Trept

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Trept
Trept
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Eric Morel
2020-2026
Code postal 38460
Code commune 38515
Démographie
Population
municipale
2 170 hab. (2017 en augmentation de 18,19 % par rapport à 2012)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 14″ nord, 5° 19′ 14″ est
Altitude Min. 219 m
Max. 360 m
Superficie 15,87 km2
Élections
Départementales Canton de Charvieu-Chavagneux
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.trept.fr

Trept est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Treptois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Trept est un village du Nord-Isère, également connu sous le nom sz Bas-Dauphiné. La commune est positionnée à l'ouest de l'agglomération Lyonnaise et au nord de l'agglomération formée par Bourgoin-Jallieu et L'Isle d'Abeau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La partie nord-ouest du département de l'Isère (secteur connu sous le nom de Nord-Isère) est formée de plaines et de collines à l'ambiance tempérée. Du fait d'un relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent aisément.

Les étés sont chauds et plutôt secs, mais ils connaissent de nombreuses périodes orageuses. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes ainsi que par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village aurait deux origines : celle d'un territoire d'où jaillissent trois sources ou celle d'une région située au-delà des eaux ; d'autres prétendent que Trept signifierait « très peu de terre »[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune de Trept est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[3].

Terminologie des zones sismiques[4]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après avoir été le chef-lieu en 1793 du fugace canton de Trept, la commune était rattachée depuis 1801 au canton de Crémieu[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Trept est désormais intégré au canton de Charvieu-Chavagneux.

Ce village à une particularité que l'on trouve depuis 1881 sur le fronton de la mairie. En effet, à la place de la devise de la République « Liberté, Egalité, Fraternité » il est écrit « Travail, Paix, Liberté ». De même, le monument aux morts honore non les « Morts pour la France » mais les Treptois « morts à la guerre »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Trept

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de La Tour-du-Pin du département de l'Isère. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la sixième circonscription de l'Isère.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Trept était membre de la communauté de communes Les Balmes Dauphinoises créée en 1993.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette petite intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné dont est désormais membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1965 Marius Dalphinet Rad. Industriel
Conseiller général de Crémieu (1945 → 1961)
1965 1983 Marius Bouchet-Lanat   Boucher
1983 2001 Jean-Bernard Goulamhoussen   Médecin
2001 2005 Jacques Brissaud   Enseignant
2005 mars 2008 Paul Dametto   Cadre bancaire
mars 2008 mars 2014 André Reynaud-Dulaurier   Conseiller secteur bancaire
mars 2014[7] 2020 Martine Bert UMP-LR Chargée d'affaires
mai 2020 En cours Éric Morel    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2017, la commune comptait 2 170 habitants[Note 1], en augmentation de 18,19 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7845857196418649651 1491 1671 268
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3541 3391 3101 2901 3331 3871 5791 6151 722
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7321 6661 5271 3231 2511 1391 065931874
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8178408531 0391 1641 5401 6881 8072 106
2017 - - - - - - - -
2 170--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipements culturel et sportifs[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité de la communauté de communes, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église de Trept (propriété de la commune) sont rattachées à la paroisse catholique Saint-Martin de l'Isle Crémieu qui elle-même est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Trept compte 1 monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques, le Château de la Poype de Serrières[12], et 21 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[13].

Château de La Poype de Serrières.

Château de la Poype de Serrières ( XIVe – XVe siècles)[modifier | modifier le code]

Inscrit par arrêté du au tableau des monuments historiques[14], il a été longtemps détenu par la famille de la Poype. Ce château-forteresse datant des XIVe et XVe siècles est organisé autour d'un gros donjon quadrangulaire flanqué d'une tour circulaire à mâchicoulis, d'une enceinte surmontée d'un chemin de ronde, avec une élégante galerie à arcades et une loggia à fenêtres à meneaux dans la cour intérieure, une ancienne forge, un colombier ainsi que des murs de soutènement des terrasses. Une porte en plein cintre cloutée de fer, donne accès à une cour intérieure renaissance où s'ouvrent de nombreuses fenêtres à meneaux. On peut voir sur certaines ouvertures l'empreinte des armes des maîtres de ce lieu.

Celle qu'on appelait 'la maison forte de Serrières' surplombe du haut d'une terrasse naturelle la voie ancienne de Crémieu à Morestel, étale la sévérité de ses murailles et jouit d'une vue panoramique sur les monts du Bugey et de la Chartreuse. Sa dénomination de château vient du fait qu'elle était au départ 'fief ayant juridiction'. Avec ses tours et ses mâchicoulis, elle se déploie selon un plan quadrangulaire avec un vaste corps de bâtiment flanqué d'un puissant donjon carré. L'accès jadis par l'est conserve la trace d'une herse. Un chemin de ronde où l'on peut voir créneaux et bretèche atteste son rôle de défense qu'elle a longtemps exercé. Elle dispose également dans ses sous-sols d'un jeu de sept citernes se vidant les unes dans les autres, ce qui assurait l'eau en cas de long siège.


Monument aux Morts[modifier | modifier le code]

L'inscription "à ses enfants morts à la guerre" ne respecte pas la traditionnelle "morts pour la France"; en effet trois des poilus inscrits sur le Monument n'ont pas la mention "mort pour la France" ce qui explique cette particularité.

Mairie[modifier | modifier le code]

Le fronton de la mairie est particulier puisque que l'inscription "Liberté - Égalité - Fraternité" commune aux mairies française est ici différente : "Travail - Paix - Liberté". Cette anticonformisme n'a pas d'explication officielle. Peut-être en raison du coût, moins de lettres donc moins onéreux. Une légende veut que l'explication invoque la Franc-Maçonnerie, mais rien ne le confirme.

Autres lieux et bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

  • Chapelle à Cozance, XIVe – XVIe siècles
  • Eglise de Trept, XIXe siècle
  • Fours et lavoirs
  • Fresque
  • École maternelle publique et école élémentaire publique
  • Communaux (Espace naturel sensible)
  • Pierres plantées (lauzes), typiques de la région
  • Blocs erratiques arrivés dans la région à la fin de l'ère glaciaire, notamment « la pierre de Dieu » et « la pierre du Diable » qui présente l'insertion d'un carré de marbre[15].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le soldat Varille
  • Jean-François Cornu de La Poype, châtelain de Serrières, général républicain, beau-frère de Stanislas Fréron, député d'opposition en 1822. Doyen des généraux français en 1851.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Trept possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur Trept, consulté le 13 septembre 2020.
  2. Association - Il était une fois Trept, Il était une fois Trept, Trept, Bichromia, , 164 p. (ISBN 978-2-9520198-6-6), p. 9
  3. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  4. [1]
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Jacques Savoye, « Trept - Les Présidents content la République », L'Essor, édition Nord-Isère,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2019).
  7. « Martine Bert devient la première femme maire de la commune », sur https://groupe-ecomedia.com, (consulté le 10 novembre 2019) « Aussi, c’est avec émotion qu’André Reynaud-Dulau-rier, maire sortant, a remis l’écharpe à Martine Bert. Une fierté bien légitime puisque la 1ere adjointe sortante a été une fidèle collaboratrice d’André Reynaud-Dulaurier ».
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  11. Site de la paroisse de Crémieu, page sur le territoire de la paroisse, consulté le 13 septembre 2020.
  12. « Liste des monuments historiques de la commune de Trept », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Liste des lieux et monuments de la commune de Trept à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Château de la Poype de Serrières », notice no PA00117297, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 708
  16. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 21 (consulté le 22 juillet 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]