Veyssilieu

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Veyssilieu
Veyssilieu
Maire de Veyssilieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Karim Ameziane
2020-2026
Code postal 38460
Code commune 38542
Démographie
Population
municipale
336 hab. (2017 en augmentation de 17,48 % par rapport à 2012)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 51″ nord, 5° 13′ 16″ est
Altitude 285 m
Min. 248 m
Max. 432 m
Superficie 6,49 km2
Élections
Départementales Canton de Charvieu-Chavagneux
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.veyssilieu.fr

Veyssilieu est une commune française rurale située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se situe dans les collines du sud ouest de l'Ile-Cremieu, dernier bastion du Jura, en limite de la progression de glaciers au quaternaire.

Les habitants sont des Veyssillards et Veyssillardes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se superpose à la géographie en suivant la vallée du ruisseau de la Ribaudière presque depuis sa source dans une petite vallée encaissée, jusqu'à la plaine marécageuse du bas de Panossas, où elle s'étend plus largement. Les limites latérales suivent approximativement les lignes de crêtes latérales. Son altitude va de 420 m au mont Chatelant à 245 m avant l'étang de Moras, mais toute la ligne de crête voisine les 400 m.

La présence de nombreux blocs erratique (granit et autre) et des zones de roche affleurantes striées (traversa) témoignent de l'action des glaciers du quaternaire (glacier du Rhône) qui les ont amenés là parfois depuis les plus hauts sommets des Alpes.

La surface boisée est importante et directement liée aux fortes pentes.

Au nord du Petit Meyzieu, le champ dénommé l'"étang" et les "première et deuxième chaussées" témoignent des digues et retenues d'eau visibles sur les cartes d'état major[1] et déjà sur celle de Cassini[2], du fait des marécages ou d'une possible utilisation d'énergie hydraulique.

Deux toponymes témoignent pour cette hypothèse :

  • serra : en franco provençal, ce terme sont liés à une surface souvent boisée, en pente au dessus d'un cours d'eau sur lequel est implanté une scierie mue par l’énergie hydraulique.[3]
  • sciau : nom de la parcelle juste au dessus, sur le même bassin versant mais sur le territoire de Moras, peut être rapproché de rapprocher de scie (mais aussi de scion en arboriculture).

Ces cartes montrent encore l'étang du château en contrebas du cimetière, qui alimentait le moulin sous l'église.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence d'une pierre à cupule référencée sur la colline du Traversa (à 300 m sur le territoire de Panossas) attestent de la présence humaine dès le néolithique. Plusieurs communes voisines portent de telles traces, ce qui laisse supposer une population importante sur le secteur. Une autre pierre est observable sur le mont Charguai, sur la limite communale avec Chozeau à quelques mètres du chemin, portant de plus un creux carré important.

L'occupation romaine a été importante au débouché de la vallée (important complexe avec greniers et thermes de Panossas). Le suffixes en "ieu" (Veysillieu, petit Meyzieu, Sartarieu) dérive de -acus, du suffixe d'origine gauloise *-āko(n), généralement noté -acum en latin. C'est un suffixe locatif à l'origine qui va plus tard désigner des villae gallo-romaines et peut indiquer le don de lopin de terre à des légionnaires des armées romaines pour bons et loyaux services.On peut supposer que ces villae étaient liés à l'établissement de Panossas.

La rue Templier Pinusas témoigne quant à elle de dépendances vis a vis probablement de la commanderie de Montiracle à Villemoirieu, et donc de liens avec les dépendances de Chozeau, commune voisine, la maison templière de Courtenay étant trop éloignée.

Les toponymes en as ou az sont un des derniers vestiges de la langue parlée il y a encore quelques dizaines d'années ici : le dauphinois (langue franco-provençal ou arpitan). Le s et le z indiquaient une accentuation de l'avant dernière syllabe mais ne se prononçaient pas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    M. Jacques Perrin    
mars 2001 2014 M. Marc Bernard    
mars 2014 En cours M. Joël Mazzaro SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2017, la commune comptait 336 habitants[Note 1], en augmentation de 17,48 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
359356317327367366373402402
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
402366346335305274254251231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
203203201159142118108111117
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8383113172225240284293322
2017 - - - - - - - -
336--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.geoportail.gouv.fr/carte/ », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 17 mai 2017)
  2. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 17 février 2020)
  3. Enki Dou, « franco-provençal | de paysage en paysage » (consulté le 21 mai 2019)
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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