Républicanisme

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L'Allégorie du Bon Gouvernement est une partie d'un ensemble de fresques d'Ambrogio Lorenzetti.

Le républicanisme est une idéologie politique et une conception de la liberté.

En tant que conception de la liberté, le républicanisme que la liberté est une absence de domination. L'être libre serait donc un individu qui ne serait ni dominé par un autre (Dominium) ni par l'État (Imperium) c'est-à-dire d'interférence par autrui[1]. Cette conception de la liberté ne peut être réalisée qu'à l'aide d'un système particulier de gouvernement : la république.

Dans son acception politique, le républicanisme défend l'idée selon laquelle l'objectif d'un État et le sens de son existence, comme de ses décisions, doivent être le bien commun (en latin, res publica : « la chose publique »). Selon le républicanisme, les détenteurs du pouvoir doivent être nommés par d'autres moyens que l'hérédité, c'est-à-dire être élus par le peuple ou par une partie de celui-ci. La notion de souveraineté populaire découle donc en partie de cette idéologie, mais elle ne lui est pas nécessairement attachée. La notion de « république » remonte à l'Antiquité grecque et romaine, et l'idéologie républicaine moderne a pris des formes légèrement différentes selon qu'elle a été développée aux États-Unis, en France ou en Irlande[2]. À l'époque moderne, le républicanisme s'oppose à d'autres idéologies politiques telles que le monarchisme, l'autoritarisme ou le despotisme.

Histoire du républicanisme[modifier | modifier le code]

Républicanisme classique[modifier | modifier le code]

Déjà dans le monde antique, les philosophes et historiens développaient les concepts que nous allions de nos jours connaître sous le terme de républicanisme. Que ce soit l'importance porté sur les vertus civiques, la constitution mixte. Ce sont des idées déjà présentes chez Platon (la vertu civique est un thème important de La République), Aristote et Polybe.

Le concept grec de politeia fait référence au concept latin de res publica, la chose publique.

La tradition classique du républicanisme donne une importance fondamentale à l'idée d'autonomie.Pour eux, le citoyen, c'est-à-dire l'homme libre, devait être autonome. La liberté est conçue comme étant le fait de l'indépendance de l'individu face aux autres et aux nécessités du monde. Cette indépendance se traduit, sur le plan de la propriété, par une distance avec le monde matériel. Les classiques n'avaient avec les biens matériels qu'un rapport instrumental et utilitaire, mais nécessaire. L'individu doit se vêtir, se nourrir et se loger, mais ce ne sont pas des activités qui donnent sens à l'existence. C'est pour cette raisons qu'ils rejetaient l'activité commerciale tout comme le travail comme étant des activités indigne d'un homme réellement libre[3].

Le républicanisme classique donne aussi une grande importance à la vertu. Les républicains classiques tels que Cicéron et Aristote considéraient que la propriété était une condition nécessaire à la vertu, car quiconque devait travailler de ses mains pour gagner sa vie n'était pas en condition de pouvoir développé la vertu. Celle-ci ne pouvait s'acquérir en réalisant la vraie nature de l'homme, c'est-à-dire en s'impliquant politiquement dans la cité. Cicéron affirmait même que le travail manuel avait un potentiel corrupteur et pouvait, par habitude, vicier le caractère de l'individu[3].

Républicanisme de la renaissance[modifier | modifier le code]

Républicanisme moderne[modifier | modifier le code]

Dans sa version française, développée en particulier sous la plume de Rousseau, il défend le principe de souveraineté populaire et de participation populaire. Au XVIIIe siècle, il s'oppose à la souveraineté absolue, puis, après la tentative d'évasion de Louis XVI arrêté à Varennes, il s'oppose directement à la monarchie. Il perdra de la vitesse au début du XIXe siècle avec l'entrée dans l'industrialisation où on estimera que les contraintes "éthiques" du républicanisme ne sont plus d'actualité avec la recherche accrue du profit. Cependant, au milieu du XXe siècle, il intègre une perspective individualiste, c'est-à-dire qu'il présume que les individus recherchent leur bonheur plutôt que la participation politique pour elle-même, et se renouvèle de façon à trouver pleinement sa place dans la pensée politique moderne et contemporaine[4].

Portrait de Nicolas Machiavel

Par conséquent, outre les penseurs historiques reconnus comme appartenant au républicanisme : Machiavel (Discours sur la Première Décade de Tite Live), Harrington (Oceana) ou les penseurs de la Révolution française, actuellement l'Irlandais Philip Pettit, l'Anglais Quentin Skinner, les italiens Maurizio Viroli, Sauro Mattarelli ou le Français Jean-Fabien Spitz appartiennent à ce courant. Le républicanisme contemporain peut prendre des voies relativement diverses. Ces diverses voies sont incarnées par Hannah Arendt, Michael Sandel, Charles Taylor, Iseult Honohan, Philip Pettit, John Maynor, entre autres.

L'histoire du républicanisme a été profondément révisée depuis les années 1970 et les travaux de J. G. A. Pocock (en) et Quentin Skinner, qui en retracent le parcours depuis l'Antiquité jusqu'au XVIIIe siècle, en passant par l'Italie de la Renaissance et l'Angleterre du XVIIe siècle. En 2007, Paul Baquiast et Emmanuel Dupuy, appuyés sur une équipe internationale d'une trentaine d'universitaires et d'acteurs engagés, ont établi une photographie de l'idée républicaine en Europe et dans le monde -[5]

Le républicanisme aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Républicanisme et libéralisme[modifier | modifier le code]

En règle générale, dans les débats de philosophie politique contemporaine, on peut dire qu'il s'oppose, parfois frontalement, parfois dans un rapport plus correctif, au libéralisme politique. En effet, le libéralisme politique défend une philosophie du sujet rationnel, "désengagé" de ses appartenances héritées, et demande que ce sujet soit libre, c'est-à-dire, pour le libéralisme, qu'il ne subisse pas d'interférence quand il use de sa raison pour faire des choix n'engageant que son mode de vie. Le rôle du droit et de l'État est de préserver cette liberté, considérant qu'il existe un espace individuel sur lequel l'espace social ne doit avoir aucun pouvoir.

Le républicanisme pour sa part comprend le sujet et sa liberté différemment. Il fait une place le plus souvent aux caractéristiques sociales des individus (Charles Taylor, Philip Pettit, John Maynor), comme son statut professionnel, son genre, sa culture - mais pas toujours (Hannah Arendt). Puis il pose la non-domination comme définition du principe de liberté. Pour lui, il faut jouir d'un statut social qui assure au citoyen une indépendance à l'égard d'autrui : « Pour faire un républicain, il faut prendre l'être humain si petit et si humble qu'il soit, un enfant, un adolescent, une jeune fille ; il faut prendre l'homme le plus inculte, le travailleur le plus accablé par l'excès de travail, et lui donner l'idée qu'il faut penser par lui-même, qu'il ne doit ni foi ni obéissance à personne. » Ferdinand Buisson, 1887.

Le républicanisme reconnaît un rôle essentiel à l'État comme garant de la non-domination. Il pose, en effet, qu'une règle sociale (loi) peut être génératrice de liberté (liberté de réunion et liberté de la presse). En ce sens, il distingue entre les interférences, ce que le libéralisme ne fait pas : il y a des interférences légitimes (comme celles de la loi, lorsque celle-ci vise à assurer la non-domination), et des interférences arbitraires, qui doivent être combattues parce qu'elles sont arbitraires, et non parce qu'elles interfèrent. Il définit un état contrôlé par ses citoyens et où la loi émane d'eux, à travers leurs représentants. L'électeur a pour « devoir » d'essayer de sélectionner les candidats aux élections en fonction, non pas de son intérêt personnel, mais en fonction de leurs aptitudes à défendre le bien commun. Les gouvernants, quant à eux, dans cette philosophie, doivent prendre des décisions visant le bien commun, l'intérêt général. S'il y a divergence sur ce bien commun, il faut alors en débattre. Ce courant est donc empreint d'exigences éthiques.

Dans le débat politique contemporain, le philosophe Rawls, qui est un penseur majeur du libéralisme politique, s'est rapproché d'une certaine voie républicaine, qu'il appelle le « républicanisme politique », et qui insiste moins sur les valeurs politiques communes pour préférer constituer la non-domination comme la seule « chose publique » (res publica), le seul "bien commun" (chez Pettit en particulier). Sa théorie de la justice se rapproche des valeurs républicaines. Les auteurs varient cependant sur des points tels que la laïcité, le fédéralisme, ou la forme de la République.

Les diverses formes du républicanisme[modifier | modifier le code]

Le néo-républicanisme est le nom donné au courant en philosophie politique issu des efforts de relecture, dans les années 90, de l'histoire et des concepts du républicanisme pour les appliquer à des enjeux contemporains. Inspiré par des travaux d'historiens comme J. G. A. Pocock, Skinner sur l'histoire du républicanisme (parfois appelé l'école de Cambridge). Inspiré par ces travaux, des chercheurs comme Michael Sandel (qui a plus tard pris ses distances du républicanisme pour se tourner vers le communautarisme[6]), Philip Pettit, Cass Sunstein, Frank Lovett ont développé une conception de la liberté comme non-domination. Pour réaliser cette non-domination, il serait nécessaire d'instaurer un gouvernement du peuple par le peuple structuré par des mécanismes permettant aux individus de contester les décisions s'appliquant à eux[7].

Le néo-républicanisme a participé à l'émergence de plusieurs théories cherchant à fonder des alternatives post-socialistes aux critiques de la société de marché par la gauche. Dans la lignée rawlsienne, de nombreux philosophes ont développé des théories républicaines de l'économie visant à défaire l'individu de la domination issues de causes économiques[8]. D'autres défendent l'idée que les principes fondamentaux du républicanisme mènent nécessairement à défendre le revenu de base, notamment parce que l'autonomie économique est une condition de la liberté[9]. C'est une idée que le néo-républicanisme a reprise du républicanisme classique (notamment par Cicéron) et qui a été reprise tout au long de son histoire. Thomas Paine, un personnage important de l'indépendance américaine a écrit un pamphlet défendant directement le principe du revenu de base Agrarian Justice.

Le néo-républicanisme de l'école de Cambridge a reçu plusieurs critiques, notamment concernant son élitisme. Le républicanisme de Pocock, Skinner et sa version raffinée par Pettit considère le gouvernement mixte et représentatif comme étant l'institution la plus cohérente avec le républicanisme. Or, des auteurs comme John McCormick ou Nadia Urbinati rejette cette insistance sur des structures insensibles aux enjeux de classe et de pouvoir. Dans Machiavellian Democracy, John McCormick reprend la conception néo-républicaine de la liberté comme non-domination, mais propose des mécanismes sensible aux disparités de pouvoir (notamment économique)[10]. Toute une tradition républicaine s'est développé autour du projet de développer une théorie républicaine de l'économie[11].

Républicanisme commercial et républicanisme du travail[modifier | modifier le code]

Le républicanisme contemporain s'est rapidement transformé et a pris plusieurs chemin parfois opposés. Ce développent vient du fait que les auteurs de ce courant s'inspirent de la longue histoire républicaine et prennent certaines de ses idées pour les réinterpréter à la lumière du contexte contemporain.

Le républicanisme commercial est une forme du républicanisme donnant une place importante aux mécanismes de marché. Selon lui, le développement de marché compétitif est quelque chose qui a permi de lutter efficacement contre l'arbitraire[12]. Le marché est compris par les auteurs de ce courant comme un mécanisme capable de défaire l'individu de l'arbitraire des puissants, des propriétaires. S'il existe un marché du travail, alors il est possible de changer d'occupation sans à avoir à resté soumis à un même employeur. S'il existe un marché des relations amoureuses, il est possible de se défaire de l'arbitraire des mariages arrangés et des relations pour la vie. L'idée fondamentale sur quoi ce courant se tient est le mal causé par les monopoles de pouvoir, qu'ils soient l'affaire d'un industrielle, 'un monarque ou d'un syndicat. Il faut rendre les économies compétitives, rendre le mouvement le plus aisé possible, diminuer le cout des transactions, des échanges, etc. C'est ainsi que, selon eux, nous réaliserons l'idéal de liberté républicaine, l'absence de domination[13].

Le républicanisme du travail est une forme de républicanisme défendant l'idée que la liberté républicaine n'est réellement atteignable qu'en structurant la vie économique autour d'institutions démocratiques où le pouvoir est partagé, notamment des coopératives de travail ou de consommation[14]. Ce courant s'inspire de l'idée centrale du républicanisme classique, tiré de Cicéron, selon laquelle l'individu réellement libre est autonome, autrement dit, il n'est pas salarié, ne s'efforce pas dans un travail servile, mais s'occupe plutôt des tâches noble comme l'implication politique. Le salaire est alors compris comme quelque chose de servile. Les républicains du travail considèrent que depuis l'époque moderne, la liberté est menacée par l'esclavage salarial, c'est-à-dire l'idée qu'un individu puisse tomber dans une situation où il doive se soumettre à la volonté arbitraire d'un employeur et donc à un salaire pour survivre[15].

Par pays[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

Québec[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, l’étude du républicanisme au Québec a connu une renaissance, à la faveur de travaux qui ont mis en lumière l’existence d’une tradition qui, si cachée qu’elle fût, n’en a pas moins décliné l’idée de république tout au long des XIXe et XXe siècles. Ces travaux ont repris pour une large part les schémas d’analyse de l’école historique inaugurée par John G.A. Pocock et Quentin Skinner. Il apparaît maintenant clair, grâce aux travaux de l’historien Louis-Georges Harvey[16] et du sociologue Stéphane Kelly[17], que les élites du Bas-Canada qui tentèrent de se trouver une place dans le gouvernement colonial puis de se rebeller contre lui entre 1819 et 1840 ont emprunté à l’imaginaire et aux arguments du Country party en Grande-Bretagne et des révolutionnaires américains. Bien que le projet politique des Patriotes ait échoué en 1837-38, leur discours républicain a survécu à la répression coloniale et à l’hégémonie de l’Église catholique et continué d’imprégner, sous des appellations et des mouvements divers, les débats politiques au Bas-Canada, puis au Québec jusqu’au début de la Révolution dite « tranquille », que l’on situe au début des années 1960[18]. Ce renouveau de l'étude du républicanisme au Québec permet d'interroger autrement l'histoire politique du Québec et le développement des idéologies, en rompant avec les vieux schémas qui divisaient les idées suivant les oppositions tradition/modernité ou libéralisme/conservatisme. Ce renouveau permet notamment de rejeter l'application au Canada français de la théorie du fragment, inspirée de l'Américain Louis Hartz, qui lie l'essor des idéologies dans une société à son contexte colonial, suivant qu'il fut absolutiste ou déjà acquis au libéralisme. Ainsi, plusieurs générations d'historiens n'ont eu de cesse de voir dans la Nouvelle-France un régime absolutiste et féodal, qui prédisposait mal les Canadiens français à bien user des institutions démocratiques. Une relecture républicaine de l'histoire de la Nouvelle-France permet au contraire d'y déceler un régime assez proche de l'idéal français de la monarchie tempérée doublé d'un espace social de libertés assez étonnant pour l'époque[19]. Outre l'étude de l'histoire du régime français, le renouveau de l'étude du républicanisme a ouvert d'autres pistes d'analyse : l'inscription du Québec dans un monde atlantique de discours politique[20], la genèse de l'idée de constitution[21], la culture du citoyen-soldat[22] et le rapport des intellectuels québécois au libéralisme français au début du XXe siècle[23]. Le juriste et politologue Marc Chevrier s'est employé a esquisser les traits d'une République à la québécoise à fonder en retraçant dans l'histoire politique du Québec les bases d'une tradition bien ancrée, mais pourtant oubliée[24]. Le politologue Danic Parenteau a tenté de montrer qu'il existe une "pratique sociale d'inspiration républicaine fort répandue et enracinée dans l'imaginaire collectif québécois[25]", même si celle-ci n'a jamais été pleinement assumée par les Québécois eux-mêmes. Par ailleurs, cet intérêt nouveau pour l'idée de république au Québec a alimenté la réflexion sur l'avenir politique du Québec et notamment sur l'adoption d'une véritable constitution écrite d'un État ou d'une République du Québec[26].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le républicanisme est intimement lié à l'histoire américaine. Non seulement ce pays a-t-il été conçu dans une perspective de gouvernement républicain, mais son histoire est traversée par les tensions inhérentes aux idéaux républicains. Le républicanisme est notamment aux fondements de la Déclaration d'indépendance des États-Unis, de leur constitution, de la Déclaration des droits ou encore du discours de Gettyburg.

À la suite de la guerre de Sécession, un retour du républicanisme est apparu dans le discours syndical. En effet, les chevaliers du travail avaient développé un vocabulaire très près de celui du républicanisme. C'est une forme du républicanisme qui a, a posteriori, pris le nom de républicanisme du travail. C'est-à-dire un courant du républicanisme cherchant à libérer les travailleurs de la domination arbitraire des détenteurs de capitaux, dans le contexte américain post-guerre civile, les grand industriels et les grand propriétaires[27].

Espagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Républicanisme en Espagne.

France[modifier | modifier le code]

Le bonnet phrygien rouge est un symbole du républicanisme français.

Dans le paysage politique français, la quasi-totalité des partis ou mouvements font référence à la république sociale, après la faillite de l'État soviétique et l'échec du "socialisme réel" : le Mouvement républicain et citoyen, le Parti radical de gauche, le Parti de gauche fondé par l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon... Mais la droite également, pour se distinguer de la "droite nationaliste", se qualifie souvent de "droite républicaine" tout comme le parti politique français Les Républicains. On trouve au sein de ces mouvements de droite des références au républicanisme, souvent teinté d'autres valeurs : Gaullisme, Conservatisme, Souverainisme

L'idéologie du républicanisme est assez vaste en France sans qu'elle se mélange ou se confonde avec les autres idées comme : (Libéralisme politique, Multiculturalisme, Universalisme républicain, Autoritarisme républicain, Communautarisme...).

Certains philosophes comme Denis Collin[28] effectuent une synthèse entre ce courant et un marxisme critique. Le triptyque Liberté, Égalité, Fraternité (ou communauté chez Pettit) découle pour les philosophes de ce courant de la définition de la Liberté comme non-domination. L'égalité devient alors la garantie d'une absence d'arbitraire, qui permet la liberté.

On peut lire une application de cette définition à des débats concrets de la société française (la loi de mars 2004 sur le port des signes religieux à l'école, la parité, les revendications d'identité régionale, l'école...) dans La République et ses démons. Essais de républicanisme appliqué[29].

Dates importantes de la République française[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Irlande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Républicanisme irlandais.

Le Fianna Fáil, parti au pouvoir en République d'Irlande, se considère comme parti républicain, dans le sens où il est pour l'unité de l'Irlande.

Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Républicanisme au Royaume-Uni.

Au Royaume-Uni, le républicanisme est un mouvement politique qui vise à supprimer la monarchie britannique pour la remplacer par une république à la tête de laquelle les chefs d'État ne se succéderaient plus de façon héréditaire. Il y a aussi des républicains sécessionistes en Écosse et au pays de Galles, et des républicains irlandais en Irlande du Nord, qui[Qui ?] veut établir une république indépendante d'Angleterre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pettit, Philip, 1945- et Spitz, Jean-Fabien, 19..- ..., Républicanisme : une théorie de la liberté et du gouvernement, Gallimard, (ISBN 2070768384, OCLC 417571686, lire en ligne)
  2. (en) Philip Pettit, "The Tree of Liberty: Republicanism, American, French and Irish", Field Day Review, Vol. 1, p. 29-41
  3. a et b MacGilvray, Eric, 1971-, The invention of market freedom, Cambridge University Press, (ISBN 9781107001367, OCLC 678924625, lire en ligne)
  4. Jean-Fabien Spitz, Le Moment républicain
  5. La république universelle, 2 volumes (Sous la direction de Paul Baquiast et Emmanuel Dupuy), L'Harmattan, 2007
  6. Sandel, Michael J., Democracy's discontent : America in search of a public philosophy, Belknap Press of Harvard University Press, (ISBN 9780674197459, OCLC 41463931, lire en ligne)
  7. Pettit, Philip, 1945-, On the people's terms : a republican theory and model of democracy, Cambridge University Press, (ISBN 9780521182126, OCLC 796354888, lire en ligne)
  8. Thomas, Alan, 1964-, Republic of equals : predistribution and property-owning democracy (ISBN 9780190602116, OCLC 956379092, lire en ligne)
  9. (en) David Casassas et Jurgen De Wispelaere, « Republicanism and the political economy of democracy », European Journal of Social Theory, vol. 19, no 2,‎ , p. 283–300 (DOI 10.1177/1368431015600026, lire en ligne)
  10. McCormick, John P., 1966-, Machiavellian democracy, Cambridge University Press, (ISBN 9780521530903, OCLC 637038850, lire en ligne)
  11. (en) Richard Dagger, « Neo-republicanism and the civic economy », Politics, Philosophy & Economics, vol. 5, no 2,‎ , p. 151–173 (DOI 10.1177/1470594x06064219, lire en ligne)
  12. Taylor, Robert S., 1968-, Exit left : markets and mobility in Republican thought (ISBN 9780198798736, OCLC 960835331, lire en ligne)
  13. Robert S. Taylor, « Market Freedom as Antipower », American Political Science Review, vol. 107, no 3,‎ , p. 593–602 (ISSN 0003-0554 et 1537-5943, DOI 10.1017/s0003055413000300, lire en ligne)
  14. Gourevitch, Alexander., From slavery to the cooperative commonwealth : labor and the republican liberty in the nineteenth century (ISBN 9781107033177, OCLC 885983229, lire en ligne)
  15. (en) Alex Gourevitch, « Labor Republicanism and the Transformation of Work », Political Theory, vol. 41, no 4,‎ , p. 591–617 (DOI 10.1177/0090591713485370, lire en ligne)
  16. Le Printemps de l'Amérique française, Montréal, Boréal, 2005
  17. La petite loterie, Montréal, Boréal, 1997
  18. Marc Chevrier, « L’idée républicaine au Québec et au Canada français – les avatars d’une tradition cachée – », dans Paul Baquiast et Emmanuel Dupuy (dir.), L’idée républicaine dans le monde XVIIIe/XXIe siècles, Volume 2, Paris, L’Harmattan, 2007, p. 31-64
  19. Marc Chevrier, "La république néo-française", Bulletin d'histoire politique, vol. 17, no 3, 2009, p. 29-58
  20. Linda Cardinal, "Le Québec et le monde atlantique", Bulletin d'histoire politique, vol. 17 no 3, 2009, p. 17-28
  21. Louis-George Harvey, "Les Patriotes, le républicanisme et la constitution québécoise", Bulletin d'histoire politique, vol. 17 no 3, 2009, p. 59-78
  22. Samuel Trudeau, "L'expérience républicaine de la guerre, de l'hoplite au désarmement québécois", Bulletin d'histoire politique, vol. 17, no 3, 2009, p. 79-92
  23. Charles-Philippe Courtois, "Le républicanisme au Québec au début du XXe siècle : Les cas de figure de Wilfrid Gascon, Olivar Asselin et Ève Ciré-Côté", Bulletin d'histoire politique, vol. 17, no 3, 2009, p. 93-120
  24. Marc Chevrier, la République québécoise. Hommages à une idée suspecte, Montréal, Boréal, , 454 pages p. (ISBN 978-2-7646-2183-7)
  25. Danic Parenteau, Précis républicain à l'usage des Québécois, Montréal, Fides, , 147 pages p. (ISBN 978-2-7621-3750-7)
  26. Voir Marc Chevrier, "La République du Québec et sa constitution", Argument, vol. 10, no 1, 2007-2008, p. 127-161; André Binette, "Aspects juridiques de la fondation de la République du Québec, Bulletin d'histoire politique, vol. 17, no 3, 2009, p. 121-137; Danic Parenteau, L'indépendance par la République. De la souveraineté du peuple à celle de l'État, Fides, 2015 (ISBN 978-2-7621-3915-0).
  27. Gourevitch, Alexander,, From slavery to the cooperative commonwealth : labor and republican liberty in the nineteenth century (ISBN 9781139519434, OCLC 898138774, lire en ligne)
  28. Denis Collin, Revive la République, Armand Colin, 2005
  29. La République et ses démons. Essais de républicanisme appliqué, éditions Ère, 2007

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]