Louis Rosier
Louis Rosier
| Date de naissance | 5 novembre 1905 |
|---|---|
| Lieu de naissance | |
| Date de décès | 29 octobre 1956 (à 50 ans) |
| Lieu de décès | |
| Nationalité | |
| Années d'activité | 1950-1956 |
| Qualité | Pilote automobile |
| Équipe | Talbot-Lago Ecurie Rosier Maserati |
|---|---|
| Nombre de courses | 38 |
| Pole positions | 0 |
| Podiums | 2 |
| Victoires | 0 |
Louis Rosier est un pilote automobile français, né à Chapdes-Beaufort (Puy-de-Dôme) le 5 novembre 1905, mort le 29 octobre 1956 des suites d'un accident sur l'autodrome de Linas-Montlhéry le 7 octobre[1].
Sommaire |
Biographie [modifier]
Fils d'un roulier travaillant sur les chantiers, Louis Rosier développe rapidement une passion pour le sport automobile et le goût du risque en général. C’était un bon sportif et un entrepreneur audacieux, sa concession Renault à Clermont-Ferrand le prouve. C’était aussi un humaniste engagé, il a été résistant actif au maquis de Lespinasse. Il a commencé la compétition automobile à 19 ans par des épreuves locales en moto-cross puis sur quatre roues. Il remportera quelques succès en courses de cotes. En 1938, il décide de s’attaquer à des épreuves d’importance et de participer aux 24 Heures du Mans avec une Talbot-Lago T150 SS. Il ne terminera pas l’épreuve (abandon). La guerre vient compromettre tous les plans de Rosier. Il ne pourra reprendre un volant qu’en mai 1946 dans une épreuve nationale le Grand-Prix du Forez sur une Talbot T26. En 1949, il remporte le grand prix de Hollande sans arrêt de ravitaillement sur une T26C. En 1950, il réussit un exploit peu commun en remportant les 24 Heures du Mans en solitaire : si son fils fit deux tours il courut quand même plus de 23h30.
Écurie Rosier [modifier]
Louis Rosier était le patron d'une écurie célèbre, l'Écurie Rosier. Elle s'est spécialisée sur les Talbot T26 puis sur les Maserati 4CLT et 250F ainsi que sur Ferrari à partir de 1952, après avoir fait l'acquisition d'une Ferrari 375 F1 et d'une Ferrari 500 peintes en bleu. Cette écurie a permis à d'autres pilotes tels que Henri Louveau, Georges Grignard, Louis Chiron, Maurice Trintignant, André Simon et Robert Manzon de trouver un volant compétitif.
Circuit de Charade [modifier]
Louis Rosier sera aussi un des acteurs clés dans le projet du circuit de Charade. Après la Seconde Guerre mondiale, Jean Auchatraire[2] et Louis Rosier relance l’idée d'un circuit automobile autour de Clermont-Ferrand. Un tracé de 4 à 6 km, répondant aux normes de sécurité et offrant de larges possibilités de parking est retenu à la sortie est de la ville. La catastrophe du 11 juin 1955 au Mans (82 morts, 103 blessés) remet tout en question, les courses en ville sont interdites. Elles doivent maintenant se dérouler sur circuit. À Clermont-Ferrand comme pour beaucoup d’autres projets, les dispositifs de sécurité sont âprement discutés. Mais l'idée d'un circuit de montagne, seul du genre en France, fait son chemin. Jean Auchatraire, Louis Rosier et Raymond Roche (le responsable du circuit de Reims) travailleront à la consolidation du projet en cherchant des appuis politiques et financiers. Mais Louis Rosier se tue à Montlhéry le 29 octobre 1956. Il ne connaitra pas son projet. Le circuit sera inauguré le 27 juillet 1958 par Maurice Trintignant qui remporte la course réservée aux Formule 2, il reçoit tout de suite les appréciations positives du milieu automobile dont ceux de Stirling Moss.
Disparition de Louis Rosier [modifier]
Le 7 octobre 1956 aux Coupes du Salon, l’autodrome de Monthléry connaitra deux accidents : une Ferrari et une Maserati.
- Dans la Maserati, le pilote suisse Benoît Musy décolle littéralement dans les virages de l’anneau pour s’écraser quelques dizaines de mètres plus loin, mort.
- Dans la Ferrari 750 Monza Louis Rosier part en tonneau sur la piste mouillée au niveau de la contre-courbe Ascari. Dans le coma il est transporté à l'hôpital de Neuilly-Sur-Seine où il décèdera le 29 octobre.
Louis Rosier constructeur[3] [modifier]
La concession Renault de Louis Rosier à Clermont-Ferrand était la plus importante de France pour le constructeur. Il est aussi concessionnaire d’équipements et de machines agricoles. Le bâtiment est aujourd’hui détruit[4].
En 1951, il conçoit un prototype sur base 4 CV Renault. En 1953, à partir d'une barquette qui a couru au Mans, il conçoit avec le carrossier Italien Rocco Motto, un cabriolet[5], toujours sur base 4 CV, qui sera construit à un peu plus de 200 exemplaires par Brissonneau[6].
Un peu plus tard il conçoit un roadster sur la base d'éléments mécaniques de Renault Frégate : une carrosserie entièrement en aluminium, toujours signée par l'Italien Rocco Motto, sur un châssis tubulaire, une préparation moteur sérieuse et un régime drastique, elle ne pèse que 950 kg pour 80 cv.
Résultats en championnat du monde de Formule 1 [modifier]
| Saison | Écurie | Châssis | Moteur | Pneus | GP disputés | Points inscrits | Classement |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1950 | Écurie Rosier Talbot-Lago |
Talbot-Lago T26C Talbot-Lago T26C-DA |
Talbot-Lago 6 en ligne | Dunlop | 6 | 13 | 4e |
| 1951 | Écurie Rosier | Talbot Lago T26C-DA | Talbot-Lago 6 en ligne | Dunlop | 7 | 3 | 12e |
| 1952 | Écurie Rosier | Ferrari 500 | Ferrari 4 en ligne | Dunlop Pirelli |
4 | 0 | n.c. |
| 1953 | Écurie Rosier | Ferrari 500 | Ferrari 4 en ligne | Dunlop Englebert |
7 | 0 | n.c. |
| 1954 | Écurie Rosier Officine Alfieri Maserati Ecurie Rosier |
Ferrari 500 Maserati 250F Maserati 250F |
Ferrari 4 en ligne Maserati 6 en ligne Maserati 6 en ligne |
Dunlop Pirelli Pirelli |
6 | 0 | n.c. |
| 1955 | Écurie Rosier | Maserati 250F | Maserati 6 en ligne | Pirelli | 3 | 0 | n.c. |
| 1956 | Écurie Rosier | Maserati 250F | Maserati 6 en ligne | Pirelli | 5 | 2 | 19 |
Résultats hors championnat du monde de Formule 1 [modifier]
Il a participé à plus de 159 épreuves automobiles dont 39 Grand-Prix de Formule 1. À 34 occasions il montera sur le podium. Il a couru en Formule Avant-Guerre, Formule 1, Formule 2 et en endurance.
| Catégorie | Date | Épreuve | Écurie | Auto | Position |
|---|---|---|---|---|---|
| Réglt. A-G | juil.-46 | 1er Prix des 24 Heures du Mans | Privé | Talbot-Lago T26GS | 3 |
| Formule 2 | juil.-47 | 9ème Grand Prix d´Albi | Privé | Talbot-Lago T150SS | 1 |
| Réglt. A-G | août-48 | 10ème Grand Prix d´Albi | Écurie Tricolore | Talbot-Lago T26C | 3 |
| Réglt. A-G | oct.-48 | 5ème Coupe du Salon | Écurie Tricolore | Talbot-Lago T26C | 1 |
| Réglt. A-G | mai-49 | 2nd British Grand Prix | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C | 3 |
| Réglt. A-G | juin-49 | 11ème Grand Prix de Belgique | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C | 1 |
| Réglt. A-G | juil.-49 | 11ème Grand Prix d´Albi | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C | 3 |
| Formule 1 | juin-50 | 10ème Grosser Preis der Schweiz | Automobiles Talbot Darracq | Talbot-Lago T26C-DA | 3 |
| Formule 1 | juin-50 | 12ème Grand Prix de Belgique | Automobiles Talbot Darracq | Talbot-Lago T26C-DA | 3 |
| Endurance | juin-50 | 18ème Grand Prix 24 Heures du Mans | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26GS | 1 |
| Hors Champ. | juil.-50 | 12ème Grand Prix d´Albi | Ecurie Rosier | Talbot-Lago T26C | 1 |
| Hors Champ. | juil.-50 | 1er Grote Prijs van Nederland | Automobiles Talbot Darracq | Talbot-Lago T26C-DA | 1 |
| Hors Champ. | août-50 | 19ème Circuito di Pescara | Automobiles Talbot Darracq | Talbot-Lago T26C-DA | 2 |
| Formule Arg. | déc.-50 | 4ème 500 Millas de Rafaela | Privé | Talbot-Lago T26C | 2 |
| Hors Champ. | mars-51 | 12ème Grand Prix de Pau | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C-DA | 2 |
| Hors Champ. | avr.-51 | 1er Grand Prix de Bordeaux | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C-DA | 1 |
| Hors Champ. | mai-51 | 5ème Grand Prix de Paris | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C-DA | 3 |
| Hors Champ. | juil.-51 | 2nd Grote Prijs van Nederland | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C-DA | 1 |
| Hors Champ. | août-51 | 13ème Grand Prix d´Albi | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C-DA | 2 |
| Hors Champ. | août-51 | 20ème Circuito di Pescara | Écurie Rosier | Talbot-Lago T26C-DA | 2 |
| Formule Arg. | mars-52 | 1er Gran Premio de Montevideo | Curie Rosier | Ferrari 375 | 3 |
| Hors Champ. | avr.-52 | 13ème Grand Prix de Pau | Écurie Rosier | Ferrari 500 | 2 |
| Formule 2 | mai-52 | 6ème Grand Prix de Paris | Écurie Rosier | Ferrari 500 | 3 |
| Hors Champ. | juin-52 | 4ème Grand Prix d´Albi | Écurie Rosier | Ferrari 375 | 1 |
| Formule 2 | juil.-52 | 1er Grand Prix de Caen | Écurie Rosier | Ferrari 500 | 3 |
| Formule 2 | août-52 | 11ème Grand Prix de la Baule | Écurie Rosier | Ferrari 500 | 3 |
| Formule 2 | sept.-52 | 4ème Circuit de Cadours | Écurie Rosier | Ferrari 500 | 1 |
| Formule 2 | mai-53 | 15ème Grand Prix d´Albi | Écurie Rosier | Ferrari 375 | 1 |
| Formule 2 | juil.-53 | 5ème Circuit du Lac | Écurie Rosier | Ferrari 500 | 2 |
| Formule 2 | août-53 | 3ème Grand Prix des Sables d´Olonne | Écurie Rosier | Ferrari 500 | 1 |
| Hors Champ. | août-54 | 6ème Circuit de Cadours | Écurie Rosier | Maserati 250F | 3 |
| Hors Champ. | mai-55 | 17ème Grand Prix d´Albi | Écurie Rosier | Maserati 250F | 2 |
| Hors Champ. | août-55 | 3ème Daily Record Trophy | Écurie Rosier | Maserati 250F | 3 |
En 1953, Jean Trévoux fit personnellement venir Louis Rosier dans la Panamericana Race (Pan Am mexicaine), ce dernier terminant alors 5e, dans la Lago-Talbot sports-racer n°6[7].
Note 1: Réglt A-G, règlement d'avant-guerre, ancêtre de la Formule 1 actuelle.
Note 2: Rosier remporta les 24 Heures du Mans 1950 après avoir tenu le volant de sa Talbot-Lago pendant plus de 23 heures, laissant le volant pour deux tours seulement à son fils, Jean-Louis Rosier.