Bruges-Capbis-Mifaget

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Bruges-Capbis-Mifaget
La mairie, à Bruges
La mairie, à Bruges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Nay-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Laurent Aubuchou-Aurouix
2014-2020
Code postal 64800
Code commune 64148
Démographie
Population
municipale
947 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 42″ N 0° 18′ 07″ O / 43.1283, -0.30194444444443° 07′ 42″ Nord 0° 18′ 07″ Ouest / 43.1283, -0.301944444444  
Altitude Min. 277 m – Max. 473 m
Superficie 16,55 km2
Localisation

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Bruges-Capbis-Mifaget est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé de la commune est Brugeois[1].Les habitants de Bruges sont les Brugeois, ceux de Capbis sont les Capbisois et ceux de Mifaget sont les Mifagétois.

Géographie[edit | edit source]

Le territoire de la commune de Bruges-Capbis-Mifaget, d'une superficie de 16,55 km2, présente un relief vallonné au pied des premiers contreforts de la chaîne pyrénéenne. Les altitudes varient de 277 à 473 mètres.

Situation[edit | edit source]

La commune est située à l'est du département, à vingt-cinq kilomètres au sud-est de Pau.

Accès[edit | edit source]

Bruges-Capbis-Mifaget est desservie par les routes départementales 35, 232, 287 et 335.

Hydrographie[edit | edit source]

La rivière principale, le Béez prend sa source à Capbis sous la forme d’une résurgence et se jette dans le gave de Pau en amont du bourg de Nay. Le Béez est alimenté sur la commune par de nombreux affluents (d’amont en aval) : les ruisseaux de la Toupiette (+ de Hourticot), le Baset, de Cousi, de Picas, le Lestarrès, de Trubès (+ de Marlies), le Landistou (+ l’Arrec et de Bonnasserre) et enfin les ruisseaux de Herran (+ de Taillades et de Pareil) et de Mourté. Bien d’autres rus dont la longueur est moins significative (moins de 1 km) ne sont pas cités. Marquant la limite nord de la commune avec celle de Haut de Bosdarros, la rivière le Luz, affluent du gave de Pau, prend sa source à Bruges, à l’extrême nord-ouest du lieu-dit le « Boala »

Lieux-dits et hameaux[edit | edit source]

Communes limitrophes[edit | edit source]

Toponymie[edit | edit source]

Le toponyme Bruges apparaît sous les formes Brutges (1360[2], titres de Bruges[3]) et Brudges (1580[2], titres de Béarn[4]).

Le toponyme Capbis apparaît sous les formes Cabbis (XIIe siècle[2], d'après Pierre de Marca[5]), Grangia Capbisii (1235[2], réformation de Béarn[6]), L'espitau de Capbiis (1385[2], censier de Béarn[7]) et La cappere et grange apperat de Nostre Dame de Capbiis (1536[2], réformation de Béarn[6]).

Le toponyme Mifaget apparaît sous les formes Medium-Faget (1100[2], titres de Mifaget), Faied (XIIe siècle[2], cartulaire de Lescar[8]), Medius-Fagetus (1257[2], collection Duchesne volume XCIX[9]), Mieyfaget (1287[2], contrats de Barrère[10], l'espitau de Mieyfayet (1385[2], censier de Béarn[7]), Myfaget et Mieyhaget (respectivement 1538[2] et 1675[2], réformation de Béarn[6]), Saint-Michel de Mieyhaget (1678[2], insinuations du diocèse d'Oloron[11]) et Mi Faget (1793[12] ou an II).

Histoire[edit | edit source]

  • Capbis et Mifaget ont leurs racines au début du XIIe siècle. Le vicomte du Béarn Gaston IV le Croisé y créa, sous l’autorité d’ordres monastiques, des petits points de peuplement et de refuge pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. La « grange » de Capbis dépendait des Bénédictins de l'abbaye de Sauvelade, près de Navarrenx. La commanderie et l’hôpital de Mifaget[2] dépendaient des Augustins de l'abbaye de Sainte-Christine du Somport.
  • En 1357 : fondation de la bastide de Bruges par Bertrand de Pujols, lieutenant général de Gaston Fébus, vicomte de Foix Béarn. Le nom de Bruges provient vraisemblablement de la ville flamande de Bruges où Gaston Fébus séjourna la même année, avant de s'embarquer et participer en Prusse à une croisade avec les Chevaliers Teutoniques[13].
  • En 1385[2], le dénombrement général des feux de la Viconté précise que Bruges, qui dépendait alors du bailliage de Nay, comptait cinquante-deux feux, (dont, inclus, trois à Capbis) et que Mifaget comptait trois feux.
  • Pendant plusieurs siècles, agriculture, pastoralisme et artisanat constituent l'essentiel de l'activité économique, émaillée de nombreux conflits de territoire pour l'utilisation de terres communes, appelées les "herms", entre Bruges, Asson, Louvie-Juzon et Capbis[14].
  • Au XIXe siècle (1835 et 1855): près de 150 personnes décèdent à Bruges lors des deux importantes épidémies de choléra qui touchent le canton en 1835 et surtout en 1855 où on note le décès de très jeunes enfants (ref. registre d'état civil)
  • À la fin du XIXe siècle : Bruges connait un épisode industriel de fabrication de sandales qui prend de l’importance, au XXe siècle, entre les deux guerres. Trois usines et de nombreux petits fabricants indépendants emploient une main d’œuvre qualifiée, réputée et très nombreuse. Cette filière disparait définitivement à la fin des années 1960.
  • Le 1er janvier 1973, les trois communes voisines, Bruges, Capbis et Mifaget, fusionnent pour former la nouvelle commune de Bruges-Capbis-Mifaget sous l'égide de la loi "Marcelin"[15].

Héraldique[edit | edit source]

Blason Blasonnement :
D’or à une vache passante et contournée de gueules, accollée, accornée et clarinée d'azur, sortant d'un bois de haute futaie de sinople[16].

Politique et administration[edit | edit source]

Les communes de Bruges, Capbis et Mifaget ont fusionné par association le 1er janvier 1973, sous l’égide de la loi Marcellin de 1971, pour former la commune de Bruges-Capbis-Mifaget. Chaque commune associée avait, jusqu’en 2014, une section électorale qui élisait ses conseillers municipaux (douze à Bruges, un à Capbis et deux à Mifaget). Depuis la mise en application de la loi n° 2013 – 403 du 17 mai 2013, une liste électorale unique de quinze candidats est proposée dès 2014 aux électeurs des trois communes associées avec pour conséquence directe une représentation possiblement différente qu’auparavant. Le Conseil Municipal ainsi formé, élit le Maire de la commune de Bruges-Capbis-Mifaget ainsi que les Maires délégués de Capbis et de Mifaget. Chaque Maire garde dans sa commune associée ses fonctions en matière d’état civil et de police.

Liste des maires de Bruges-Capbis-Mifaget
Période Identité Étiquette Qualité
1973 1983 Jean Condou Centre droit  
1983 2001 Michel Maton Divers droite  
2001 2008 Xavier de Canet Divers droite  
2008 2014 Xavier de Canet Divers droite  
2014 ---- Laurent Aubuchou-Aurouix UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[edit | edit source]

Bruges-Capbis-Mifaget appartient à cinq structures intercommunales[17] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d'eau potable et d’assainissement du Pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de la perception d'Arudy ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

Démographie[edit | edit source]

En 2011, la commune comptait 947 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 650 1 441 1 501 1 774 1 849 1 782 1 784 1 771 1 720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 557 1 580 1 671 1 568 1 613 1 574 1 630 1 723 1 678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 583 1 529 1 438 1 123 1 100 1 050 970 937 859
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
779 722 850 827 833 915 874 867 945
2011 - - - - - - - -
947 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Nota: les recensements jusqu'à 1968 concernent la seule commune de Bruges; le recensement de 1975 et les suivants concernent la commune de Bruges-Capbis-Mifaget.

Bruges-Capbis-Mifaget fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[edit | edit source]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[edit | edit source]

Les habitants de Bruges étaient surnommés los pelacas (prononcer en français lous pélacas 'pêle-chiens') parce que, dit-on, certains d'entre eux avaient pris l'habitude, pendant les périodes de disette, de faire subir aux chiens le même sort qu'aux porcs. Une autre version dit que les Brugeois tuaient des porcs si maigres qu'ils ressemblaient à des chiens, ce dont les voisins d'Asson, peut-être plus riches, se moquaient. Les habitants de Capbis étaient surnommés los clabetos", prononcez en français, "lous clabétous parce qu'ils avaient développé dès le XVIIe siècle, une activité artisanale de fabrication de clous en fer forgé.

Patrimoine civil[edit | edit source]

  • Bastide de Bruges
  • Le quartier Maubec avec deux anciennes (XVIIe siècle) maisons de Cagot
  • Nombreuses grandes maisons de ferme typiques du piémont béarnais avec un escalier au centre et une porte d'entrée surmontée d'un linteau très travaillé.

Patrimoine religieux[edit | edit source]

L’église Saint-Martin de Bruges[19] inscrite partiellement aux monuments historiques, date du XVe siècle. Elle recèle un guéridon[20], classé, du début du XVIIIe siècle.

L'église Notre-Dame de Capbis[21], possède des éléments provenant du XIIe siècle.

L'église Saint-Michel de Mifaget[22], possède une crypte du XIIIe siècle.

Patrimoine environnemental[edit | edit source]

Héritage de la charte de fondation de la bastide de Bruges d'une part et de la création de l'abbaye de Sauvelade et de sa grange de Capbis d'autre part, la commune de Bruges-Capbis-Mifaget détient des droits d'usage en matière de pacage pour les troupeaux et d'affouage sur des montagnes (environ 34 km2) attenantes à son territoire, et cadastrées sur les territoires des communes voisines d'Asson, Louvie-Juzon et Castet. Constituées de forêts et de pâturages, ces montagnes culminent à 1 580 mètres au pic de Monbula et 1 540 mètres au pic de Merdanson

Équipements[edit | edit source]

Éducation et sports

La commune de Bruges-Capbis-Mifaget dispose, à Bruges, d'une école primaire, d'une école maternelle avec garderie et cantine, d'une salle des sports.

Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

  • Albert Saléza, artiste lyrique, 1867-1916 ;
  • Jean-Baptiste Laborde, curé de Bruges, historien béarnais, 1878-1963 ;
  • Jean-Marie Soutou, diplomate, Président de la Croix Rouge Française, 1912-2003.

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[edit | edit source]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Titres de Bruges - Archives de la mairie de Bruges
  4. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  6. a, b et c Manuscrit du XVIe siècle au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  9. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  10. Contrats retenus par Barrère, notaire de Béarn, manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. a et b Fiche de Mifaget sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  13. Jean-Baptiste Laborde : Fondation de la Bastide de Bruges en Béarn - Revue historique et archéologique du Béarn et du Pays Basque - 1924
  14. Christian Desplat : Le Crime des Seize - La "Mourt" de l'Abbé de Sauvelade - Éd Cairn - 2000
  15. N° 71-588 du 16 juillet 1971. Arrêté Préfectoral du 22 décembre 1972 portant sur la fusion des communes de Bruges, Capbis et Mifaget
  16. Armorial du Béarn, tome I (1696-1701) p.204
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église du XVe siècle
  20. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le guéridon de l'église Saint-Martin
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Michel

Pour approfondir[edit | edit source]

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Liens externes[edit | edit source]