Henri Nallet

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Henri Nallet
Illustration.
Fonctions
Président de la Fondation Jean-Jaurès
En fonction depuis le
(5 ans, 3 mois et 21 jours)
Prédécesseur Pierre Mauroy
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
17e ministre de la Justice de la Ve République

(1 an et 6 mois)
Président François Mitterrand
Premier ministre Michel Rocard
Édith Cresson
Gouvernement Rocard II
Cresson
Prédécesseur Pierre Arpaillange
Successeur Michel Vauzelle
Ministre de l'Agriculture et de la Forêt

(2 ans, 4 mois et 20 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Michel Rocard
Gouvernement Rocard I et II
Prédécesseur François Guillaume
Successeur Louis Mermaz
Ministre de l'Agriculture

(11 mois et 16 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Laurent Fabius
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Michel Rocard
Successeur François Guillaume
Biographie
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Bergerac (Dordogne)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de IEP de Bordeaux

Henri Nallet, né le à Bergerac, est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, il a été député de l'Yonne, ministre de l'Agriculture et ministre de la Justice.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Fils d'un opticien, Henri Nallet est diplômé en sciences politiques et droit public à l'Institut d'études politiques de Bordeaux. Il est militant à la JEC dont il devient secrétaire national, mais il est poussé à la démission le par Mgr Veuillot, évêque co-adjuteur de Paris et président de la Commission épiscopale du monde scolaire et universitaire.

Il devient alors responsable de l'Institut de formation des cadres paysans de 1965 à 1966 et chargé de mission à la FNSEA de 1966 à 1970. Il est chargé de cours à la faculté de droit de Paris-Panthéon (1965-1970) puis entre alors à l'INRA, où il travaille sur la politique agricole et les syndicats paysans en tant que directeur de recherches au département d'économie et de sociologie rurales (1970-1981). En 1973, il est assistant du politologue Jean Charlot, spécialiste des partis politiques, à l'UER de sciences politiques (dirigée par Maurice Duverger) de l'université Paris I.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1981, après l'élection de François Mitterrand, il devient conseiller technique au secrétariat général de la présidence de la République pour les affaires agricoles. Il entre au gouvernement en avril 1985, remplaçant Michel Rocard, démissionnaire, au ministère de l'Agriculture.

Il est président du Conseil mondial de l'alimentation (CMA) entre 1985 et 1987.

Il est député socialiste de l'Yonne de 1986 à 1988 et de 1997 à 1999 et de nouveau ministre de l'Agriculture et de la Forêt de mai 1988 à octobre 1990 dans le gouvernement de Michel Rocard. Il est maire de Tonnerre (Yonne), de 1989 à 1999, puis maire-adjoint (1998-2001).

Le 2 octobre 1990, lors du remaniement ministériel, il remplace Pierre Arpaillange au poste de Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Il conserve ce même portefeuille jusqu'en avril 1992 dans le gouvernement d'Édith Cresson.

En avril 1991 éclate l'affaire Urba, incriminant un financement occulte du Parti socialiste français. Le juge d'instruction Thierry Jean-Pierre perquisitionne au siège d'Urba à Paris. Henri Nallet, Garde des Sceaux, dénonce l'action du juge comme « une équipée sauvage » et le magistrat est dessaisi[1].

De 1992 à 1997, il est conseiller d'État. En 1992, il devient expert et consultant international de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). En 1998, il est vice-président du Parti des socialistes européens. D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de « À gauche, en Europe »[réf. nécessaire], l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn.

Il est membre du Bureau national du Parti socialiste et secrétaire national chargé de l'international de 1995 à 2003. Il est vice-président du Parti des socialistes européens de 1998 à 2003.

Entre juin 1997 et décembre 2008, il est employé par le groupe Servier : il est successivement directeur chargé du développement international, directeur général des affaires extérieures et communication, directeur des affaires européennes puis conseiller du président Jacques Servier. À ce titre, il est entendu comme témoin assisté en décembre 2013 dans l'affaire Mediator, accusé de trafic d'influence[2]. Entre 2009 et 2013, Henri Nallet exerce la fonction de consultant auprès du groupe « pour un revenu annuel de 812 000 € »[3].

Il est vice-président puis président (en 2013) de la Fondation Jean-Jaurès et président, entre 2008 et 2012, du Conseil scientifique de la Fondation européenne d'études progressistes (FEPS), la fondation du Parti des socialistes européens. Depuis 2008, il fait partie du conseil d'administration de l'association Droits d'urgence[4]. Il a aidé et participé à la création et au développement des Restos du cœur, idée lancée par Coluche sur l'antenne d'Europe 1.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le PS dans le box Par Gaetner Gilles, publié le 02/03/1995 L'Express.fr
  2. Anne Jouan, « Mediator : l'ex-ministre Henri Nallet mis en cause », in Le Figaro, samedi 21 / dimanche 22 décembre 2013, page 12.
  3. L’ex-ministre Henri Nallet épinglé par les victimes du Mediator, la-croix.com, 20 juillet 2015
  4. « NOUS | Droits d'urgence », sur www.droitsdurgence.org (consulté le 30 mai 2018)
  5. Décret du 14 juillet 2015
  6. La Légion d'honneur d'Henri Nallet révolte les victimes du Mediator, lepoint.fr, 21 juillet 2015
  7. La Légion d’honneur à Henri Nallet, au mépris du Mediator, liberation.fr, 16 juillet 2015
  8. Mediator : les victimes scandalisées par la Légion d'honneur d'Henri Nallet, metronews.fr, 20 juillet 2015

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives de Henri Nallet sont conservées aux Archives nationales et forment le fonds 108/AJ.

Liens externes[modifier | modifier le code]