Opel

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Opel

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Logo d'Opel

Création 1862
Dates clés 1929 : cession des parts à General Motors
1979 : première traction, la Kadett D
2012 : Lancement de l'Opel Adam
Fondateurs Adam Opel
Forme juridique AG
Slogan 2002-2006 Des idées fraiches pour de meilleures voitures
2006-2009 : Découvrez Opel
Depuis 2009 : Wir leben Autos
Siège social Drapeau d'Allemagne Rüsselsheim, Hesse (Allemagne)
Direction Karl-Thomas Neumann
Activité Automobile
Produits Véhicules particuliers et utilitaires
Société mère General Motors
Sociétés sœurs Vauxhall
Filiales Opel Performance Center
Site web www.opel.com

Opel est un constructeur automobile allemand, filiale de General Motors (groupe automobile américain). Opel est aujourd'hui présent dans la plupart des pays d'Europe territoires d'outre-mer compris, (En Grande-Bretagne, les modèles sont commercialisés sous la marque Vauxhall), en Afrique (Afrique du Sud, Algérie, République du Congo, Égypte, Maroc), en Asie (Bahreïn, Chine, Émirats arabes unis, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Singapour) et en Océanie (Australie, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française). Mais Opel est peu présent en Amérique (sauf au Chili, en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique), ce continent étant plutôt dévolu par General Motors aux autres marques du groupe (avec certains identiques aux modèles Opel vendus en Europe, notamment la Corsa).


Le groupe[modifier | modifier le code]

Opel appartient au groupe américain General Motors depuis 1929. La marque a partagé ou partage certains de ses modèles avec Vauxhall, Buick, Chevrolet, Holden, Saturn (les filiales de GM), ou encore Isuzu.

En 2009, suite à la crise financière et à ses pertes colossales en Amérique du Nord, General Motors annonce la vente Opel et d'autres marques. Le groupe canadien Magna International[1] est approché mais GM se rétracte en fin d'année[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Adam Opel, fondateur de la marque, était le fils d'un ferronnier allemand de Rüsselsheim. Durant l'été 1858, à Paris, il eut l'idée de fabriquer des machines à coudre, toute nouvelle invention du français Barthélemy Thimonnier. Revenu en Allemagne, il construisit, à vingt-cinq ans, sa première machine à coudre à la main, dans l'atelier de son père. Cependant, les possibilités de production sont insuffisantes dans l'atelier paternel, où il ne fabriqua en tout que cinq machines.

En 1863, Adam Opel transforma une grange abandonnée en usine. La grange appartenait à son oncle, qui était également son soutien financier.

En 1868, les affaires marchent bien. Près de la gare de Rüsselsheim, sur la ligne qui relie Francfort à Mayence, Adam Opel se porte acquéreur d'une parcelle de 1 500 m². Il y construisit un bâtiment de deux étages avec une partie habitation adjacente. La nouvelle usine de machines à coudre s'enorgueillit rapidement d'un effectif de vingt-cinq personnes.

Augmenter la production signifie songer à un réseau de distribution. Avec son frère Wilhelm, Adam Opel installa la première succursale en Allemagne, dans la métropole économique de Francfort en 1873. Les exportations vers l'ouest démarrent, principalement vers la France, et peu après, vers la Russie, les États-Unis et l'Inde. Petit à petit la production en grande série s'installe, grâce à des procédés de fabrication très mécanisés.

En 1882, la société continua à se développer. Par deux fois au cours des années 1880, l'usine subit des agrandissements importants. Un moteur à vapeur de quarante chevaux est installé. En 1884, l'effectif atteignait 240 personnes.

En 1886, la diversification intervient avec la fabrication de bicyclettes. Un modèle anglais de vélocipède est d'abord produit, suivi un an plus tard du premier modèle de sécurité avec un cadre surbaissé.

Adam Opel meurt des suites de la fièvre typhoïde en 1895, il avait 58 ans. Par après, sa femme Sophie poursuivit son entreprise, aidée des frères aînés, Carl et Wilhelm. Opel emploie alors 1 500 personnes, mais le secteur doit faire face à la crise ; la concurrence est rude, les prix chutent, et les ventes aussi. Il faut diversifier la production. En 1899, le nouveau créneau devient l'automobile. Opel achète licence de production et usine à Friedrich Lutzman, maître serrurier de la cour, et démarre la production d'automobiles avec la Opel Patent Motor Car, System Lutzmann. L'usine est transférée à Rüsselsheim.

En 1901, Opel commence à produire des motocyclettes. Parallèlement, des améliorations sont apportées à la production d'automobiles : un contrat avec le pionnier de l'automobile française, Alexandre Darracq, scelle la première aventure internationale de la société.

En 1911, un grave incendie détruisit la partie ancienne du complexe industriel. De nouveaux bâtiments destinés à la production des automobiles et des bicyclettes sont édifiés à l'emplacement de l'usine détruite. La fabrication des machines à coudre est arrêtée après la production d'un million d'unités.

En 1914, avec une production annuelle de 3 335 véhicules, Opel devient le numéro un de l'automobile allemande. Jamais la gamme n'a été aussi complète ; elle comprend dix-neuf berlines et quatre voitures de sport. Mais, le 4 août 1914, la guerre éclate, et Opel licencie les milliers d'ouvriers employés au montage des voitures et des bicyclettes. En 1916, pendant la guerre, Opel passe du statut de plus grand constructeur de voitures de grande série à celui de plus grand constructeur de véhicules utilitaires allemand. Toutefois, le développement des voitures particulières se poursuit.

En 1924, Opel investit un million de marks or dans la modernisation de sa production automobile et devient le premier constructeur allemand à passer à la production à grande échelle grâce à l'introduction de la construction à la chaîne. Cela ouvre la voie à la production en très grande série.

En 1926, de nouvelles méthodes de production sont introduites. À partir de 1925, les châssis en acier remplacent peu à peu ceux en bois. Des presses hydrauliques réalisent les panneaux de carrosserie en quelques secondes. Grâce à la toute nouvelle technique de soudure par points, des ouvriers spécialisés raccordent les panneaux de carrosserie. Les techniques de mise en peinture sont également révolutionnaires. Les peintures peuvent être appliquées au pistolet et sèchent en quelques secondes.

En 1928, en maîtrisant 37,5 % du marché, Opel est le premier constructeur d'Allemagne. Les quelque 8 000 employés fabriquent 42 771 voitures par an.

En 1929, au cœur de la Grande Dépression, les frères Opel décident de céder 80 % de leurs actions Opel à General Motors. Un an plus tard, GM acquiert les 20 % restants. Après la dépression, les affaires commencent à reprendre. Opel est le premier constructeur allemand à lancer une compagnie d'assurance. La Banque Opel est créée pour permettre l'achat à crédit. En 1931, Opel produit cent mille automobiles.

En 1939, Opel est l'un des constructeurs le plus important et le plus moderne d'Europe. Il emploie 25 374 ouvriers. À Rüsselsheim, l'entreprise construit sa propre gare de chemin de fer. L'usine Opel de Brandenbourg changea ses activités pour produire des camions (Opel Blitz) pour la Wehrmacht, tandis que celle de Russelsheim travailla pour la Luftwaffe, en assemblant des avions tels le JU-88, cheval de bataille de la flotte de bombardiers allemande.

En 1944, les usines de Rüsselsheim et de Brandebourg sont détruites. Environ la moitié des lignes de production et des bureaux ont été réduits à l'état de ruines lors des attaques des bombardiers alliés. Immédiatement après la guerre, les anciens employés d'Opel commencent à reconstruire l'usine de Rüsselsheim. La production reprend en 1946.

En avril 1966, un nouveau centre d'essais Opel ouvre à Dudenhofen (Hesse). Une nouvelle usine de fabrication de composants est ouverte à Kaiserslautern (Rhénanie-Palatinat), c'est la troisième implantation d'Opel en Allemagne.

En 1982, une nouvelle usine ouvre à Saragosse en Espagne.

En 1990, Opel est le premier constructeur européen à lancer le travail en équipes à grande échelle. Une équipe était composée de six à douze ouvriers.

En 1991, une nouvelle usine ouvre à Eisenach (Allemagne).

En 1998, le nouveau siège social Adam Opel AG est créé à Rüsselsheim.

En février 2002, Opel inaugure officiellement sa nouvelle usine de Rüsselsheim et rénove son image de marque. La charte graphique est modernisée. La marque met en avant un nouveau slogan : «Opel. Des idées fraîches pour de meilleures voitures».

En février 2009, la maison mère d'Opel, General Motors est en grande difficulté financière. Elle annonce son intention de se séparer progressivement d'Opel en vendant entre 50 et 75 % de son capital[3]. Le 30 mai 2009, l'État allemand autorise la cession d'Opel au constructeur de pièces canadien Magna, alors que Fiat était pressenti pour son rachat[4]. La banque russe à capitaux publics Sberbank et ainsi que le constructeur russe GAZ participent au plan de reprise. Le nouvel actionnariat devrait se constituer comme suit : General Motors (35 %), Sberbank (35 %), Magna (20 %), salariés (10 %) [5].

Thomas Sedran, PDG en interim de juillet 2012 à janvier 2013
Karl-Thomas Neumann, PDG depuis janvier 2013

Après quelques mois d'incertitudes et de remous politiques, General Motors a signé le 11 septembre 2009 un accord prévoyant de céder Opel à Magna International et à un groupe d'investisseurs russes avant le 30 novembre. Magna s'est engagé à investir 500 million dans les opérations, alors que le gouvernement allemand s'est engagé à financer le plan de redressement en offrant des prêts pouvant atteindre 4,5 milliards [6]. Mais début novembre, le conseil d'administration de GM revient sur sa décision, provoquant le courroux des autorités allemandes, espagnoles et russes[7].

En 2010, Opel annonce la fermeture de son usine d'Anvers en Belgique. En octobre 2010[8] la production s'arrête. C'est la maison d'enchères Troostwijk qui est finalement chargée de vendre 6000 lots de matériels sur Internet[9].

En 2011, Opel change de patron et c'est l'allemand Karl-Friedrich Stracke qui est nommé nouveau directeur d'Opel par General Motors[10].

En octobre 2012, les médias font état d'un possible rapprochement entre Opel et Peugeot-Citroën[11].

En juillet 2012, Thomas Sedran devient le nouveau patron d'Opel par intérim et succède à Karl-Friedrich Stracke[12].

En novembre 2012, face à la dégradation de la situation financière de PSA Peugeot Citroën au troisième trimestre 2012, le projet de fusion entre Opel et la division automobile de PSA est selon l'agence Reuters, suspendu [13]. Cette information est confirmée par d'autres sources qui évoquent l'abandon pur et simple du projet présenté initialement par les dirigeants de PSA comme crucial et stratégique[14].

Le 31 janvier 2013, Karl-Thomas Neumann, ancien responsable de Volkswagen en Chine, succède à Thomas Sedran à la direction d'Opel[15].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le logo d'Opel est un éclair (blitz en allemand) traversant un cercle, on pourrait y voir une lettre « Z » déformé et étiré horizontalement, Ce logo est utilisé depuis 1964 avec quelques modifications mineures, qui n'ont pas changé la simplicité et la clarté de ce logo. Il est né de la fusion d'un zeppelin, symbole de modernité, traversant un cercle, qui est utilisé à partir des années 1930, et l'éclair stylisé qui caractérisait originalement que le camion Opel Blitz - Blitz signifiant « éclair » en allemand. Le « camion volant » provient d'une mascotte de capot qui était originalement le bouchon de radiateur. La galerie d'images suivante montre cette évolution.

1961 Opel Blitz avec un éclair typifié
Forme principale du logo actuel sur une Opel Blitz de 1968

Implantation industrielle[modifier | modifier le code]

Sites d'assemblage d'Opel en Europe[modifier | modifier le code]

Rüsselsheim ouvert en 1898, assemble des Opel Insignia et Opel Astra avec 15 600 employés (car ce site comporte également le bureau d'études techniques international (ITEZ), le siège social et les bureaux de la direction d'Opel).
Luton depuis 1905, avec 1 100 travailleurs pour les Renault Trafic II, Nissan Primastar, Opel Vivaro, production qui a lieu aussi dans l'usine Nissan de Barcelone, mais la prochaine version de cet utilitaire serait assemblée en France dans l'usine Renault de Sandouville.
Bochum depuis 1962, 4 500 personnes, assemble le Zafira.
Ellesmere Port depuis 1962 également, 2 000 employés, pour l'Opel Astra en version 5 portes, ST, et GTC.
Saragosse depuis 1982, 6 400 personnes, assemble l'Opel Corsa 3 et 5 portes, et l'Opel Meriva.
Eisenach intégré au groupe en 1990, emploie 1 500 personnes pour l'assemblage d'Opel Corsa 3 portes.
Gliwice depuis 1998, 2 700 employés pour l'Astra 5 portes et cabriolet, l'Astra classic en 5 et 4 portes, et en caravan.
Opel assemblait des Astra jusqu'en 2011 à Anvers, et jusqu'en 2006 à Azambuja (Portugal) des Combo. Il sous-traitait à Cerizay, en Poitou-Charentes, pour la Tigra TwinTop, et coopère avec d'autres constructeurs, en règle générale sans être en possession de l'usine. Ainsi à Esztergom (Hongrie) est produite l'Agila dans une usine Suzuki, à Batilly en Lorraine, Renault produit le Movano, à Barcelone sont produits des Vivaro dans une usine Nissan.

D'autres usines pour les composants, moteurs, transmissions sont à Kaiserslautern, St Gotthard (Hongrie) et Aspern en Autriche.

Modèles[modifier | modifier le code]

Modèles anciens[modifier | modifier le code]

Opel Admiral B
Opel Commodore C
Opel Rekord C, 1.7 L, 1968
Opel Senator

Modèles actuels[modifier | modifier le code]

Opel Corsa
Opel Zafira II / B

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. nouvelobs.com, « GM vend Opel à l'équipementier canadien Magna » (consulté le 10 septembre 2009)
  2. [1]
  3. http://www.autoblog.com/2009/02/27/opel-to-spin-off-gm-will-retain-stake/
  4. Personnel de rédaction, « Magna peut reprendre Opel », Le Devoir,‎ 30 mai 2009 (lire en ligne),Agence Reuters, « Opel et le Magna de l'auto », Le Journal du dimanche,‎ 30 mai 2009 (lire en ligne)
  5. (en) Marie de Vergès, « General Motors cède Opel au canadien Magna », Le Monde,‎ 31 mai 2009
  6. (en) John D. Stoll, Vanessa Fuhrmans et Marcus Walker, « At Last, GM Sets Deal to Cede Control of Opel », The Wall Street Journal,‎ 11 septembre 2009 (lire en ligne)
  7. [2]
  8. [3]
  9. [4]
  10. « Un nouveau patron pour Opel, le buzz auto.com, 23 mars 2011 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-25
  11. PSA et General Motors voudraient fusionner Peugeot-Citroën et Opel, Capital.fr, (page consultée le 12 octobre 2012).
  12. Opel changements à la direction, Le Figaro.fr
  13. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20121113trib000730739/la-fusion-opel-psa-a-du-plomb-dans-l-aile.html
  14. http://www.boursier.com/actions/actualites/news/peugeot-gm-aurait-renonce-a-fusionner-opel-avec-psa-506900.html?sitemap
  15. Opel, allié de PSA choisit un ancien de Volkswagen pour assurer sa survie, La Tribune
  16. (en) « Révélation : le nouveau cabriolet Opel s’appelle Cascada », media.gm.com, GM Media France,‎ 5 séptembre 2012 (consulté le 7 Octobre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Botella et Christophe Bourdoiseau, « Opel : Le deutsche Fiasko », Capital, no 255,‎ décembre 2012, p. 50-51.