Jean-Pierre Wimille

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Jean-Pierre Wimille at 1936 Grand Prix de Deauville.jpg

Jean-Pierre Wimille (né le 26 février 1908 à Paris et mort le 28 janvier 1949) est un pilote automobile français. Il conduisit avant guerre pour l'écurie Bugatti et après guerre pour Alfa Romeo. Il est considéré comme le meilleur pilote de son époque et l'un des plus grands pilotes français de tous les temps. Juan Manuel Fangio lui-même l'avait pris pour modèle.

Sommaire

Biographie[modifier]

Fils d'un journaliste automobile[1], il débute en course à 22 ans, pilotant une Bugatti 37A au Grand Prix de France 1930, à Pau. En 1936, il remporte le Grand Prix automobile de France et l'année suivante en 1937, les 24 Heures du Mans, faisant équipe avec Robert Benoist.

En 1939, il remporte à nouveau les 24 Heures du Mans avec Pierre Veyron.

Pendant la Seconde Guerre mondiale il rejoint, avec Robert Benoist, le réseau CHESTNUT du Special Operations Executive[2], monté en France par le pilote franco-britannique William Grover-Williams. Des trois, il est le seul qui survivra.

Après la guerre, il épouse la championne de ski Christiane de la Fressange (1919-2009), cousine germaine du père d'Inès de la Fressange, dont il a un fils, François Wimille, né en 1946. L'année précédente, il a remporté, au Bois de Boulogne, la dernière victoire de Bugatti en compétition. Au Grand Prix de Belgique 1947, il dépasse les 300 kilomètres à l'heure au volant d'une Alfa Romeo 158.

Durant le Grand Prix de France, qu'il remporte, il décide de concevoir une voiture de série portant son nom (seulement quatre exemplaires sont produits) à moteur Ford V8 dessinée par Philippe Charbonneaux.

Le 28 janvier 1949, il se tue au volant d'une Simca Gordini lors d'un tour d'essai sur le circuit du Bosques de Palermo, avant le Grand Prix de Buenos Aires. Il était alors l'un des grands favoris du premier championnat du monde de Formule 1. Il est enterré au cimetière de Passy à Paris. Un mémorial rappelle sa mémoire Porte Dauphine à Paris. Un square du Mans porte son nom.

Modèle n°2 exposé au musée Malartre

Quelques victoires[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Automobilia hors-série n°12 - Toutes les voitures françaises 1949 - juillet 1999
  2. Service secret britannique agissant dans les territoires occupés par les Allemands, faisant du soutien à la Résistance

Bibliographie[modifier]

  • (fr) (en) Jean-Michel Paris et William D. Mearns, Jean-Pierre Wimille : à bientôt la revanche, 2003.
  • (en) Joe Saward, The Grand Prix Saboteurs: The Grand Prix Drivers Who Became British Secret Agents During World War II , publié par Morienval Press, 2006 (ISBN 9780955486807)
  • France Illustration n° 173, 5 février 1949.

Sources et liens externes[modifier]