Salagnon

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Salagnon
Salagnon
L'église de Salagnon.
Blason de Salagnon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Bourgoin-Jallieu
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Gilbert Durand
2014-2020
Code postal 38890
Code commune 38467
Démographie
Population
municipale
1 404 hab. (2016 en augmentation de 17,1 % par rapport à 2011)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 03″ nord, 5° 21′ 20″ est
Altitude Min. 221 m
Max. 397 m
Superficie 8,21 km2
Localisation

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Liens
Site web [1]

Salagnon est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont :

  • au nord-ouest Trept,
  • au nord-est Soleymieu,
  • à l'est Sermérieu,
  • au sud Saint-Chef.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Schématiquement la commune est en plaine au nord-ouest de la D522 et en collines et plateau au sud-est.

  • Point culminant: Mollard la Bise (397 m).
  • Point le plus bas: marais de Sablonnières (221 m).
  • Hydrographie: canal du Catelan.
  • Bois: bois Michoud, Champ Bardoux, la Garenne.

Village et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bourg du village.
  • Mollard la Bise.
  • Le Rondeau.
  • Pierre Magnière.
  • Sicard.
  • La Garenne.
  • Les Fermes.
  • Rappillard.
  • Le Clos
  • Blaumont.
  • Flumée.
  • Le Pontet.
  • Revolet.

Histoire [2][modifier | modifier le code]

La commune de Salagnon est née en 1910. Avant, le village était dépendant de la commune de Saint-Chef.

  • 1910. Création de la commune: elle dépendant jusque-là de la commune de Saint-Chef dont elle constituait l'un des hameaux. C'est à cette occasion qu'a été édifié une fontaine à l'entrée du village et un calvaire entre La Creuse et le mont de Chamont.
  • Août 1911. Installation d'une horloge publique: par décision municipale sur le clocher de l'église.
  • Décembre 1917: Monument aux morts: la décision de l'ériger s'accompagne d'une souscription pour le financer.
  • 1923-1925. Électrification de la commune: signature en août 1923 d'un contrat d'éclairage public avec la Société Dauphinoise, qui aboutit en 1925 à l'achat d'un emplacement pour un transformateur électrique.
  • Mardi 15 février 1944: tragédie de la Croix Sicard: à l'aube maison est incendiée et mitraillée par un détachement allemand, tuant sept jeunes résistants du groupe F.T.P.F. L'emplacement du drame, des cérémonies et le cimetière perpétuent le souvenir du massacre[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1910 1917 M. J. Laigroz - -
1917 1919 M. A. Deschamps - -
1919 1924 M. A. Richard - -
1924 1935 M. J. Cottaz - -
1935 1938 M. M. Laigroz - -
1938 1944 M. I. Coindre - -
1944 1953 M. J. Neyret - -
1953 1959 M. L. Rozand - -
1959 1975 M. J. Leon - -
1975 1978 M. R. Charvet - -
1978 2001 M. Jean Tricaud - -
2001 2004 M. Michel Garin - -
2004 En cours M. Gilbert Durand UDI Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1790, le hameau de Salagnon comptait 216 habitants (Jean Fréchet, Vie, tradition coutumes des Terres Froides et du Dauphiné, Éditions BELLIER, 2000, p. 165).L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2016, la commune comptait 1 404 habitants[Note 1], en augmentation de 17,1 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
564458413403382358342343323
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 -
3574706939321 0871 1981 2861 404-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine salagnard traverse différentes époques depuis le Moyen Âge.

Moyen Âge (époque féodale)[modifier | modifier le code]

  • Château de la famille Michoud (ne se visite pas). Une fontaine (démantelée) située à l'extérieur du mur et en bas de la montée du château fournissait de l'eau sans avoir besoin de monter jusqu'au village.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale, qui possède des vitraux historiés et une statue de saint Ferréol.
  • Calvaire au carrefour du lieu-dit Croix-Sicard (déplacé de l'autre côté de la route suite à un accident de circulation).
  • Calvaires au lieu-dit les Fermes, et entre le château et le village.
  • Calvaire au lieu-dit Pontet.
  • Maisons construite selon la méthode du pisé.

Création de la commune (1910)[modifier | modifier le code]

La création de la commune donne lieu à l'édification de plusieurs installations religieuse (calvaire) ou utilitaires (fontaine, horloge).

  • Fontaine à l'entrée du village, attenante à ce qui aurait pu être un ancien lavoir aujourd'hui reconverti en aire de pique-nique.
  • Calvaire entre La Creuse et le mont de Chamont.
  • Décision d'installer une horloge sur le clocher de l'église en août 1911.

Première Guerre mondiale (1914-1918)[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts: dont la construction a été décidée en décembre 1917, a fait l'objet d'une souscription. L'épitaphe est « aux enfants de SALAGNON morts pour la FRANCE ».
  • Une épitaphe sur une tombe du cimetière communal.

Entre-deux-guerres (1919-1939)[modifier | modifier le code]

  • 1929. Fontaine publique: décision d'installation sur la place.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

  • Le mémorial Croix Sicard, où le groupe de résistants a été massacré le 15 février 1944, se compose du bâtiment conservé in situ ainsi que d'un monument commémoratif.
  • Le cimetière comporte également un monument funéraire comportant les photos en médaillons des résistants ainsi qu'une épitaphe rédigée par les élèves de l'école communale[6].

Guerre d'Algérie (1954-1962)[modifier | modifier le code]

  • Une stèle commémorative se trouvant avant l'entrée du cimetière.

Depuis 1962[modifier | modifier le code]

Le patrimoine communal a tourné le dos aux guerres pour renouer avec des équipements utilitaires et collectifs.

  • Salle des fêtes, construite avec la coopération des habitants, d'un usage très polyvalent (salle de sport, espace scénique, grandes cuisines, espace scénique, salons...).
  • Fontaine édifiée sous le mandat de J. Tricaud (démantelée depuis).
  • Salle du conseil municipal.
  • Fresque murale au dos de la mairie.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Routes départementales[modifier | modifier le code]

  • D522: principale voie de circulation (direction Bourgoin-Jallieu au sud-ouest et Morestel au nord-est),
  • D244d (direction Sermérieu à l'est),
  • D54 (entre la D522 au Rondeau en direction de Trept au nord).

Ponts sur le Catelan (d'ouest en est)[modifier | modifier le code]

  • Pont de Trept (sur la D54),
  • Pont Sicard (chemin de Sicard le Bas),
  • Pont de Varézieu (chemin de Varézieu),
  • Pont de l'Aire (sur la D522).
  • Notes et références

Éducation[modifier | modifier le code]

  • École communale.
  • Crèche la Farandole des Petits Pas.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Tragédie de la Croix Sicard », sur http://www.anacr-morestel.fr/, 27 janvier 2015 (dernière mise à jour). (consulté le 8 avril 2015)
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. « Tragédie de la Croix Sicard », sur http://www.anacr-morestel.fr/, 27 janvier 2015 (dernière mise à jour). (consulté le 8 avril 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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