Jules Bianchi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bianchi.

Jules Bianchi

{{{alternative}}}

Jules Bianchi en 2012.

Nom complet Jules Lucien André Bianchi
Date de naissance 3 août 1989 (25 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Nice
Nationalité Drapeau de la France Français
Années d'activité Depuis 2013
Qualité Pilote automobile
Numéro 17 (depuis 2014)
Équipe Drapeau : Russie Marussia (Depuis 2013)
Nombre de courses 34
Pole positions 0
Meilleurs tours en course 0
Podiums 0
Victoires 0
Site web www.jules-bianchi.com

Jules Lucien André Bianchi est un pilote automobile français né le 3 août 1989 à Nice, issu d'une célèbre famille du sport automobile. Il est en effet, le petit-fils de Mauro Bianchi et le petit-neveu de Lucien Bianchi, deux pilotes qui se sont illustrés tout au long des années 1960 sous les couleurs de la Belgique. Depuis 2013, il est titulaire en Formule 1 au sein de l'équipe Marussia. Il est gravement blessé à la tête lors d'un violent accident survenu au Grand Prix du Japon le 5 octobre 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Karting et débuts en monoplace[modifier | modifier le code]

Auteur d'une belle carrière en karting, Jules effectue ses grands débuts en automobile lors de la saison 2007 dans les championnats de France et d'Europe de Formule Renault. Depuis 2006, il est managé par Nicolas Todt, le fils de Jean Todt. En 2007, il devient le premier pilote depuis Alain Prost à devenir champion de France de Formule Renault dès sa première saison en sport automobile.

Pour 2008, il rejoint le relevé championnat de Formule 3 Euro Series au sein de l'écurie ART Grand Prix (codirigée par Nicolas Todt) où il a pour équipiers un autre débutant, Jon Lancaster, ainsi que les redoublants James Jakes et Nico Hülkenberg. Auteur de performances encourageantes compte tenu de son statut de débutant dans la discipline, il décroche son premier succès au mois d'août à Zolder lors des Masters de Formule 3, épreuve de prestige hors-championnat[1], et termine troisième du championnat.

En 2009, il redouble avec l'écurie ART Grand Prix en Formule 3 Euro Series et devient champion le 11 octobre sur le circuit de Dijon, à deux courses de la fin du championnat[2]. Il participe également, en tant que pilote invité ne marquant pas de points, au championnat de Grande-Bretagne de Formule 3, gagne deux courses et termine une fois deuxième.

GP2 Series et Formule Renault 3.5 Series[modifier | modifier le code]

Bianchi à Monza en 2011.

En 2010, il monte en GP2 avec ART Grand Prix où il termine troisième du championnat et douzième en GP2 Asie[3]. Pour sa deuxième saison en GP2, il connait une première moitié de saison difficile avec des accrochages et des disqualifications, mais termine néanmoins les dix dernières courses dans les points ce qui lui permet de terminer encore troisième du championnat.

En parallèle à sa saison de F1 2012 en tant que troisième pilote chez Force India, il devient vice-champion en Formule Renault 3.5 Series avec l'écurie française Tech 1 Racing.

Pilote d'essai en Formule 1[modifier | modifier le code]

Il réalise ses premiers essais en Formule 1 sur Ferrari les 1er et 2 décembre 2009 sur le circuit de Jerez (Espagne)[4]. Lors de sa première journée au volant de la Ferrari F60, il réalise le cinquième temps à 468 millièmes du meilleur temps d'Andy Soucek sur Williams FW32[5] et lors de la seconde journée, il réalise le neuvième temps à s 868 de Gary Paffett sur McLaren MP4-24.

La Scuderia annonce à cette occasion avoir signé un contrat à long terme avec le pilote français qui devient le premier pilote de la filière « jeunes talents » de l'écurie transalpine[6]. Il est promu pilote d'essai pour la Scuderia Ferrari en 2011 à la suite du départ de Luca Badoer[7]. Le 15 septembre, Bianchi est confronté à Sergio Pérez pour une évaluation au volant de la Ferrari F60 et le bat de 437 millièmes de seconde. Le 27 janvier 2012 Force India confirme Jules Bianchi en tant que troisième pilote, il participe à neuf séances d’essais du vendredi matin lors du championnat où il fait bonne impression face aux titulaires.

2013 : débuts en Formule 1 avec Marussia[modifier | modifier le code]

Jules Bianchi lors du Grand Prix de Malaisie 2013.

Jules Bianchi devait initialement rejoindre Force India mais a été écarté au profit d'Adrian Sutil durant l'intersaison. Il est officialisé le 1er mars 2013, chez Marussia F1 Team en tant que pilote titulaire. Il remplace le Brésilien Luiz Razia dont le contrat avait été rompu plus tôt dans la journée par l'équipe, suite à un défaut de sponsors[8].

En Malaisie, il impressionne en terminant treizième et en battant pour la seconde fois consécutive son coéquipier ainsi que les deux Caterham, aussi bien en qualification qu'en course. Lors du Grand prix de Bahreïn, Jules Bianchi se fait battre par la Caterham de Charles Pic, il a néanmoins comme depuis le début de l'année battu son coéquipier. À Monaco, il abandonne pour la première fois de la saison après une sortie de piste à Sainte Dévote causé par un problème de freins. À partir de la mi-saison, il connaît quelques courses plus délicates à cause d'une Marussia moins fiable et moins performante.

Lors du Grand Prix de Belgique, Jules Bianchi et son coéquipier Max Chilton accèdent ensemble pour la première fois à la deuxième phase des qualifications (quinzième et seizième sur la grille de départ). Il termine dix-huitième de l'épreuve. Au Grand Prix de Corée du Sud, il prolonge son contrat d'un an avec Marussia et finit seizième de la course. Il termine dix-neuvième du championnat du monde des pilotes avec aucun point, son meilleur résultat étant une treizième place.

2014 : deuxième saison avec Marussia[modifier | modifier le code]

Lors du Grand Prix de Chine, Jules Bianchi parvient à battre son équipier pour la première fois de la saison sur l'intégralité du week-end. En se classant neuvième du Grand Prix de Monaco malgré deux pénalités en course, il inscrit ses premiers points en Formule 1, les premiers également de son écurie Marussia F1 Team. En Grande-Bretagne, il réalise la meilleure qualification de sa carrière en partant douzième; le lendemain il termine quatorzième de l'épreuve. Lors du Grand Prix de Belgique après la pause estivale, Jules Bianchi, qui accède à la deuxième phase des qualifications grâce à une seizième place sur la grille, abandonne en fin d'épreuve.

L'accident de Suzuka[modifier | modifier le code]

Au Grand Prix du Japon sous une pluie battante, toujours chez Marussia, il percute, au quarante-troisième tour de course, une dépanneuse qui dégageait la Sauber d'Adrian Sutil[9],[10]. Jules Bianchi est évacué du circuit, inconscient, pour être transporté à l'hôpital universitaire de Mie, à 15 kilomètres de Suzuka où il est opéré d’un hématome au cerveau[11]. Le 6 octobre, le responsable de la communication de la FIA annonce que Bianchi, dans un état très grave mais stable, souffre de lésion axonale diffuse. Toujours inconscient, Jules Bianchi est sorti du coma artificiel dans lequel il avait été placé peu après l'accident et respire sans assistance et ses signes vitaux sont stables. Il est transféré en France, au CHU de Nice le 19 novembre 2014[12].

Carrière avant la Formule 1[modifier | modifier le code]

Résultats en GP2 Series[modifier | modifier le code]

Saison Écurie Courses disputées Pole positions Victoires Podiums Points inscrits Classement
2010 ART Grand Prix 17 3 0 4 52 3e
2011 Lotus ART GP 18 1 1 6 53 3e


Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Abandons Records du tour Points inscrits Classement
2013 Marussia F1 Team MR02 Cosworth V8 Pirelli 19 0 0 0 3 0 0 19e
2014 Marussia F1 Team MR03 Ferrari V6 Pirelli 15 0 0 0 4 0 2 17e

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Bianchi wins F3 Masters at Zolder - autosport.com, 10 août 2008
  2. Bianchi gagne et devient champion ! - F1-action.net, 11 octobre 2009
  3. Jules Bianchi confirmé chez ART en GP2 - F1-action.net, 13 octobre 2009
  4. Jules Bianchi en piste avec Ferrari - F1-live.com, 20 novembre 2009
  5. Ferrari : Bianchi a tourné - Eurosport, 1er décembre 2009
  6. Bianchi premier de cordée - L'Équipe, 18 décembre 2009
  7. Jules Bianchi pilote d’essai Ferrari en 2011 - Nextgen-Auto.com, 11 novembre 2010 (voir archive)
  8. .Bianchi remplace Razia - ESPN F1, 1er mars 2013
  9. Olivier Ferret, « Inquiétude autour de Jules Bianchi », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 5 octobre 2014 (consulté le 5 octobre 2014)
  10. Basile Davoine, « Inconscient, Jules Bianchi est évacué à l'hôpital », sur toileF1.com,‎ 5 octobre 2014 (consulté le 5 octobre 2014)
  11. Olivier Ferret, « Bianchi opéré d'un hématome au cerveau », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 5 octobre 2014 (consulté le 5 octobre 2014)
  12. « F1: Jules Bianchi est sorti du coma »,‎ 19 novembre 2014 (consulté le 19 novembre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :