Chozeau

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Chozeau
La mairie de Chozeau.
La mairie de Chozeau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Gilles Desvignes
2014-2020
Code postal 38460
Code commune 38109
Démographie
Population
municipale
1 059 hab. (2014)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 50″ nord, 5° 12′ 30″ est
Altitude Min. 204 m – Max. 416 m
Superficie 8,1 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chozeau.com

Chozeau est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Lyon,

Historiquement et géologiquement, elle fait partie de l'Isle-Crémieu

Les habitants sont appelés les Chozoyards et Chozoyardes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est composée d'un bourg et de trois hameaux, Boirieu, Coriau et Poisieu[1]. Le village est desservi par la D75 le reliant à Crémieu et, via la RN6 ou l'A43, à Lyon, ainsi que par la D18 le reliant dans un sens à l'agglomération de L'Isle-D'Abeau et à Bourgoin-Jallieu, et dans l'autre sens à l'agglomération de Pont-de-Cheruy. Le village a une superficie de 803 hectares comprenant environ 2/3 de collines boisées, et son point le plus haut est le mont Chauzet qui culmine à 409 mètres[1].

Son système hydrographique est particulier puisque d'après l'agence de bassin, aucun cours d'eau ne coule à Chozeau [2]. En fait, on note deux petits ruisseaux qui se perdent dans la masse sédimentaire. Le plus petit est un fossé qui joint la station de lagunage à la mare en limite nord par "le plâtre".

Le deuxième, le Rual de Poisieu est plus intéressant puisqu'il suit l'affleurement de la roche, apparait, s'étend et disparait a deux reprises. Il est alimenté par l'étang de Chalignieu, lui même alimenté par la masse d'eau "Calcaire jurassiques et moraines de l'ile crémieu"[3] qui appartient à la région naturelle du Jura. Il traverse le nord ouest de la commune et se perd définitivement au delà de Porcherieu. Il se perd une première fois dans le haut de Poisieu puis réapparait au lavoir et à l'étang. Il a dû alimenter un moulin comme en témoigne un reste de bief à l'intersection des rues Cote blanche et Michalet. Il traverse une mare à la ferme du Chêne puis une prairie avec un système de ruisseaux très particulier qui draine d'autres sources affleurant ici sur la roche que l'on observe jusqu'à la rue de Bulatière. Il alimente alors une dernière petite mare récente pour aller se perdre dans la plaine alluviale.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site dès le néolithique est attesté par la présence de la Chaise du seigneur (pierre à cupule, voir ci dessous).

À l'époque romaine, une voie montant à Panossas et se dirigeant vers Bourgoin reprenait le tracé de l'actuelle D19. Une autre reliait la villa de Chamagnieu (stade de football) à celle de St Romain. Des épandages de tegulae (tuiles d'époque romaine) suggèrent la présence de petits bâtiments (abris, étables) sous la ferme du Loup et en d'autres endroits[4]. L'étang de Chalignieu, de par sa terminaison en « ieu » révèle l'existence d'un domaine romain, au même titre que Poizieu, Boirieu, ou même Quincieu et Bourcieu juste à l'exterieur des limites de la commune.

Depuis le moyen-age, Chozeau a vu la construction de maisons fortes, châteaux ainsi que d'un bâtiment templier dépendant de la maison du temple de Montiracle (Villemoirieu, attestée en 1317)[5], associé à d'autres dépendances du Petit Meyzieu (rue templier pinusas). À 300m est-sud-est du Lavoir de Poizieu, sous le sentier de petite randonnée subsiste un talus circulaire témoignant d'une occupation passée.

L'étang du lavoir et quelques restes de biefs témoignent d'un ou deux moulins qui devaient alimenter les nombreux fours à pain de Poizieu.

En octobre 2009, une soirée néonazie est organisée à Chozeau, en Isère. Alors que le maire ignorait qu'il s'agissait d'un groupuscule néonazi, 150 partisans s'y étaient réunis[6].



Toponymie[modifier | modifier le code]

Le hameau de Coriau semble tirer son nom de la baie de l'églantier en vieux lyonnais[7]. L'orthographe des cartes d'état major est Corioz.

Le quartier de la Verchère signale un terrain donné en dot.

La Bertaudiere pourrait dériver de berta, pot en terre.

Impasse des 4 vies : du patois 4 via, les 4 chemins. ce qui ramène au carrefour proche, autrefois d'importance similaire au rond point D75/D18 de tracé recent (voir "cartes d'état major" sur le Géoportail)

Chemin du plantier : de planti (plantier à Lyon): nom d'une vigne jusqu'à un certain age[7]

Bois du berlioz : fait référence à la maison forte du Loup. Le Berlio en patois dauphinois désigne la colline ou la maison forte qui y est installée. Mot introduit par les mercenaires allemands (de berglein, petite colline) appelés à l'aide par l’évêque Isarne contre les maures[8]

Le fayet : de fagus, le hêtre. Petit bois de hêtre.

L'uzeliere : déformé de uselière : nids d'oiseaux, venant de us = maison[8]

rivoireta : de rovoria, dit pour roburia, bois de chêne[8]

chemin de la tour : témoigne d'une maison forte disparue.

suffixe -ieu : de -acum, derivant de -aco en gaulois, désigne un lieu. Parfois témoin du don d'un lopin de terre à un légionnaire des armées romaines méritant repartant à la vie civile, et donc de sa villae, il est toujours preuve de l'origine gallo-romaine de l'occupation du lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours M. Gilles Desvignes Sans Contremaître
mars 1995 mars 2001 M. Jean-Louis Dolle    
mars 1983 mars 1995 M. Marcel Bert    
mars 1977 mars 1983 M. Jean Frizon    
mars 19xx mars 1977 M. Berlioz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 059 habitants, en augmentation de 3,12 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
533 496 516 641 619 581 616 600 576
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
607 598 609 644 581 541 526 511 486
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
461 425 406 350 356 345 323 348 309
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
319 305 427 517 618 813 965 1 052 1 059
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Poizieu est une ancienne maison forte postérieure à 1339, date à laquelle le dauphin autorise Guillaume de Saxo à bâtir une maison forte à la Balme ou à Poizieu. Elle est remaniée aux XVIe et XVIIe siècles. Les façades, les toitures et la cheminée de la grande salle du château font l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 18 octobre 1979[13].
  • La Chaise du Seigneur est une pierre erratique ou meulière qui se trouve le long du chemin des Plantiers, au lieu-dit la Roche et qui date du Moyen Âge. Elle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 26 novembre 2007[14].
  • L'église paroissiale Saint-Blaise réalisée par l'architecte Hugues Quenin.
  • La ferme du Loup.
  • La maison forte de Boirieu, du XIVe siècle[15].
  • La fontaine, de forme circulaire à bords moulurés, construite en calcaire en 1894 par le fontainier Joseph Dulin[16]. Elle est surplombée par une statue en fonte de Jeanne d'Arc datant de 1874, tenant un étendard devant elle et son heaume à ses pieds[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aymar de Poisieu, dit Capdorat, page et compagnon de Jeanne d'Arc, homme de guerre, deviendra maître d'hôtel de Louis XI.
  • Jean-Pierre Goy (1961- ), cascadeur, a grandi dans la région de Chozeau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les Coralies - À Chozeau comme chez soi
  2. « L'eau dans la commune : CHOZEAU (38) », sur sierm.eaurmc.fr (consulté le 17 mai 2017)
  3. « fiche Calcaire jurassiques et moraines de l'ile crémieu », sur reseau.eaufrance.fr, (consulté le 17 mai 17)
  4. Matthieu Poux, « Station des Buissières à Panossas (Isère) : Rapport de fouille 2012 », (consulté le 13 décembre 2016)
  5. Archives de l'Isère, B 2978, folio 212 (19 avril 1317)
  6. « Soirée néonazie surprise dans une commune iséroise », Le Figaro, jeudi 8 octobre 2009.
  7. a et b « Full text of "Dictionnaire étymologique de patois lyonnais" », sur archive.org (consulté le 13 janvier 2017)
  8. a, b et c Bibliothèque historique et littéraire du Dauphiné, E. Allier (lire en ligne), p 418
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Château de Poizieu », notice no PA00117137, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « La pierre erratique de Chozeau ou meulière dite La Chaise du Seigneur », notice no PA38000026, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 674.
  16. « Fontaine », notice no IA38000033, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Statue : Jeanne d'Arc », notice no IM38000129, base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]