Grand Prix de Pau

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43° 17′ 33″ N 0° 21′ 47″ O / 43.2925, -0.36306 ()

Grand Prix de Pau

Description de l'image  Grand Prix de Pau mosaique.PNG.
Généralités
Sport Compétition automobile
Création 1901
Organisateur(s) Association sportive de l'Automobile Club Basco-Béarnais
Éditions 73
Catégorie Formule 3
Périodicité Annuelle
Lieu Circuit de Pau-Ville
Nations International
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Suède Felix Rosenqvist
Plus titré(s) Drapeau : Royaume-Uni Jim Clark (4 titres)
Meilleure nation Drapeau de la France France (27 titres pilotes)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la dernière compétition voir :
Grand Prix automobile de Pau 2014

Grand Prix de Pau de Formule 3

Tracé de la course

Drapeau Circuit de Pau-Ville

Données de la course
Nombre de tours 29
Longueur du circuit 2,760 km
Distance de course 80,040 km
Résultats
Vainqueur 2014 Drapeau de la Suède Felix Rosenqvist,
Drapeau de l'Allemagne kfzteile24 Mücke Motorsport,
36:01.050
Pole position 2014 Drapeau de la France Esteban Ocon,
Drapeau de l'Italie Prema Powerteam,
1:10.265
Record du tour en course 2014 Drapeau de la Suède Felix Rosenqvist,
Drapeau de l'Allemagne kfzteile24 Mücke Motorsport,
1:10.844

Le Grand Prix automobile de Pau est une épreuve de course automobile qui a lieu chaque année sur le circuit urbain de Pau dans le sud-ouest de la France.

La première édition a eu lieu en 1901 en tant que catégorie intégrée à une autre course. Le premier Grand Prix de Pau en tant qu'épreuve à part entière a lieu depuis 1933 (avec quelques interruptions), ce qui en fait l'une des plus vieilles épreuves automobiles du monde et une des rares épreuves à subsister sous leur forme originelle.

L'épreuve paloise est devenue au fil du temps une référence dans le calendrier du sport automobile français et européen essentiellement grâce à son circuit, de type urbain et réputé difficile, tracé dans les rues de Pau. Le Grand Prix de Pau a notamment connu ses heures de gloire à ses débuts en accueillant des courses de Formule 1 hors-championnat du monde puis en accueillant des disciplines accessions à cette dernière telles que la Formule 2 ou la Formule 3000, où elle constituait une épreuve particulière en raison de la présence de nombreux pilotes de la catégorie reine, venus se mesurer aux jeunes talents.

Le Grand Prix de Pau est aujourd'hui une course internationale de Formule 3 reconnue.

Circuit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Circuit de Pau-Ville.

Le circuit, tracé dans les rues étroites de Pau sur 2,76 km et inchangé depuis 1935, a la réputation d'être très difficile et sélectif[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

1898-1930 : ancêtres du Grand Prix de Pau[modifier | modifier le code]

Le 18 octobre 1898 est créé l'Automobile Club Béarnais, dépendant de l'Automobile Club de France. La première course automobile organisée dans la région est la course Pau-Bayonne-Pau disputée le 5 avril 1899 et remportée par Albert Lemaître sur Peugeot en 3 heures et 57 minutes.

En 1900, une course appelée « Circuit du Sud-Ouest » est organisée sur le tracé éponyme de plus de 340 km effectuant le parcours Pau-Tarbes-Bayonne-Pau. Cette première édition réservée aux Heavy Cars est remportée par René de Knyf.

Le 17 février 1901 est organisé un grand rendez-vous de sports mécaniques appelé « Semaine de Pau » sur le même circuit que l'année précédente. Cet événement comporte deux compétitions : le Grand Prix du Sud-Ouest et la Course des Touristes disputée en lever de rideau. Cette épreuve est la première dénommée « Grand prix », appellation réservée jusque-là aux courses de chevaux, en 1901[2], et elle compte comme étant l'ancêtre du Grand Prix de Pau. Les deux courses de 1901 furent divisées en plusieurs catégories.

Grand Prix du Sud-Ouest :

Courses des Touristes :

En 1930, le Grand Prix de France (appelé « Grand Prix de l'ACF ») se déroule sur un circuit d'environ 16 km[3] empruntant la route de Tarbes et celle reliant Pau à Morlaàs. Remportée par Philippe Etancelin sur une Bugatti à compresseur, cette édition est souvent incluse dans le palmarès du Grand Prix de Pau.

1933-1948 : débuts du Grand Prix en ville[modifier | modifier le code]

Plan du circuit de Pau en 1933
Tazio Nuvolari remporte le Grand Prix de Pau 1935

En 1933, le Grand Prix de Pau est disputé sous la neige sur un circuit empruntant les rues de la ville, la course est remportée par Marcel Lehoux sur une voiture de Formule Libre[3]. Il n'y a pas de Grand Prix en 1934 et, en 1935, l'épreuve revient sur un tracé modifié qui contourne le Parc Beaumont, tracé qui reste le même jusqu'à aujourd'hui, les stands sont déplacés.

En 1937, les catégories de sport automobile se précisent et le Grand Prix est réservé aux voitures de 4 500 cm3. En 1938, le Grand Prix palois est le théâtre d'un duel symbolique entre le Français René Dreyfus (sur Delahaye) et l'Allemand Rudolf Caracciola (sur Mercedes-Benz). En 1939, un autre duel a lieu entre les 2 coéquipiers chez Mercedes, entre Hermann Lang et Manfred von Brauchitsch. C'est finalement Lang qui l'emporte. Le Grand Prix se déroule régulièrement avec une course presque chaque année, sauf pendant la durée de la Seconde Guerre mondiale, avec un retour au calendrier en 1947. Les éditions 1947 et 1948 furent couronnées de succès car elles tinrent le public en haleine de bout en bout. En 1948, c'est le jeune Nello Pagani qui l'emporte, devant beaucoup de pointures de l'époque, telles que Raymond Sommer, Philippe Etancelin et Jean-Pierre Wimille.

Années 1950 et début des années 1960[modifier | modifier le code]

En 1949, Juan Manuel Fangio remporte en dominant le Grand Prix de Pau, il récidive en obtenant, comme l'année précédente, la pole position, le record du tour et la victoire en 1950, année qui voit la création du championnat du monde de Formule 1 dont Pau ne fait pas partie. Dans les années 1950 c'est alternativement une épreuve de Formule 1 hors championnat et de Formule 2. Le Français Jean Behra s'impose en 1954, devant une affluence record, sur une Simca-Gordini à la suite d'un duel avec la Ferrari de Maurice Trintignant, alors que la plupart des constructeurs français n'étaient plus présents au Grand Prix. Durant cette décennie, beaucoup de constructeurs italiens comme la Scuderia Ferrari, Maserati ou la Scuderia Lancia s'engagent tant en Formule 2 qu'en Formule 1.

Le 11 avril 1955, l'Italien Mario Alborghetti décède lors d'un accident de course, le pilote Maserati fait un tout-droit au virage de la gare qui lui est fatal, sa mort sera annoncée aux spectateurs après la course[4]. L'édition 1956 est annulée à la suite du tragique accident des 24 Heures du Mans 1955 qui provoque l'annulation de toute compétition automobile en 1956. Des aménagements de sécurité sont réalisés pour l'édition 1957 et, à cause de l'augmentation de la puissance et de la vitesse des véhicules, le circuit, bordé d'arbres et d'habitations, doit se résoudre à accueillir des catégories de courses moins exigeantes. Cependant, la limitation de la cylindrée à 1 500 cm3 de la Formule 1 en 1961 permet au Grand Prix de Pau de revenir sur le devant de la scène en prélude au Grand Prix automobile de Monaco. Bien que disputée hors-championnat du monde, l'épreuve paloise consacre les gloires du moment : Jack Brabham, Maurice Trintignant et surtout, en 1961, Jim Clark qui signe sa première victoire en Formule 1[5].

1964-1984 : la Formule 2 et l'âge d'or du Grand Prix[modifier | modifier le code]

Jacques Laffite en démonstration de F1 à Pau en 1982

En 1964, après la Formule 1, la Formule 2 s'impose définitivement et Jim Clark remporte le Grand Prix pour la seconde fois consécutive, avant de récidiver l'année suivante. En 1967, des pilotes comme Jean-Pierre Beltoise ou Henri Pescarolo font leurs débuts à Pau, l'année où Jochen Rindt remporte son premier Grand Prix de Pau avant de vaincre à nouveau en 1969 et 1970. En 1968, Jackie Stewart gagne sur Matra Sports. Cette époque met aux prises plusieurs anciens et futurs champions du monde comme Jim Clark, Graham Hill, Jackie Stewart, Jochen Rindt, Jack Brabham, Denny Hulme, Ronnie Peterson, Emerson Fittipaldi et de jeunes pilotes français comme Johnny Servoz-Gavin, Henri Pescarolo, Jean-Pierre Beltoise, Jean-Pierre Jarier, Jean-Pierre Jabouille, Patrick Depailler, François Cevert ainsi que des pilotes étrangers renommés comme Reine Wisell et Peter Gethin. En 1973, l'épreuve paloise est menacée du fait de problèmes d'homologation du circuit qui est immédiatement remis aux normes grâce à l'intervention personnelle du maire André Labarrère, en poste depuis 1971. François Cevert remporte la victoire sur le tracé palois. Des pilotes comme Jacques Laffite, Patrick Depailler et René Arnoux s'imposent à Pau alors que de nombreux pilotes de Formule 1 de l'époque continuent à s'engager en Formule 2 à cette occasion, juste pour disputer le Grand Prix qui jouit d'une solide réputation. En 1980, la quarantième édition du Grand Prix est remportée par le Français Richard Dallest. À cette époque, la Formule 2 est délaissée par les médias au profit de la Formule 1 et l'augmentation des coûts va changer la donne.

1985-1998 : la Formule 3000[modifier | modifier le code]

Le tchèque Tomáš Enge en F3000 (1998).

En 1985, la Formule 3000 remplace la Formule 2 vieillissante et de moins en moins populaire en Europe en tant que discipline d'accession à la Formule 1 et le Grand Prix de Pau continue à faire partie du championnat européen. Cette même année, Alain Prost devient co-organisateur de la course[6]. Emanuele Pirro décroche alors la pole position du tout premier Grand Prix palois de F3000 devant Mike Thackwell et les frères Michel et Alain Ferté. Au départ, Pirro garde sa première place mais Michel Ferté double Thackwell qui sera contraint à l'abandon plus tard dans la course après un accident. Ensuite l'Allemand Christian Danner entame une remontée puis passe en second position derrière Pirro qui ralentit son rythme pour préserver sa monoplace en fin de course, finalement l'Italien se fait doubler par Danner. L'Allemand qui finit par l'emporter devant Pirro, Lamberto Leoni, Olivier Grouillard et Philippe Streiff, ces 5 pilotes sont les seuls à voir le drapeau à damier à la suite d'une série d'abandons. Alain Prost est alors présent dans la voiture de parade pour accompagner les vainqueurs pendant le tour d'honneur[7].

Pas moins de 37 monoplaces sont engagées pour l'édition 1986 (soit 18 de plus que l'année précédente) mais seulement 20 voitures sont autorisées à prendre le départ en raison de la faible longueur et largeur du tracé. Comme l'année précédente, c'est Emmanuele Pirro qui part de la pole position et Thackwell de la seconde place. Un accident se produit dès le départ à l'arrière du peloton impliquant Volker Weidler, Russell Spence et Mario Hytten qui sont immédiatement mis hors-course. En tête de peloton, la lutte pour la victoire se résume rapidement à un duel entre Pirro et Thackwell, ce dernier est alors le seul capable de suivre le rythme de l'Italien. Au vingt-neuvième tour, Alain Ferté, alors troisième, est contraint à l'abandon à la suite d'un problème de moteur. Ensuite, c'est au tour d'Ivan Capelli d'abandonner à la suite d'un accident dans le secteur du parc Beaumont, sa monoplace restant immobile en plein milieu de la courbe Beaumont. Thackwell prend ensuite l'avantage sur Pirro et Richard Dallest est poursuivi par Michel Ferté pour le compte de la quatrième place. Au cinquante-et-unième tour, Pierre-Henri Raphanel, pourtant troisième, passe le dernier virage du circuit au ralenti et rentre à son stand à la suite d'un problème de boite. En fin de course, Dallest se fait dépasser par Ferté pour la troisième marche du podium. Thackwell remporte le Grand Prix de Pau pour la seconde fois devant Pirro et Ferté[8].

En 1987, une tornade localisée sur la zone voisine des stands s'abat sur les installations et un platane tombe au milieu du paddock. La course a tout de même lieu avec Pierre-Henri Raphanel qui décroche la pole position. Le départ se passe bien à l'avant du peloton mais à l'arrière, le Français Michel Trollé est victime d'un accrochage et heurte le muret des stands. Le pilote GBDA est légèrement blessé et est contraint à l'abandon alors que la tempête de la veille avait ravagé le motor-home de son écurie. En début de course, le leader Raphanel est soumis à la pression de l’expérimenté brésilien Roberto Moreno puis part à la faute dans le parc Beaumont et endommage sa voiture. Le jeune Français laisse passer ses adversaires et doit rentrer au stands pour abandonner, Moreno prend la tête. Au dix-septième tour, le Français Dominique Delestre rate son freinage et plante sa Lola-Cosworth dans le mur de pneus au virage du pont Oscar. Après une lutte avec Pierluigi Martini, Yannick Dalmas dépasse l'italien et prend la seconde place. Au même moment, le coéquipier de Moreno, Mauricio Gugelmin abandonne sur problème électrique. Au cinquante-huitième tour Luis Pérez-Sala tente de doubler Martini en passant par l'extérieur dans la courbe du Casino, l'Espagnol tente de se déporter au moment d'aborder l'autre courbe mais heurte le trottoir et abandonne. C'est ensuite au tour de Gabriele Tarquini d'abandonner à la suite de problèmes de boite de vitesses et à Moreno après une panne sèche à deux tours de l'arrivée. Yannick Dalmas remporte le Grand Prix devant John Jones et Michel Ferté[9].

En 1989, Jean Alesi y remporte sa première victoire en Formule 3000 après un départ mouvementé (la procédure de départ est exécutée 4 fois en raison de problèmes successifs sur la grille, dont un accident spectaculaire). En 1994, le Français Nicolas Leboissetier est victime d'un accident spectaculaire au virage de la gare, dans un contexte de tension à la suite de la mort d'Ayrton Senna et de celle de Roland Ratzenberger à Imola, lors du Grand Prix automobile de Saint-Marin 1994. Le Palois David Dussau participe à la course en 1996, bien placé sur la grille, il sera contraint d'abandonner, victime d'un accrochage. Le Colombien Juan Pablo Montoya remporte l'épreuve deux fois de suite, en 1997 et 1998. Fin 1998, il est décidé que les épreuves de F3000 seront dorénavant exclusivement organisées en lever de rideau des Grands Prix Européens de Formule 1.

1999-2005 : Formule 3 européenne[modifier | modifier le code]

À la suite à la disparition de l'épreuve de Formule 3000 à Pau, la FIA y organise la nouvelle Coupe d'Europe de Formule 3 en 1999. La Formule 3 était toutefois déjà venue à Pau avec le championnat de France, en support de la F3000. Le format du Grand Prix change complètement : la course est plus courte, 40 minutes au lieu de h 15 en F3000, et sans arrêts-ravitaillements. Le départ de la F3000 pour une discipline moins importante suscite un véritable tollé de la part des spectateurs passionnés car à cette époque la coupe d'Europe de Formule 3 n'est pas suffisamment reconnue dans le milieu du sport automobile[10]. La première édition de cette Coupe d'Europe voit la victoire de Benoît Tréluyer. Cette course comportait également des engagés du Championnat de France de Formule 3 et servait de course hors-championnat. En 2003, la Coupe d'Europe est arrêtée et remplacée par le nouveau championnat de Formule 3 Euro Series, fusion des championnats français et allemands. Le Grand Prix devient, au fil des ans, incontournable dans le calendrier de la Formule 3. L'édition 2005 voit la victoire du jeune Lewis Hamilton, champion du monde de Formule 1 trois ans plus tard.

2006 : Année britannique[modifier | modifier le code]

L'édition 2006 est programmée le weekend de pentecôte avec un format spécial de quatre jours : la journée du vendredi démarre le soir vers 18 heures pour les premiers essais et les courses ont lieu les dimanche 4 et lundi 5 juin.

Le calendrier de la Formule 3 Euro Series est exclusivement composé d'épreuves disputées en lever de rideau du Championnat DTM. Le Championnat de Grande-Bretagne de Formule 3 récupère alors l'épreuve paloise dans son calendrier. Habituellement présente en Formule 3 Euro Series, l'écurie Signature engage exceptionnellement trois Dallara-Mercedes pour Romain Grosjean, Guillaume Moreau et Charlie Kimball. Les monoplaces Signature sont alors engagées en tant qu'invités et ne peuvent pas marquer de point au classement du Championnat britannique.

En lever de rideau du Grand Prix de F3, Stéphane Ratel Organisation (promoteur de plusieurs championnats de F3 et GT) crée le Master GT : Une épreuve spéciale regroupant la Coupe de France GT3, les catégories GT3 et GTC du Championnat Britannique de Grand Tourisme ainsi que d'autres voitures invités en catégorie GT3 ou GTC. Le meeting palois est toujours organisé dans le cadre de la Super Série FFSA et comporte également d'autres championnats français: Carrera Cup, Formule Renault 2.0, Formule Campus, Clio, Peugeot.

En Formule 3, le départ de la première course est spectaculaire : Grosjean, parti en pole, prend la tête de la course. Situé en fond de grille, Charlie Hollings cale au départ et est percuté par des concurrents qui s'encastrent les uns après les autres dans la monoplace de l'anglais. Un nouveau départ est donné après le passage de la voiture de sécurité et Romain Grosjean finit par remporter la course après de nouveaux incidents (abandon de Christian Bakkerud, dépassement musclé de Guillaume Moreau sur Maro Engel entraînant une pénalité). En GT, la première manche est remportée par Arnaud Peyroles et Cyril Hélias avec un très faible écart de 71 millièmes de secondes sur leurs poursuivants.

Le Grand Prix de Pau de F3 proprement dit (course 2) est remporté par Grosjean juste devant son coéquipier Moreau après quelques incidents de course. Grosjean avait déja remporté les deux courses à Pau l'année précédente, en Formule Renault. Le pilote franco-suisse dédie alors sa victoire à André Labarrère, maire de Pau décédé quelques semaines plus tôt et ardent défenseur du Grand Prix. La seconde manche GT est remportée par les deux pilotes palois Eric Cayrolle et Laurent Cazenave. Par ailleurs, Charles Pic et Tristan Vautier se distinguent en Formule Campus.

2007 : changement de catégorie[modifier | modifier le code]

Yvan Muller sur Seat León au Grand Prix de Pau 2007

À partir de 2007, le Grand Prix change de catégorie en accueillant le Championnat du monde des voitures de tourisme (ou WTCC, abréviation de World Touring Car Championship en anglais).

La Race of France dispose alors, comme les autres manches de ce championnat en pleine expansion, d'une visibilité médiatique internationale (notamment avec le concours de la chaîne de télévision Eurosport). Ainsi l'accueil du WTCC permet au Grand Prix de retrouver un niveau comparable à celui de la Formule 3000 à l'époque. Du coté des courses de support, les championnat nationaux français et séries locales sont rapidement rejoints par des formules de promotions internationales telles que l'International Formula Master.

L'édition 2007 est la toute première WTCC Race of France disputée a Pau. La séance de qualification est dominée par Alain Menu qui signe la pole position en min 21 s 930[11]. Le brésilien Augusto Farfus a signé le troisième temps mais est victime d'un accident spectaculaire et part en tonneaux a la chicane Foch. Les mécaniciens du brésilien réalisent alors l'exploit de réparer entièrement sa BMW 320si pendant la nuit de samedi a dimanche, jusqu'à 5 heures du matin, ce qui permet a Farfus de signer le meilleur temps du warm-up du dimanche matin à 8 heures. La course 1 démarre avec un départ lancé, ce qui permet a Yvan Muller (sur Seat), alors deuxième, de revenir à la hauteur de la Chevrolet d'Alain Menu mais ce dernier, mieux placé, reprend l'avantage au virage du lycée. Le pilote suisse finit par s'imposer[12]. Lors de la deuxième manche, l'italien Stefano d'Aste heurte le mur au virage du lycée et provoque un carambolage impliquant 5 voitures, ce qui déclenche l'intervention de la voiture de sécurité pendant trois tours. Après le nouveau départ, le public, venu en nombre (30 000 spectateurs environ) assiste à un duel entre Tiago Monteiro et Rob Huff pour la troisième place. Augusto Farfus s'impose dans cette manche[13].

2008 : édition internationale[modifier | modifier le code]

En 2008, le Grand Prix s'offre la Formule 3 Euro Series (tête d'affiche du Grand Prix de 2003 à 2005), mais cette fois en tant que simple course annexe du WTCC.

Les qualifications de l'édition 2008 en WTCC, disputées sur piste sèche mais avec un climat très incertain, sont remportées par Augusto Farfus qui signe la pôle position d'une séance de qualification dominée par Yvan Muller au début. Les Lada, dans l'incapacité de se soumettre au poids réglementaire lors des vérifications techniques, ne peuvent pas marquer de points pendant la course à la suite d'une décision de la fédération[14]. Au départ de la course 1, Farfus conserve sa première position, poursuivi par l'armada des Seat Leon, notamment celle d'Yvan Muller. Un carambolage a lieu dès le premier tour au virage du lycée, le suisse Alain Menu s'est fait pousser par Alessandro Zanardi, lui-même percuté par Tiago Monteiro lui-même poussé par Félix Porteiro, les voitures étaient cependant mal placées, en travers de la piste de l'épingle très serrée, bloquant le passage et incitant les poursuivant à s'arrêter. La course est alors suspendue puis relancée derrière la voiture de sécurité. Augusto Farfus finit par remporter la course avec un écart très impressionnant de 18 secondes d'avance sur Muller[15]. La seconde course est disputée sous une pluie torrentielle, ce qui amène la direction de course à commencer la deuxième manche derrière la voiture de sécurité. Plusieurs incident auront lieu durant cette course, tel que l'abandon d'Alain Menu ainsi que le dépassement de Stefano D'Aste sur Sergio Hernandez. C'est finalement Andy Priaulx qui s'impose dans cette manche[16].

2009 : dernière édition du WTCC à Pau[modifier | modifier le code]

Départ de la seconde course du WTCC dans les rues de Pau (2009)

L'édition 2009 du Grand Prix de Pau fait de nouveau partie du WTCC et constitue la quatrième épreuve du championnat et la première manche disputée en Europe. Lors des trois premières manches; à Curitiba (Brésil), Puebla (Mexique) et Marrakech; les SEAT León TDI officielles se montrent particulièrement performantes, voire dominatrices, ce qui incite la Fédération internationale de l'automobile à réduire la limite de pression du turbo des moteurs Diesel. L'épreuve française à donc lieu en plein cœur de cette polémique et il s'avère finalement que les SEAT officielles sont handicapées par rapport aux autres voitures du plateau. La liste des engagés se voit augmentée de deux pilotes palois: Laurent Cazenave, pilote en GT Français et Eric Cayrolle, triple champion de France des voitures de tourisme.

La Grande tribune du circuit est modifiée en urgence quelques jours avant le Grand Prix : le toit est démonté pour éviter les risques d'écroulement à cause du poids trop important de l'infrastructure.

La première course est remportée par Rob Huff (Chevrolet), après une lutte contre quatre des cinq BMW officielles.

La seconde course est pimentée d'accidents en tout genre. Dans la première épingle, Andy Priaulx coince son coéquipier Jörg Müller contre les rails de sécurité et endommage l'arrière de sa carrosserie. L'accrochage, ainsi que d'autres incidents, obligent la direction de course à faire intervenir la voiture de sécurité que son pilote local, peu aguerri, propulse sous le nez du leader Franz Engstler, lancé à pleine vitesse dans la courbe des tribunes, provoquant un accrochage et l'abandon de ce dernier. Dans le dernier tour, le palois Eric Cayrolle percute son poursuivant Nicola Larini, le drapeau rouge est immédiatement agité, la course est interrompue, ce qui n'empêche pas Cayrolle d'être classé huitième et premier des indépendants. Alain Menu s'impose dans cette manche.

Du coté des courses annexes, c'est la Formula Renault 2.0 West European Cup qui remplace la F3 Euro Series, les 2 courses sont remportées par Albert Costa. D'autres formules de promotion en monoplace (International Formula Master, Formul'Academy Euro Series) comme en tourisme (Clio Cup France, etc.) sont également disputées. Le programme de l’événement comporte également une démonstration de Formule 2 pilotée par Julien Jousse et de Racecar.

Malgré l'affluence importante du Grand Prix moderne, le Grand Prix historique, disputé une semaine plus tard, est un échec au vu du faible nombre de spectateurs alors que Peter Auto avait repris l'organisation de l’événement à sa charge.

Lors de cette édition, beaucoup de rumeurs circulant dans le paddock font état d'une possible annulation du Grand Prix en 2010. L'information est confirmée par Martine Lignières-Cassou, maire de Pau, lors d'une conférence de presse en octobre à l'occasion de la présentation de l'étape du Tour de France cycliste dans la ville béarnaise[17]. La députée-maire invoque alors le prix élevé du Grand Prix et du plateau qui coûtait 2,2 millions d'euros à la commune ces dernières années.

La décision de la mairie suscite alors de vives réactions, notamment des figures politiques locales telles que François Bayrou[18], Yves Urieta ou Thibault Chenevière[19]. Les fans se mobilisent également, notamment le romancier palois Sébastien Sarraude, alors riverain du circuit, qui dénonce les problèmes que traverse le Grand Prix de Pau par le biais d'une lettre à Martine Lignières-Cassou. Les effets de l'absence du Grand Prix se font sentir, notamment pour les commerçants du quartier, qui y voient un manque à gagner financier.

En 2010, Le WTCC abandonne l'épreuve et remplace la manche française par la course de Belgique à Zolder.

Le retour du Grand Prix en 2011 avec des monoplaces est cependant déjà prévu, ainsi, la mairie et l'ASACBB lancent un appel d'offres pour déterminer un nouveau promoteur, c'est finalement Peter Auto qui s'occupe de la promotion du Grand Prix en plus de sa déclinaison historique[20]. Les sociétés GB Consultant et CréaSUD sont également impliquées[21].

2011 : renaissance difficile[modifier | modifier le code]

Pour le retour du Grand Prix en 2011, l'ASAC Basco-Béarnais, emmené par son nouveau président Joel Do Vale et désormais associé à Peter Auto, réussit à rassembler un plateau de 9 championnats différents. Pour permettre de redynamiser la catégorie Formule 3, en perte de vitesse depuis l'apparition du GP3 Series en 2010, la Fédération internationale de l'automobile organise le tout premier Trophée international, Pau fait alors partie du même calendrier que les Masters de Zandvoort et le Grand Prix de Macao. Sur le circuit, la grande tribune en face des stands, construite en 1957 et modifiée en 2009, est détruite car elle menaçait de s'écrouler. Pour la remplacer, une tribune amovible est installée derrière l'Ousse, elle est donc plus éloignée de la piste, ce qui entraîne quelques plaintes de la part des spectateurs qui reprochent un manque de visibilité. Coté télévision, c'est Motors TV qui retransmet le Grand Prix en direct, ainsi que ses courses supports avec les commentaires de Laurent-Frédéric Bollée et Jean-Karl Vernay.

Une semaine avant le Grand Prix moderne, le Grand Prix historique propose, en tête d'affiche, des Formule 1 des années 1950 et 1960. Une semaine de fête, « La semaine du Grand Prix », est organisée entre les deux Grand Prix dans le centre-ville, les organisateurs misent sur une ambiance de kermesse avec différentes activités autour du Grand Prix, comme le Grand Prix de Pau Virtuel[22], simulation de course automobile, ou les différentes boutiques tenues par des passionnés de sports mécaniques.

Pour le Grand Prix moderne, le Trophée international de F3 n'attire pas assez d'engagés et seulement neuf pilotes s'inscrivent au championnat. Finalement la liste des engagés du Grand Prix est dévoilée et indique treize pilotes. Cependant, beaucoup de favoris de la discipline sont présents tels que Roberto Merhi, Daniel Juncadella, Marco Wittmann ou encore Marko Asmer qui fait son retour en compétition. Le seul pilote tricolore est l'alsacien Tom Dillmann, vainqueur de la Coupe d'Allemagne de Formule 3. Les écuries Carlin Motorsport et Signature sont également présentes.

Une des attractions du weekend est le tout premier Grand Prix réservé aux voitures électriques, les bolides sont alors des Exagon à moteur Siemens utilisées lors du Trophée Andros électrique et modifiées pour rouler sur l'asphalte. La catégorie regroupe majoritairement des pilotes français célèbres comme Soheil Ayari, Nicolas Prost, Nicolas Lapierre, Nathanaël Berthon, Franck Lagorce et Olivier Panis. Adrien Tambay et le palois Mike Parisy qui se partagent les victoires.

Le samedi soir, la traditionnelle course nocturne a lieu en catégorie Clio Cup française. Parmi les engagés se trouve le présentateur de télévision Alexandre Debanne qui sera finalement contraint à l'abandon. Fabien Barthez également présent termine onzième de la course remportée par Nicolas Milan.

En Formule 3, c'est Marco Wittmann qui s'impose après une course de 40 minutes marquée par l'abandon soudain de Tom Dillmann à cause de problèmes de boîte de vitesses et le duel entre Roberto Mehri et Daniel Juncadella pour le compte de la deuxième place.

Malgré un plateau F3 plutôt maigre et quelques inconvénients, l'édition 2011 permet de réunir environ 20 000 spectateurs. Les trois pilotes sur le podium de ce Grand Prix se retrouveront en 2013 dans le Championnat DTM.

2012 : édition couronnée de succès[modifier | modifier le code]

Carlos Sainz Jr., vainqueur du GP dans la catégorie Championnat britannique en 2012

En 2012, la Fédération internationale de l'automobile, alors consciente de l'échec du Trophée international de Formule 3, décide de reprendre en main l'organisation des principaux championnats en Europe. Le Championnat d'Europe de Formule 3 fait alors son grand retour, mais sous la forme d'un tournoi où les pilotes marquent des points sur certaines épreuves sélectionnées de Formule 3 Euro Series et F3 britannique. Initialement prévue au calendrier de la F3 britannique, la manche paloise accueille également les protagonistes du Championnat d'Europe. Daniel Juncadella et Raffaele Marciello se distinguent lors de la première manche à Hockenheim, disputée avec les concurrents de l'Euro Series. Malgré la perte de vitesse de la discipline en 2011, le plateau réunit plus d'une vingtaine d'engagés contre treize l'année précédente mais, pour la première fois, aucun pilote français n'est engagé au Grand Prix.

Coté logistique, des tribunes supplémentaires sont construites et une passerelle permet aux spectateurs de rejoindre plus facilement le paddock du Parc Beaumont, situé au cœur du circuit palois. Le Funiculaire de Pau, habituellement fermé pendant les jours de Grand Prix, est désormais ouvert. Le club de l'Âge d'or Véhicules anciens, une association paloise adhérente de la Fédération française des véhicules d'époque (FFVE), organisait une exposition d'environ 200 véhicules sur deux jours ainsi qu'un concours d'élégance, généralement sur deux places de la ville avec défilé des véhicules. De nombreux clubs et collectionneurs européens et en particulier anglais y participaient. En 2012 la municipalité a voulu imposer que cette prestation se tienne dans l'enceinte payante du circuit et le club a annulé sa prestation traditionnellement accessible gratuitement[23] pour marquer son désaccord vis-à-vis de la municipalité.

L'arrivée de la Porsche Carrera Cup en course support ainsi que l'engagement de Sébastien Loeb et de son écurie dans cette compétition fait gagner le Grand Prix en popularité. Le Grand Prix historique, disputé une semaine auparavant, ne compte plus les Formules 1 de 1960, mais gagne en spectacle avec une course d'endurance de Grand Tourisme remportée par Shaun Lynn, le père d'Alex Lynn (pilote de F3 le Grand Prix suivant) sur une AC Cobra.

L'émission d'essais automobiles Turbo et son présentateur Dominique Chapatte tournent une édition spéciale depuis le Grand Prix de Pau.

Lors du Grand Prix moderne, Sébastien Loeb domine toutes les séances du weekend en Porsche Carrera Cup et impressionne lors des courses qu'il remporte avec une dizaine de secondes d'avance sur ses poursuivants, dont la première manche, disputée en nocturne le samedi soir. Le deuxième Grand Prix automobile électrique de Pau a également lieu, les deux courses furent remportées par les mêmes vainqueurs que l'année précédente, mais en ordre inversé (Adrien Tambay puis Mike Parisy). Parmi les engagés du Grand Prix électrique figure le québécois Marc-Antoine Camirand qui, avec sa voiture au couleurs du Grand Prix de Trois-Rivières, était présent pour rendre un hommage au pilote de Formule 1 Gilles Villeneuve, venu à Pau en 1976.

En Formule 3, l'italien Raffaele Marciello (surnommé « Lello »), après être parti en tête-à-queue dans le virage Foch lors des essais, finit par remporter les qualifications, il décroche les deux pole positions (grâce à son meilleur temps et son deuxième meilleur chrono, selon le format en vigueur dans le championnat). La première course, le samedi, est marquée par une neutralisation, ce qui n’empêche pas Marciello de remporter la course sprint. Le lendemain à 14 heures est donné le départ du soixante-et-onzième Grand Prix de Pau, que « Lello » remporte haut la main, avec 13 secondes d'avance sur ses adversaires. Il devient le plus jeune pilote de l'histoire à remporter le Grand Prix de Pau à l'age de 17 ans, 4 mois et 27 jours.

L'édition 2012 a accueilli entre 22 000 et 23 000 spectateurs, soit 10 à 15 % en plus par rapport à 2011.

2013 : année compliquée pour le Grand Prix[modifier | modifier le code]

Parc fermé du Grand Prix automobile de Pau 2013

L'édition 2013 se déroule du 18 au 20 mai et renoue ainsi avec la tradition du lundi de Pentecôte. Les organisateurs souhaitent faire venir la Formule 3 britannique. Malheureusement, cette série souffre de la concurrence avec le Championnat européen, qui fait le plein d'engagés après avoir modifié son format de courses. Stéphane Ratel Organisation, organisateur du Championnat britannique, modifie en urgence son calendrier et réduit ce dernier à quatre épreuves, Pau n'en fait pas partie.

Dans le même temps, Renault Sport indique que la manche paloise de Formule Renault 2.0, désertée par le Championnat Alps, devient une manche hors-championnat réunissant les meilleurs pilotes de la discipline : le Formula Renault 2.0 Pau Trophy. Cette épreuve est alors de facto considérée comme étant le Grand Prix de Pau 2013.

Au début de l'année, les médias locaux (informés par les promoteurs) annoncent que Jacques Villeneuve, Sébastien Loeb et Yvan Muller seraient présents au Grand Prix de Pau en catégorie Mitjet Series 2 L[24]. Une polémique éclate un peu plus tard dans l'année lorsque le public apprend que seul Loeb viendrait à Pau car Muller, qui a signé avec RML Group pour disputer la saison 2013 du Championnat du monde des voitures de tourisme (qui inclut la Course WTCC d'Autriche disputée le même weekend que la manche béarnaise), sera absent du Grand Prix. Le même cas de figure concerne Villeneuve qui est absent du Grand Prix car il doit participer à la seconde manche du Championnat de France FFSA GT à Imola le même weekend (il est finalement présent nulle part en raison de la défection d'un sponsor pour la manche d'Imola). Ce dernier sera même étonné d'avoir été annoncé, en effet, les affiches placardées dans la ville béarnaise mentionnaient la présence du champion canadien[25].

En mars, Philippe Lavaud, maire d'Angoulême, émet l'idée d'un classement des circuits automobile urbains français (le circuit de Pau-Ville et le Circuit des Remparts d'Angoulême) au patrimoine de l'UNESCO, cette idée est inspirée des organisateurs du Grand Prix automobile de Monaco qui souhaitaient également faire classer le Circuit de Monaco au patrimoine mondial immatériel de l'humanité.

Le même mois, le romancier Sébastien Sarraude publie un roman noir intitulé Ça passe ou ça casse qui raconte l'histoire d'un pilote palois en quête de victoires en F3, notamment lors du Grand Prix de Pau. Au cours du Grand Prix historique, le pilote béarnais Laurent Courrègelongue se fait remarquer en catégorie Formule Ford grâce à la livrée spéciale de sa monoplace, décorée aux couleurs du roman. Le bilan du Grand Prix historique bat des records de fréquentation avec 13 000 spectateurs.

Finalement, seul Sébastien Loeb est présent au Grand Prix. La première journée du Grand Prix, consacrée aux essais et aux qualifications, se déroule sous une pluie torrentielle et un vent assez important, les deux cumulés provoqueront la chute d'un arbre sur la piste à hauteur de la chicane du croisement de Bizanos pendant les essais de la Renault Clio Cup France[26]. La deuxième journée, le dimanche, voit les premières courses se dérouler avec notamment la course qualificative de Formule Renault, remportée par le gallois Matt Parry, qui prend alors une sérieuse option sur la victoire finale. Deux courses supports des Mitjet Series se déroulent ce jour-là et sont remportées par Jean-Philippe Dayraut puis Sébastien Loeb qui alternent les places d'honneur et contribuent au spectacle en piste en se dépassant et se redépassant mutuellement. La Porsche Carrera Cup France organise sa traditionnelle course nocturne et voit la victoire de Maxime Jousse après l'accident du leader précédent, Vincent Beltoise, vainqueur d'une des deux manches du Grand Prix électrique un peu plus tôt dans la journée.

Le lendemain, le Grand Prix de Pau de Formule Renault est remporté par l'italien Luca Ghiotto, de l'écurie Prema Powerteam, la même écurie qui avait remporté le Grand Prix l'an passé en F3. La course à notamment été marquée par un violent accrochage dans la ligne droite opposée et par une pénalité (drive-through) effectuée par le leader Pierre Gasly pour avoir doublé sous drapeau jaune. Il s'avère finalement que le Normand méritait de remporter la course, la sanction étant en réalité injustifiée.

Côme Ledogar remporte la course en Porsche Carrera Cup après un nouvel accident de Vincent Beltoise, quasiment identique à celui de la veille en nocturne, le neveu de Jean-Pierre Beltoise avait alors bloqué ses roues et tapé dans le mur au freinage du Pont Oscar.

Le plateau peu attrayant, la publicité mensongère du promoteur, les erreurs de la direction de course et la météo exécrable feront de l'édition 2013 l'une des pires éditions du Grand Prix de Pau depuis sa création, notamment en termes d'affluence, l’événement ne réunit alors que 17000 spectateurs.

Quelques jours après le Grand Prix, les organisateurs et la mairie font part de leur envie de voir l'épreuve paloise intégrée au Championnat de Formule E FIA 2014-2015. Malheureusement, la faible popularité de la ville face aux grandes mégalopoles du monde, également candidates, pousse la FIA à ne pas retenir la candidature béarnaise pour les années à venir.

Le retour de la Formule 3 européenne est alors sérieusement envisagé par les organisateurs mais est alors fortement compromis par le départ de la société Peter Auto, qui assurait la promotion du Grand Prix depuis 2011. L'ASACBB reprend alors la promotion du Grand Prix. Un temps menacé, le Grand Prix est finalement programmé pour 2014.

2014 : saison-clé pour le Grand Prix de Formule 3[modifier | modifier le code]

Après des rumeurs insistantes sur le retour de la Formule 3, le calendrier du Championnat d'Europe est publié en décembre 2013 à l'occasion de la réunion du conseil mondial du sport automobile de la FIA. Le Circuit de Pau-Ville est alors indiqué comme étant le troisième lieu de rendez-vous de la saison 2014. Le Grand Prix automobile de Pau 2014 est alors officiellement présenté le 20 janvier 2014 lors d'une conférence de presse au Palais Beaumont. Le pétrolier français Total intensifie son partenariat avec le Grand Prix et en devient le sponsor officiel.

Alors que le Grand Prix de Formule 3 retrouve sa place de course de haut niveau, les courses annexes proposent essentiellement des Championnats locaux dans le but d'encourager les pilotes palois amateurs à s'inscrire dans les épreuves de Legend Cars Cup, Mitjet Series et Twin'Cup.

La publicité autour de l’événement est intensifiée. Les pré-qualifications pour le Grand Prix virtuel, disputé sur console de jeux vidéo et ouvert au public, se déroulent dans le cadre d'une tournée dans les grands centres commerciaux des villes du sud-ouest tels que Lescar, Saint-Paul-lès-Dax ou encore Mourenx. Les chaines de télévisions L'Équipe 21, Eurosport, Motors TV ainsi que France Télévisions s'organisent pour diffuser le Grand Prix 2014, Franck Broqua est d'ailleurs appelé à la réalisation audiovisuelle en direct.

La présence de Stéphane Peterhansel, quintuple vainqueur du Rallye Dakar en voiture et sextuple vainqueur en moto est confirmée. Les frères Julien et Anthony Beltoise ainsi que leur cousin Vincent Beltoise sont présent au Grand Prix électrique tout comme Mike Parisy ainsi que Jean-Philippe Dayraut en Mitjet Series. L'ancien pilote de Formule 1 Jos Verstappen est aussi présent ainsi que le rubgyman français Imanol Harinordoquy et le président de la FIA Jean Todt. Le co-organisateur du championnat d'Europe Gerhard Berger, ancien pilote Ferrari en Formule 1 est également présent pour remettre les trophées tout comme Benoit Tréluyer, vainqueur des 24 Heures du Mans et ancien vainqueur du Grand Prix de Pau.

Informations diverses[modifier | modifier le code]

Courses supports[modifier | modifier le code]

Course Seat León Supercopa France en 2007

Les premières courses dites « de support » au Grand Prix ont été des épreuves de « Light car (en) », dont la course a été remportée par Henri Farman, et de « voiturettes », remportée par Louis Renault en 1901. Ces deux courses portaient le titre de Grand Prix du Palais d'Hiver.

De 1947 à 1969, quelques courses de motos (250 et 500 cm3) venaient animer les weekend de Grand Prix, des pilotes d'automobile comme Nello Pagani ou Jean-Pierre Beltoise prirent part à ces courses, lorsque des barrières furent installés à chaque côté de la piste, les pilotes, dans l'impossibilité d'avoir suffisamment de dégagements en piste, désertèrent l'épreuve.

Une course d'endurance réservée au voitures de Grand Tourisme, les Trois Heures de Pau, fait son apparition en 1958, remportée par Olivier Gendebien, cette course, n'entraina pas le succès escompté.

Durant la décennie 1965-1975, les courses de la Coupe de France Renault Gordini servent de prélude au Grand Prix. Les Renault 8 Gordini, avec leur couleur bleue à bandes blanches caractéristique, sont alors un tremplin pour de nombreux jeunes pilotes.

La Coupe Adour-Océan, créée dans les années 1960, regroupait presque exclusivement des pilotes palois, ces gentlemen-drivers se produisaient en lever de rideau, le matin du Grand Prix.

Des épreuves nocturnes se déroulent le samedi soir depuis 1988, les véhicules doivent être équipés de feux d'éclairage.

Beaucoup de célébrités françaises de la télévision, du cinéma et de la chanson viennent également participer aux courses support du Grand Prix de Pau, c'est une des raisons pour lesquelles Pau fut parfois considéré comme une sorte de « Monaco miniature » (le circuit étant déjà surnommé « le petit Monaco »). Ainsi David Hallyday, Estelle Lefébure, Jean-Pierre Castaldi, Alexandre Debanne, Christophe Dechavanne, Jean-Pierre Pernaut, Fabien Barthez et bien d'autres personnalités vinrent se mesurer aux pilotes « pro » dans les rues paloises.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Grand Prix[modifier | modifier le code]

Saison Vainqueur Formule / Championnat Résultats
Pilote Voiture
Pau-Bayonne-Pau
1899 Drapeau : France Albert Lemaître Peugeot 10CV Heavy cars Résultats
Circuit du Sud-Ouest (Circuit du Sud-Ouest)
1900 Drapeau : Belgique René De Knyf Panhard 16CV Heavy cars Résultats
Grand Prix du Sud-Ouest (Circuit du Sud-Ouest)
1901 Drapeau : France Maurice Farman Panhard 24CV Heavy cars / Grand Prix de Pau Résultats
Grand Prix de France (Circuit de la route de Tarbes)
1930 Drapeau : France Philippe Étancelin Bugatti T35C Formule Libre Résultats
Grand Prix de Pau (Circuit de Pau-Ville)
1933 Drapeau : France Marcel Lehoux Bugatti T51 Formule Libre Résultats
1934 Pas de course
1935 Drapeau : Italie Tazio Nuvolari Alfa Romeo Type B/P3 Formule Libre Résultats
1936 Drapeau : France Philippe Étancelin Maserati V8R1 Formule Libre Résultats
1937 Drapeau : France Jean-Pierre Wimille Bugatti Formule Libre Résultats
1938 Drapeau : France René Dreyfus Delahaye 145 3 000 à 4 500 cm3 Résultats
1939 Drapeau : Allemagne Hermann Lang Mercedes-Benz W154/39 3 000 à 4 500 cm3 Résultats
1940-1946 Pas de course (Seconde Guerre mondiale)
1947 Drapeau : Italie Nello Pagani Maserati 4CL 3 000 à 4 500 cm3 Résultats
1948 Drapeau : Italie Nello Pagani Maserati 4CL Formule 1 Résultats
1949 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Maserati 4CLT-48 Formule 1 Résultats
1950 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Maserati 4CLT-48 Formule 1 Résultats
1951 Drapeau : Italie Luigi Villoresi Ferrari 375 Formule 1 Résultats
1952 Drapeau : Italie Alberto Ascari Ferrari 500 Formule 2 / Grands Prix de France Résultats
1953 Drapeau : Italie Alberto Ascari Ferrari 500 Formule 2 Résultats
1954 Drapeau : France Jean Behra Gordini Type 16 Formule 1 Résultats
1955 Drapeau : France Jean Behra Maserati Formule 1 Résultats
1956 Pas de course (drame des 24 Heures du Mans 1955)
1957 Drapeau : France Jean Behra Maserati 250F Formule 1 Résultats
1958 Drapeau : France Maurice Trintignant Cooper T43 Climax Formule 2 Résultats
1959 Drapeau : France Maurice Trintignant Cooper T51 Climax Formule 2 Résultats
1960 Drapeau : Australie Jack Brabham Cooper T43 Climax Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1961 Drapeau : Royaume-Uni Jim Clark Lotus 18 Climax Formule 1 Résultats
1962 Drapeau : France Maurice Trintignant Lotus 18/21 Climax Formule 1 Résultats
1963 Drapeau : Royaume-Uni Jim Clark Lotus 25 Climax Formule 1 Résultats
1964 Drapeau : Royaume-Uni Jim Clark Lotus 32 Cosworth Formule 2 / Trophée de France Résultats
1965 Drapeau : Royaume-Uni Jim Clark Lotus 35 Cosworth Formule 2 / Trophée de France Résultats
1966 Drapeau : Australie Jack Brabham Brabham BT18 Honda Formule 2 / Trophée de France Résultats
1967 Drapeau : Autriche Jochen Rindt Brabham BT23 Cosworth Formule 2 / Trophée de France Résultats
1968 Drapeau : Royaume-Uni Jackie Stewart Matra MS7 Cosworth Formule 2 / Trophée de France Résultats
1969 Drapeau : Autriche Jochen Rindt Lotus 59 Cosworth Formule 2 / Trophée de France Résultats
1970 Drapeau : Autriche Jochen Rindt Lotus 69F Cosworth Formule 2 / Trophée de France Résultats
1971 Drapeau : Suède Reine Wisell Lotus 69/71 Cosworth Formule 2 / Trophée de France Résultats
1972* Drapeau : Royaume-Uni Peter Gethin Chevron B20 Cosworth Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1973* Drapeau : France François Cevert Elf2-Ford/Hart Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1974 Drapeau : France Patrick Depailler March 742 BMW Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1975 Drapeau : France Jacques Laffite Martini MK16 BMW Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1976 Drapeau : France René Arnoux Martini MK19 Renault Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1977 Drapeau : France René Arnoux Martini MK22 Renault Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1978 Drapeau : Italie Bruno Giacomelli March 782 BMW Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1979 Drapeau : États-Unis Eddie Cheever Osella FA2/79 BMW Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1980 Drapeau : France Richard Dallest AGS JH17 BMW Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1981 Drapeau : Royaume-Uni Geoff Lees Ralt RH6/81 Honda Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1982 Drapeau : Venezuela Johnny Cecotto March 822 BMW Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1983 Drapeau : Autriche Jo Gartner Spirit 201 BMW Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1984 Drapeau : Nouvelle-Zélande Mike Thackwell Ralt RH6/84 Honda Formule 2 / Championnat d'Europe Résultats
1985 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Christian Danner March 85B Ford/Cosworth Formule 3000 / Championnat d'Europe Résultats
1986 Drapeau : Nouvelle-Zélande Mike Thackwell Ralt RT20 Honda Formule 3000 / Championnat Intercontinental Résultats
1987 Drapeau : France Yannick Dalmas March 87B Cosworth Formule 3000 / Championnat Intercontinental Résultats
1988 Drapeau : Brésil Roberto Moreno Reynard 88D Cosworth Formule 3000 / Championnat Intercontinental Résultats
1989 Drapeau : France Jean Alesi Reynard 89D Mugen Formule 3000 / Championnat Intercontinental Résultats
1990 Drapeau : Belgique Eric van de Poele Reynard 90D Cosworth Formule 3000 / Championnat International Résultats
1991 Drapeau : France Jean-Marc Gounon Ralt RT23 Cosworth Formule 3000 / Championnat International Résultats
1992 Drapeau : Italie Emanuele Naspetti Reynard 92D Cosworth Formule 3000 / Championnat International Résultats
1993 Drapeau : Portugal Pedro Lamy Reynard 92D Cosworth Formule 3000 / Championnat International Résultats
1994 Drapeau : Brésil Gil de Ferran Reynard 94D Judd Formule 3000 / Championnat International Résultats
1995 Drapeau : Italie Vincenzo Sospiri Reynard 95D Ford/Cosworth Formule 3000 / Championnat International Résultats
1996 Drapeau : Allemagne Jörg Müller Lola T96/50 Zytek Formule 3000 / Championnat International Résultats
1997 Drapeau : Colombie Juan Pablo Montoya Lola T96/50 Zytek Formule 3000 / Championnat International Résultats
1998 Drapeau : Colombie Juan Pablo Montoya Lola T96/50 Zytek Formule 3000 / Championnat International Résultats
1999* Drapeau : France Benoît Tréluyer Dallara F399 Renault/Sodemo Formule 3 / Coupe d'Europe Résultats
2000 Drapeau : France Jonathan Cochet Dallara F300 Renault/Sodemo Formule 3 / Coupe d'Europe Résultats
2001 Drapeau : Royaume-Uni Anthony Davidson Dallara F301 Honda/Mugen Formule 3 / Coupe d'Europe Résultats
2002 Drapeau : France Renaud Derlot Dallara F302 Renault/Sodemo Formule 3 / Coupe d'Europe Résultats
2003* Drapeau : Brésil Fabio Carbone Dallara F302 Renault/Sodemo Formule 3 / Coupe d'Europe-Euro Series Résultats
2004* Drapeau : France Nicolas Lapierre Dallara F304 Opel Formule 3 / Euro Series Résultats
2005* Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Dallara F305 Mercedes-Benz Formule 3 / Euro Series Résultats
2006* Drapeau : France Romain Grosjean Dallara F305 Mercedes-Benz Formule 3 / Championnat Britannique Résultats
2007 C1 Drapeau : Suisse Alain Menu Chevrolet Lacetti Tourisme S2000 / Championnat du Monde Résultats
C2 Drapeau : Brésil Augusto Farfus BMW 320si
2008 C1 Drapeau : Brésil Augusto Farfus BMW 320si Tourisme S2000 / Championnat du Monde Résultats
C2 Drapeau : Royaume-Uni Andy Priaulx BMW 320si
2009 C1 Drapeau : Royaume-Uni Robert Huff Chevrolet Cruze LT Tourisme S2000 / Championnat du Monde Résultats
C2 Drapeau : Suisse Alain Menu Chevrolet Cruze LT
2010 Annulé (raisons financières)
2011 Drapeau : Allemagne Marco Wittmann Dallara F308 Volkswagen Formule 3 / Trophée International Résultats
2012* Drapeau : Italie Raffaele Marciello Dallara F312 Mercedes-Benz Formule 3 / Championnat d'Europe-Championnat Britannique Résultats
2013* Drapeau : Italie Luca Ghiotto Tatuus FR2.0/13 Renault Formule Renault 2.0 / Trophée de Pau Résultats
2014* Drapeau de la Suède Felix Rosenqvist Dallara F312 Mercedes-Benz Formule 3 / Championnat d'Europe Résultats

Note : les éditions marquées d'un « * » se déroulent en plusieurs manches, seul le vainqueur des manches cumulées ou vainqueur de la dernière manche (le « Grand Prix » proprement dit) est indiqué dans ce cas.

Courses annexes[modifier | modifier le code]

Grand Prix historique[modifier | modifier le code]

Figures emblématiques[modifier | modifier le code]

Jim Clark, recordman du nombre de victoires à Pau

L'Écossais Jim Clark détient le record de quatre victoires à Pau. Puis suivent Maurice Trintignant, Jean Behra, Jochen Rindt avec trois victoires chacun. Nello Pagani, Juan Manuel Fangio, Alberto Ascari, René Arnoux ou Juan Pablo Montoya ont décroché deux victoires consécutives. Jack Brabham et Mike Thackwell ont triomphé deux fois également. Le Grand Prix de Pau est, en 1976, la première course européenne disputée par le Canadien Gilles Villeneuve qui, avec une March-Hart rendant 20 chevaux aux BMW qui dominent la Formule 2, se classe dixième sur la grille de départ et atteint la sixième place en course au moment de son abandon sur surchauffe moteur.

Nombre de victoires par pilote
Nombre de victoires Pilotes Années
4 Drapeau : Royaume-Uni Jim Clark 1961-1963-1964-1965
3 Drapeau : France Jean Behra 1954-1955-1957
3 Drapeau : France Maurice Trintignant 1958-1959-1962
3 Drapeau : Autriche Jochen Rindt 1967-1969-1970
2 Drapeau : Italie Nello Pagani 1947-1948
2 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio 1949-1950
2 Drapeau : Italie Alberto Ascari 1952-1953
2 Drapeau : Australie Jack Brabham 1960-1966
2 Drapeau : France René Arnoux 1976-1977
2 Drapeau : Nouvelle-Zélande Mike Thackwell 1984-1986
2 Drapeau : Colombie Juan Pablo Montoya 1997-1998

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix de Pau est le contexte de l'histoire de la bande dessinée Michel Vaillant dans l'album no 52, F3000, sorti en 1989 et également dans le Dossier Michel Vaillant sur Louis Chevrolet qui raconte les victoires de la marque américaine en WTCC, notamment à Pau en 2009.

Le livre Pau, son Grand Prix automobile, de Christian Didelot (1999) raconte l'histoire du GP de Pau de 1933 à 1999. En 2013, le romancier palois Sébastien Sarraude publie un roman noir ayant pour thème la course automobile à Pau : Ça passe ou ça casse[27].

Le circuit de Pau-Ville apparait dans les jeux vidéo de simulation automobile Race 07 et Race Pro qui sont les jeux officiels du WTCC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Circuit », sur grandprixdepau.com
  2. « L'Histoire du Grand Prix de Pau », sur grandprixhistorique.com
  3. a et b « Les précurseurs : 1930-1939 », sur grandprixhistorique.com
  4. XVIe Grand Prix Automobile de Pau - STATS F1
  5. « La domination italienne en Grand Prix : 1947-1959 », sur grandprixhistorique.com
  6. « Génération F3000 : 1985-1998 »
  7. (en) 1985 - Pau - The F3000 race - YouTube [vidéo]
  8. (en) 1986 Pau F3000 race - YouTube [vidéo]
  9. (en) 1987 Pau F3000 race - YouTube [vidéo]
  10. Billet d'humeur et perspectives - Blog anonyme
  11. (en) Rounds 7 & 8 – Pau, France : Qualifying Report - WTCC, 2 juin 2007 [PDF]
  12. (en) Rounds 7 & 8 – Pau, France : Race 1 Report - WTCC, 3 juin 2007 [PDF]
  13. (en) Rounds 7 & 8 – Pau, France : Race 2 Report - WTCC, 3 juin 2007 [PDF]
  14. (en) Rounds 7 & 8 – Pau, France : Qualifying Report - WTCC, 31 mai 2008 [PDF]
  15. (en) Rounds 7 & 8 – Pau, France : Race 1 Report - WTCC, 1er juin 2008 [PDF]
  16. (en) Rounds 7 & 8 – Pau, France : Race 2 Report - WTCC, 1er juin 2008 [PDF]
  17. Le Grand Prix de Pau n’aura pas lieu en 2010 - Fabien Volari, leblogauto.com, 16 octobre 2009
  18. François Bayrou : « Le moteur de la ville de Pau est à plat » - Mouvement Démocrate des Pyrénées Atlantiques, 20 octobre 2009
  19. Annulation Grand Prix de Pau: inquiètude - Blog de Thibault Chenevière, 16 octobre 2009
  20. Le GP de Pau organisé par Patrick Peter - Le Maine libre, 21 novembre 2011
  21. Grand Prix de Pau - GP Consultant décroche le marché - La République des Pyrénées, 6 mai 2010, YouTube [vidéo]
  22. Grand Prix de Pau Virtuel
  23. « Pas de tacots palois au grand prix », La République des Pyrénées,‎ 30 avril 2012
  24. Grand Prix de Pau : Loeb, Muller et Villeneuve à l'affiche - La république des Pyrénées, 21 janvier 2013
  25. Jacques Villeneuve : « Je n'irai pas au Grand Prix de Pau » - La république des Pyrénées, 29 avril 2013
  26. Grand Prix de Pau : chute d'un arbre, le programme des courses retardé - La république des Pyrénées, 18 mai 2013
  27. Nos lecteurs ont du talent : Ça passe ou ça casse par Seb Sarraude - Pierre-Laurent Ribault, leblogauto.com, 31 mars 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]