3 Suisses

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3 Suisses

Livelle

logo de 3 Suisses
Logo de 3 Suisses

Création 1932
Dates clés 1955 immatriculation 3 Suisses France

2014 immatriculation de Livelle

Forme juridique SAS Société par Actions Simplifiées
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Karine Schrenzel
Activité Vente à distance web & catalogue général
Société mère Shopinvest (holding Schrenzel Gensburger)
Sociétés sœurs Lemon Curve

Bijourama

Rinka

Shopdeco

Effectif 3565 en 2004 (3 Suisses France)

34 en 2016 (Livelle)

SIREN 805 175 585
SIREN 475581591 (3 Suisses France)

805175585 Livelle)

Site web www.3suisses.fr

Chiffre d'affaires 915 000 000 € en 2004 (3 SuissesFrance)

32 983 200 € en 2016 (Livelle) comptes 2017 non disponibles

Résultat net -31 867 800 € en 2016 (perte)

3 Suisses (également typographié 3Suisses) est une entreprise française spécialisée dans la vente en ligne, qui propose une sélection de produits mode, linge de maison et déco. À l’origine, en 1932, 3 Suisses est une usine de filature, travaillant avec des tissus comme la laine et la maille. Elle devient par la suite un catalogue de vente par correspondance.

Historique[modifier | modifier le code]

Durant les premières années, à Roubaix, Xavier Toulemonde crée la Filature des 3 Suisses, qui deviendront par la suite les 3 Suisses. L'entreprise tire son nom d'un bistrot proche de son ancien siège, tenu par M. Suis, qui avait 3 filles. Petit à petit, les habitués de ce bistrot prirent l'habitude de dire qu'ils allaient « chez les 3 Suisses »[1].

Dès le début, les Français reçoivent le catalogue dans leur boite aux lettres, il s’agissait alors uniquement d’un catalogue de vente de laine par correspondance[2].

Entre 1934 et 1961, 3 Suisses ouvre les premières antennes à l'étranger, notamment en Belgique, en Allemagne et en Autriche et lance en 1949 le premier catalogue « Textile » (28 pages et 436 articles) qui devient par la suite le catalogue type « Grand magasin ».

En 1967, un grand changement est opéré : le catalogue sort pour la première fois en couleurs[2].

En 1969 3 Suisses est le premier à afficher sur la couverture de son catalogue une femme en pantalon alors que la jupe reste l'usage dans la société française.

Produit du 3 Suisses

En 1977, 3 Suisses s’associe avec la créatrice de mode Sonia Rykiel afin de proposer une collection spéciale imaginée par la créatrice dans le catalogue[3]. C’est la naissance de la collaboration telle qu’on la connait aujourd’hui.

En 1983, 3 Suisses renoue une nouvelle fois avec les collaborations en travaillant cette fois avec l’enfant terrible de la mode, Jean-Paul Gaultier[2]. Il s’ensuit de nombreuses collaborations avec Cacharel, Paco Rabanne, Courrèges et Castelbajac[4].

En 1991 3 Suisses travaille avec l’architecte et designer Philippe Starck pour créer un meuble atypique[5]. Il s’agit d’un tabouret multifonctionnel, avec un intérieur creux qui peut ainsi faire office de rangement. Ce meuble original se nomme Bubu 1er et s’est vendu à plus de quarante mille exemplaires l’année qui a suivi son lancement.

En 1994, 3 Suisses réalise à nouveau une collaboration avec Philippe Starck. Il s’agit cette fois, non pas d’un meuble, mais d’une maison complète, la Starck House, écologique et durable[6]. Cette maison se commande sur le catalogue et est livrée sous la forme d’un coffret de bois contenant les plans de conception, une notice descriptive, le carnet de note que Philippe Starck, un marteau, un drapeau français et une cassette vidéo relatant la genèse et la construction de la maison.

En 1995, les premières difficultés surviennent puisque 3 Suisses prend le virage du commerce en ligne et lance son premier site de vente en ligne. L'intégralité du catalogue est désormais accessible sur Internet à partir de l'année 1998, une vraie avancée technologique pour l’époque[7].

En 2007, 3 Suisses développe le M-Commerce, ce qui permet l'accès au catalogue et au bon de commande via un téléphone portable. En 2008, s'ouvre 3suisses.com qui permet aux internautes de 8 nouveaux pays d'Europe de commander en ligne. La même année, les sites pour la Russie et le Sénégal sont ouverts.

Laine 3 Suisses

En 2009, 3 Suisses connait une profonde réorganisation et un plan de sauvegarde de l'emploi afin de se relancer en s'appuyant sur le commerce en ligne, son savoir-faire et son ADN de mode et de création[8], sous l'impulsion d'une nouvelle équipe de direction [9].

En 2010, 3 Suisses renoue avec sa tradition de grands designers invités en couverture et à l'intérieur du catalogue. De grands noms tels que Karl Lagerfeld[10],[11] qui met en scène six silhouettes pour la collection automne-hiver 2010-2011.  Pour cette collection en collaboration avec Karl Lagerfeld, des pièces sont accessibles de 14.90 à 199 euros. 3 Suisses collabore également avec Hicham Ahmri ou encore Alexandre Vauthier.

En , 3 Suisses présente son nouveau business model orienté vers le numérique et annonce la fin de son catalogue papier[1], présentant l'intégralité des collections d'une saison, au profit du web et d'éditions régulières. Recentrant ses activités sur les services au commerce en ligne, le groupe 3SI, maison-mère de 3 Suisses, annonce en la cession de l’ensemble de ses filiales de commerce en ligne.

Le 3 Suisses Belgium est déclaré en faillite[12]. Détenu par l’association familiale Mulliez (Groupe Auchan), 3 Suisses est revendu au groupe de commerce en ligne allemand Otto, puis de nouveau rachetés par un spécialiste lillois de la vente par correspondance destinée aux séniors, Domoti[13].

Le , le groupe Shopinvest de commerce en ligne spécialisé dans la mode, la bijouterie et la déco, acquiert la société pour un montant confidentiel[14],[15],[16],[17],[18],[19].

Karine Schrenzel et Olivier Gensburger, cofondateurs de Shopinvest, choisissent une stratégie de co-construction en intégrant 6 « stylists ». Il s’agit de six femmes qui participent à l’élaboration de la nouvelle collection automne-hiver 2019. Tous les 6 mois, de nouvelles stylistes seront choisies afin de réfléchir avec les consommatrices et de proposer les vêtements sur les réseaux sociaux, le site internet, mais aussi sur le catalogue[20].

La première collection repensés par les nouveaux actionnaires, prend le virage du responsable, avec des articles de prêt-à-porter féminin à 88 % produits en Europe, et en particulier en France, en Italie et au Portugal[20].

En octobre 2019, le catalogue 3 Suisses est de nouveau publié. Composé d’une centaine de pages mode, lingerie, déco, literie et bijoux, il est également possible de le consulter en ligne.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La-Croix.com, « Le catalogue des 3 Suisses, c’est fini », sur La Croix, (consulté le 20 septembre 2018)
  2. a b et c Robin Korda, « Les 3 Suisses arrêtent leur traditionnel catalogue », sur Lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 23 octobre 2019)
  3. Marine Poyer, « Sonia Rykiel, reine de la maille, est morte », sur Elle.fr, Elle, (consulté le 26 septembre 2019)
  4. Camille Bronchart, « À la maillerie, une exposition 3Suisses pour conserver la mémoire des lieux », sur Nordeclaire.fr, Nordeclaire, (consulté le 23 octobre 2019)
  5. Marie-Laure Jousset et Martine Moinot, « Philippe Starck, Créer des objets "justes" et "bons" », sur Médiation Centre Pompidou, (consulté le 3 octobre 2019)
  6. « La maison STARCK des 3 Suisses », sur Maison3suisses.jumdo.com (consulté le 4 octobre 2019)
  7. Robin Korda, « Les 3 Suisses arrêtent leur traditionnel catalogue », sur Lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 3 octobre 2019)
  8. « Ne pas revivre la crise du textile »
  9. « La nouvelle directrice générale des 3 Suisses forme son équipe »
  10. « Karl Lagerfeld, photographe invité du prochain catalogue des 3 Suisses »
  11. « Karl Lagerfeld pour les 3 Suisses, une certaine idée du luxe »
  12. « Les 3 Suisses Belgium sont en faillite, la marque est à reprendre », L'Echo,‎ (lire en ligne, consulté le 2 novembre 2018)
  13. « Les 3Suisses en passe d’être rachetés », sur Lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 3 octobre 2019)
  14. « "Le rachat des 3Suisses est un vrai pari", Karine Schrenzel, co-fondatrice de ShopInvest », sur usine-digitale.fr (consulté le 5 décembre 2018)
  15. Frédéric Dubessy, « Les 3 Suisses appartiennent désormais aux deux Français de ShopInvest », sur Econostrum (consulté le 5 décembre 2018)
  16. « 3Suisses racheté par un spécialiste du e-commerce Shopinvest », sur www.larevuedudigital.com (consulté le 5 décembre 2018)
  17. « Les 3Suisses rachetés par ShopInvest », sur Génération-NT (consulté le 5 décembre 2018)
  18. « Les 3Suisses rachetés par le groupe de vente en ligne ShopInvest », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 décembre 2018)
  19. BFM BUSINESS, « Good Morning Business - L'intégrale - 29/11 », BFM BUSINESS (consulté le 5 décembre 2018)
  20. a et b Matthieu Guinebault, « 3 Suisses : quels sont les ingrédients de la relance ? », sur Fashionnetwork.com, The Fashion net work, (consulté le 14 octobre 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yannick Boucher, « 3 Suisses : les trois filles de Monsieur Suys étaient-elles suisses ? », La Saga des marques, t. 1,‎ , p. 62-65