Bassin de Champagney

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Bassin de Champagney
Image illustrative de l'article Bassin de Champagney
La digue.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Commune Champagney
Coordonnées 47° 40′ 56″ nord, 6° 43′ 35″ est
Cours d'eau Rahin, canal de la Haute-Saône
Objectifs et impacts
Vocation Tourisme
Date du début des travaux 1882
Date de la fin des travaux 1905
Date de mise en service Jamais utilisé
Barrage
Hauteur du barrage
(lit de rivière)
41 m
Réservoir
Volume du réservoir 13 millions de m3
Surface du réservoir 107 ha

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bassin de Champagney

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté

(Voir situation sur carte : Bourgogne-Franche-Comté)
Bassin de Champagney

Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône

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Bassin de Champagney

Géolocalisation sur la carte : Bassin minier de Ronchamp et Champagney

(Voir situation sur carte : Bassin minier de Ronchamp et Champagney)
Bassin de Champagney

Le bassin de Champagney (dit aussi réservoir du Bois de Champagney[1]) est un réservoir d'eau construit à partir de 1882 sur le territoire de la commune de Champagney, dans la Haute-Saône. Il est destiné à alimenter le canal de la Haute-Saône mais n'entrera jamais en service et devient une base de sports nautiques.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Avec une superficie de 107 hectares, sa retenue est de 13 millions de m3 avec un périmètre de 7 km environ. Sa digue a une hauteur de 41 mètres pour une épaisseur de 32 mètres à la base. Elle a une longueur de 785 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la défaite de 1871 et la perte de l’Alsace-Lorraine, la France se trouva démunie de la liaison par voie navigable entre le canal du Rhône au Rhin et les régions industrielles et minières de l’Est du pays. La décision fut prise de rétablir la communication par le creusement, en un temps record (1875-1887), du canal de l'Est avec la liaison Montbéliard-Nancy qui desservait le bassin houiller de Ronchamp. Mais ce canal d’une longueur de 85 km ne disposait pas à cette altitude (375 m) d’une alimentation suffisante en eau, où seul le Rahin pouvait l’alimenter hors période sèche.

Le projet[modifier | modifier le code]

La solution d’un réservoir était la seule possible et le projet fut adopté en 1882. Dès cette année-là le creusement fut engagé et dura jusqu’en 1905. Des problèmes d’étanchéité reportèrent sa mise en eau définitive qu’en 1938, soit 56 ans après le début des travaux. L’alimentation du bassin est assurée depuis le barrage sur le Rahin à Plancher-Bas et un petit canal de 3,5 km et un débit maxi de 7 000 litres par seconde.

Entre-temps à l’issue de la Première Guerre mondiale et du retour de l’Alsace-Lorraine à la France, la liaison Montbéliard-Haute-Saône fut abandonnée. La seule section mise en service en 1932 est celle aboutissant au port de Botans près de Belfort. Le canal de Montbéliard à la Haute-Saône devenait inutile, et ses travaux cessèrent au lieu-dit L’Écluse, en pleine forêt du Chérimont.

Par contre, le barrage se révélait utile pour alimenter en eau le canal du Rhône au Rhin, et le mur-masque de béton fut achevé dans les années 1925-1930. De 1937 à 1949, fut creusé un chenal d’amenée des eaux du bassin, à partir de Bavilliers jusqu’au canal du Rhône au Rhin.

Autres usages[modifier | modifier le code]

Après un usage uniquement fonctionnel, les Voies navigables de France (VNF) essaient maintenant[Quand ?] de concilier son utilité pour le canal du Rhône au Rhin, et son utilité touristique locale. On remplit le barrage en hiver et au printemps (il peut servir d'exutoire aux crues du Rhin), et on tâche de maintenir le niveau au plus haut durant l'été, pour les sports nautiques : la pratique de la voile, de la planche ou du bateau sont organisées par les clubs locaux. La baignade est interdite sur tout le plan d'eau. C’est aussi un lieu de pêche, de promenades pédestres et équestres. Des aménagements de camping et de restauration bordent les rives du bassin.

Tous les 10 ans, VNF procède à la vidange du Bassin (13 000 000 m3) pour vérifier à fond l'ouvrage, entretenir la digue et procéder à quelques réparations. L'ouvrage de type « barrage-poids » est surveillé en permanence, par un barragiste demeurant sur place, qui sera bientôt remplacé par des appareils de télé-sécurité électroniques. Le tremblement de terre de 2003 n'a eu aucun impact sur le barrage, les appareils étant pourtant sensibles au millimètre près.

La libération des 13 000 000 m3 d'eau en catastrophe durerait plus d'une semaine et inonderait la vallée de la Lizaine de Frahier jusqu'à Montbéliard en passant par Héricourt.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annales des ponts et chaussées : Mémoires et documents relatif à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, A. Dumas, , p. 299.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Klinger, Le bassin de Champagney & le canal de la Haute-Saône, Franche-Comté édition, (ISBN 2-915402-10-8)