Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le parti politique souverainiste. Pour les autres significations du sigle, voir RIF.
Rassemblement pour l'indépendance de la France
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Histoire
Fondation
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RIFVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Pays
Organisation
Président
Secrétaire général
Robert Charpentier[réf. nécessaire]
Idéologie

Le Rassemblement pour l'indépendance de la France (RIF) est un parti politique souverainiste présidé par Alain Bournazel (élu président en avril 2012[1]), créé en 2003[2]. Ce mouvement fait partie de TEAM, une association eurosceptique. Paul-Marie Coûteaux a été élu député européen dans la région Île-de-France, sur la liste du MPF de Philippe de Villiers, lors des élections européennes de 2004.

Historique[modifier | modifier le code]

La création du RIF résulte de la Convention nationale pour l’unité des mouvements souverainistes qui se tient le 26 avril 2003 : il réunit l’Entente souverainiste de Paul-Marie Coûteaux, les États généraux de la souveraineté nationale de Jean-Paul Bled et Alain Bournazel, l’Association pour une candidature souverainiste unique de Geneviève Blache[3],[4]. En mettant de côté leurs différences et leurs divergences, afin de se réunir sur l'essentiel, à savoir l'indépendance nationale à laquelle chacun de ces mouvements aspire.

Le , le RIF annonce trois têtes de listes aux élections européennes : Paul-Marie Coûteaux en Île-de-France, Roland Hureaux en Sud-Ouest et Alain Bournazel en Massif central-Centre[5] qui renoncent finalement à se présenter.

Paul-Marie Coûteaux crée en avril 2012 un nouveau parti, le SIEL, pour soutenir la candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle française de 2012[6]. Le président[Quand ?] est Alain Bournazel, et le vice-président Yvan Blot. D'après un site du Front national, le plus souvent, les adhérents du SIEL viennent directement du RIF[7].

Propagande[modifier | modifier le code]

Mensuel créé en novembre 2002, L’Indépendance fait office d'organe de propagande pour le mouvement. Il tire en 2006 à 20 000 exemplaires et compte quelque 5 000 abonnés. Paul-Marie Coûteaux en est le directeur de la publication[8].

Adhérents[modifier | modifier le code]

Le RIF compte environ 1 000 adhérents en 2006[8].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Philippe Boulanger relève que le RIF est créé « dans des cercles intellectuels français plutôt marqués à droite et inspirés par le gaullisme »[8]. Il souligne les distinctions entre le RIF et le Mouvement pour la France (MPF) : « d’une part, le MPF souhaite être le point de fixation souverainiste à droite, dans le cadre d’une hypothétique alliance avec l’UMP, alors que le RIF tient à son indépendance et à son rôle de pont entre la droite et la gauche ; la souveraineté n’est pas le pilier exclusif du positionnement politique du MPF, qui s’appuie aussi sur des considérations morales et religieuses, et dont l’ancrage géographique est presque exclusivement vendéen »[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Alain Bournazel succède à Paul-Marie Coûteaux à la présidence du RIF », sur r-i-f.org, (consulté le 4 mai 2012)
  2. Laurent de Boissieu, « Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France (RIF) », sur france-politique.fr (consulté le 1er mars 2017).
  3. Christophe Le Dréau, « L’Alliance pour la souveraineté de la France et l’émergence du militantisme souverainiste (1997-2002) », Cahiers de l'IRICE, vol. 4, no 2,‎ , p. 129-146 (DOI 10.3917/lci.004.0129, lire en ligne)
  4. Description du mouvement, sur le site du RIF
  5. Le Monde du 22 avril 2009, p. 11
  6. Paul-Marie Coûteaux : le-Siel, pour un rassemblement des-gaullistes, des souverainistes et des républicains orphelins, vidéo sur DailyMotion
  7. Le SIEL réuni en congrès fondateur sur le site du Front national de Loire-Atlantique, 12 avril 2012
  8. a b c et d Philippe Boulanger, « Le souverainisme, arrière-garde nostalgique du gaullisme ? », Le Banquet, no 23,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2017)