Hières-sur-Amby

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Hières-sur-Amby
Hières-sur-Amby
Hières-sur-Amby vu du sol.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Patrick Chollier
2014-2020
Code postal 38118
Code commune 38190
Démographie
Population
municipale
1 245 hab. (2015 en augmentation de 8,36 % par rapport à 2010)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 54″ nord, 5° 17′ 41″ est
Altitude 220 m
Min. 193 m
Max. 429 m
Superficie 8,73 km2
Localisation

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Liens
Site web www.hieressuramby.fr

Hières-sur-Amby est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont des Hiérois et Hiéroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à la jonction de deux unités morphologiques distinctes : l'Isle Crémieu et la plaine de l'Est Lyonnais, 150 m en contrebas. Le soulèvement alpin du tertiaire a contribué à l'exhaussement et au basculement du plateau de l'Isle Crémieu, essentiellement formé de calcaires secondaire. La faille occidentale est soulignée par les falaises que contourne le Rhône. La plaine, profonde dépression entre les socles anciens du massif central et des Alpes, peu à peu comblée de dépôts secondaires puis tertiaires, a été finalement modelée par les avancées et reculées glaciaires du quaternaire, dont la dernière phase finalisera les grandes lignes du relief actuel. La commune de Hières s'est ainsi développée sur un reliquat morainique au pied des falaises culminant aux alentours de 213 m.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

« Les carrières et les belvédères du plateau de Larina », sont un site géologique remarquable de 7,31 hectares sur les communes de Annoisin-Chatelans et Hières-sur-Amby. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Hières-sur-Amby qui servait la ligne 16 de l'ancien tramway de Lyon, dont on voit une motrice à droite du cliché, dans une carte postale des années 1920.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'oppidum de Larina devait appartenir aux Allobroges[2]. Conquis par Rome au IIe siècle, ce territoire appartient à la Gaule narbonnaise. Après la chute de l'Empire romain, durant le haut Moyen Âge, la région connaît un épisode burgonde dont l'habitat de hauteur et la nécropole de Larina sont en partie contemporains. Puis Mérovingiens et Carolingiens se succèdent, dans un cadre de vie à caractère largement rural. Durant le Bas Moyen Âge, à partir du Xe siècle, la hiérarchisation des pouvoirs se renforce et la féodalité s'installe.

Le nom de la paroisse de Hières apparaît pour la première fois en 1291 dans un acte de vente. Vers 1300, ceux de Marignieu et de Saint-Étienne sont également mentionnés. Plus tard, les hameaux de Bourcieu et la maison forte de Hières cristallisent d'autres habitats. L'église de Marignieu cesse d'exister au XVIIe siècle, remplacée par celle de La Brosse sur La Balme. L'église de Saint-Étienne est ruinée au XVIIIe siècle et les offices sont transférés sur Hières. Le château de Hières est sur un promontoire à la sortie du Val d'Amby au nord du bourg. Le bâtiment fut brûlé sous la Révolution, l'édifice actuel reflètent des reconstructions contemporaines.

Jusqu'au milieu du XIXe s., les ressources locales furent basées sur l'agriculture et le commerce sur le Rhône, comme en témoignent les ports du Noyer ou de la Bruine. Deux moulins se trouvaient à proximité: le moulin de la Bruine (ou moulin Violet) et le moulin d'Avaux. Des moulins appartenant à Pierre d'Optevoz étaient déjà mentionnés au XIIIe siècle à Avaux ; les moulins actuels fonctionnèrent jusqu'en 1926 avant d'être rachetés par la Société de la Soie de Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 M.Sebastien Billiez    
1791 1792 M.Etienne Vidon    
1792 1795 M.Claude Clerc    
1795 1797 M.Gaspard Rigollet    
1797 1799 M.Antoine Pomet    
1799 1800 M.Jean-Baptiste David    
1800 1813 M.Claude Clerc    
1813 1831 M.Gaspard Rigollet    
1831 1832 M.Pierre Billiez    
1832 1832 M.François Penet    
1832 1836 M.Henri Teste    
1836 1858 M.Benoit Sornin    
1858 1868 M.Benoit Delastre    
1868 1873 M.Jérémie Esparvier    
1873 1878 M.Michel Guillodon    
1878 1884 M.Stéphane Vidon    
1884 1888 M.Louis Berchet    
1888 1896 M.Joseph Troillon    
1896 1912 M.Stéphane Vidon    
1912 1915 M.Pierre Revenant    
1915 1917 M.René Napoléon    
1917 1919 M.Pierre Revenant    
1919 1920 M.Stéphane Vidon    
1920 1922 M.Benoît Penet    
1922 1929 M.Jean-Baptiste Paillière    
1929 1943 M.Camille Michel    
1943 1944 M.Auguste Roussel    
1944 1944 M.Joannes Chapit    
1944 1947 M.Joseph Christin    
1947 1965 M.Emile Joguet    
1965 1971 M.Raoul Odievre    
1971 1975 M.André Saby    
1975 1995 M.Jean Pin    
1995 2008 M.Dominique Blanc    
mars 2008 en cours M.Patrick Chollier DVG Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 1 245 habitants[Note 1], en augmentation de 8,36 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
542627610660750769819834873
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
899883894796826800804800814
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
801747655601622623585573563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
6216407478359259981 1191 1361 153
2013 2015 - - - - - - -
1 2251 245-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de Larina : la portion du site typique d'éperon barré, au lieu-dit le Dozier, est classé au titre des Monuments Historiques par arrêté du 12 avril 1983. Le site est de propriété de la commune[7] : les objets retrouvés à Larina remontent le temps, depuis l'age du bronze jusqu'au Moyen Âge, et ont été récoltés dans la Musée-Maison du Patrimoine. Le site de Larina est aussi classé espace naturel sensible[8],[9].

Panorama du site de Larina.

La Ferme de la Balmetière (rue de la Poste) : les bâtiments couverts en lauzes datent du XVIIIe siècle, tandis que le bâtiment couvert en tuile plate date de la seconde moitié du XIXe siècle. Elle présente un cour et un four à pain. La ferme fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 22 décembre 1995[10].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. F. Perrin, Un dépôt d'objets gaulois à Larina, DARA,1990.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Notice no PA00117206, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Site Archéologique de Larina », sur http://www.isere-tourisme.com (consulté le 22 juillet 2014).
  9. Découvrez les ENS de l'Isère, www.isere.fr, p. 20 (consulté le 22 juillet 2014)
  10. « Ferme de la Balmetière », notice no PA00135642, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]