Lola Cars

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Lola Cars
(Lola Group)

Description de cette image, également commentée ci-après

Lola T70 Mk3

Création 1958
Disparition 2012
Fondateurs Eric Broadley
Slogan World Leaders in Automotive Technology
Siège social Drapeau de Grande-Bretagne Huntingdon (Royaume-Uni)
Activité Automobile
Produits Voitures de course
Site web www.lola-group.com

Lola Cars est un constructeur automobile britannique, fondé en 1958 par Eric Broadley[1].

Spécialisé dans la conception et la construction de voitures de course dans son usine basée à Huntingdon, près de Cambridge, Lola a brillé dans de multiples disciplines (Champ Car, Formule 3000, Endurance) et compte également plusieurs années de présence en Formule 1, en tant qu'écurie propre (MasterCard Lola, qui n'a pris part qu'à une seule course de la saison 1997 de Formule 1) ou en tant que partenaire pour des écuries « clientes » (Larrousse, Scuderia Italia).

Sommaire

Formule 1 [modifier]

MasterCard Lola [modifier]

La Lola F1 de 1997
Une Lola-Chevrolet T163 de 1969

Après avoir fourni des châssis à de nombreuses écuries (dont Larrousse) durant des années, Broadley décide de fonder sa propre écurie, fruit d'années de développements. Un prototype de châssis est testé une première fois en 1995 avec Allan McNish et, fin 1996, Broadley annonce l'entrée en lice prochaine de l'écurie. Les débuts en compétition de cette dernière sont initialement prévus pour 1998, mais son sponsor principal, MasterCard, la contraint à s'engager un an plus tôt, en 1997.

La tentative est loin d'être un succès pour le fondateur Eric Broadley, à tel point que l'écurie n'apparaît parfois même pas dans les listes d'engagements de cette saison 1997. Le châssis Lola, baptisé T97/30, repose principalement sur la technologie issue de l'IndyCar et n'a été que très peu testé sur piste et jamais en soufflerie. Vincenzo Sospiri et Ricardo Rosset sont engagés comme pilotes et resteront les grandes victimes du projet. Lorsque la monoplace est engagée au Grand Prix d'Australie 1997, le manque criant de symétrie de la voiture apparaît comme un spectacle désolant. Sospiri et Rosset n'arriveront pas à se qualifier, échouant à respectivement 11s6 et 12s7 du poleman, 5 et 7 secondes du temps minimum réglementaire de 107 %[2]. Les sponsors se retireront après cet unique engagement.

Le 26 mars 1997, le mercredi précédant le Grand Prix du Brésil, Lola annonce son retrait du Grand Prix à cause de « problèmes techniques et financiers ». Le personnel de Lola, qui avait déjà effectué le voyage à Interlagos, rentrera au siège de l'écurie à Huntingdon, en Angleterre. Peu de temps après, Lola se retire définitivement du championnat.

L'écurie laissera, malgré son existence éphémère, une dette de 6 millions de livres sterling (7,5 millions d'euros). L'entreprise est placée sous administration judiciaire quelques semaines plus tard. L'entrepreneur irlandais Martin Birrane la rachète en 1998 et supervise son redressement[1].

Reprise des activités (1998-2012) [modifier]

Martin Birrane va investir fortement et ramène Lola dans le championnat américain Champ Car. La marque remporte sept victoires en 2000, dix en 2001, 16 en 2002 et 17 en 2003. De 2004 à 2007, Sébastien Bourdais gagnera quatre titres d'affilé avec un châssis Lola. La société construit des monoplaces école, des Formule 3, les monoplaces A1 Grand Prix (trois premières saisons, de 2005 à 2008) et des voitures pour le championnat Grand-Am, mais aussi des châssis LMP1 et LMP2 en partenariat avec des constructeurs comme Nissan, MG, Honda, Aston Martin, Dyson et d'autres[1]. Les châssis Lola ont remporté cinq fois la catégorie LMP2 aux 24 Heures du Mans depuis 2000 et remporteront les titres LMP1 et LMP2 des American Le Mans Series 2011.

Le 29 mai 2009 le constructeur Lola se porte officiellement candidat au championnat du monde 2010 de Formule 1[3]. Encouragée par les changement apportés au règlement 2010 l'écurie décide de retenter sa chance en F1 treize ans après la double non-qualification de 1997 mais sa candidature n'est pas retenue par la FIA.

Confronté à la quasi hégémonie du constructeur de châssis italien Dallara sur le marché de la monoplace[1], Lola tentera de diversifier ses activités avec Lola Composites, qui se tourne vers l'industrie de la défense (drones etc.[4]), l'aérospatial, et le domaine des énergies renouvelables (éoliennes[5]).

Faillite [modifier]

Le 5 octobre 2012, fortement endettée et alors qu'elle était en liquidation judiciaire, Lola Cars cesse définitivement ses activités[6]. La branche Lola Composites continue néanmoins en attendant un repreneur[6].

Notes et références [modifier]

  1. a, b, c et d (en) The Way It Is/ End of the road for Lola? - Gordon Kirby, GordonKirby.com
  2. Pour être qualifié à participer à la course, les concurrents doivent réaliser un temps de moins de 107 % du meilleur temps réalisé aux essais qualificatifs. Ce jour là ce temps était de 1'35'6. Sospiri a tourné en 1'40'9 et Rosset en 1'42'0.
  3. Lola va s’inscrire pour le championnat 2010 - f1-live.com, 15 mai 2009
  4. (en) Lola and the Watchkeeper UAV Range - Site officiel
  5. (en) (Quiet) Revolution In The Air For Lola Group! - Site officiel
  6. a et b Lola Cars : c'est fini - Site de l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), 11 octobre 2012

Annexes [modifier]

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Article connexe [modifier]

Lien externe [modifier]