Saint-Hilaire-de-Brens

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Saint-Hilaire-de-Brens
La mairie de Saint-Hilaire-de-Brens.
La mairie de Saint-Hilaire-de-Brens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Les Balmes Dauphinoises
Maire
Mandat
Laurent Guillet
2014-2020
Code postal 38460
Code commune 38392
Démographie
Population
municipale
582 hab. (2014)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 22″ nord, 5° 17′ 30″ est
Altitude Min. 218 m – Max. 387 m
Superficie 7,52 km2
Localisation

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Saint Hilaire de Brens est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont des Santaleros (qui se prononce "santalérosse").

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancienne gare de Saint-Hilaire-de-Brens.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le nom du village fut donné par son prêtre Hilaire.

La contrée située en diverses collines, était autrefois de vastes forêts et marécages, traversés par le Rhône dans les marais actuels.

Vers le XIIe siècle se construit le château de Montplaisant. Ses habitants furent logés autour du château dans le quartier du cœur, il existe encore des vestiges de leurs habitations. Le château s'appelait alors la maison forte de Brens, sa chapelle est classée monument historique.

Une autre chapelle attenante à l'église actuelle, la chapelle Saint-Benoît, fut construite en 1478-1479 par un tailleur de pierre, M. Pierre de Joya. En face se bâtit un autre bâtiment dont il reste encore le donjon, le couvent Saint-Benoît.

Sous la Révolution, la commune prend le nom de Mont Belair.⁴

Les habitants de Saint-Hilaire-de-Brens travaillaient la terre, mais à partir de 1857 Fortuné Giraud développa des fours à chaux dans le village. Cette chaux permis de bâtir de nombreuses maisons, trottoirs et ponts à Lyon jusqu'en 1914. Elle fut transportée, au début, par des chevaux et voitures puis par le Chemin de fer de l'Est de Lyon. La carrière Giraud (Jacques Giraud) produisait de la castine (pierre à chaux), soit un train par semaine fin des années 50, soit un tracteur diésel pour 4 à 5 tomberaux. La carrière était desservie par un embranchement relié au tronçon St Hilaire-Jallieu côté est de la route et les fours côté ouest par une voie métrique provenant de Vénérieu[1].

La ligne de chemin de fer a vu passer jusque 4 trains mixtes et un train marchandises par jours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Hélène Poulain - -
mars 2014 en cours Laurent Guillet SE Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 582 habitants, en augmentation de 13,67 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
256 333 306 288 362 384 383 436 468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
490 460 411 397 413 405 454 426 422
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
453 440 450 376 408 383 325 316 301
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
319 300 280 321 392 413 487 516 582
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Industrie[modifier | modifier le code]

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en 1947, Émile Marquet fonde la société Chaux et ciments de Saint-Hilaire avec usine et carrière à Saint-Hilaire. En 1970, une nouvelle carrière est nécessaire : ce sera "La gagne" à Trept, sur la colline voisine. Le groupe deviendra ensuite ECL dont le siège est maintenant à Flosailles. L'usine suivra en 1990. La fabrication de chaux est traditionnelle sur le massif comme en témoignent les vestiges, tant à Saint-Hilaire qu'à Vénérieu ou plus loin à Frontonas ou les cimenteries plus tard (CFEL).

La gare de Saint-Hilaire était placée sur la ligne du train de l'Est qui desservait les usines, carrières et cimenteries de la région jusqu'au bord du Rhône après avoir cessé le trafic passager en 1942. Le tronçon Saint-Hilaire- Jallieu a fermé au trafic passager en 1931, Vénérieu -Jallieu a fermé en 1943 et Saint Hilaire- Vénérieu a fermé le 28 février 1961 pour être déclassé le 3 juillet 1961.

Un projet de voie verte, la ligne verte Cremieu-Arandon est en voie de réalisation sur l'ancienne plateforme pour rejoindre la Via Rhona[7]. Les travaux de débroussaillement ont débuté en 2016 et devraient être achevés en 2018. Elle devrait être accessible à toutes les circulations douces.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Montplaisant, du XIVe siècle, remanié aux XVe et XVIe siècles, fait l'objet d'un classement et d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 23 février 1977 : la chapelle, y compris les peintures murales, est classée, tandis que les façades et les toitures du château sont inscrites[8],[9]. Propriété de l'état sous bail fermier jusqu'en 2010, il a été cédé à un particulier.
  • L'église Saint-Hilaire, du XIVe siècle, conserve un ciboire et certaines verrières qui sont intégrée dans la Base Palissy[10],[11],[12],[13].
  • la « Pierre Femme », sur les hauteurs de St Didier, marque la limite avec Vénérieu, bloc erratique d'environ 4 mètres de haut[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Archives départementales de l'Isère : Cote : 9NUM1/AC392/1 Saint-Hilaire-de-Brens. naissances, mariages, décès. Coll. communale 1793-An X

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]