : Frank S. Nugent d’après le roman « Comanche captives » de Will Cook
  • Production : Columbia Pictures Corporation
  • Musique : George Duning
  • Image : Charles Lawton Jr.
  • Type : Western
  • Durée : 105 minutes, couleur

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Ford toucha 225 000 $ et 25 % des bénéfices nets.
  • L'acteur Ward Bond, réactionnaire notoire et fidèle souffre-douleur de la bande à Ford qui tourna plus de vingt fois avec lui, mourut au moment du tournage auquel il ne participait pas pour une fois. Cette disparition affligea le cinéaste qui écourta le tournage et se remit à boire, isolé et déprimé à bord de son bateau l'Araner.
  • Le film s'apparente à un remake raté de La Prisonnière du désert. Ford a décrit le film comme :

« la pire merde que j'aie tourné en vingt ans[1]. »

  • L'un des autres acteurs fidèles du cinéaste, Harry Carey Jr., alias Dobe Carey rapporte ainsi sa vision du film et du tournage durant lequel Ford lui cassa trois côtes pour le punir d'avoir repris la boisson :

« Les Deux Cavaliers est un salmigondis d'incidents et de morceaux tirés de tous les westerns que Jack a jamais tournés. Ford agissait comme s'il était en vacances, n'en faisait absolument qu'à sa tête[2]. »

  • Les deux stars du film, James Stewart (Jimmy) et Richard Widmark (Dick), portaient tous deux une perruque et entendaient mal. Harry Carey Jr. raconte cette anecdote à propos d'une réplique du cinéaste (Jack) lors d'une séquence tournée au milieu d'une rivière :

« Donc il est là-bas, au milieu de l'eau, eux sont sur la rive et il se met à parler de plus en plus doucement. On pouvait à peine l'entendre mais Jimmy et Dick, qui ne vont pas avouer qu'ils n'entendent pas un mot, se contentent de hocher la tête. Finalement, Jack appelle toute son équipe pour qu'elle le rejoigne dans l'eau. Quand tout le monde est là, il lève les bras dans un grand geste dramatique et dit : « Cinquante ans dans ce putain de métier et j'arrive à quoi ? Diriger deux moumoutes sourdingues ! »[3] »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. in A la recherche de John Ford de Joseph McBride, p. 832
  2. in A la recherche de John Ford de Joseph McBride, p. 834
  3. in A la recherche de John Ford de Joseph McBride, p. 838

Lien externe[modifier | modifier le code]