Anthony Mann

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Anthony Mann

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(de g. à dr.): Aaron Rosenberg, James Stewart, Anthony Mann et William H. Daniels, sur le tournage de
Je suis un aventurier (1954)

Nom de naissance Emil Anton Bundmann
Naissance 30 juin 1906
San Diego, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Décès 29 avril 1967 (à 60 ans)
Berlin, Allemagne
Profession Réalisateur
Films notables Winchester '73,
Les Affameurs,
L'Appât,
Je suis un aventurier,
L'Homme de la plaine,
La Chute de l'empire romain

Anthony Mann, de son vrai nom Emil Anton Bundmann, est un réalisateur et scénariste américain, né le 30 juin 1906 à San Diego (Californie) et mort le 29 avril 1967 à Berlin (Allemagne).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d'origine autrichienne, Anthony Mann commence sa carrière, adolescent, comme acteur puis régisseur de théâtre. En 1934, il fonde Stock Company, une troupe de théâtre dans laquelle jouera notamment James Stewart.

En 1938, il est recruté par Selznick International Pictures pour superviser les essais d'acteurs sur des films comme Autant en emporte le vent ou Rebecca. Il devient ensuite assistant de Preston Sturges à Paramount Pictures, puis réalise son premier film, Dr. Broadway. Il va ensuite enchaîner des séries B, comédies et films noirs pour RKO Pictures et Universal. En 1947, il tourne Desperate, premier de ses films dont il aura écrit le scénario.

En 1950, il réalise son premier western, La Porte du diable. Il entérine les règles du genre aux côtés des John Ford, Howard Hawks, Henry Hathaway et tire lui aussi le meilleur parti du CinemaScope en filmant les grands espaces. Il inscrit ses westerns dans une vision classique, voire « sensationnaliste » du genre : avant tout, action, et romance en toile de fond. Mais l'importance de ses films s'appuie sur le fait que ses héros sont très souvent des personnages dont le passé trouble affleure, beaucoup plus ambigus que les archétypes universels de John Ford : c'est le cas de James Stewart dans Les Affameurs et de Gary Cooper dans L'Homme de l'Ouest. Ce sont des personnages complexes, en quête de rachat et de reconnaissance d'eux-mêmes. Ses films portent aussi sur les pionniers en tant que tels et leur ambiguïté, livrés à eux-mêmes face à la nature. La sauvagerie lancinante des personnages marque pour l'essentiel les westerns de Mann, aspect que Sam Peckinpah développera encore davantage. Elle est d'ailleurs admirablement incarnée par James Stewart qui tournera sous la direction de Mann dans six films, dont cinq westerns.

Anthony Mann réalise en 1957 son premier film de guerre, Cote 465 (Men in War), où il reprend avec réussite les recettes qu'il a su si bien appliquer au western et au film noir.

Mann est engagé en 1959 comme réalisateur de la superproduction Spartacus avec une pléiade de stars de Hollywood. À la suite de désaccords avec l'acteur et producteur Kirk Douglas sur l'approche du film, le cinéaste est « remercié » par la société de production : Douglas, conscient que Mann ne maîtrise pas complètement son sujet et sa mise en scène, lui annonce au soir du 13 février 1959 qu'il ne fait pas l'affaire. Selon les dires de Douglas, il prend « philosophiquement » la chose[1]. Une version qui apparaît plus que probable puisque les deux hommes se retrouvent en 1965, cette fois sans encombres, pour le film Les Héros de Télémark, aventure historique tirée d'une histoire vraie pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est par ailleurs le dernier film que Mann dirige jusqu'au bout.

Malgré la déconvenue de Spartacus, le producteur Samuel Bronston lui confie au début des années 1960, deux grosses productions historiques : en 1962, il réalise Le Cid avec Charlton Heston et Sophia Loren, qui rencontre le succès public et critique.

Puis il signe en 1964 La Chute de l'empire romain, production ambitieuse mais qui se solde en revanche par un échec public et critique, scellant pour de longues années le sort des Péplums (genre cinématographique jadis populaire dans les années 1950 et qui ne retrouvera les faveurs du public qu'avec le succès de Gladiator en 2000).

En 1967, il meurt subitement pendant le tournage de Maldonne pour un espion, film qui sera achevé par l'acteur principal, Laurence Harvey.

Filmographie (réalisateur)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Fils du chiffonnier de Kirk Douglas, Presses de la Renaissance, Paris, 1989, p. 313-314

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]