Lorrain de Saint Affrique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Affrique.

Lorrain de Saint Affrique
Illustration.
Lorrain de Saint-Affrique en 2011.
Fonctions
Secrétaire général des Comités Jeanne
En fonction depuis
(1 an)
Président Jean-Marie Le Pen
Prédécesseur Laurent Ozon
Conseiller régional
de Languedoc-Roussillon

(5 ans, 11 mois et 16 jours)
Élection 22 mars 1992
Président Jacques Blanc
Groupe politique Front national
Biographie
Date de naissance [1] (65 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine
Nationalité Français
Parti politique CNIP (1976-1978)
FN (1978-1995)
Comités Jeanne (depuis 2016)
Conjoint Marine Le Pen (1984)
Diplômé de Centre de formation des journalistes
Profession Journaliste

Lorrain Bernard de Saint-Affrique, dit Lorrain de Saint Affrique, né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Lorrain de Saint Affrique n'utilise pas le trait d'union entre « Saint » et « Affrique », contrairement à ses ascendants et au nom de la commune de Saint-Affrique, qui a donné son nom à la famille Bernard de Saint-Affrique.

Il étudie au Centre de formation des journalistes en 1973-1974.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est journaliste de profession, exerçant notamment à Fréquence gaie, station de radio musicale gay-friendly[2],[3].

De 1976 à 1978, il est attaché au service de presse de la présidence de la République, Valéry Giscard d'Estaing.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il est d'abord membre du Centre national des indépendants et paysans[4].

Par la suite, il se rapproche de l'extrême droite, étant conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen de 1984 à 1994. Selon Mathieu Dejean et David Doucet, il entretient en 1984 une relation avec Marine Le Pen[5].

Secrétaire départemental du FN dans le Gard, il est conseiller régional du Languedoc-Roussillon de 1992 à 1998, ayant été élu sur la liste conduite par Charles de Chambrun, secrétaire d'État au Commerce extérieur du troisième gouvernement Georges Pompidou. À partir de 1994, il siège au groupe des non-inscrits et vote les budgets de la majorité régionale soutenant le président du conseil régional, Jacques Blanc (UDF). Il effectue alors plusieurs missions à l'étranger, notamment en Irak, en Inde et à Madagascar.

Au milieu des années 1990, il est écarté du FN par Bruno Mégret, dont il met en doute les méthodes et les intentions ; le , à La Baule, il avait ainsi déclaré : « Bruno Mégret protège au sein du Front national des néo-nazis et des admirateurs de l'Allemagne hitlérienne »[6].

Il publie, en 1998, Dans l'Ombre de Le Pen (éditions Hachette Littératures), dans lequel il critique le Front national. Il collabore avec des journalistes pour le décryptage des stratégies de la droite radicale et la compréhension des événements électoraux. Éloigné du milieu politique, il suit des cours à l'École d'art dramatique de Jean Périmony en 2009-2010.

En 2012, il fait part de sa préférence pour Nicolas Sarkozy en vue de l'élection présidentielle[7]. Il se montre critique envers Marine Le Pen, selon lui « victime d'une bouffée d'orgueil »[8].

Il renoue avec Jean-Marie Le Pen en [9]. Peu après, il devient son collaborateur parlementaire au Parlement européen[10]. Il est nommé secrétaire général des Comités Jeanne, fondés par Jean-Marie Le Pen en mars 2016[11],[12]. Il se présente aux élections législatives de 2017 sous l'étiquette de ces comités[13].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Guillot de Suduiraut, Une fortune de haute mer : François Bonnaffé, un armateur bordelais au dix-huitième siècle et sa descendance, Bordeaux, Confluences, , 419 p. (ISBN 2-910550-77-X), p. 365.
  2. Jean-Luc Romero, On m'a volé ma vérité : histoire du premier outing d'un homme politique français, Paris, Le Seuil, coll. « L'Épreuve des faits », , 188 p. (ISBN 2-02-050892-3), p. 38.
  3. « Années 80 : 80-84 », sur memoire-sexualites.org.
  4. « Le Front national et les cantonales Le petit Boulanger du Gard », sur lemonde.fr, .
  5. Mathieu Dejean et David Doucet, La Politique malgré elle : la jeunesse cachée de Marine Le Pen, Paris, La Tengo, coll. « Ces jeunes qui nous gouvernent », , 153 p. (ISBN 978-235461-115-6).
  6. « Livre. Le Pen en parvenu opportuniste: portrait par son ex-conseiller en communication », sur Libération, (consulté le 26 novembre 2016).
  7. http://blog.lefigaro.fr/legislatives-2012/2012/04/lorrain-de-saint-affrique-raille-marine-le-pen-et-vote-sarko.html
  8. « Marine Le Pen est victime d'une bouffée d'orgueil », dans Le Figaro, 30 avril 2012.
  9. « Lorrain de Saint Affrique reprend du service auprès de Jean-Marie Le Pen », sur Droite(s) extrême(s) (consulté le 15 octobre 2015).
  10. « Jean-Marie Le Pen », sur Europarl (consulté le 12 décembre 2015).
  11. http://www.bfmtv.com/politique/legislatives-l-alliance-de-jean-marie-le-pen-investit-un-candidat-face-a-deux-cadres-du-fn-1169367.html
  12. https://www.lopinion.fr/blog/a-front-renverse/pauvre-conne-lorrain-saint-affrique-a-marine-pen-111228
  13. Rodrigue Jamin, « Les bannis du FN font listes communes pour les législatives », sur StreetPress, (consulté le 26 avril 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]