Bouvesse-Quirieu

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Bouvesse-Quirieu
Bouvesse-Quirieu
La mairie en 2016.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Frédéric Gonzalez
2020-2026
Code postal 38390
Code commune 38054
Démographie
Gentilé Bouvessards
Population
municipale
1 523 hab. (2018 en augmentation de 2,91 % par rapport à 2013)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 46″ nord, 5° 24′ 55″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 323 m
Superficie 17,51 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Morestel
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Bouvesse-Quirieu
Liens
Site web www.bouvessequirieu.fr

Bouvesse-Quirieu est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Bouvessards.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Bouvesse-Quirieu est une modeste commune rurale située dans une région de collines. Le bourg s'élève à une altitude de 220 m et se positionne à environ 30 km au nord-est de Bourgoin-Jallieu, dans la partie septentrionale du département de l'Isère.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les « spongiaires siliceux de l'Oxfordien de la carrière de Bouvesse » sont un site géologique remarquable de 55,12 hectares qui se trouve sur les communes de Bouvesse-Quirieu et Montalieu-Vercieu. En 2014, cette formation des calcaires lités d'intérêt paléontologique, est classée « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bouvesse-Quirieu compte comme communes limitrophes Montalieu-Vercieu, Charette, Courtenay et Creys-Mépieu, en Isère mais aussi Briord, Montagnieu et Serrières-de-Briord de l'autre côté du Rhône, dans le département de l'Ain.

Climat[modifier | modifier le code]

La partie septentrionale du département de l'Isère est formée de plaines au climat tempéré, de bas plateaux et de collines au climat un peu plus rudes. Du fait d'un relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent aisément.

Le territoire connait également de nombreux brouillards persistants dans les zones les plus rurales au niveau de la vallée du Rhône mais aussi des plans d'eau entourant les bourgs et les divers hameaux.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bouvesse-Quirieu est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (23,6 %), terres arables (21,6 %), zones agricoles hétérogènes (19 %), prairies (16,3 %), zones urbanisées (6,3 %), mines, décharges et chantiers (5,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,3 %), eaux continentales[Note 2] (2,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux: Enieu, Marlieu, Quirieu, Le Bayard, Le Port-de-Quirieu, Chavannes, Chogne, Annolieu et Cruvières. Elle compte aussi quelques lieux-dits comme La Rivoire, Clos Gilet, Les Usines, Le Boissonnet, Grange-Neuve.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune de Bouvesse-Quirieu est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[9].

Terminologie des zones sismiques
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bouvesse : Du latin bos, bovis (« bovin »), accompagné du suffixe –icia. Attestée sous la forme Boveci au XIIIe et XIVe siècle, une altération du latin Bovinus (« le bœuf »)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le quartier de l'église en 1916.

Préhistoire, Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1845, par ordonnance royale, les villages de Bouvesse et Quirieu fusionnent pour donner naissance à Bouvesse-Quirieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
août 1833 mars 1866 Scipion De Vallier    
mars 1866 mai 1871 Jean Baptiste Duffourd    
mai 1871 février 1874 Joseph Varvier    
février 1874 décembre 1874 Marie Gustave De Vallier    
décembre 1874 octobre 1876 François Drier De La Forte    
octobre 1876 mai 1892 Joseph Varvier    
mai 1892 mai 1904 Jean Louis Bertrand    
mai 1904 mai 1908 Hypolite Cottaz    
mai 1908 mars 1909 Louis Cottaz    
mars 1909 décembre 1919 Désiré Chatain    
décembre 1919 novembre 1941 François Bertrand    
août 1944 mai 1945 Gabriel Ducarre    
mai 1945 octobre 1947 Joseph Bouvier    
octobre 1947 mars 1984 Louis Reymond PCF  
mars 1984 mars 2001 Jean Gonzalez PCF  
mars 2001 mai 2020 Jean-Claude Champier DVG Vice Pdt communauté de commune de 2008 à 2020
mai 2020 En cours Frédéric Gonzalez    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2018, la commune comptait 1 523 habitants[Note 3], en augmentation de 2,91 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1846 1851 1856
5855465386497237491 0591 0851 076
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 1171 0601 0171 0451 0441 2061 1761 1641 062
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0411 0029241 1701 180963912866926
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
1 0391 0381 0679989701 2621 4461 5161 523
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipements sportifs et culturel[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité à la communautés de communes, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Les usines en 1906.

Les usines et les carrières Vicat[modifier | modifier le code]

La cimenterie Vicat qui est l'une des plus importantes d'Europe, l'une des plus modernes du monde et la plus puissante du groupe tient une place importante dans l'économie du village. En effet, celle-ci, ainsi que ses carrières, a fait travailler jusqu'à 800 personnes du bassin de vie de Montalieu-Vercieu et a permis à la commune de Bouvesse-Quirieu de mieux se développer.

La zone artisanale[modifier | modifier le code]

Celle-ci, située en face des usines Vicat comprend une douzaine d'entreprises.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christophe Nambotin (né en 1984), pilote de moto, triple champion du monde d'enduro, originaire du village et ayant fait ses débuts sur le terrain de motocross situé derrière la maison de ses parents.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Bouvesse-Quirieu possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  10. André Plank, L'origine des noms des communes du département de l'Isère, page 24
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. a b et c Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 671.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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