Saint-Hilaire-de-Brens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Saint-Hilaire-de-Brens
Saint-Hilaire-de-Brens
La mairie de Saint-Hilaire-de-Brens.
Blason de Saint-Hilaire-de-Brens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Laurent Guillet
2014-2020
Code postal 38460
Code commune 38392
Démographie
Population
municipale
636 hab. (2017 en augmentation de 20,23 % par rapport à 2012)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 22″ nord, 5° 17′ 30″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 387 m
Superficie 7,52 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Saint-Hilaire-de-Brens
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Saint-Hilaire-de-Brens
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Hilaire-de-Brens
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Hilaire-de-Brens

Saint Hilaire de Brens est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés localement les Santaleros (nom qui se prononce « santalérosse »)[réf. nécessaire] ou plus communément les Saint-Hilairois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la commune et des communes limitrophes

Situation et description[modifier | modifier le code]

Située au nord du département de l'Isère et à l'est de l'agglomération lyonnaise, la commune se positionne dans la partie méridionale du plateau de l'Isle-Crémieu, une région naturelle de France.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moras Dizimieu Trept Rose des vents
N
O    Saint-Hilaire-de-Brens    E
S
Vénérieu Saint-Savin Saint-Chef

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La région de Saint-Hilaire-de-Brens présente un climat de type semi-continental[2] qui se caractérise par des précipitations généralement plus importantes au printemps et en été qu'en hiver.

Les étés sont chauds et plutôt sec mais connaissent de nombreuses périodes orageuses. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Ancienne gare de Saint-Hilaire-de-Brens.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-Hilaire-de-Brens est situé en zone de sismicité n°3, comme l'ensemble des communes du géographique du Nord-Isère[3].

Terminologie des zones sismiques[4]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon André Planck, auteur d'un livre sur la toponymie des communes de l'Isère, le nom Saint-Hilaire-de-Brens a une double signification correspondant à ces deux noms associés[5] :

  • Saint-Hilaire doit son nom à Hilaire de Poitiers, premier évêque de Poitiers réellement attesté, né vers 315 et mort en 367.
  • Brens est dérivé du mot gaulois brenno signifiant « liquide » ou « boueux », lié au fait que la région est marécageuse et parsemée de plans d'eau

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La contrée située en diverses collines, était autrefois de vastes forêts et marécages, traversés par le Rhône dans les marais actuels. Vers le XIIe siècle se construit le château de Montplaisant. Ses habitants furent logés autour du château dans le quartier du cœur, il existe encore des vestiges de leurs habitations. Le château s'appelait alors la maison forte de Brens, sa chapelle est classée monument historique.

Une autre chapelle attenante à l'église actuelle, la chapelle Saint-Benoît, fut construite en 1478-1479 par un tailleur de pierre, M. Pierre de Joya. En face se bâtit un autre bâtiment dont il reste encore le donjon, le couvent Saint-Benoît.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, la commune prend le nom de Mont Belair.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Hilaire-de-Brens travaillaient la terre, mais à partir de 1857 Fortuné Giraud développa des fours à chaux dans le village. Cette chaux permit de bâtir de nombreuses maisons, trottoirs et ponts à Lyon jusqu'en 1914. Elle fut transportée, au début, par des chevaux et voitures puis par le Chemin de fer de l'Est de Lyon. La carrière Giraud (Jacques Giraud) produisait de la castine (pierre à chaux), soit un train par semaine fin des années 1950, soit un tracteur diesel pour 4 à 5 tombereaux. La carrière était desservie par un embranchement relié au tronçon St-Hilaire-Jallieu côté est de la route et les fours côté ouest par une voie métrique provenant de Vénérieu[6].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1947, Pierre Émile Marquet fonde la société Chaux et ciments de Saint-Hilaire avec usine et carrière à Saint-Hilaire. En 1970, une nouvelle carrière est nécessaire : ce sera "La gagne" à Trept, sur la colline voisine. Le groupe deviendra ensuite SAINT HILAIRE dont le siège est maintenant à Flosailles. L'usine ECL suivra en 1990. La fabrication de chaux est traditionnelle sur le massif comme en témoignent les vestiges, tant à Saint-Hilaire qu'à Vénérieu ou plus loin à Frontonas ou les cimenteries plus tard (CFEL).

La gare de Saint-Hilaire était placée sur la ligne du train de l'Est qui desservait les usines, carrières et cimenteries de la région jusqu'au bord du Rhône après avoir cessé le trafic passager en 1942. Le tronçon Saint-Hilaire- Jallieu a fermé au trafic passager en 1931, Vénérieu -Jallieu a fermé en 1943 et Saint Hilaire- Vénérieu a fermé le 28 février 1961 pour être déclassé le 3 juillet 1961. La ligne de chemin de fer a vu passer jusque 4 trains mixtes et un train marchandises par jour.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Hélène Poulain - -
mars 2014 En cours Laurent Guillet SE Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2017, la commune comptait 636 habitants[Note 1], en augmentation de 20,23 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
256333306288362384383436468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
490460411397413405454426422
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
453440450376408383325316301
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
319300280321392413487516608
2017 - - - - - - - -
636--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Secteurs économiques[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Montplaisant[modifier | modifier le code]

L'édifice date du XIVe siècle, remanié aux XVe et XVIe siècles, fait l'objet d'un classement et d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 23 février 1977 : la chapelle, y compris les peintures murales, est classée, tandis que les façades et les toitures du château sont inscrites[12],[13]. Propriété de l'état sous bail fermier jusqu'en 2010, il a été cédé à un particulier.

Les autres monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hilaire, du XIVe siècle, conserve un ciboire et certaines verrières qui sont intégrées dans la Base Palissy[14],[15],[16],[17].

La « Pierre Femme », sur les hauteurs de St Didier, marque la limite avec Vénérieu, bloc erratique d'environ 4 mètres de haut[18].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Un projet de voie verte, la ligne verte Cremieu-Arandon est en voie de réalisation sur l'ancienne plateforme pour rejoindre la Via Rhona[19]. Les travaux de débroussaillement ont débuté en 2016 et devaient être achevés en 2018. Elle devrait être accessible à toutes les circulations douces.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hilaire-de-Brens Blason De gueules à la bande losangée d'or et d'azur[20].
Détails
Adopté par la municipalité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Archives départementales de l'Isère : Cote : 9NUM1/AC392/1 Saint-Hilaire-de-Brens. naissances, mariages, décès. Coll. communale 1793-An X

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 25 juin 2019
  2. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  3. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  4. [1]
  5. André Planck, L'origine du nom des communes du département de l'Isère, édition L'atelier, 2006 (ISBN 2-84424-043-7), p. 195.
  6. « Les Trains de l'Histoire • Connexion », sur histoire.trains-en-vadrouille.com (consulté le 3 avril 2017)
  7. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. « Château de Montplaisant », notice no PA00117255, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Maison forte, dite Château de Montplaisant », notice no IA38000077, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Notice no IM38000089, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. Notice no IM38000094, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Notice no IM38000082, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Notice no IM38000085, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Les coordonnées de la « pierre femme » : 45° 40′ 16″ N, 5° 16′ 37″ E.
  19. « p8 », sur http://www.cc-isle-cremieu.fr
  20. Saint-Hilaire-de-Brens sur armorialdefrance.fr