Panossas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Panossas
Panossas
Le bourg et le château d'Antouillet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Marc CHIAPPINI
2014-2020
Code postal 38460
Code commune 38294
Démographie
Population
municipale
679 hab. (2016 en augmentation de 7,78 % par rapport à 2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 46″ nord, 5° 12′ 17″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 390 m
Superficie 7,99 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Panossas

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Panossas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Panossas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Panossas
Liens
Site web www.panossas.fr

Panossas (prononcer Panossa) est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Panossiens et Panossiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Panossas se situe dans la partie sud ouest du district des Balmes de Cremieu (ou Isle Cremieu) en Nord-Isère (38), entre les communes de Bourgoin-Jallieu, Villefontaine et Crémieu, à une trentaine de kilomètres de la ville de Lyon.

Elle surplombe les Terres Basses et fait face aux Terres Froides. L'hypothèse[1] jusqu'au milieu du XXe siècle (voir la référence et son auteur) présentait les terres basses comme un ancien lit du Rhône, en des temps reculés. Les glaciologues ont depuis réfuté cette hypothèse même si la vallée a été occupée par la langue principale à la jonction du Glacier Isèrois et du Glacier du Rhône au quaternaire[2]. La faible différence d'altitude (20 m) entre le Rhône au sud du Bugey et les marais des Vernes en son point le plus haut, liée à l'étroitesse du défilé à hauteur de Creys-Malleville (défilé de Malarange, une quarantaine de mètres) reste remarquable.

La commune de Panossas se situe à 283 m d'altitude. Le relief actuel s'expliquerait par l'action de langues glaciaires du Würmien, à l'origine des blocs erratiques et de l'argile qui sert à la construction des murs en bauge[1], soit du glacier du Rhône, soit du glacier Isèrois.

On note la présence d'une ancienne mine de fer vers la ferme de Maupertuis, et la trace d'un ancien étang comblé aujourd'hui en contrebas de celui de marsa, dans la zone des fouilles archéologiques : l'étang de Griez, aujourd'hui un herbage.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné pour la première fois en 1338 sous la forme Panessac ou Panassaco[3].

La terminaison -as est l'autre forme issue, avec la forme -ieu, du suffixe -acum qui marque un lieu (celtique, antérieur à la période romaine).

Les toponymes en -as ou -az sont un des derniers vestiges de la langue parlée il y a encore quelques dizaines d'années ici : le dauphinois (langue franco-provençal ou arpitan). Le s et le z indiquaient une accentuation de l'avant dernière syllabe mais ne se prononçaient pas.

  • Le marais de Charamel tire son nom du chalumeau, chaume, roseau. En patois dauphinois, charamella signifie « jouer du chalumeau (flûte en roseau), chanter »[4].
  • Maupertuis : littéralement « le mauvais passage », « le mauvais col », par opposition au bon passage passant par le bourg
  • La léchère : zone humide où pousse la lèche, autrefois utilisée pour ses fibres mais surtout comme litière et dont la dernière utilisation aujourd'hui est de fournir ses 5 barettes au colonel (Livarot, fromage normand) quand il est acheté en crèmerie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fouilles du site archéologique des Buissières.

Le glacier s'est retiré il y a 20 000 ans et les traces de présence datent du magdalenien (Vénérieu, - 13 000 ans). L'occupation du site s'est faite dès le néolithique comme en témoigne la pierre à cupule du bois du traversa, et s'insère dans le réseau des pierres de Saint Laurent, Satollas et Bonce, Chozeau, La Verpilière et Saint Quentin.

Sur la commune de Panossas se trouve le site archéologique des Buissières[2]. Il englobe plusieurs bâtiments de l'époque gallo-romaine, notamment un vaste silo à grains et un complexe thermal.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Quatorze soldats de la commune ont perdu la vie pendant ou à la suite de la Première Guerre mondiale[5]. Leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts représentant un "poilu" en pied adossé à une stèle portant l'inscription « PANOSSAS / A SES / MORTS / GLORIEUX / 1914-1918 »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 03-10-2014 M. Pierre Perrot UMP Chef d'entreprise
13-10-2014 En cours M. Marc Chiappini SE Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 679 habitants[Note 1], en augmentation de 7,78 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
291294361370343395416438422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
419427432407379369362338339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301288257226230214215191193
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
176166187227346498555563654
2016 - - - - - - - -
679--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
La mairie en 2015.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ferme fortifiée de Bonrepos (4e quart du XVIe siècle)
La ferme de Bonrepos, érigée en grande partie en 1575 comme l'indique la date portée, avec son aspect fortifié, son haut corps de logis, ainsi que la présence d'un pigeonnier et d'armoiries, détruites sans doute à la Révolution, laisse supposer qu'elle fut édifiée pour une famille noble.
  • Le pressoir de Marsa (pressoir de noix). Moulin approvisionné en eau par l'étang attenant, Espace Naturel Sensible attenant (voir ci dessous). Passage de l'eau en partie basse de la roue à auget. Arbre et renvoi de poulie attestant de la distribution de l'énergie pour d'autres machines dans l'annexe.
  • L'église paroissiale Saint-Martin ;
  • Le site gallo-romain des Buissières[11].
  • la pierre à cupule dans le bois du traversa, au Nord ouest du carrefour à la cote 348 (45° 40′ 07″ N, 5° 12′ 46″ E))
  • le tilleul de Sully, au hameau de Serre
  • La "maison du notaire" (chemin des fuziers/D118) pressoir monumental avec vis en bois en fonction jusque 1940 environ, escalier central en pierre, balcon, les angles de façade sont ronds typiques, deux bâtiments couverts en lauze. Bâtie par un notaire de Panossas selon une personne ayant habité le lieu. Répertoriée aux maisons paysannes[12].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • une bibliothèque

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Augustin Beaud, élevé à Panossas, président du conseil général de la Seine, fit allumer la flamme de l'arc de triomphe. Une plaque lui est dédiée sur la façade de la bibliothèque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Robert Forat, « Aux confins septentrionaux du Bas-Dauphiné : Les Basses Terres. Etude morphologique », Revue de géographie alpine, vol. 42, no 4,‎ , p. 675–712 (DOI 10.3406/rga.1954.1153, lire en ligne, consulté le 25 janvier 2017)
  2. a et b Nicolas Bernigaud, « Les anthroposystèmes des marais de Bourgoin-La Verpillière (Isère) du Néolithique final à l'Antiquité tardive (3000 av. J.-C. - 600 ap. J.-C.) », thèse de doctorat,‎ , p. 40 (lire en ligne, consulté le 13 décembre 2016)
    citation de Monjuvent 1988
  3. Claude Faure, « Un projet de cession du Dauphiné à l'Église romaine (1338-1340) », Mélanges d'archéologie et d'histoire, vol. 27,‎ , p. 153-225 (DOI 10.3406/mefr.1907.6952, lire en ligne, consulté le 25 janvier 2017)
  4. Bibliothèque historique et littéraire du Dauphiné, vol. 4, E. Allier (lire en ligne), p114
  5. Centenaire 14/18 - Panossas
  6. Notice no IA38000144, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Audrey Morel, « Des fouilles ont mis au jour des vestiges gallo-romains », sur ledauphine.com, (consulté le 9 mars 2015)
  12. « La délégation de l'Isère vous adresse ses meilleurs voeux pour 2016 - Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.maisons-paysannes.org (consulté le 10 novembre 2016)
  13. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 20 (consulté le 22 juillet 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :