Hières-sur-Amby

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Hières-sur-Amby
Hières-sur-Amby
Vue du village depuis le site archéologique de Larina.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Jean-Pierre Marcel
2020-2026
Code postal 38118
Code commune 38190
Démographie
Population
municipale
1 171 hab. (2019 en diminution de 4,41 % par rapport à 2013)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 54″ nord, 5° 17′ 41″ est
Altitude 220 m
Min. 193 m
Max. 429 m
Superficie 8,73 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charvieu-Chavagneux
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Hières-sur-Amby
Liens
Site web www.hieressuramby.fr

Hières-sur-Amby est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Historiquement rattachée à l'ancienne province du Dauphiné, la commune, à l'aspect essentiellement rural est positionnée à l'ouest région naturelle de l'Isle-Crémieu, elle-même située dans la pointe nord du département.

Les habitants se dénomment les Hiérois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune est située au nord du département de l'Isère dans l'arrondissement de La Tour-du-Pin et le canton de Charvieu-Chavagneux, à l'ouest de l'agglomération lyonnaise et séparée du département de l'Ain par le Rhône.

Hières-sur-Amby faisait partie de la communauté de communes de l'Isle-Crémieu qui regroupe toutes les communes autour de Crémieu, de la plaine côté Lyon avec Chamagnieu ou Villemoirieu jusqu'à la zone de collines d'Optevoz. En 2017, à la suite de la fusion de plusieurs collectivités, la commune a adhéré à la Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à la jonction de deux unités morphologiques distinctes : l'Isle Crémieu et la plaine de l'Est Lyonnais, 150 m en contrebas. Le soulèvement alpin du tertiaire a contribué à l'exhaussement et au basculement du plateau de l'Isle Crémieu, essentiellement formé de calcaires secondaire.

La faille occidentale est soulignée par les falaises que contourne le Rhône. La plaine, profonde dépression entre les socles anciens du massif central et des Alpes, peu à peu comblée de dépôts secondaires puis tertiaires, a été finalement modelée par les avancées et reculées glaciaires du quaternaire, dont la dernière phase finalisera les grandes lignes du relief actuel. La commune de Hières-sur-Amby s'est ainsi développée sur un reliquat morainique au pied des falaises culminant aux alentours de 213 m.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du site de Larina.

« Les carrières et les belvédères du plateau de Larina », sont un site géologique remarquable de 7,31 hectares partagé entre les communes de Annoisin-Chatelans et Hières-sur-Amby. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2].

Climat[modifier | modifier le code]

La partie nord-ouest du département de l'Isère est formée de plaines à l'ambiance tempérée. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent aisément.

Les étés sont chauds et plutôt secs, mais ils connaissent de nombreuses périodes orageuses. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Hydrographe[modifier | modifier le code]

La partie occidentale du territoire communal est bordé par le Rhône. Son territoire est également traversé par le ruisseau de l'Amby qui prend sa source sur la commune d'Optevoz puis qui se jette dans le Rhône au niveau du territoire communal.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Hières-sur-Amby qui servait la ligne 16 de l'ancien tramway de Lyon, dont on voit une motrice à droite du cliché, dans une carte postale des années 1920.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Hières-sur-Amby est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (49,7 %), forêts (24,6 %), zones urbanisées (7,4 %), zones humides intérieures (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,7 %), prairies (3,1 %), terres arables (2,2 %), eaux continentales[Note 3] (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune de Hières-sur-Amby est situé en zone de sismicité n°3 (modérée), comme la plupart des communes de son secteur géographique[9].

Terminologie des zones sismiques[10]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'oppidum de Larina devait appartenir aux Allobroges[11]. Conquis par Rome au IIe siècle, ce territoire appartient à la Gaule narbonnaise. Après la chute de l'Empire romain, durant le haut Moyen Âge, la région connaît un épisode burgonde dont l'habitat de hauteur et la nécropole de Larina sont en partie contemporains. Puis Mérovingiens et Carolingiens se succèdent, dans un cadre de vie à caractère largement rural. Durant le Bas Moyen Âge, à partir du Xe siècle, la hiérarchisation des pouvoirs se renforce et la féodalité s'installe.

Le nom de la paroisse de Hières apparaît pour la première fois en 1291 dans un acte de vente. Vers 1300, ceux de Marignieu et de Saint-Étienne sont également mentionnés. Plus tard, les hameaux de Bourcieu et la maison forte de Hières cristallisent d'autres habitats. L'église de Marignieu cesse d'exister au XVIIe siècle, remplacée par celle de La Brosse sur La Balme. L'église de Saint-Étienne est ruinée au XVIIIe siècle et les offices sont transférés sur Hières. Le château de Hières est sur un promontoire à la sortie du Val d'Amby au nord du bourg. Le bâtiment fut brûlé sous la Révolution, l'édifice actuel reflètent des reconstructions contemporaines.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les ressources locales furent basées sur l'agriculture et le commerce sur le Rhône, comme en témoignent les ports du Noyer ou de la Bruine. Deux moulins se trouvaient à proximité: le moulin de la Bruine (ou moulin Violet) et le moulin d'Avaux. Des moulins appartenant à Pierre d'Optevoz étaient déjà mentionnés au XIIIe siècle à Avaux ; les moulins actuels fonctionnèrent jusqu'en 1926 avant d'être rachetés par la Société de la Soie de Paris.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Sébastien Billiez    
1791 1792 Etienne Vidon    
1792 1795 Claude Clerc    
1795 1797 Gaspard Rigollet    
1797 1799 Antoine Pomet    
1799 1800 Jean-Baptiste David    
1800 1813 Claude Clerc    
1813 1831 Gaspard Rigollet    
1831 1832 Pierre Billiez    
1832 1832 François Penet    
1832 1836 Henri Teste    
1836 1858 Benoit Sornin    
1858 1868 Benoit Delastre    
1868 1873 Jérémie Esparvier    
1873 1878 Michel Guillodon    
1878 1884 Stéphane Vidon    
1884 1888 Louis Berchet    
1888 1896 Joseph Troillon    
1896 1912 Stéphane Vidon    
1912 1915 Pierre Revenant    
1915 1917 René Napoléon    
1917 1919 Pierre Revenant    
1919 1920 Stéphane Vidon    
1920 1922 Benoît Penet    
1922 1929 Jean-Baptiste Paillière    
1929 1943 Camille Michel SFIO[12]  
1943 1944 Auguste Roussel    
1944 1944 Joannes Chapit    
1944 1947 Joseph Christin    
1947 1965 Émile Joguet    
1965 1971 Raoul Odievre    
1971 1975 André Saby    
1975 1995 Jean Pin    
1995 2008 Dominique Blanc    
mars 2008 2020 Patrick Chollier DVG Retraité de l'enseignement
mai 2020 mai 2021 Jean-Pierre Marcel    
06 juin 2021 En cours Philippe Psaïla   Chef-de-projet
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2019, la commune comptait 1 171 habitants[Note 4], en diminution de 4,41 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
542627610660750769819834873
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
899883894796826800804800814
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
801747655601622623585573563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
6216407478359259981 1191 1531 225
2018 2019 - - - - - - -
1 1661 171-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de Larina : la portion du site typique d'éperon barré, au lieu-dit le Dozier, est classé au titre des Monuments Historiques par arrêté du . Le site est de propriété de la commune[17] : les objets retrouvés à Larina remontent le temps, depuis l'âge du bronze jusqu'au Moyen Âge, et ont été récoltés dans la Musée-Maison du Patrimoine. Le site de Larina est aussi classé espace naturel sensible[18],[19].

Panorama du site de Larina.

La Ferme de la Balmetière (rue de la Poste) : les bâtiments couverts en lauzes datent du XVIIIe siècle, tandis que le bâtiment couvert en tuile plate date de la seconde moitié du XIXe siècle. Elle présente une cour et un four à pain. La ferme fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [20].

  • L'église paroissiale Saint-Pierre d'Hières-sur-Amby.
  • Le monument aux morts communal qui se présente sous la forme d'une colonne quadrangulaire avec un chapiteau sculpté. celui-ci est dédié aux soldats de la commune morts durant les deux guerres mondiales[21].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Hières-sur-Amby possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur la commune de , consulté le 2 septembre 2020.
  2. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  10. [1]
  11. F. Perrin, Un dépôt d'objets gaulois à Larina, DARA,1990.
  12. https://www.lectura.plus/Presse/show/?id=73LPDCHAMBER-19341007-P-0005.PDF&query=GINET
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. Notice no PA00117206, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Site Archéologique de Larina », sur http://www.isere-tourisme.com (consulté le ).
  19. Découvrez les ENS de l'Isère, www.isere.fr, p. 20 (consulté le 22 juillet 2014)
  20. « Ferme de la Balmetière », notice no PA00135642, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Site monumentsmorts.univ-lille.fr, page sur le monument aux morts de Hières-sur-Amby.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]