Lorrain de Saint Affrique

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Lorrain de Saint Affrique
Lorrain de Saint-Affrique en 2011.
Lorrain de Saint-Affrique en 2011.
Fonctions
Secrétaire général des Comités Jeanne
En fonction depuis
(1 an et 6 mois)
Président Jean-Marie Le Pen
Prédécesseur Laurent Ozon
Conseiller régional
de Languedoc-Roussillon

(5 ans, 11 mois et 21 jours)
Élection 22 mars 1992
Président Jacques Blanc
Groupe politique Front national
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Nationalité Français
Parti politique CNIP (1976-1978)
FN (1978-1995)
Comités Jeanne (depuis 2016)
Conjoint Marine Le Pen (1984)
Profession Journaliste

Lorrain Bernard de Saint-Affrique, dit Lorrain de Saint Affrique[1] (né en 1952), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Né le à Neuilly-sur-Seine[2], Lorrain de Saint Affrique[3] descend de Louis Bernard de Saint-Affrique, député de l'Aveyron à la Convention nationale.

Il est ancien élève du Centre de formation des journalistes (promotion 1974).[réf. souhaitée]

Carrière[modifier | modifier le code]

Il est d'abord journaliste, notamment à Fréquence gaie[4],[5].

Il est attaché au service de presse de la présidence de la République, Valéry Giscard d'Estaing, de 1976 à 1978. Il est alors membre du Centre national des indépendants et paysans[6].

Il entre au service de Jean-Marie Le Pen en devenant son conseiller en communication de 1984 à 1994.

En 1984 également, il entretient une relation avec sa fille, Marine Le Pen[7].

Il est aussi secrétaire départemental du FN dans le Gard et conseiller régional du Languedoc-Roussillon, de 1992 à 1998, élu sur la liste de Charles de Chambrun, ancien secrétaire d'État au Commerce extérieur (1966-1967) du troisième gouvernement de Georges Pompidou. À partir de 1994, il siège au groupe des non-inscrits et vote les budgets de la majorité régionale conduite par Jacques Blanc (UDF). Il effectue alors de nombreuses missions à l'étranger, notamment en Irak, en Inde et à Madagascar.

Il avait été écarté du FN en 1994 par Bruno Mégret dont il mettait durement en doute les méthodes et les intentions, après avoir publiquement déclaré dans les médias, le à La Baule, devant l'Université d'été de cette formation politique : « Bruno Mégret protège au sein du Front national des néo-nazis et des admirateurs de l'Allemagne hitlérienne »[8].

Il publie, en 1998, Dans l'Ombre de Le Pen, aux éditions Hachette Littératures, un ouvrage critique sur le Front national, et a régulièrement collaboré avec des journalistes pour le décryptage des stratégies de la droite radicale et la compréhension des événements électoraux.

En 2007, il soutient la candidature de François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle. En 2012, dans les colonnes du Figaro, il fait part de sa préférence assumée pour Nicolas Sarkozy.

S'étant éloigné du milieu politique, il suit les cours de l'École d'art dramatique de Jean Périmony durant la saison 2009/2010 en guise de « respiration culturelle ».

En 2012, il s'exprime sur Marine Le Pen, qui est selon lui « victime d'une bouffée d'orgueil »[9].

En , il renoue avec Jean-Marie Le Pen[10] et devient peu de temps après son collaborateur parlementaire au Parlement européen[11]. Il se présente aux élections législatives de 2017 sous l'égide des Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen[12]. Il est secrétaire général des Comités Jeanne.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il n'utilise pas le trait d'union entre « Saint » et « Affrique », contrairement à ses ascendants et au nom de la commune de Saint-Affrique qui a donné son nom à la famille Bernard de Saint-Affrique.
  2. Bertrand Guillot de Suduiraut, Une fortune de haute mer : François Bonnaffé, un armateur bordelais au dix-huitième siècle et sa descendance, Bordeaux, Confluences, , 419 p. (ISBN 2-910550-77-X), p. 365.
  3. Il n'utilise pas le trait d'union entre « Saint » et « Affrique », contrairement à ses ascendants et au nom de la commune de Saint-Affrique, qui a donné son nom à la famille Bernard de Saint-Affrique.
  4. Jean-Luc Romero, On m'a volé ma vérité : histoire du premier outing d'un homme politique français, Paris, Le Seuil, coll. « L'Épreuve des faits », , 188 p. (ISBN 2-02-050892-3), p. 38.
  5. « Années 80 : 80-84 », sur memoire-sexualites.org.
  6. « Le Front national et les cantonales Le petit Boulanger du Gard », sur lemonde.fr, .
  7. Mathieu Dejean et David Doucet, La Politique malgré elle : la jeunesse cachée de Marine Le Pen, Paris, La Tengo, coll. « Ces jeunes qui nous gouvernent », , 153 p. (ISBN 978-235461-115-6).
  8. « Livre. Le Pen en parvenu opportuniste: portrait par son ex-conseiller en communication », sur Libération, (consulté le 26 novembre 2016).
  9. « Marine Le Pen est victime d'une bouffée d'orgueil », dans Le Figaro, 30 avril 2012.
  10. « Lorrain de Saint Affrique reprend du service auprès de Jean-Marie Le Pen », sur Droite(s) extrême(s) (consulté le 15 octobre 2015).
  11. « Jean-Marie Le Pen », sur Europarl (consulté le 12 décembre 2015).
  12. Rodrigue Jamin, « Les bannis du FN font listes communes pour les législatives », sur StreetPress, (consulté le 26 avril 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]