Brangues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Brangues
Le château de Brangues.
Le château de Brangues.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Canton de Morestel
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Didier Louvet
2014-2020
Code postal 38510
Code commune 38055
Démographie
Population
municipale
611 hab. (2014)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 38″ nord, 5° 31′ 55″ est
Altitude 207 m (min. : 204 m) (max. : 236 m)
Superficie 11,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Brangues

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Brangues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Brangues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Brangues
Liens
Site web www.brangues.fr

Brangues est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de Brangues sont les Brangariot(te)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Pont de Groslée sur le Rhône.
  • Le village de Brangues est situé dans une plaine alluviale bordée au nord et à l'est par le fleuve Rhône. Les communes de Saint-Victor-de-Morestel et du Bouchage constituent respectivement les limites ouest et sud.
  • Le centre-bourg s'est développé sur une éminence géographique appelée môle (un môle). Cet emplacement permet aux habitations d'être protégées en cas de crue du Rhône.
  • Une particularité distingue le territoire communal : l'ancien méandre du Saugey est une enclave iséroise dans le département de l'Ain.

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, le cours du fleuve formait un méandre qui contournait le hameau du Saugey. Le cours du fleuve s'est ensuite modifié et adopta un tracé plus direct qui désolidarisa le Saugey du reste du territoire communal.

Histoire[modifier | modifier le code]

La place en 1918.
  • Un fait divers inspira à Stendhal son roman Le Rouge et le Noir : en juillet 1827 un jeune séminariste tira deux coups de pistolet sur madame Michoud, la femme du maire, avant de retourner l’arme contre lui. Il rata sa cible et son suicide. Jugé en décembre 1827, il fut guillotiné le 23 février 1828. Le scandale fut tel que l'église de Brangues fut rasée et reconstruite, sur ordre de M. Michoud de la Tour[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  1971 M. Juppet    
1971 1989 M.Max Bataillon    
1989 2007 M. Bernard Michoud    
2007 en cours M. Didier Louvet SE Chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 611 habitants, en augmentation de 5,71 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
692 719 750 775 883 946 972 968 919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
886 884 887 843 849 758 734 676 658
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
639 644 629 543 539 490 514 501 467
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
395 363 348 369 388 469 566 600 611
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Brangues, du (XIVe et XVIIIe siècles), acheté par Paul Claudel en 1927 ; sa tombe est dans le parc du château, avec cette épitaphe du poète : « Ici reposent les cendres et la semence de Paul Claudel ». Le château et son parc, ouverts au public, font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 11 mars 1964[6].
  • Église date de 1847 (elle fut détruite puis reconstruite à la suite du fait divers qui inspira à Stendhal son roman Le Rouge et le Noir).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs ZNIEFF de type I :

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • L'Espace d’exposition Claudel-Stendhal présente depuis 1998 le village de Brangues, Stendhal et l'affaire Berthet, ainsi que Paul Claudel et ses dernières années passées à Brangues[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Stendhal : son roman Le Rouge et le Noir est inspiré d'un fait divers dont une grande partie de l'histoire s'est passée à Brangues (Stendhal était lui-même originaire de Grenoble, et passait souvent dans la région de Brangues, notamment pour voir sa sœur à Morestel).

Événements[modifier | modifier le code]

  • Chaque année au mois de juin, a lieu au château des Claudel, des rencontres portant sur l'action et l'œuvre de l'écrivain.

« Rien ne peut donner idée de la haute beauté de l'esprit qui enveloppe chacun dans la maison de Paul Claudel, là où se déroulent jusqu'à dimanche soir 28 juin, les 'Rencontres'. » (Armelle Héliot - Le Figaro)

    • Rencontres de Brangues 2010 : 25 au 27 juin avec Jean-Louis Barrault

« Il faut que tout ait l'air provisoire, en marche, bâclé, incohérent, improvisé dans l'enthousiasme. Avec des réussites si possible de temps en temps, car même dans le désordre il faut éviter la monotonie. L'ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l'imagination.» (Paul Claudel - Morceau choisi pour illustrer ces journées 2010).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :