Jeune Nation

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Jeune Nation était un mouvement nationaliste français fondé à la fin de 1949 par Albert Heuclin, mandataire aux Halles, Jean Marot, Jacques Wagner et les frères Sidos.

Famille Sidos[modifier | modifier le code]

Les frères Sidos sont :

  • Jacques Sidos (jugé en 1946 pour faits de collaboration) ;
  • Pierre Sidos (mineur jugé en 1946 pour "appartenance au mouvement franciste")[1], secrétaire général et bientôt numéro un de l'organisation nationaliste.

Ils sont les fils de François Sidos, un ancien des Jeunesses patriotes, pétainiste de la première heure puis inspecteur général des Forces du maintien de l'ordre sous Darnand, milicien et fusillé après jugement en janvier 1946 par la résistance française à ce titre en mars 1946 à La Rochelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , le mouvement est présenté pour la première fois au siège du Souvenir napoléonien, rue du Cirque. Le , il est officiellement déclaré à la Préfecture de police de Paris[2].

Il fut dissous le par un décret du gouvernement Pflimlin, à la suite de la journée insurrectionnelle du 13 mai, précédée d'une série d'attentats et de violences. Cependant Jeune Nation refusa de se dissoudre et se reforma sous le nom de Parti nationaliste en 1959. Le nouveau Parti fut dissous au bout de quelques jours et l'organisation se reforma encore en Fédération des étudiants nationalistes.

Journal[modifier | modifier le code]

Le parut le premier numéro du journal Jeune Nation, présenté comme un bimensuel d'information, mais qui se voulait l'organe de Jeune Nation dissous[3].

Emblème[modifier | modifier le code]

Les Sidos choisissent la croix celtique en l'honneur de division SS française Charlemagne[4].

Internet[modifier | modifier le code]

Jeune Nation existe toujours, sous forme de site Internet. Après la dissolution le 24 juillet 2013 de L'Œuvre française et des Jeunesses nationalistes, le site redevient actif, sous l'impulsion d'Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Génération Occident. Par Frédéric Charpier, Seuil, Paris, 2005
  2. Journal officiel de la République française, no 86, .
  3. Joseph Algazy, La tentation néo-fasciste en France de 1944 à 1965, Paris, Fayard, 1984, p. 158-159.
  4. R. Eatwell, A History of Fascism, Pimlico, 2000, p. 304
  5. Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac réactivent « Jeune nation » sur http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/ du 07 août 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]