Saint-Marcel-Bel-Accueil

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Saint-Marcel-Bel-Accueil
La mairie et le clocher de l'église au fond - printemps 2008.
La mairie et le clocher de l'église au fond - printemps 2008.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Canton Bourgoin-Jallieu
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Aurélien Blanc
2014-2020
Code postal 38080
Code commune 38415
Démographie
Population
municipale
1 366 hab. (2014 en augmentation de 5,24 % par rapport à 2009)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 53″ nord, 5° 14′ 12″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 452 m
Superficie 18,23 km2
Localisation

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Liens
Site web saintmarcelbelaccueil.fr

Saint-Marcel-Bel-Accueil est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune fait partie de l'aire urbaine de Lyon.
Les habitants de Saint-Marcel-Bel-Accueil se nomment les Saint-Marcios.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Marcel-Bel-Accueil est partagée entre une zone plane et marécageuse au sud et à l'est, peu habitée, et les pentes méridionales du plateau de Crémieu. Ces coteaux sont irréguliers car traversés par plusieurs dépressions dues à l'écoulement de frêles ruisseaux. Couvrant les deux tiers du territoire, ce paysage vallonné est constellé de hameaux dont l'habitat est pour la plupart d'entre eux concentré, laissant peu de propriétés isolées. Des lotissements se développent vers le nord, laissant un caractère rural au village et aux gros hameaux. La zone sud-est est traversée par les canaux de Catelan, de Saint-Marcel et de Villieu auxquels se raccordent plusieurs saignes participant au drainage des marais. Si la culture prédomine sur cette zone, les coteaux accueillent davantage de pâturages et autrefois des parcelles de vigne étaient présentes en bien plus grand nombre qu'aujourd'hui. Le relief est fortement imprimé par la dernière glaciation : il se situe à la confluence des deux glaciers alpins, celui de l'Isère et celui du Rhône. Le marais a longtemps constitué une défense naturelle sur presque trois coté dans cette partie sud de l'Isle-Crémieu. Il en a aussi fait la triste réputation par les maladies engendrée dans la partie basse avant le drainage des marais. Cette partie basse montre des températures plus basses de 2 à 3 degrés en hiver, par rapport au village (phénomène de trou à gelée), mais aussi une terre de tres bonne qualité (maraichage, maïs...). L'élevage occupe davantage les reliefs très secs dans la partie haute : communaux avec affleurements calcaires. On parle de cresses (fissures) et suets (affleurements de plaques propice au battage dans les temps anciens).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation dateraient de la période mésolithique. On note ensuite un ossuaire collectif (-2300BC) et un vase[1] (civilisation Saône-Rhone). Des pierres à cupules sont aussi présentes sur les territoire adjacents.

Le domaine rural gallo-romain organisé autour de la villa des Alexandres constitue peut-être le premier exemple de structuration du terroir déjà très dense à cette époque (Domaine de Panossas, axe Ambérieu-bourgoin via Optevoz)

De l'époque médiévale sont certifiées les occupations de plusieurs zones, que ce soit dans les marais, sur les coteaux nord ou au centre du village actuel. Les seigneurs de Loras, dont le château existe encore, dominaient le territoire au Moyen Âge. Le siège du pouvoir local se déplaça à l'époque moderne vers le village actuel et le château de Bellaccueil. Ces châteaux, de même que la maison forte du Pichon et les lieux de culte du village et de Messenas, ont tous constitué un pôle d'attraction participant à l'implantation pérenne des populations.
Jusqu'au milieu du XIXe siècle la commune se nommait Saint-Marcel-de-Milieu. Durant la période révolutionnaire la commune prit brièvement le nom de Mont-Marcel.
L'église Saint-Marcel date de 1902 mais se succédèrent, avant elle, au même emplacement deux autres églises : la première de l'époque romane, l'autre du XVIIe siècle. Le territoire fut partagé entre les paroisses de Messenas et de Saint-Marcel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 M. Guy Gagnoud SE Retraité
2014 en cours M. Aurélien Blanc DVD Employé

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2014, la commune comptait 1 366 habitants[Note 1], en augmentation de 5,24 % par rapport à 2009 (Isère : +3,89 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
890 764 775 908 974 969 952 952 1 032
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 061 1 031 955 902 829 827 805 812 780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
742 697 652 604 623 602 571 513 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
518 548 640 804 998 1 254 1 254 1 298 1 366
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hameau Chevalière - été 2008
  • Le château de Bel Accueil, rénové par M. Nodler. Propriété actuelle de la famille de Chevron-Villette qui trouve son origine en Savoie.
  • L'église Saint-Marcel.
  • la maison forte de Loras. Loras désignait le laboureur. Il s'agit d'une vieille famille de la noblesse d'épée, un laboureur qui a organisé la défense des lieux contre les incursions venant de Savoie vers le XXIeme siècle. Cette famille est est rattaché à Montplaisant, maison forte de Saint Hilaire de Brens.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. aimé bocquet, « Archéologie et peuplement des Alpes françaises du Nord du Néolithique aux Âges des métaux », L'ANTHROPOLOGIE, tome 101,‎ , p34 #67, p36 #72 (lire en ligne)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]