Moras

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Moras
Moras
Place de l’église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Bernard Bourgier
2014-2020
Code postal 38460
Code commune 38260
Démographie
Population
municipale
507 hab. (2016 en augmentation de 5,85 % par rapport à 2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 18″ nord, 5° 15′ 32″ est
Altitude Min. 275 m
Max. 436 m
Superficie 8,32 km2
Localisation

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Liens
Site web www.moras38.fr

Moras est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Morassiens. Le s final est prononcé par beaucoup.

Géographie[modifier | modifier le code]

Moras est situé au milieu de la partie sud de l'Isle-Cremieu, les collines, en opposition au plateau au nord. A 350m d'altitude sur le versant sud d'une colline dominée par une chapelle (alt 385m) et le cimetière avec vue sur le Mont Blanc (visible depuis de nombreux autres points de vue de même que la chaîne des Alpes), tandis que le bas du village est occupé par un étang au centre d'un grand marais. Cette position enclavée rend l'accès et les aménagements moins facile qu'ailleurs.

La surface boisée est relativement importante.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Moras viendrait d'une racine pré-latine *murr au sens de « hauteur, tertre, éminence ».qui a donné *mor- accompagnés de la racine pré-gauloise -ate[1].

Ernest Nègre dit : Moras au XIIIe siècle, du franco-provençal mouro, « mamelon de terrain », avec un suffixe augmentatif -as[2]

On peut toutefois noter que le même site cite aussi le germanique *môra, « marais » pour d'autres lieux. Le lieux est au milieu de l'isle Cremieu, paysage de collines dont Moras ne diffère pas, sur un versant, tandis que le bas du village est occupé par un étang au centre d'un grand marais.

Le hameau de Moraize, juste derrière un autre colline est situé au dessus d'un autre marais asséché où se tenaient des étangs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour de Moras.

L'enquête de 1339, signale deux maisons fortes : l'une avec tour, maison forte dite tour de Moras, inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel, région Rhône-Alpes[3]; et l'autre décrite comme « maison fortifiée mais pas forte », et unus ipsorum nobilium habet in dicta parrochia domum fortem cum turri et alius habet domum deffensabilem, sed non ita fortem[4].

Avant la Révolution française, la monarchie soutient la réaction seigneuriale par les édits de triage, et attribue au comte d'Esparre et à Mme de la Tournelle les deux-tiers des bois possédées collectivement par la communauté villageoise, d'une superficie totale de 600 arpents, en 1778[5].

L'arbre de la liberté planté aux premiers temps de la Révolution française a eu la chance de prendre racine. Mais, à la fin de la décennie révolutionnaire, il est abattu le 22 ventose an VI. Lors de la Révolution de 1848, un marronnier est planté pour le remplacer, toujours vivant en 1986[6]. Il a pris sa place dans le folklore local : on raconte qu'il a été arrosé avec cent litres de vin lors de sa plantation[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Bernard Bourgier PCF Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune de Moras comptait 507 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
314325338301372370382400413
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
365380367356309302300295286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
282251254208204214194215203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
190167188359339418457463468
2013 2016 - - - - - - -
497507-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église en 2015.
  • Maison forte dite tour de Moras
La maison forte est remaniée aux 3e quart du XVe siècle et au 4e quart du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Des Maures et des Sarrasins en France », sur Vous voyez le topo (consulté le 22 janvier 2019)
  2. « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs », sur henrysuter.ch (consulté le 22 janvier 2019)
  3. « Maison forte, dite tour de Moras », notice no IA38000040, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. Annick Ménard-Clavier, doctorante à l'EHESS, Les maisons fortes du Grésivaudan au Moyen Âge, mémoire pour l'obtention du DEA, sous la direction de Jean-Marie Pesez, EHESS, Lyon, 1996.
  5. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, no 64, mars 1985, p. 20.
  6. F. Monteiller « Enquêtes sur les arbres remarquables de la Drôme », Études drômoises, no 69, décembre 1986, p. 45.
  7. Monteiller, op. cit., p. 49.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.