Affaire Mila

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L'affaire Mila est une affaire médiatique et judiciaire française qui commence le , lorsque Mila, une adolescente de 16 ans, critique l’islam de manière virulente sur Instagram. Elle venait de refuser les avances d'un internaute, qui dès lors l'accusait de racisme et se montrait insultant contre les lesbiennes.

Alors que la vidéo dans laquelle elle critique et insulte l’islam devient virale sur les réseaux sociaux, ses propos sont considérés par certains internautes comme dénigrants et elle est l’objet de dizaines de milliers de messages homophobes, misogynes et d’appels à la violence et au meurtre. Cette situation l'oblige à se déscolariser et à s’isoler à son domicile, où elle est placée sous protection judiciaire.

Au fil des jours, l’affaire prend une tournure nationale et provoque de nombreuses réactions au sein des sphères politiques, médiatiques et religieuses, notamment sur les questions d’islamophobie, de droit au blasphème, et de liberté d'expression, au sein de la société française. En parallèle, deux enquêtes judiciaires sont ouvertes : l'une contre Mila pour incitation à la haine — rapidement classée sans suite — et l'autre concernant les menaces dont elle a fait l'objet.

L’affaire est relancée en avec de nouvelles menaces de mort proférées à l’encontre de l’adolescente, à la suite d'une nouvelle vidéo de Mila.

Résumé des faits[modifier | modifier le code]

Lorsque l’affaire intervient, Mila, une adolescente de 16 ans souhaitant devenir chanteuse, possède un compte sur Instagram, où elle est active[1].

Le , elle discute avec ses abonnés « de tout un tas de choses », notamment de préférences amoureuses. Une de ses abonnées qui est lesbienne, comme elle, affirme ne pas vraiment être attirée par les filles « rebeus », c’est-à-dire arabes. Mila répond : « pareil pour moi, pas mon style ». Après ce commentaire, elle reçoit des avances « un peu lourdes » de la part d'un autre abonné, qu'elle rejette. Mila est alors accusée d'être raciste et reçoit des insultes lesbophobes et misogynes[2],[3].

Le sujet se détourne ensuite sur la religion. Mila affirme « rejeter toutes les religions » et n'être « pas du tout raciste, puisqu’on ne peut pas être raciste envers une religion »[4].

Elle publie par la suite une vidéo n'étant censée rester visible que 24 heures, une « story », où elle critique et insulte l'islam : « Je déteste la religion. […] Le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde. […] J’ai dit ce que j’en pensais, vous n’allez pas me le faire regretter. Il y a encore des gens qui vont s’exciter, j’en ai clairement rien à foutre, je dis ce que je veux, ce que je pense. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul. Merci, au revoir[5]. »

Cette vidéo va très rapidement être relayée sur Internet, poussant des centaines d'internautes à multiplier des insultes lesbophobes et misogynes, à la menacer physiquement, voire à lancer des appels au meurtre à son encontre. Des informations personnelles la concernant (notamment son domicile, son nom de famille et le lycée où elle étudie) sont rapidement dévoilées sur le net[1],[4],[6].

Le 21 janvier, le site Bellica, situé à l'extrême droite sur l'échiquier politique, recueille le témoignage de Mila. Le journal de gauche Libération fait de même le lendemain[7] ; elle y déclare : « Contrairement à eux, je n’ai insulté personne, ni menacé, ni appelé à la violence envers qui que ce soit. Ce que j’ai fait, c’est du blasphème, c’est une critique générale des religions, et rien d’autre[4]. »

Alors que ses propos se répandent très rapidement sur la toile, les hashtags « #JeSuisMila » puis « #JesuispasMila » émergent sur Twitter pour prendre la défense de la jeune adolescente ou pour au contraire la critiquer[2].

Sur le réseau social TikTok, le , Mila publie une nouvelle vidéo critique envers l'islam. S'en prenant à ses détracteurs et ceux qui la menacent de mort, elle conclut la vidéo en déclarant : « Et dernière chose, surveillez votre pote Allah, s'il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du cul je les ai toujours pas sortis[8],[9] ». Alors que l'extrait circule sur la toile, Mila est alors la cible d'une recrudescence d'appels au meurtre[10],[11]. Elle est également exclue de son nouveau lycée militaire après avoir par mégarde cité le nom de l'internat où elle vivait[12]. Dans un communiqué, le ministère des Armées, dont dépend l'établissement scolaire de la jeune fille, affirme que « Mila n'avait pas été exclue » et qu'elle pourra poursuivre son enseignement dans un lieu sûr, à distance, le temps que la situation s'apaise[13]. Dans une lettre adressée au proviseur du lycée militaire parue dans le magazine Le Point, le père de Mila pointe la lâcheté des militaires et leur refus de protéger sa fille[14].

Suites et conséquences[modifier | modifier le code]

Pour Mila[modifier | modifier le code]

Pendant la polémique, Mila s’exprime à une seule reprise dans les médias : le , dans l’émission Quotidien, diffusée sur TMC. Alors qu’elle vit recluse chez ses parents depuis plusieurs jours, elle assume ses propos et revendique « le droit au blasphème », tout en précisant ne pas avoir « voulu viser des êtres humains », regrettant « de l’avoir dit de manière aussi vulgaire » et présentant ses excuses à ceux qui « pratiquent leur religion en paix »[2],[15].

Ne pouvant plus se rendre à son lycée de Villefontaine alors que l’Éducation nationale juge qu’elle met en danger ses camarades[16], Mila demande à changer d'établissement[17]. Mais en juin 2020, ses parents dénoncent « l’inertie » de l’Éducation nationale : ils indiquent qu’elle est désormais déscolarisée depuis quatre mois et que tous les établissements du secteur public de la région affirment ne pas être en mesure d’assurer sa sécurité[2]. Leur avocat, Richard Malka, déclare alors : « Cette affaire illustre le renoncement général, en particulier de l'Éducation nationale, à enseigner la liberté d'opinion et d'expression. On tolère l'intolérable pour ne pas faire de vague. On renonce aux valeurs républicaines par peur de blesser et, au final, on fait taire les victimes et on ferme les yeux sur les agissements de leurs agresseurs[2]. »

Le 15 août, Mila est à nouveau menacée de mort et de viol « au nom d'Allah » pendant un séjour linguistique à Malte. Son auteur, un Algérien vivant en France, est condamné à un an de prison avec sursis par la justice maltaise[18],[10].

Au début de l’année 2021, les médias indiquent que Mila a reçu un total de plus de 50 000 menaces, avec environ une trentaine de messages haineux à la minute[16],[19]. La présidente de l’association de protection des mineurs sur Internet e-Enfance indique alors :

« Jamais un mineur n’a été victime d’une telle viralité. À l’époque, l’activité autour de Mila dépassait le nombre de messages ordinairement échangés lors d’un événement comme la Coupe du monde de football[16]. »

Au niveau judiciaire[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de cette affaire, Mila porte plainte et deux enquêtes sont ouvertes : une contre Mila pour appel à la haine et l'autre pour appel au meurtre. La première enquête est classée sans suite le 30 janvier, car, selon le procureur de la République Jérôme Bouvier, elle « a démontré que les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d'exprimer une opinion personnelle à l'égard d'une religion, sans volonté d'exhorter à la haine ou à la violence contre des individus à raison de leur origine ou de leur appartenance à cette communauté de croyance »[20],[21].

En , un juge d'instruction au tribunal judiciaire de Vienne met en examen, notamment pour « menaces de mort », l'un des auteurs des appels à la violence et au meurtre de Mila ; celui-ci lui indique « assumer totalement » son comportement et avoir « fait le boulot que les juges et la police ne font pas ». Dans la foulée, deux autres mineurs sont mis en examen pour « vol et recel de vol de données informatiques »[2],[22].

Un homme de 23 ans est condamné le , à Auch (Gers), à trois ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, pour menaces de mort[10].

À la suite de la publication d'une nouvelle vidéo de Mila, le parquet de Vienne (Isère) annonce, le , l’ouverture d'une enquête pour « menaces de mort par écrit et harcèlement électronique »[10],[11].

Le , cinq personnes, âgées de 18 à 29 ans, dispersées sur le territoire français et apparemment sans lien entre elles, sont placées en garde à vue sous la coordination opérationnelle de l'Office central de lutte contre les crimes de haine pour cyberharcèlement et menaces de mort à son encontre[23],[24].

Réactions[modifier | modifier le code]

Religieuses[modifier | modifier le code]

Le 24 janvier, le délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri déclare à Sud Radio, tout en se disant « contre » les menaces de mort à l'encontre de Mila : « Cette fille sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête. […] Elle l’a cherché, elle assume »[2],[25]. La secrétaire d'État Marlène Schiappa dénonce alors des « propos criminels […] indignes d'un leader d'opinion »[26].

Le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, tweete quant à lui : « Rien ne saurait justifier les menaces de mort à l'égard d'une personne, quelle que soit la gravité des propos tenus. C'est la justice qui doit prononcer les sanctions prévues par la loi s'il y a provocation et incitation à la haine »[27].

Opinion publique[modifier | modifier le code]

Une enquête réalisée par l’IFOP du au indique que Mila est soutenue par 53 % des Français, le soutien étant plus marqué dans les milieux socio-économico-culturels élevés. L'enquête montre cependant que les sondés hostiles au droit au blasphème (même si celui-ci est exprimé de manière outrageante) sont aussi nombreux que ceux qui y sont favorables[28],[29].

En décembre 2020, les auditeurs de RMC la désignent « Grande Gueule de l'année »[30].

Aspects politiques[modifier | modifier le code]

Les personnalités politiques se montrent divisées à son sujet[16].

Le 29 janvier, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet déclare sur Europe 1 : « Dans une démocratie, la menace de mort est inacceptable […]. L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave, mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort] »[27]. Plus tard, elle déclarera avoir été maladroite et inexacte : « Chacun peut critiquer [...] une religion, une idée, [...] avec les mots de son choix. C’est non seulement heureux, mais aussi salutaire »[31],[32].

De son côté, Ségolène Royal déclare : « Il y a une liberté de critiquer les religions, mais moi je refuse de poser le débat sur la laïcité à partir des déclarations d'une adolescente [...]. Critiquer une religion, ça n'empêche pas d'avoir du respect, de l'éducation, de la connaissance, d'être intelligent par rapport à ce qu'on dit. Certainement pas d'ériger une adolescente qui manque de respect comme le parangon de la liberté d'expression »[27],[33].

Couplées au silence de nombreuses personnalités politiques, les deux déclarations supra — perçues comme remettant en question le droit au blasphème — sont considérées par d’autres figures politiques (de gauche et de droite), des éditorialistes, des chroniqueurs et des philosophes comme caractéristiques d’une « lâcheté » d'une partie de la classe dirigeante française[2],[34],[35],[36],[33]. Une partie de la gauche ainsi que des associations féministes et LGBT se montrent réticentes à défendre l’adolescente, craignant de « faire le jeu de l’extrême droite »[16]. Par contraste, celle-ci apporte un « soutien très net » à Mila[37], Marine Le Pen ayant par exemple écrit sur Twitter : « Il y a plus de courage chez cette jeune fille que chez toute la classe politique au pouvoir depuis 30 ans »[38].

L'affaire ayant pris une tournure polémique[39], Emmanuel Macron réaffirme le 12 février « le droit au blasphème » et à « critiquer les religions ». Il indique aussi que « dans ce débat, on a perdu de vue que Mila est une adolescente » et que l’État protège Mila « à l'école, dans sa vie quotidienne, dans ses déplacements »[40]. En suivant, reconnaissant « à demi-mot la défaite de la puissance publique » selon les termes du Figaro, il affirme au sujet de cette affaire : « Ça veut dire qu’on est devenu fous, et que les gens ne respectent pas un principe fondamental de la République qui est ce qu’on appelle la laïcité »[16].

Réagissant aux propos du président de la République, la femme politique et essayiste Céline Pina déclare : « Dans le mot folie, on met ce que l’on compte ne pas traiter. […] Ça veut dire que sur notre sol, à partir du moment où l’islam radical désigne une cible, on l’abandonne parce que ça devient trop difficile de la protéger. […] On assiste à un rétablissement du blasphème par l’assassinat et la menace politique, et on finit par dire « tant pis ! »[16]. »

En janvier 2021, lors d’un débat de la commission spéciale de l'Assemblée nationale sur le séparatisme, Marine Le Pen accuse l'État d'être « incapable » d'assurer la sécurité de Mila, ce que réfute le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin[41].

Autres[modifier | modifier le code]

La militante Zohra Bitan est à l'origine de la publication en mars 2020 du livre #JeSuisMila #JeSuisCharlie #NousSommesLaRépublique : 50 personnalités s’expriment sur la laïcité et la liberté d’expression, préfacé par Zineb El Rhazoui qui écrit : « Par ce livre, nous disons à Mila et à tous ceux qui pensent comme elle qu'ils ne sont pas seuls, que leur liberté est notre sacerdoce. »[42]

Le président du Comité Laïcité République, Jean-Pierre Sakoun, considère que cette affaire est révélatrice de la volonté de l'islam radical du « contrôle des corps et des esprits » des femmes[43].

Place des réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

L'affaire naît sur Instagram et se propage à travers les réseaux sociaux. E-Enfance, une association agréée par l'Éducation nationale chargée de la protection des mineurs sur internet, fait supprimer de nombreuses insultes et menaces vis-à-vis de l'adolescente et est elle-même menacée[20]. Parallèlement, sur internet, est créé pour la défendre les hashtags « #Jesuismila ». Est par ailleurs créé le mot-dièse « #Jenesuispasmila » ; l'association STOP Homophobie et Le Collectif féminin se positionnent en faveur de « #Jesuismila »[44]. Toutefois, selon Laurent Joffrin, ces soutiens demeureraient assez inaudibles, handicapés « par un essentialisme pervers. On juge les agresseurs pour ce qu’ils sont, et non pour ce qu’ils font »[45].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Mila, 16 ans, menacée de mort pour avoir critiqué l'islam », sur Marianne, (consulté le 21 mai 2020)
  2. a b c d e f g et h Nicolas Bastuck, « Affaire Mila : « face à la terreur », les parents dénoncent l'inertie de l'école », sur lepoint.fr, (consulté le 19 juin 2020).
  3. Sabrina Champenois et Anaïs Moran, « Affaire Mila : d’Instagram au Sénat, itinéraire d’une polémique », sur Libération.fr, (consulté le 13 novembre 2020)
  4. a b et c « L’affaire Mila expliquée : insultes contre l’islam, menaces contre une lycéenne et réaction politique « maladroite » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2020)
  5. Valentine Arama, « Affaire Mila : retour sur dix jours de polémiques », sur lepoint.fr, (consulté le 19 juin 2020).
  6. « Affaire Mila : Retour sur l’histoire de cette ado cyberharcelée après des propos islamophobes », sur 20minutes.fr, (consulté le 22 novembre 2020).
  7. Anaïs Condomines, « Mila, 16 ans, a-t-elle été exfiltrée de son lycée par la police après une vidéo anti-islam ? », sur Libération.fr, (consulté le 21 mai 2020)
  8. « Affaire Mila : des menaces après une nouvelle déclaration, une enquête est ouverte », sur lyonmag.com, (consulté le 22 novembre 2020).
  9. « Mila : l'adolescente à nouveau menacée de mort après une vidéo sur l'islam, une enquête est ouverte », sur midilibre.fr (consulté le 22 novembre 2020).
  10. a b c et d « L’adolescente Mila de nouveau menacée de mort, une enquête ouverte », sur lemonde.fr, (consulté le 15 novembre 2020).
  11. a et b « Mila visée par des appels au meurtre après une vidéo polémique sur l’islam ; une enquête ouverte », sur leparisien.fr, (consulté le 15 novembre 2020).
  12. Nicolas Bastuck, « Mila exclue de son lycée militaire : la « lettre aux lâches » de son père », sur lepoint.fr, (consulté le 10 décembre 2020)
  13. « Le père de Mila dénonce l'"hypocrisie" des institutions après une mise à l'écart de son nouveau lycée », sur bfmtv.com (consulté le 11 décembre 2020)
  14. Nicolas Bastuck, « Mila exclue de son lycée militaire : la « lettre aux lâches » de son père », sur lepoint.fr, (consulté le 12 décembre 2020)
  15. « L’affaire Mila, ou l’engrenage de la haine en ligne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 décembre 2020)
  16. a b c d e f et g Stéphane Kovacs, « Mila, la vie clandestine d’une adolescente victime de la haine islamiste », sur lefigaro.fr, (consulté le 28 janvier 2021).
  17. Le Point magazine, « Affaire Mila : une solution de rescolarisation a été trouvée », sur Le Point, (consulté le 21 mai 2020)
  18. Marianne magazine, « Menaces de viol et de mort : la jeune Mila encore harcelée pendant ses vacances », sur Marianne, (consulté le 25 septembre 2020)
  19. « Affaire Mila : « C’est une défaite morale » », sur lepoint.fr, (consulté le 28 janvier 2021).
  20. a et b Marion Cocquet, « Quelle ne compte pas sur nous ! », lepoint.fr,‎ (lire en ligne).
  21. « Affaire Mila : la jeune femme ne sera pas poursuivie pour avoir critiqué l'islam », lexpress.fr,‎ (lire en ligne).
  22. « Un homme en garde à vue pour des menaces de mort contre Mila », sur www.marianne.net (consulté le 1er octobre 2020)
  23. Guillaume Chieze, « Affaire Mila : ce que l'on sait de l'enquête pour cyberharcèlement », sur rtl.fr, (consulté le 9 février 2021).
  24. Eleonore Dermy, « Affaire Mila : cinq personnes en garde à vue pour menaces de mort et cyberharcèlement », sur laprovence.com, (consulté le 9 février 2021).
  25. « Schiappa qualifie de « criminelles » les déclarations d’un responsable du CFCM sur l’affaire Mila », sur nouvelobs.com, (consulté le 19 juin 2020).
  26. « "Droit au blasphème" et menaces de mort : retour sur l'affaire Mila en six actes », sur LExpress.fr, (consulté le 13 novembre 2020)
  27. a b et c « Affaire Mila : on vous raconte l'histoire de cette lycéenne déscolarisée après avoir reçu des menaces de mort pour ses propos sur l'islam », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne).
  28. Hadrien Mathoux, « Affaire Mila : la moitié des Français défavorables au droit de critiquer les religions », sur marianne.net, (consulté le 19 juin 2020).
  29. « Les Français, l’affaire Mila et le droit au blasphème », sur ifop.com, (consulté le 19 juin 2020).
  30. « Mila désignée « Grande Gueule » de l'année 2020 par les auditeurs de RMC », sur rmc.bfmtv.com (consulté le 14 décembre 2020).
  31. « Polémique. Affaire Mila : Belloubet "regrette" ses propos », sur www.ledauphine.com (consulté le 13 novembre 2020)
  32. « Nicole Belloubet : « Le crime de lèse-Dieu n’existe pas » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 novembre 2020)
  33. a et b « Ni Mila ni Charlie : pour Ségolène Royal, la lâcheté plutôt que la laïcité », sur marianne.net, (consulté le 8 décembre 2020).
  34. « Affaire Mila : les cinq erreurs de Nicole Belloubet sur la laïcité », sur marianne.net, (consulté le 8 décembre 2020).
  35. Michel Taube, « Ségolène Royal, complice du lynchage de la jeune Mila ? », sur opinion-internationale.com, (consulté le 8 décembre 2020).
  36. « Affaire Mila : « Les propos de Ségolène Royal sont une faute politique majeure », tacle Laurence Rossignol », sur publicsenat.fr, (consulté le 8 décembre 2020).
  37. Augustin Herbet, « Affaire Mila et affaire Mathilde Edey Gamassou : la gauche ne sait pas défendre ses camarades », sur www.marianne.net, 2020-02-28utc12:11:42+0000 (consulté le 20 décembre 2020)
  38. (en-GB) « Mila: Teen who criticised Islam on Instagram moves school », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 20 décembre 2020)
  39. (en) Sandrine Amiel, « France debates blasphemy after teen posts viral anti-Islam video », sur euronews, (consulté le 20 décembre 2020)
  40. « Affaire Mila : Macron réaffirme le “droit au blasphème“ et son soutien à la jeune fille », leparisien.fr,‎ (lire en ligne).
  41. « Mila : Darmanin et Le Pen s’écharpent au sujet de la protection de l’adolescente », sur lepoint.fr, (consulté le 28 janvier 2021).
  42. Ian Hamel, « Blanquer : « Nous devons nous organiser face aux adversaires de la laïcité » », sur Le Point, (consulté le 19 décembre 2020)
  43. « Jean-Pierre Sakoun – Mila, Mennel, April… Le bréviaire de la haine », sur lepoint.fr, (consulté le 24 décembre 2020).
  44. Sylvain Mouillard, « Affaire Mila : Macron réaffirme le “droit au blasphème“ et son soutien à la jeune fille », liberation.fr,‎ (lire en ligne).
  45. Laurent Joffrin, « Ce que révèle l'affaire Mila », liberation.fr,‎ (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif de cinquante personnalités, #JeSuisMila #JeSuisCharlie #NousSommesLaRépublique, édition Seramis, 2020.

Voir aussi[modifier | modifier le code]