Courtenay (Isère)

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Courtenay
Courtenay (Isère)
L'éntrée de Lancin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Canton de Morestel
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Marcel Tournier
2014-2020
Code postal 38510
Code commune 38135
Démographie
Population
municipale
1 276 hab. (2015 en augmentation de 6,24 % par rapport à 2010)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ nord, 5° 23′ est
Altitude 352 m
Min. 219 m
Max. 375 m
Superficie 32,08 km2
Localisation

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Courtenay
Liens
Site web www.courtenay38.fr

Courtenay est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographiquement, ce vaste territoire du Nord-Isère chevauche les collines calcaires du flanc oriental de l'Isle Crémieu et les Terres Basses de Morestel-Bourgoin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaques à la mémoire dans le village.

D'aussi loin qu'on se souvienne, s'agissant de Courtenay, on retrouve la terre et sa meilleure culture, puisqu'il est admis que le nom de Courtenay (en patois local : Cortena), dérive de Curtis : le jardin. Pas moins de six châteaux témoignent du riche passé de cette commune dont les quelque 700 habitants constituent six hameaux disséminés sur 3 200 hectares où la forêt et les étangs occupent une large place.

D'après les notes de Monsieur Gomot, habitant de Courtenay maintenant décédé, et confirmées par M. Doncieux, conservateur aux archives départementales, le nom de Courtenay viendrait du latin cortenacum que la tradition locale traduit par petits jardins[réf. nécessaire].

Le village occupe le sommet d'une butte à la croisée de deux voies romaines reliant Optevoz (huitième borne) à Aoste, Bourgoin et Vienne. C'était un oppidum romain. Un autel sacrificiel fut retrouvé à l'emplacement de l'église actuelle.

Si une famille royale au XIe siècle a pris le nom de Courtenay dans le Loiret, elle n'a donc absolument aucun lien avec Courtenay en Isère, ni avec les Courtenay d'Angleterre. Ces derniers sont issus de la branche royale, suite aux services rendus à Henry Plantagenet, duc d'Anjou, futur roi Henri II d'Angleterre, par Reginald de Courtenay (1125-1190)[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1795 Joseph Bouvier    
décembre 1791 mars 1792 Guy Revol    
1795 1798 Joseph Mermet    
1798 1805 Joseph Gros    
1805 1816 Jean François Gros    
1816 1819 Joseph Mermet    
1819 1824 Joseph Marie Gros    
1824 1831 Auguste Badin    
1831 1833 Joseph Marie Gros    
1833 1848 Auguste Badin    
février 1848 août 1848 Étienne Bourgey    
1848 1853 Roch Mermet    
1853 1870 Auguste Grubis de L'Isle    
1870 1876 Alphonse Philibert Louis Contamin    
1876 1881 François Rappillard    
1881 1884 Joseph Aimé Lombard de Montchalin    
mai 1884 juillet 1884 François Rappillard    
1884 1900 François Bertrand    
1900 1908 Jean Claude Gonin    
1908 1912 Jean Claude Moyne Berthon    
1912 1914 Jean Claude Gonin    
1914 1919 François Giroud    
1919 1929 Pierre Souillet Désert    
1929 1939 Ferdinand Bouvet    
1939 1953 Auguste Flamand    
1953 1963 Frédéric Bouvet    
1963 1971 Louis Moyne Bressand    
1971 1977 Georges Bouvet    
mars 1983 mars 2001 Ernest Berthet PCF  
mars 2001 en cours Marcel Tournier FG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2015, la commune comptait 1 276 habitants[Note 1], en augmentation de 6,24 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1301 1381 1781 2901 3951 3011 3371 4681 409
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3541 2911 3301 2241 1771 1501 1561 1391 046
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0601 027980876849737739720713
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
6356085506376677391 0411 0851 128
2013 2015 - - - - - - -
1 2681 276-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La façade de l'église.
  • Le château de Lancin, élevé à la toute fin du XIXe siècle par M. Caquet d'Avaize en style néo-classique, fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 12 juin 2014 : sont protégés le château en totalité, les façades, les toitures des communs et des écuries et une partie du parc du domaine où le système hydraulique est encore présent[6].
  • Château de Chanizieu, avec ses tours rondes et ses échauguettes
  • Château de Montchalin, du XIVe au XVIIIe siècle[7], avec ses tours rondes crénelées.
  • Ancien château de Tirieu
  • L'église de style classique construite en 1907, au village
  • Villa La Fontaine à Tirieu
  • La mairie du Village, construite en 1933
  • Chapelle Saint-Roch, de style gothique, édifiée en 1528 par la famille La Balme
  • Ancien hôtel Barral à Tirieu
  • Maisons anciennes en pierre à Poleyrieu
  • Fontaine à Tirieu
  • Ancienne école qui a donné son nom au quartier, à Tirieu
  • La commune compte de nombreux étangs, en particulier l'étang de Salette, l'étang de Caramond et l'étang de Prailles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Boussin dite Crozat. Arrive de l'Anjou vers les années 1600 et s'installe au château de Chanizieu. Jean qui, est né en 1575, devient le seigneur du lieu. Son fils qui, devient chirurgien d'épidémie, épousera une Bathéon. Les Bathéon, qui seront par la suite de Vertrieu, sont, en l'époque des futainiers. Nos Boussin en plus de leur seigneurie s'occupent de commerce de toile et il y a union entre ses deux familles. La suite de la dynastie s'établit à Lyon et va jouer un rôle important tant sur le plan de la politique locale que dans le monde de la finance. Ils porteront le patronyme de Lacroix et deviendront de Lacroix Laval à l'achat du domaine de Laval à Marcilly l'Etoile près de Lyon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. John Fletcher, History of a Thames-side Village, 1990
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. Arrêté n °2014163-0015
  7. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 677.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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