Pilar Alegría
| Pilar Alegría | |
Pilar Alegría en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée aux Cortes d'Aragon | |
| En fonction depuis le (1 mois et 8 jours) |
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| Élection | |
| Circonscription | Saragosse |
| Législature | XIIe |
| Groupe politique | Socialiste |
| – (3 ans, 9 mois et 15 jours) |
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| Élection | |
| Circonscription | Saragosse |
| Législature | IXe |
| Groupe politique | Socialiste |
| Secrétaire générale du Parti des socialistes d'Aragon-PSOE | |
| En fonction depuis le (1 an et 26 jours) |
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| Élection | |
| Président | Marcelino Iglesias |
| Prédécesseur | Javier Lambán |
| Porte-parole du gouvernement espagnol | |
| – (2 ans, 1 mois et 1 jour) |
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| Président du gouvernement | Pedro Sánchez |
| Gouvernement | Sánchez III |
| Prédécesseur | Isabel Rodríguez |
| Successeur | Elma Saiz |
| Ministre de l'Éducation, de la Formation professionnelle et des Sports[a] | |
| – (4 ans, 5 mois et 10 jours) |
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| Président du gouvernement | Pedro Sánchez |
| Gouvernement | Sánchez II et III |
| Prédécesseur | Isabel Celaá Miquel Iceta (Sports, 2023) |
| Successeur | Milagros Tolón |
| Députée aux Cortes Generales | |
| – (3 mois et 19 jours) |
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| Élection | |
| Circonscription | Saragosse |
| Législature | XVe |
| Groupe politique | Socialiste |
| Successeur | Víctor Ruiz de Diego |
| – (7 ans, 2 mois et 17 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Circonscription | Saragosse |
| Législature | IXe et Xe |
| Groupe politique | Socialiste |
| Successeur | Ignacio Magaña Sierra |
| Déléguée du gouvernement en Aragon | |
| – (1 an, 4 mois et 27 jours) |
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| Président du gouvernement | Pedro Sánchez |
| Prédécesseur | Carmen Sánchez Pérez (es) |
| Successeur | Rosa Serrano |
| Conseillère à l'Innovation, à la Recherche et à l'Enseignement supérieur du gouvernement d'Aragon | |
| – (3 ans, 11 mois et 10 jours) |
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| Président | Javier Lambán |
| Gouvernement | Lambán I |
| Prédécesseur | Arturo Aliaga (es) (Innovation) Dolores Serrat Moré (es) (Enseignement supérieur) |
| Successeur | Maru Díaz |
| Biographie | |
| Nom de naissance | María del Pilar Alegría Continente |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | La Zaida (Espagne) |
| Nationalité | Espagnole |
| Parti politique | PSOE |
| Syndicat | UGT |
| Diplômée de | Université de Saragosse Université complutense de Madrid |
| Profession | Enseignante |
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| Ministres de l'Éducation d'Espagne Délégués du gouvernement en Aragon |
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María del Pilar Alegría Continente (prononcé en espagnol : /maˈɾia ðɛl piˈlaɾ aleˈɣɾia kõn̪tiˈnɛ̃n̪te/), née le à La Zaida (province de Saragosse), est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).
Elle siège une première fois au Congrès des députés entre et , et devient en la « numéro deux » de Javier Lambán à la direction du PSOE d'Aragon. En , après qu'elle a été élue aux Cortes d'Aragon, ila la nomme conseillère à l'Innovation, à la Recherche et à l'Enseignement supérieur. Elle postule quatre ans plus tard à la mairie de Saragosse mais une alliance de la droite et de l'extrême droite l'empêche d'y accéder.
Initialement proche de Javier Lambán, porte-parole de Susana Díaz lors de la primaire socialiste de 2017, elle se rapproche peu à peu de Pedro Sánchez, qui la nomme en déléguée du gouvernement en Aragon puis ministre de l'Éducation en , porte-parole nationale du PSOE entre et , et porte-parole du gouvernement en .
En , elle accède au secrétariat général du PSOE d'Aragon en remplacement de Javier Lambán, dont elle était depuis plusieurs années la candidate à la succession favorite de la direction nationale. Elle se présente donc comme chef de file aux élections autonomiques anticipées du 8 février 2026, où elle prend la deuxième place avec l'un des plus mauvais résultats du PSOE régional.
Vie privée et formation
[modifier | modifier le code]María del Pilar Alegría Continente naît le [1] à La Zaida[2], dans la province de Saragosse. Elle est mère d'un enfant[3].
Elle accomplit ses études secondaires dans un collège de Fuentes de Ebro[2]. Elle est diplômée en sciences de l'éducation, spécialisée dans l'enseignement primaire, de l'université de Saragosse, et titulaire d'un master en éducation sociale de l'université complutense de Madrid[3]. Elle n'a jamais enseigné devant des élèves[4].
Elle adhère à l'Union générale des travailleurs (UGT) au cours de ses études universitaires, à la fin des années 1990, puis elle rejoint le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Elle travaille ensuite comme technicienne de formation au sein de la Fédération des industries et activités associées (FIA) de l'UGT d'Aragon[5].
Vie politique
[modifier | modifier le code]Députée aux Cortes Generales
[modifier | modifier le code]Pilar Alegría devient ensuite directrice de cabinet au département de l'Éducation de la députation générale d'Aragon et coordonnatrice du département de l'Éducation de la commission exécutive fédérale du PSOE, travaillant dans ces deux cas aux côtés d'Eva Almunia[6].
À l'approche des élections générales du 9 mars 2008, elle est investie en deuxième position sur la liste de la circonscription de Saragosse, derrière le député sortant Jesús Membrado (es), conformément à l'objectif poursuivi par le parti de combiner renouvellement des générations et expérience parlementaire[6]. Élue au Congrès des députés, elle devient peu après membre de la commission exécutive fédérale du PSOE et y siège quatre ans[7]. La secrétaire à l'Organisation Leire Pajín, en poste entre et , fait d'elle son adjointe et lui confie des missions purement politiques et logistiques[8].
À l'approche des élections générales anticipées du 20 novembre 2011, elle est investie à la première place de la candidature socialiste dans la province de Saragosse, étant la seule à étrenner cette position parmi les têtes de liste du PSOE aragonais[9]. À la suite de la lourde défaite du PSOE, elle fait partie des neufs dirigeants de la « jeune génération » interrogés par El País sur l'avenir et les erreurs du Parti socialiste avec Susana Díaz, Emiliano García-Page, Óscar López, César Luena, Eduardo Madina, Juan Moscoso, Leire Pajín et Laura Seara[10].
Elle est désignée le secrétaire à l'Éducation de la commission exécutive régionale du Parti des socialistes d'Aragon-PSOE[11]. Lors de l'élection primaire du congrès extraordinaire du PSOE de juillet 2014, elle apporte son soutien à Eduardo Madina, finalement battu par Pedro Sánchez[12]. Quelques jours après ce conclave, le secrétaire général du PSOE d'Aragon, Javier Lambán, lui confie, comme convenu depuis plusieurs semaines, le poste de secrétaire à l'Organisation à la suite de la démission, annoncée en privé, d'Eva Sáenz. Faisant de Pilar Alegría la « numéro deux » du parti au niveau régional, il s'appuie sur sa solide expérience dans la structure nationale tout en s'inscrivant dans l'ère de rénovation ouverte avec le congrès extraordinaire[13].
Conseillère du gouvernement d'Aragon
[modifier | modifier le code]Dans la perspective des élections aux Cortes d'Aragon du 24 mai 2015, le chef de file socialiste Javier Lambán investit Pilar Alegría en deuxième position sur la liste qu'il conduit dans la circonscription de Saragosse, dans un mouvement plus large de profond renouvellement du groupe parlementaire socialiste[14].
Élue députée d'Aragon, elle démissionne du Congrès le et cède son mandat à Ignacio Magaña[15]. Le suivant, elle prête serment comme conseillère[b] à l'Innovation, à la Recherche et à l'Enseignement supérieur d'Aragon dans le premier gouvernement formé par Javier Lambán[16]. À ce poste, elle obtient notamment que l'ensemble des groupes parlementaires des Cortes souscrivent à un pacte pour la science, et conclut un accord pour le financement de l'université de Saragosse qui prévoit un apport de 780 millions d'euros sur cinq ans à partir de [7].
Lors de la primaire pour le XXXIXe congrès du PSOE, en , elle occupe les fonctions de porte-parole de la candidature de Susana Díaz et dépose avec Eduardo Madina les parrainages militants en faveur de celle-ci au siège national du PSOE, rue de Ferraz à Madrid[17]. Le scrutin se solde néanmoins par la victoire de Pedro Sánchez. Elle abandonne en suivant ses fonctions de secrétaire régionale à l'Organisation[18] pour intégrer le comité fédéral[19].
Tête de liste en 2019 à Saragosse
[modifier | modifier le code]Soutenue par Javier Lambán[12], Pilar Alegría annonce le qu'elle se présente à l'élection primaire pour la désignation de la tête de liste du PSOE aux élections municipales du à Saragosse[20]. Elle remporte le premier tour de scrutin le avec 49 % des suffrages exprimés, devançant de vingt points sa principale concurrente Carmen Dueso, qui renonce à être présente au second tour, ce qui permet à Pilar Alegría d'être proclamée tête de liste par son parti cinq jours plus tard[21].

En , elle s'oppose à Javier Lambán sur la composition de la liste des candidats socialistes au conseil municipal et signe un document actant son rejet de la candidature approuvée à une très large majorité par le comité régional du PSOE Aragon après avoir rejeté la proposition de compromis exprimée par le secrétaire général provincial[22]. Le comité fédéral du accède à la requête de Pilar Alegría et réorganise les premiers postes de la liste, afin que les trois premiers après elle soient issus de son groupe de proches, ce qui déplace le titulaire de la deuxième place à la cinquième position[23]. Ce désaccord marque la première rupture entre Javier Lambán et Pilar Alegría, ainsi que le premier rapprochement entre celle-ci et Pedro Sánchez[24]
Le jour du scrutin, elle vire en tête avec 27,7 % des voix et 10 conseillers municipaux sur 31[25]. Elle ne peut néanmoins accéder à la mairie de la capitale aragonaise en raison de la conclusion d'un accord entre le Parti populaire (PP), Ciudadanos (Cs) et Vox qui permet l'investiture de Jorge Azcón lors de la séance d'installation du conseil municipal le avec l'exacte majorité absolue des voix[26]. Elle avait pourtant convenu avec les responsables locaux de Ciudadanos de former une majorité avec leurs conseillers municipaux, mais cette entente a été désavouée par la direction nationale de ce parti au profit du pacte favorable à Jorge Azcón[27].
Déléguée du gouvernement
[modifier | modifier le code]Alors qu'elle est désormais porte-parole du groupe municipal socialiste, Pilar Alegría est nommée le déléguée du gouvernement en Aragon par le Conseil des ministres que préside Pedro Sánchez, une décision que ce dernier n'a pas concerté avec Javier Lambán[12]. Cette absence de consultation scelle définitivement la séparation entre le secrétaire général du PSOE d'Aragon et son ex-numéro deux et marque l'établissement d'une proximité avec le dirigeant national[24]. Elle avait précédemment refusé la proposition du ministre de la Science Pedro Duque de devenir secrétaire d'État à la Recherche[28]. Bénéficiant d'une confiance toujours plus forte de la direction du parti à Madrid, Pilar Alegría est perçue selon El Confidencial comme une successeure potentielle de Javier Lambán, personnalité critique de Pedro Sánchez et son équipe[12].
Dans la perspective de l'organisation en du XLe congrès fédéral du Parti socialiste ouvrier espagnol, la commission exécutive fédérale du l'inclut parmi les rapporteurs thématiques de la motion politique, lui confiant le travail autour de l'éducation, de l'enseignement supérieur, de la culture et des sports[29]. Avec les deux coordonnatrices de la rédaction de la motion, cette équipe de douze rapporteurs est perçue au sein du parti comme l'embryon de la future commission exécutive qui sera formée à l'issue du conclave socialiste[30]. Le , elle est effectivement élue membre sans délégation (vocal) de la commission exécutive[31]. Selon El Periódico de Catalunya, elle intègre avec Isabel Rodríguez la réserve du parti, toujours dans l'optique qu'elle succède à Javier Lambán en cas de défaite de celui-ci aux prochaines élections autonomiques[32].
Ministre de l'Éducation et de la Formation professionnelle
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Le , Pedro Sánchez annonce un important remaniement ministériel à l'occasion duquel Pilar Alegría est nommée ministre de l'Éducation et de la Formation professionnelle en remplacement d'Isabel Celaá[33]. Elle est assermentée deux jours plus tard au palais de la Zarzuela devant le roi Felipe VI et évoque dans sa promesse de garder le secret des délibérations du « Consejo de Ministros y Ministras » à l'instar de plusieurs de ses collègues, alors que la formule consacrée évoque uniquement le « Consejo de Ministros » (en français : « Conseil des ministres »)[34].
À l'occasion du Conseil des ministres du suivant, elle présente le projet de loi relatif à la formation professionnelle, qui fusionne l'apprentissage et la formation continue dans un seul système reposant largement sur la formation par alternance et institue des passerelles entre les enseignements ainsi dispensés et ceux de l'université. L'objectif affiché du ministère de l'Éducation est d'y consacrer 5,4 milliards d'euros et de multiplier par plus de dix le nombre d'Espagnols ayant recours à la formation professionnelle sur les quatre années qui suivent[35],[36].
Le projet de loi est approuvé par le Congrès des députés le suivant, par 171 voix pour, 87 contre et 72 abstentions, obtenant — en sus des partis de la coalition gouvernementale — le soutien de Ciudadanos (Cs), du Parti nationaliste basque (EAJ/PNV) et d'Euskal Herria Bildu (EH Bildu), tandis que le Parti populaire (PP) vote finalement contre[37]. Ayant refusé les 300 amendements déposés, le Sénat l'adopte définitivement le , avec l'appui des mêmes forces politiques et le vote contre du seul PP[38].
Après que la vice-secrétaire générale du PSOE, Adriana Lastra, a annoncé sa démission, le journal en ligne ElDiario.es révèle, le , que le secrétaire général, Pedro Sánchez, a l'intention de nommer Pilar Alegría au poste de porte-parole du parti, en remplacement de Felipe Sicilia, promu par Lastra en son temps[39]. La radio Cadena SER confirme cette information quelques heures plus tard[40]. Le , le comité fédéral du PSOE ratifie ce remaniement de la direction à l'unanimité, sans que Pedro Sánchez n'ait fourni d'explications à son sujet[41].

Dans la perspective des élections générales anticipées du 23 juillet 2023, elle est investie tête de liste dans la circonscription de Saragosse. Bien que le député autonomique Óscar Galeano ait reçu 948 voix parmi les militants contre 184 pour Pilar Alegría, le secrétaire général du PSOE de la province de Saragosse Juan Antonio Sánchez Quero (es) et le secrétaire à l'Organisation du PSOE Santos Cerdán négocient la désignation d'Alegría, conformément aux souhaits de la direction nationale[42]. Le suivant, elle est reconduite avec un élargissement de ses compétences, devenant ministre de l'Éducation, de la Formation professionnelle et des Sports au sein du gouvernement Sánchez III, dont elle est également désignée porte-parole[43]. Conformément à une pratique instaurée par Pedro Sánchez dès son arrivée au pouvoir en 2018 en raison de l'étroitesse de sa majorité parlementaire, elle et la plupart des autres ministres renoncent à leur mandat de parlementaire[44]. Elle est remplacée par Víctor Ruiz, n°3 sur la liste socialiste, ancien sénateur et ancien maire de Calatayud[45]. La députée de Burgos Esther Peña lui succède en au poste de porte-parole de la direction du PSOE[46].
À l'occasion du XLIe congrès fédéral du PSOE en , elle continue de siéger au sein de la commission exécutive, comme membre sans responsabilité (vocal)[47].
Elle annonce quitter le gouvernement le pour se présenter aux élections autonomiques anticipées du 8 février 2026 en Aragon[48], convoquées la veille par le président de la communauté autonome[49]. Le , Pedro Sánchez annonce qu'elle est remplacée par Milagros Tolón comme ministre de l'Éducation et par la ministre de l'Inclusion Elma Saiz comme porte-parole[50].
Secrétaire générale du PSOE d'Aragon
[modifier | modifier le code]Candidate naturelle et désignation
[modifier | modifier le code]Alors que la candidature de Pilar Alegría est évoquée pour la direction du Parti des socialistes d'Aragon-PSOE (PSOE Aragon) depuis la défaite des élections autonomiques du 28 mai 2023[24], Javier Lambán exprime ses réserves en , affirmant qu'elle n'est pas, selon lui, la « candidate naturelle » à sa succession et que son remplaçant ne devra pas être « un opportuniste de passage » mais « un Aragonais engagé pour son territoire, qui s'est donné sans compter, qui n'a pas de souci avec la vérité et qui a des principes »[51].
Elle annonce sa candidature à l'élection primaire pour le secrétariat général , lors d'une réunion publique qui rassemble 300 personnes à La Zaida[52]. Le , elle est proclamée secrétaire générale élue, étant la seule candidate en lice après le retrait du seul autre impétrant déclaré, Darío Villagrasa[53]. Lors de la clôture du 18e congrès régional, le , sa liste pour la commission exécutive régionale, qui porte Marcelino Iglesias à la présidence honorifique et Darío Villagrasa au poste de vice-secrétaire général, est ratifiée par 93 % des voix des délégués[54]. Suivent les congrès des trois fédérations provinciales, qui lui offrent l'opportunité de solder l'époque de Javier Lambán avec l'élection de secrétaires généraux soutenant son projet politique[55].
Le , elle est nommée secrétaire à la Politique autonomique de la commission exécutive du PSOE par Pedro Sánchez à l'occasion d'une réunion de cette instance, une désignation qui intervient trois semaines après la mort du titulaire de ce poste, Guillermo Fernández Vara[56].
Élections autonomiques de 2026
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Après que le président d'Aragon Jorge Azcón a annoncé le la dissolution des Cortes et la convocation d'élections autonomiques anticipées le 8 février 2026, elle confirme son intention d'être chef de file du PSOE pour ce scrutin. Elle convoque un processus d'élection primaire accélérée, où elle est la seule à postuler[57]. La composition des listes de candidats du PSOE dans les trois circonscriptions provinciales laisse apparaître un renouvellement total dans la province de Teruel, la confirmation de tous les sortants de la province de Huesca, plusieurs changements dans la province de Saragosse afin d'inclure les soutiens de Pilar Alegría, par ailleurs tête de liste dans cette circonscription, la purge de plusieurs proches de feu Javier Lambán et un poids accru de l'appareil socialiste[58],[59].
Conformément à ce que laissaient entrevoir les sondages, le PSOE recueille l'un des plus mauvais résultats de son histoire régionale avec 18 députés, soit le même plancher que Javier Lambán aux élections de 2015. En dépit d'une campagne de proximité et de forte présence de terrain, elle ne peut éviter de subir les conséquences des affaires de corruption et de harcèlement sexuel qui ont directement affecté son parti au cours des semaines précédentes. Elle indique, au soir du scrutin, son intention de conserver la direction régionale du PSOE et de prendre la tête de l'opposition aux Cortes[60]. Peu après la tenue du scrutin, elle affirme que la remarque du ministre de la Transformation numérique Óscar López selon qui les mauvais résultats en Aragon sont la conséquence du style d'opposition de Javier Lambán est « plus qu'une erreur », c'est « prendre un mauvais chemin »[61].
Deux semaines après la tenue du scrutin, elle décide qu'elle occupera elle-même le poste de porte-parole de son groupe parlementaire[62].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Portefeuille des Sports ajouté le .
- ↑ En Espagne, un conseiller (consejero) est un membre de gouvernement d'une communauté autonome.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (es) « Pilar Alegría, una docente de profesión para liderar el Ministerio de Educación y Formación Profesional », Cadena SER, (lire en ligne, consulté le ).
- (es) « La Zaida se muestra orgullosa de que su paisana Pilar Alegría sea la nueva ministra de Educación », Heraldo, (lire en ligne, consulté le ).
- (es) Laura Carnicero, « Pilar Alegría: el fugaz ascenso de la baza aragonesa de Ferraz », El Periódico de Aragón, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « Pilar Alegría, la ministra de Educación sin experiencia que lleva a su hijo a un colegio privado », Libertad Digital, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Pilar Araque Conde, « Pilar Alegría, una docente de profesión con un marcado perfil político al frente de Educación », Público, (lire en ligne, consulté le ).
- (es) « Pilar Alegría, novedad principal en las listas del PSOE de Zaragoza », El Periódico de Aragón, (lire en ligne, consulté le ).
- (es) M. A. Ruiz Coll, « Pilar Alegría, una maestra de 43 años para tomar las riendas de Educación », El Español, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « Pilar Alegría, nombrada adjunta a la secretaria de organización del PSOE », El Periódico de Aragón, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « El PSOE ultima una gran renovación en la mitad de sus cabezas de lista », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
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- ↑ (es) Parti des socialistes d'Aragon-PSOE, « Nueva Ejecutiva Regional », sur zaragoza.aragonpsoe.es, (consulté le ).
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- ↑ (es) José Marcos, « Alegría será la sucesora de Vara como responsable de política autonómica en la ejecutiva del PSOE », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) José Marcos, « Alegría lanza su candidatura en la precampaña de Aragón: “Quiero ser la presidenta de quienes confíen en mí y de quienes no” », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Laura Carnicero et Sergio H. Valgañón, « Pilar Alegría renueva las listas del PSOE y evita una revolución en plena crisis », El Periódico de Aragón, (lire en ligne, consulté le ).
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- ↑ (es) Laura Carnicero, « El PP de Jorge Azcón gana las elecciones en Aragón perdiendo escaños y depende más que nunca de Vox », El Periódico de Aragón, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Paloma H. Matellano et Raúl Piña, « El 'núcleo duro' de Sánchez se agrieta tras la debacle electoral: Bolaños pone distancia con Óscar López y Saiz se alinea con Alegría », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) I. Muñoz, « Pilar Alegría será la portavoz del PSOE en las Cortes de Aragón y repartirá el resto de cargos entre las provincias », Heraldo de Aragón, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Pedro Sánchez – Javier Lambán – Susana Díaz
- Gouvernement Lambán I
- Gouvernements Sánchez II et III
- Liste des ministres espagnoles
Liens externes
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- Naissance en novembre 1977
- Naissance dans la province de Saragosse
- Étudiant de l'université de Saragosse
- Étudiant de l'université complutense de Madrid
- Personnalité du Parti socialiste ouvrier espagnol
- Député de la province de Saragosse
- Député espagnol de la IXe législature
- Député espagnol de la Xe législature
- Député espagnol de la XVe législature
- Député de la IXe législature des Cortes d'Aragon
- Député de la XIIe législature des Cortes d'Aragon
- Conseiller de la Députation générale d'Aragon
- Délégué du gouvernement en Aragon
- Ministre espagnol de l'Éducation
- Ministre espagnole