Lorrain de Saint Affrique

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Lorrain de Saint Affrique
Lorrain de Saint Affrique.jpg
Fonction
Conseiller régional
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Lorrain de Saint Affrique, né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lorrain Bernard de Saint Affrique descend de Louis Bernard de Saint-Affrique, député de l'Aveyron à la Convention nationale.

Ancien journaliste passé par le Centre de formation des journalistes (CFJ), ancien attaché au service de presse de la présidence de la République (1976-1978) sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, il entre au service de Jean-Marie Le Pen en devenant son conseiller en communication de 1984 à 1994. En 1984 également, il entretient une relation avec sa fille, Marine Le Pen[1].

Il est aussi secrétaire départemental du FN dans le Gard et conseiller régional du Languedoc-Roussillon, de 1992 à 1998, élu sur la liste de Charles de Chambrun, ancien secrétaire d'État au Commerce extérieur (1966-1967) du troisième gouvernement de Georges Pompidou. À partir de 1994, il siège au groupe des non-inscrits et vote les budgets de la majorité régionale conduite par Jacques Blanc (UDF). Il effectue alors de nombreuses missions à l'étranger, notamment en Irak, en Inde et à Madagascar.

Il avait été écarté du FN en 1994 par Bruno Mégret dont il mettait durement en doute les méthodes et les intentions, après avoir publiquement déclaré dans les médias, le à La Baule, devant l'Université d'été de cette formation politique : « Bruno Mégret protège au sein du Front national des néo-nazis et des admirateurs de l'Allemagne hitlérienne »[2].

Il publie, en 1998, Dans l'Ombre de Le Pen, aux éditions Hachette Littératures (45 000 ex.[réf. nécessaire]), ouvrage critique sur le Front national, et a régulièrement collaboré avec des journalistes pour le décryptage des stratégies de la droite radicale et la compréhension des événements électoraux.

En 2007, il soutient la candidature de François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle, et ne s'est pas exprimé sur son choix du second tour. En 2012, dans les colonnes du Figaro, il fait part de sa préférence assumée pour Nicolas Sarkozy.

S'étant éloigné du milieu politique, après avoir suivi les cours de l'École d'art dramatique de Jean Périmony durant la saison 2009/2010 en guise de « respiration culturelle », il retourne au journalisme, ponctuellement, et dans l'indépendance.

En 2012, il s'exprime sur Marine Le Pen, qui est selon lui « victime d'une bouffée d'orgueil »[3].

En , il renoue avec Jean-Marie Le Pen[4] et devient peu de temps après son collaborateur parlementaire au Parlement européen[5].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathieu Dejean et David Doucet, La Politique malgré elle : la jeunesse cachée de Marine Le Pen, Paris, La Tengo, coll. « Ces jeunes qui nous gouvernent », , 153 p. (ISBN 978-235461-115-6).
  2. « Livre. Le Pen en parvenu opportuniste: portrait par son ex-conseiller en communication », sur Libération,‎ (consulté le 26 novembre 2016).
  3. « Marine Le Pen est victime d'une bouffée d'orgueil », dans Le Figaro, 30 avril 2012.
  4. « Lorrain de Saint Affrique reprend du service auprès de Jean-Marie Le Pen », sur Droite(s) extrême(s) (consulté le 15 octobre 2015).
  5. « Jean-Marie Le Pen », sur Europarl (consulté le 12 décembre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]